samedi 21 juillet 2012

Ni guerre ni angélisme - Liberté Algérie , Quotidien national d'information

Ni guerre ni angélisme - Liberté Algérie , Quotidien national d'information

Ni guerre ni angélisme

Par : Saïd Chekri
Une fois n’est pas coutume, un consensus international se dessine quant à l’approche qu’il convient d’adopter face à une crise politique et sécuritaire dans un pays du globe.
Il s’agit ici des troubles qui affectent le Mali après la prise du nord du pays par le mouvement Azawad et l’irruption de mouvements islamistes armés dans la région, mais aussi suite au coup d’État par lequel a été destitué Amadou Toumanou Touré, opération dont les retombées ne sont pas encore maîtrisées à Bamako.
Passées les tentations guerrières des pays de la Cédéao qui, comme l’Union africaine, ne brillent pourtant pas par quelque expérience réussie en matière de règlement de conflits ou de maintien de la paix dans le continent, la solution politique prend désormais le pas.
Les pays du champ comme les principales capitales occidentales plaident désormais pour une solution négociée devant commencer à Bamako même par un dialogue entre les protagonistes locaux.
Il est vrai que les divergences d’approche n’ont jamais été profondes, les contradictions étant souvent dans les exposés plus que dans le fond. S’il s’agissait pour les uns d’écarter d’emblée l’idée d’une intervention militaire au Mali, il était important pour les autres de retenir cette option comme solution probable et de le faire savoir par souci de dissuasion et donc, pour aider à faire avancer les négociations à l’échelle du pays concerné.
Évoquant la solution militaire lors de la visite de Laurent Fabius à Alger, le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a clairement déclaré qu’une telle solution “pourrait s’imposer”, laissant entendre ainsi que la préférence algérienne pour une solution pacifique ne saurait être considérée comme un refus définitif de tout autre alternative. De son côté, son homologue français a indiqué que si la position d’Alger quant à la crise malienne est considérée comme “angélique”, celle de Paris n’est pas plus “guerrière”.
L’heure est donc à la solution politique. Les protagonistes maliens sauront-ils faire bon usage de ce consensus mondial ?

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