mercredi 20 août 2014

Coalition des peuples de l’AZAWAD : L’imposteur s’appelle Mohamed Ibrahim Ag Assaley

Coalition des peuples de l’AZAWAD : L’imposteur s’appelle Mohamed Ibrahim Ag Assaley
L’imposteur s’appelle Mohamed Ibrahim Ag Assaley



20 août 2014 à 03:13 AM Rubrique: Nord-Mali
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Ibrahim Ag Mohamed Assaleh
Ibrahim Ag Mohamed Assaleh (d), ici le 7 octobre 2012, veut créer une coalition de l’Azawad.
AFP/ Ahmed OUOBA

Il est de notoriété publique que le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) n’a été ressuscité qu’à la faveur de l’intervention française. Ce qui n’est pas le cas pour Mohamed Ibrahim Ag Assaley de la Coalition des peuples de l’Azawad (CPA) qui tente de faire divertir l’opinion par l’imposture.



Député élu à Bourem, cela n’avait pas empêché Mohamed Ibrahim Ag Assaley de rejoindre la rébellion en 2012. Curieusement, c’est le même homme qui se déclare aujourd’hui partisan d’un Mali unifié. Celui qui connaît Ag Assaley doit se méfier de sa nouvelle trouvaille qu’est la Coalition des peuples de l’Azawad (CPA) lancée en fanfare à la faveur des pourparlers inclusifs entre le gouvernement et les groupes armés.



Si le désormais ancien secrétaire aux relations extérieures du MNLA a décidé de se mettre du côté du Mali, c’est parce qu’il été mis à la porte de ce groupe. Mieux, il a perdu toute crédibilité aux yeux des soutiens et partenaires déclarés de la rébellion et la France qu’il dit ne peut connaître comme soutien du MNLA.



En réalité, cette sortie du président autoproclamé de la CPA est une stratégie qui vise à créer de la confusion au sein de l’opinion nationale. Personne n’a oublié les raisons pour lesquelles le Nord du Mali a été envahi par les combattants venus de la Libye.



Il est établi que les éléments qui combattaient dans les rangs de l’armée du Guide libyen ont eu des garanties des autorités françaises de l’époque de disposer d’un Etat. Plus grave : plusieurs émissaires du MNLA ont été reçus à Paris par des hauts responsables français pour matérialiser ce soutien à la rébellion des « Hommes bleus ».



Sans oublier que le secrétaire aux relations extérieures du MNLA qu’il fut a séjourné à plusieurs reprises dans la capitale française et dans d’autres villes européennes pour promouvoir la création de la République de l’Azawad. De ce fait, des facilités et des garanties ont été accordées au MNLA grâce à la bénédiction des autorités françaises.



Mohamed Ibrahim Ag Assaley et ses camarades ont obtenu des passeports diplomatiques par l’entremise des pays à la solde la France. Aujourd’hui, la donne a changé et Ag Assaley, une personnalité controversée, a du coup perdu tous les privilèges que lui conférait son statut du haut cadre du MNLA.



D’autres preuves irréfutables de la collision entre la rébellion et les autorités françaises, dans les régions du Nord des documents et autres moyens militaires dont disposaient les irrédentistes. Par exemple, la carte géologique et minière que brandissait le MNLA lors de l’occupation porte la marque de la France. Sans oublier, les medias français qui étaient devenus l’instrument de propagande de la nébuleuse MNLA.



Et c’est sur un plateau d’une télévision française que l’indépendance de la République fantomatique de l’Azawad a été proclamée avec faste. Aussi, on se souvient de la manière dont la défaite de l’armée malienne et la perte des villes du Nord ont été qualifiées sur Radio France internationale (RFI). Autant de faits qui montrent à suffisance le rôle prépondérant que la France a joué en faveur des séparatistes touaregs.



En tout cas, ce ne sont pas les journalistes maliens qui étaient à l’accord de Ouagadougou qui accorderaient du crédit aux propos de Mohamed Ibrahim Ag Assaley. Dans une interview, il a déclaré que l’Azawad est comme le Wassoulou, le Kénédougou et d’autres zones géographiques du pays, avant de dire quelques heures après à des medias français qu’il n’a jamais rencontré la presse malienne. Heureusement que les enregistrements ont confondu son mensonge.



A la mise en place de sa fameuse coalition, Ag Assaley a fait croire qu’il dispose d’un nombre important d’hommes sur le terrain et s’apprête à s’installer à la frontière du Burkina. Après vérification, il s’avère que son mouvement n’était que pure diversion.



M. C.

vendredi 15 août 2014

Pourparlers gouvernement/groupes armés : UN LEGER REPORT DANS LA REPRISE DES NÉGOCIATIONS | L'ESSOR

Pourparlers gouvernement/groupes armés : UN LEGER REPORT DANS LA REPRISE DES NÉGOCIATIONS | L'ESSOR
UN LEGER REPORT DANS LA REPRISE DES NÉGOCIATIONS

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Alger 17 juilletLa reprise des pourparlers entre le gouvernement et les groupes armés du nord (MNLA, MAA, HCUA, la Coalition du peuple de l’Azawad, les groupements d’autodéfense), initialement prévue pour le 17 août prochain, a été reportée de deux semaines. La confirmation a été faite hier par le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Oumar Diop, lors d’un point de presse. « La feuille de route avait fixé la date de reprise des négociations au 17 août 2014. Le gouvernement du Mali s’était préparé en conséquence et avait pris toutes les dispositions pour la reprise des pourparlers. L’Algérie en sa qualité de chef de file de la médiation, a été saisie par les autres parties afin de procéder à un léger report pour le parachèvement des préparatifs », a déclaré en substance le ministre Diop. « Dans le souci de créer les conditions susceptibles de favoriser la tenue des pourparlers dans un climat serein et constructif, l’Algérie a sollicité l’adhésion du gouvernement du Mali qui a marqué son accord à cette demande », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale dira que le gouvernement malien, conformément aux directives du président de la République Ibrahim Boubacar Keïta, réitère son attachement au processus de dialogue initié à Alger et renouvelle son engagement pour aboutir à un accord de paix global et définitif, dans les délais convenus dans la feuille de route. Le ministre Diop a aussi renouvelé la confiance du gouvernement malien en l’Algérie en sa qualité de chef de file de la médiation et à l’équipe de médiation (ONU, UA, CEDEAO, UE, OCI, Burkina, Mauritanie, Niger et Tchad) tout en exprimant son appréciation positive des efforts que déploient nos amis er partenaires pour le retour de la paix au Mali.

Il faut rappeler que la première phase des négociations entre le gouvernement et les groupes armés du nord s’était déroulée du 16 au 24 juillet denier à Alger dans les bonnes conditions. Les travaux ont été clôturés par l’adoption d’une feuille de route en vue d’engager les discussions de fond par les différentes parties.

M. KÉITA

jeudi 14 août 2014

Malijet GATIA : un regroupement d’opportunistes pour le partage du gâteau Mali Bamako

Malijet GATIA : un regroupement d’opportunistes pour le partage du gâteau Mali Bamako

GATIA : un regroupement d’opportunistes pour le partage du gâteau

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GATIA : un regroupement d’opportunistes pour le partage du gâteau
Le Groupe auto proclamé, après le premier round des pourparlers d’Alger pour le partage du gâteau, est désormais connu: il s’appelle le Groupe d’auto-défense touareg Imghad et alliés (GATIA).
Cette association, qui prétend prendre les armes après le cessez-le-feu et la dynamique de paix enclenchée, est opportuniste. De tous les temps, les Imghads ont soutenu et collaboré avec les différents pouvoirs au détriment de leurs autres frères touaregs. Ce qui fait qu’ils ont été toujours considérés comme des républicains, des patriotes, œuvrant pour l’unité du Mali.

Aujourd’hui, ils troquent leurs vestes contre des armes pour, disent-ils, se défendre. Il n’en est rien. Ils sont simplement des opportunistes à la recherche du gain facile, puisqu’ils ne se gênent même pas à réclamer leur participation aux négociations d’Alger pour troubler la sérénité des débats. A César ce qui lui appartient. Les Imghads ont toujours été les alliés du pouvoir. Ils avaient même constitué une milice entretenue par Bamako, qui se battait auprès des forces armées et de sécurité contre les autres rebelles. C’est donc indécent aujourd’hui de vouloir participer à des négociations pour capter quelques subsides ou des maroquins. Le Mnla et le HCUA n’accepteront jamais sur la table des négociations leurs frères ennemis du GATIA.

Chahana Takiou, Youssouf Diallo et Yaya Samaké

Malijet Kidal (1) : Les rebelles baptisent les camps Mali Bamako

Malijet Kidal (1) : Les rebelles baptisent les camps Mali Bamako

Les rebelles baptisent les camps

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Kidal (1) : Les rebelles baptisent les camps
C’était la fête, le vendredi 8 août dernier, à Kidal. Les groupes armés (Mnla et Hcua) célébraient le baptême des deux camps de l’armée malienne.

Ainsi, le camp N°1 a été baptisé « camp Zeid Ag Intallah » et le camp N°2 a pris le nom du tristement célèbre « Ibrahim Ag Bahanga ».

Le premier personnage serait l’Aménokal qui régnait à Kidal dans les années 1960. Et le second, bien connu du public malien, était le meneur des attaques armées de 2006. Cet acte, de l’avis de certains observateurs, n’est plus ou moins qu’une provocation des groupes armés qui se rendent compte de la faiblesse de l’Etat et du manque d’autorité du pouvoir actuel. Ce baptême intervient au moment où l’Etat s’est engagé dans des pourparlers avec ces groupes qui, dans les faits, revendiquent l’autodétermination et/ou l’autonomie pour la région de Kidal.

Kidal (2) : Le silence coupable des autorités

Comme une carpe, le gouvernement malien est resté muet face à l’acte posé, le vendredi dernier, par les groupes armés. Ceux-ci ont baptisé les deux camps militaires, sans que personne ne lève le petit doigt à Bamako pour dénoncer cet acte de défiance. IBK et son premier ministre, que l’on sait bavards, auraient dû informer officiellement le peuple, s’indigne un citoyen.

En d’autre temps, le même IBK aurait traité de tous les noms d’oiseau les autorités qui se seraient rendus responsables d’une telle « faiblesse ». Mais, les groupes armés peuvent continuer à défier l’Etat malien, car seuls les pourparlers d’Alger intéressent désormais les autorités maliennes qui ont choisi de se coucher devant eux.

La Rédaction

Source: L'Aube

mercredi 13 août 2014

Suite aux brimades et crimes perpétrés les 17 et 21 mai par le MNLA-HCUA et MAA dissident au nord : Le groupe d'auto-défense touareg Imghad et alliés (GATIA) prend les armes et exige sa participation aux pourparlers d'Alger du 17 août

Suite aux brimades et crimes perpétrés les 17 et 21 mai par le MNLA-HCUA et MAA dissident au nord : Le groupe d'auto-défense touareg Imghad et alliés (GATIA) prend les armes et exige sa participation aux pourparlers d'Alger du 17 août

Le groupe d’auto-défense touareg Imghad et alliés (GATIA) prend les armes et exige sa participation aux pourparlers d’Alger du 17 août

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LE RENDEZ-VOUS
Les arabes-touaregs au cours d’une réunion (photo archives)
Les Imghad, une forte communauté touareg du nord du Mali attachée à l’unité nationale et dont les membres sont actuellement traqués, parfois tués par les mouvements armés séparatistes ou proches des jihadistes, sortent de leur réserve. Dans une correspondance en date du 3 août dernier adressée à plusieurs organisations ( MINUSMA, UE, UA, CEDEAO, OCI) et à des pays comme la France, l’Algérie, le Tchad, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Burkina Faso, ils ont annoncé la création d’un groupe d’auto-défense touareg Imghad et alliés (GATIA) et décidé de prendre les armes pour assurer leur propre sécurité. Au cours d’une réunion tenue à Gao, ils ont réaffirmé leur volonté de participer aux pourparlers d’Alger du 17 août prochain à l’instar des autres mouvements armés.





Ce nouveau mouvement est majoritairement composé d’Imghads mais il compte aussi en son sein des Arabes et Songhois. Fahad Ag Almahmoud qui se présente comme le Secrétaire général de ce groupe d’auto-défense, a relevé que depuis les évènements tragiues des 17 et 21 mai à Kidal l’étau s’est resserré autour de ces communautés. » Suite au communiqué du MNLA-HCUA-MAA dissident interpellant les populations du nord à adhérer obligatoirement à l’un des trois mouvements ou à quitter l’Azawad, ce qui correspond à nous dire d’abandonner nos terroirs, nos espaces et nos biens, suite au retrait de toutes les autorités et des forces armées et de sécurité du Mali des zones situées au nord de Gao et à l’incapacité de la MINUSMA et de la force Serval d’assurer notre sécurité, nous avons été mis devant le fait accompli, c’est-à-dire, la nécessité d’assurer par nous-mêmes notre défense. Dans la même foulée, avec l’attaque de Tabankort, nous avons pendant deux semaines, réussi à repousser les assauts du MNLA » a précisé Fahad Ag Almahmoud. Avant d’ajouter : » C’est après cette bataille que nous nous sommes alliés à toutes les populations du nord qui partagent notre objectif « .





Des combats violents opposent toujours ce mouvement d’auto-défense à des éléments du MNLA, HCUA et du MAA dissident. Il est même parvenu à mettre en échec à plusieurs reprises la contre-offensive des groupes séparatistes vers d’autres localités du pays.

Le GATIA , selon son porte-parole, ambitionne de s’imposer comme l’un des acteurs clés dans la résolution de la crise du nord.



Ainsi, pour lui permettre de jouer son rôle dans le processus de paix, il a réaffirmé à la communauté internationale sa volonté d’être associé désormais à toutes les activités du processus de paix en cours et une représentation à la réunion du 17 août prochain à Alger.

Les Imghads ont été les plus durement éprouvés après le retrait forcé de l’armée malienne de certaines localités du nord. Cette communauté, qui s’est toujours singularisée par son attachement à l’unité nationale et son opposition à l’idéologie séparatiste du MNLA, paie très cher sa loyauté à la patrie malienne. Le Général Aladji Gamou est la figure la plus illustre de la communauté Imghad. Son engagement dans l’armée malienne et les hauts faits d’armes qu’il y a accomplis ont servi d’exemple à des centaines de jeunes touareg restés sous les drapeaux.



L’un de ses fidèles lieutenants, le Colonel Fayçal, a été tué récemment lors de l’opération pour la libération du gouvernorat de Kidal.



Abdoulaye DIARRA

Mali: le MNLA dénonce une » campagne contre l’autonomie »

» campagne contre l’autonomie »

Mohamed Mouloud Ramadan a estimé dans une déclaration à Alakhbar que" jusqu'ici tous les moyens utilisés pour faire revenir la paix  au Nord-Mali ont échoué. Il ne reste donc plus que l'autonomie pour garantir la stabilité de la région".
Mohamed Mouloud Ramadan a estimé dans une déclaration à Alakhbar que » jusqu’ici tous les moyens utilisés pour faire revenir la paix au Nord-Mali ont échoué. Il ne reste donc plus que l’autonomie pour garantir la stabilité de la région ».

Le chargé des Affaires extérieures au sein du MNLA, Mouvement National de Libération de l’Azawad, Mohamed Mouloud Ramadan, a dénoncé « la campagne médiatique menée le gouvernement malien contre l’autonomie de la région de l’Azawad » (Nord Mali).

Mohamed Mouloud Ramadan a estimé dans une déclaration à Alakhbar que » jusqu’ici tous les moyens utilisés pour faire revenir la paix au Nord-Mali ont échoué. Il ne reste donc plus que l’autonomie pour garantir la stabilité de la région ».

Le responsable du MNLA a regretté que le statut de « simples observateurs » des partenaires aux négociations d’Algérie entre Bamako et les mouvements de l’Azawad ne leur permet pas de garantir l’application des résultats attendus de ces négociations.

Ces partenaires a-t-il rappelé sont les Nations-Unies, l’Union Européenne, l’Union Africaine, l’Organisation de la coopération islamique, la CEDEAO et les pays voisins.

source : ALAKHBAR
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vendredi 8 août 2014

EXCLUSIF: Le centre international des affaires stratégiques (ICSA) dévoile les tenants et aboutissants de la rébellion Touareg au Mali | الناقوس.نت

EXCLUSIF: Le centre international des affaires stratégiques (ICSA) dévoile les tenants et aboutissants de la rébellion Touareg au Mali |







الناقوس.نت

Le centre international des affaires stratégiques (ICSA) dévoile les tenants et aboutissants de la rébellion Touareg au Mali

EXCLUSIF: Le centre international des affaires stratégiques (ICSA) dévoile les tenants et aboutissants de la rébellion Touareg au Mali

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Le centre international des affaires stratégiques (ICSA) dévoile les tenants et aboutissants de la rébellion Touareg au Mali Le centre international des affaires stratégiques (ICSA) sous la direction son président Dr. Mustapha AZIZ a réalisé une enquête très approfondie sur la question malienne
Cette enquête, qui a duré plus cinq mois, a donné lieu à un rapport d’une importance extrême et qui servira sans doute comme base à des chercheurs et décideurs sur ce centre de tension international
Annakous publie en exclusivité le contenu de ce rapport digne de foi, très équilibré et sans ambigüité ni partis pris.

EXCLUSIF

LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE AU NORD DU MALI
I- RAPPEL
Le nord du Mali, essentiellement les trois régions de Gao, Kidal et Tombouctou, est depuis 1990 une zone d’instabilité avec des rebellions armées successives (1990-2006-2012)
L’après-rébellion laisse place à des bandes armées apparemment hors de tout contrôle qui créent une insécurité généralisée, un phénomène depuis lors appelée insécurité résiduelle
En 2012 la rébellion a pris une ampleur, telle que ces différents groupes ont occupé les trois régions du nord du Mali ; et même une partie de la région de Mopti
La rébellion de 2012 a été caractérisée par la conjugaison de trois facteurs amplificateurs :
La présence tolérée dans le nord du Mali de Katibas Djihadistes affiliées à AQMI qui ont sanctuarisé le Nord Est de la région de Kidal et le Nord des régions de Gao et de Tombouctou.
Ces groupes Djihadistes se sont surtout financés par le produit des rançons, de différentes prises d’otages occidentaux et peut-être aussi par le produit de la vente de drogue
L’effondrement du régime libyen suite à l’assassinat du Colonel Kadhafi par les troupes de l’OTAN a rendu orphelins des milliers de combattants Touaregs originaires du Mali qui se sont repliés, dans le Nord Est de la région de Kidal.
La Libye est aussi devenue un véritable marché à ciel ouvert de toutes sortes d’armes
La présence à Kidal d’environ un millier de combattants cantonnés depuis 2007 suite aux accords d’Alger, dans l’attente de la formation des unités spéciales qui n’ont jamais vu le jour
Cette situation a fait de ces combattants une armée mobilisable à tout moment
- A ces facteurs externes il faut ajouter deux facteurs internes principaux

L’accroissement du trafic de drogue dans le Nord du Mali dont les ramifications se retrouvent dans les plus hautes sphères de l’Etat, et des administrations militaires. La tentation de l’argent facile a poussé l’Etat malien à confier son service de renseignement au Nord du Mali aux principaux animateurs de ce trafic de drogue

Ce qui l’a rendu totalement aveugle, car les informations provenant de cette partie du pays étaient profondément biaisées.
L’exacerbation des tensions inter et intra-communautaires par l’armement et le financement des milices ethniques ; qui en plusieurs cas se sont substituées à l’armée malienne.
Cette immixtion de milices dans la gestion Nord du Mali ; a brouillé la chaine de commandement militaire et a contribué à l’affaiblissement de l’armée nationale. Le Nord du Mali à la fin 2011, est un ensemble d’ilots en ébullition que les attaques du MNLA de Janvier 2012 vont contribuer à connecter pour embrasser la totalité du Pays

II- UN APERÇU SUR LES DIFFERENTS MOUVEMENT ARMEE DU NORD DU MALI
Le nord du Mali était occupé par trois principaux mouvements
- Le MNLA, Ançardine et le MUJAO, les différentes Katiba de AQMI se sont fondues dans un ou l’autre mouvement selon les affinités religieuses et/ou ethniques
- Apres l’intervention française en 2013 les mouvements d’obédience islamique ont muté vers des organisations plus laïques : Ançardine a donné naissance au HCUA, le MUJAO au MAA et le MNLA a repris le terrain
- Certains mouvements dits d’auto-défense ont commencé à déployer dans le Nord du Mali.
- Gandakoy, Ganda Izo, FACO, et MAA “loyal”

1- LE MNLA (MOUVEMENT NATIONAL POUR LA LIBERATION DE L’AZAWAD)

- Le MNLA est né en 2011 de la fusion du groupe armé de feu Ibrahim Ag Bahanga et du MNA (Mouvement National de l’Azawad) une association créée par des jeunes étudiants Touaregs
- Le MNLA a été le seul mouvement à prôner de façon ouverte la lutte armée contre l’Etat du Mali. Ainsi il offrait une plateforme pour tous ceux qui voulaient engager une lutte armée contre l’Etat du Mali. Les combattants de retour de Libye, surtout ceux regroupés autour de Mohamed Najim ont vite fait de comprendre cette « opportunité »
- Ainsi jusqu’en fin février 2012 toutes les attaques, les actions militaires, dans le Nord du Mali étaient revendiquées par le MNLA.
Il était évident que ces attaques étaient menées par des groupes qui ne reconnaissaient ni l’autorité politique de Bilal Ag Cherif (Secrétaire Général du MNLA) ni l’autorité militaire de Mohamed Najim (chef militaire du MNLA)
Le groupe le plus important était regroupé autour de Iyad Ag Ghali qui a mobilisé « les cantonnés » des accords d’Alger, les déserteurs de l’armée malienne, les combattant d’Abou Zeïd , de Abdoul Karim et des nouvelles recrues issues des tribus Ifoghas et de leurs alliés de la Région de Tombouctou
Le groupe de Iyad Ag Ghaly va se détacher très vite du MNLA prendre le contrôle des régions de Kidal et de Tombouctou sous le nom de Ançardine
Le MNLA très vite va se trouver éjecté du Nord du Mali par le MUJAO et Ançardine, il va concentrer l’essentiel de ses forces dans les zones entre Trimtrene et In Khalid (fief des Idnanes principaux pourvoyeurs des combattants du MNLA). Ce positionnement permettra au MNLA de garder une capacité de nuisance pour les trafiquants de drogue et d’engranger des financements pour assurer sa survie
Le MNLA s’est positionné comme l’allié des français lors de l’intervention de Serval, et il est évident que les services des guides du MNLA a permis aux forces françaises de minimiser leurs pertes et d’accéder à des zones très difficile, dans l’Addrar des Ifoghas
Cette collaboration avec les forces françaises a fait de certains cadres du MNLA, les principales cibles des groupes islamistes
- Aussi les personnes supposées proche du MNLA ou avoir servi de guides aux troupes françaises font l’objet d’enlèvements et d’exécutions sommaires revendiqués par es différents groupes terroristes (AQMI et MUJAO)
Les principaux animateurs du MNLA sont
Bilal Ag Cherif
Mohamed Najim
Ambery Ag Rhissa
Hassane Fagaga
Mossa Ag Assarid
Mossa Ag Attaher
2- LE HCUA (HAUT CONSEIL POUR L’UNITE DE L’AZAWAD)
Il s’agit du mouvement le mieux organisé militairement avec une forte assise sociale, et une direction politique très peu étoffée
- La faiblesse politique (communication surtout internationale) est due à la volonté des Ifoghas, de garder la direction du mouvement. Le HCUA est né de la mutation d’Ançardine qui est passé d’abord par le MIA (Mouvement Islamique de l’Azawad), et par suite le HCUA gommant ainsi toute référence à l’Islam, ce qui permet des relations moins conflictuelles avec la France
- La direction du HCUA est assurée essentiellement par les Ifoghas proche de la famille d’Intalla Ag Attaher chef de la tribu Ifoghas
- Le HCUA a beaucoup souffert de l’intervention française qui l’a obligé à cantonner ses forces laissant ainsi le terrain au MNLA
- Les évènements de Kidal du 17 mai surtout ceux du 21 mai ont consacré le retour au premier plan du HCUA qui a mené l’essentiel de la bataille de Kidal le 21 Mai 2014
- Les principaux animateurs du HCUA sont
- Alghabass Ag Intaallah
- Cheick Aoussa
- Redouane Ag Mohamed Ali
- Intalla Ag Sayedi

3- LE MAA (MOUVEMENT ARABE DE L’AZAWAD)
- Le MAA est né de la dislocation du MUJAO, après l’intervention française de janvier 2013. Il s’agit surtout du mouvement des arabes berabiches de la région de Tombouctou, et d’une partie des arabes Lamhar du Tilemsi (autour de Mohamed Ould Aiwanatt)
- Ce mouvement est proche du MNLA avec lequel il entretient des relations, et partage certains intérêts surtout pour le contrôle du trafic de la drogue
- Les principaux animateurs sont
- Sidi Ibrahim Ould Sidati
- Hami Ould Sidi Mohamed
- Dina
- Mohamed Ould Aiwanatt

4- LES MOUVEMENTS DITS, GROUPES D’AUTO-DEFENSES

- Il s’agit des milices essentiellement ethniques, encouragés et financér par les différents gouvernements du Mali, depuis l’avènement de la 3e République
- Pour les différents gouvernements il s’agit surtout de présenter la question du Nord comme un conflit entre différentes communautés, Ce qui permet de passer sous silence le déficit de justice, la mal-gouvernance et le caractère oppressif de l’Etat ; Evitant ainsi le débat de fond sur l’Etat et la forme de Gouvernance

- LE GANDAKOY

- Il s’agit de la milice originelle qui se positionne en défenseur des droits des communautés noires autochtones contre les peuplades errantes (Manifeste de 1994). Ce mouvement est essentiellement raciste, son chef historique Abdoulaye Maiga et colonel de l’armée malienne. Ce mouvement s’est affaibli au cours des ans et a été traversé par plusieurs dissidences. Actuellement il est animé surtout par maitre Harouna Toureh et Firhoun Maiga

- LE GANDA IZO

- Ce mouvement a été une dissidence de Gandakoye dirigé par Abdoulaye Diallo, cette dissidence est née pour doter les peulhs de la zone d’Ansongo d’une milice armée pour faire face aux Touaregs surtouts Dosshak. La mort de son chef militaire Abdoulaye Diallo en 2012 a fortement affaiblit le mouvement de GANDA IZO
- FACO (Front Armé Contre l’Oppression)
- Il s’agit en fait d’un embryon et d’une aile armée de Temedt. ce mouvement est surtout composé de bellahs (anciens esclaves des touaregs) ce mouvement ne semble pas être structuré, il relève beaucoup plus de la volonté d’atomiser la société touareg que de la constitution d’une force armée prête au combat. Ces principaux animateurs sont les leaders du TEMEDT
- Abdoulaye Ag Mako
- Ibrahim Ag Idbaltalet
- Mohamed Elmaloud Ag Hamada

MILICES IMGHADS

- En 2006 après l’attaque des garnisons de Kidal, Ménaka et Tessalit par Iyad Ag Ghaly, ATT a donné carte blanche à El hadj Ag Gamou pour rétablir l’ordre à Kidal. Il faut souligner que El hadj Ag Gamou était le Chef militaire de l’Arla mouvement des Imghads qui a été vaincu par Iyad Ag Ghali chef du MPA en 1994. El hadj Ag Gamou a posé comme première condition la mise à sa disposition de tous les Imghads intégrés dans l’armée malienne et le recrutement des supplétifs Imghads. Il se trouvait à la fois à la tête d’une troupe composée de militaires réguliers et de miliciens

- Cette troupe va mettre Kidal en coupe réglée de 2006 à fin 2011, procédant à toutes sortes d’exactions, d’humiliations voir d’exécutions extra-judiciaires. – Cette troupe a créé objectivement les conditions d’explosion de 2012. Ces milices existent encore de nos jours et leurs comportements ont servi de détonateur aux affrontements du 17 et 21 Mai 2014 à Kidal.
- LE MAA « LOYAL »

- Il s’agit des d’une partie des milices arabes, censées lutter contre la rébellion 2012 autour du Général Ould Meidou, et de certains repentis du MUJAO, cette milice arabe est constituée autour de Mohamed Ould Matali pour la sauvegarde des intérêts de son groupe dans les trafics de la drogue. Son aile politique est dirigée par l’ancienne garde berabiche qui a été utilisée par ATT pour attiser les contradictions inter et intracommunautaire dans la region de Tombouctou
- Le même groupe a repris le service sous IBK et est le principal animateur des affrontements actuellement autour de Tarkint-Tabankort.

- Les principaux animateurs sont
- Mohamed Ould Matali
- Hanoun
- Yoro Ould Idah récemment arrêté par Serval
- Mohamed Mahamoud El Oumrany
- Moulaye Ragani

- Il Ya aujourd’hui un mouvement mené par des personnalités politiques de haut niveau pour fédérer les milices d’auto-défense et en faire une armée parallèle dirigée par Elhadji Gamou-il s’agit là des premiers jalons d’une guerre civile

III- LE GOUVERNEMENT MALIEN
- Le principal protagoniste est le Gouvernement de la République du Mali
- En partant du postulat qui consacre que l’Etat est une continuité, nous analyserons le rôle du Gouvernement malien sans nécessairement différencier gouvernements de 2011 à nos jours
- Le postulat de la continuité de l’Etat étant d’autant plus pertinent que l’approche de différent gouvernement du Mali de 2011 à nos jours, sur la question du Nord a été caractérisé par sa constance
- l’option stratégique très claire a été l’écrasement des Touaregs quitte à les diviser à en instrumentaliser une partie contre les autres, à en copter des cadres qui vont aider à l’affaiblissement de leur société
- ATT a mis en œuvre cette stratégie jusqu’à la caricature. IBK n’y a pas tourné dos. L’arrivée de Moussa Mara aux affaires verra l’accélération de la mise en œuvre de cette stratégie forte de l’appui de sa plateforme des cadres Touaregs, l’organisation qu’il avait mis en place quand il était Maire de la Commune IV de Bamako
- Sa visite à Kidal en Mai 2014 était faite dans un but de provoquer la confrontation et en cela il pouvait compter sur son allié objectif « le MNLA ».
- En effet en Mai 2014 l’agenda de Moussa Mara et celui du MNLA coïncidait, le MNLA était manifestement en perte de vitesse et sortait d’un congrès où il était traversé par différents mouvements de contestations
- Moussa Mara venait d’être nommé Premier Ministre et rêvait de faire une action d’éclat qui allait consacrer son ancrage au pouvoir, il a envoyé des renforts importants à Kidal en prévision de sa visite
- Le MNLA, le 16 Mai avait créé des incidents à l’aéroport de Kidal en exacerbant les tentions avant la visite du Premier Ministre Moussa Mara
- Les affrontements entre les forces de défenses de sécurité du Mali et du MNLA ont débuté dans la matinée du 17 Mai ce qui ne permettait pas l’atterrissage d’un avion à Kidal
- Le premier ministre ayant connaissance de cette situation a insisté pour effectuer sa visite, sa délégation étant transportée par hélicoptère de Gao à Kidal
- Après les premiers évènements du 17 Mai 2014, Monsieur Moussa Mara triomphant est rentré à Bamako se faisant accueillit à l’aéroport de Bamako-Senou, suscitant des marches de soutien en sa faveur desquelles le slogan « Mara président-IBK dégage » fusait. La voie était toute tracée et la confrontation du 21 Mai était pratiquement inévitable car devant consacrer le triomphe de Monsieur Mara qui aurait réglé par la force le problème que personne avant lui n’a pu régler depuis 50 ans
- Le MNLA savait aussi que la présence de Gamou et de ses miliciens ne permettait plus la neutralité du HCUA qu’en cas de confrontation il engrangera seul le bénéfice d’un éventuel succès étant convaincu de l’efficacité de son système de communication
- Le Président IBK dès son élection a pratiquement durcit le ton face aux mouvements refusant toute négociation et remettant en cause de façon implicite des accords de Ouagadougou
- A notre sens cette attitude est dictée par le fait qu’il se soit coupé de tout le monde et de ne communiquer qu’avec certains de ses conseillers, qui avaient un agenda qui n’était pas un agenda de paix. Ainsi la politique du pourrissement qu’IBK a voulu jouer espérant que les mouvements allaient s’épuiser et lui tomber dans les bras comme un fruit mûr a été conseillée par ses ministres connaisseurs du Nord du Mali (son ex-ministre des affaires étrangères et l’ex-ministre de la défense)
- Le Président IBK ne s’est jamais préparé à trouver une solution négociée dans le conflit du Nord Mali, aussi la multiplicité des structures chargées du dossier du nord du Mali procède de la volonté de noyer la question et rendre caduques toutes solutions

IV- DES PISTES DE SOLUTION POUR LE PROBLEME AU NORD DU MALI
Nous en identifierons deux
- les solutions d’urgence
- les solutions à moyens et long terme

1 LES SOLUTIONS D’URGENCE

- Les solutions sécuritaires : la sécurité est aujourd’hui la première demande dans la région du nord. Trop longtemps la sécurité des uns a représenté l’insécurité pour les autres
- les populations arabo-touaregs se sentaient en sécurité lors de la période dite d’occupation car elles se reconnaissaient dans les hommes en arme chargés de la sécurité du Nord du Mali. Inversement les populations sédentaires se sentaient en insécurité et une grande partie à migrer vers les zones sous le contrôle de l’armée malienne
- Le redéploiement de l’armée malienne dans le nord du Mali suite à l’opération Serval a entrainé un exode massif des populations arabo-Touaregs vers des pays voisins ou vers des zones hors du contrôle de l’armée malienne
- Les populations sédentaires sont revenues dans leur ville et village où elles se sont senties en sécurité sous la protection de l’armée malienne. En fait il s’agit simplement de la construction de force de défense et de sécurité qui seront dévolues à la protection de tous les maliens. Il s’agit simplement de rétablir les principes de base du traitement égal pour tous les citoyens. Cela semble évident il s’agit là fondamentalement de l’origine de l’instabilité dans le nord du Mali. Comment y parvenir ? Nous le développerons dans un article futur

- Les solutions humanitaires : la première des choses à faire c’est de permettre le retour des déplacés et des refugiés sur leurs sites d’origine ce qui permettra de consacrer la normalisation. Ce retour doit se faire accompagner de la viabilisation des différents sites (eau) et des mesures pour permettre aux communautés de revivre ensemble des: forums et discussions infrastructures communautaires. Le repeuplement de l’espace qui sera réalisé par le retour des réfugiés et déplaces est aussi un appui à la sécurité car les sources humaines sont les meilleures sources d’information.
1- DES MESURES A MOYENS ET LONG TERME
- Les mesures ponctuelles
- Les mesures structurelles
- Mesures ponctuelles : le Nord du Mali est aujourd’hui un ensemble d’îlots de tensions qu’il faudrait éteindre durablement. Parmi les grands chantiers nous en identifierons 02 à titre d’exemple
• Le trafic de la drogue : il s’agit d’une activité hautement lucrative exercée par des barons qui ont constitué des milices pour sécuriser leurs activités
• Les conflits entre les différents barons de la drogue qui sont toujours très violents débordent très vite sur des affrontements intra et intercommunautaires. Ces barons de la drogue ont infiltré les plus hautes sphères de l’Etat rendant impossible toute décision de justice créant ainsi des profondes frustrations aux seins des populations
• A titre d’exemple les affrontements actuels en cours dans le secteur Tarkint-Tobankorte ne sont que des conflits pour le contrôle du point de passage d’Inkhalid
• Conflit Imghad Ifoghas : ce conflit tire sa source dans les enfrontement entre l’ARLA et le MPA dans les années 1993-1994.
• En effet en 1991 les Imghads ont créé un mouvement armé dénommé ARLA (Armée Révolutionnaire pour la Libération de l’Azawad) mouvement dirigé par Abdrahamane Galla, El Hadj Gamou et Sidi Mohamed AG Ichrach
• Ce mouvement avait pour objectif entre autre de mettre fin à la suprématie des Ifoghas dans l’Addrar, très vite il croisait le fer avec le MPA (Mouvement Populaire de l’Azawad) composé essentiellement d’Ifoghas et dirigé par Iyad Ag Galy
• Ces affrontements se terminèrent en octobre 1994 par la défaite de l’ARLA
• Il faut souligner qu’au cours de la période 1993-1994 le MPA a bénéficié de soutien logistique financier et aussi en hommes de la part de l’armée malienne
• En juin 2006 suite aux attaques des casernes Ménaka, Kidal et Tessalit, ATT fit appel à El Hadj Gamou pour mettre aux pas les Ifoghas.
• Ainsi le conflit Ifoghas-Imghads se trouve largement amplifié par l’immixtion des différents gouvernements du Mali
• Il y a lieu aujourd’hui de demander à l’armée malienne de se désengager du conflit de Kidal entre Ifoghas-Imghad et en laisser la gestion à l’administration locales et aux structures locales de médiation
• Les mesures structurelles : il s’agit de la refondation de l’Etat
- Les gouvernements successifs du Mali ont contribué à l’affaiblissement des pouvoirs locaux
- Ainsi sous la deuxième république une grande partie du pouvoir des chefs locaux a été exercé par l’administration d’Etat (commandant, gendarme, juge)
- Sous la troisième république, l’administration a été érigée en science et non en art c’est-à-dire, l’administrateur planifie, décide en ignorant les pouvoirs locaux (chefs traditionnels)
- Les chefs traditionnels se sont trouvés décrédibilisés et la société a perdu une grande partie de ses repères ; l’administration s’est coupée de ses meilleurs relais
- La décentralisation avec les pouvoirs locaux, a fini de déstructurer les pouvoirs traditionnels par l’émergence de nouveaux leaders produits des combinaisons politiques le plus souvent avec très peu de légitimité
- Le nouvel Etat doit être l’émanation des populations et non une excroissance chargée de les contrôler voire les oppresser. L’élection du maire au suffrage direct pourrait apporter une correction aux déviances du scrutin indirect et permettre l’émergence des leaders locaux crédibles
- L’élection du maire au suffrage direct pourrait apporter une correction aux déviances du scrutin indirect et permettre l’émergence des leaders locaux crédibles
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V- LES INFFLUENCES EXTERIEURES
- La présence des forces onusiennes et françaises au Mali joue un rôle dans l’évolution du conflit dans le Nord du Mali.
- Serval dans sa première phase d’intervention Janvier 2013- Mars 2014 a obligé les différents mouvements à cantonner leurs forces à la lisière du Sahara dans la région de Tombouctou, et dans l’Addrar dans la région de Kidal
- L’armée malienne a bénéficiée de ce cantonnement de fait pour se déployer sur l’ensemble du territoire national, hormis Kidal que les français de façon symbolique ont voulu préserver pour ne pas être taxés de complices, d’assassinats et d’exécutions extrajudiciaires
- Il faut souligner que l’armée dans le sillage de Serval a commis des exactions à Gossi, Sevaré, Léré, Tombouctou
- Très vite l’enclave de Kidal est devenue symbolique et a cristallisé toutes les tensions. En aucun moment le gouvernement du Mali n’a cherché une solution négociée pour pacifier Kidal
- Pour les différents gouvernements la seule solution acceptable est la solution militaire. Enfaite Kidal est loin de représenter le nord du Mali encore moins la communauté touareg, mais la fixation autour de Kidal illustre bien les passions et le peu de discernement dont font preuve nos gouvernements dans la gestion de la question touareg
- La France en prenant l’engagement de lutter contre le terrorisme dans le sahel a pris un pari risqué
- Le premier risque c’est d’abord l’extension du champ de confrontation avec le terrorisme, ce champ limité au nord du Mali, est étendu aux pays de l’opération Berkhane (Niger, Tchad, Mauritanie, Burkina-Faso)
- L’autre risque pour la France au Sahel est la situation intérieure des pays couvert par l’opération Berkhane

- Le Mali : pays de concentration de l’opération Berkhane et champ d’expérimentation de la nouvelle forme de lutte contre le terrorisme, le Mali est profondément instable

- Le Président IBK plébiscité en Aout 2013 a vite dilapidé son capital confiance, la gestion catastrophique de la question du nord qui a culminé avec les évènements de Kidal, du 17 et 21 Mai les différents scandales financiers cumulés en si peu de temps et sa propension à l’exercice solitaire du pouvoir en ont fait la cible de toutes les critiques

- Pour IBK aujourd’hui la question du nord sert plus à détourner l’attention des maliens des vrais problèmes

- coût de la vie, chômage, extrême pauvreté, pillage des ressources naturelles en un mot la mal-gouvernance

- Le pire des scenarios serait une contestation populaire contre le régime en place et contre laquelle aucune force extérieure ne saurait intervenir, ce scenario est aujourd’hui plus que plausible
- Le Niger : la situation politique au Niger semble se stabiliser, toute- fois l’épreuve de force engagée entre le Président de l’Assemblée Nationale et le Président de la République en prévision des futures élections Présidentielles, créé des brèches dans cette stabilité
- Le Niger est fortement menacé par sa longue frontière avec la Libye qui est devenue pratiquement incontrôlable, qui semble être aujourd’hui la source de beaucoup de périls
- Une rupture de la légalité constitutionnelle au Niger qui en est coutumier serait une grosse épine au pied de Berkhane
- Le Tchad : le Président Deby a stabilisé le Tchad en le dotant d’une armée forte disciplinée et qui lui est très loyale
- Toutefois la stabilité du Tchad semble tenir par la personne de Monsieur Deby. La France avec son niveau élevé d’exigence de démocratie ne saurait tolérer le maintien indéfiniment d’un homme au pouvoir par la voie des constitutions sur mesure
- Le Burkina-Faso : le Président Blaise Compaoré fait face à une contestation interne très forte menée par certains de ses plus proches collaborateurs. La situation au Burkina parait plus facile à gérer il s’agit de trouver une porte de sortie honorable à Blaise et permettre l’émergence d’un leader consensuel et qui n’opérerait pas une rupture avec la France
- La Mauritanie : le Président Ould Abdel Aziz est élu pour un mandat de 05 ans
- La Mauritanie est une mosaïque difficile à cerner, toutes fois le conflit entre Maures et Négro-africains a généré deux blocs relativement homogènes
- Aussi les maures, feront tout pour ne pas perdre le pouvoir en Mauritanie. La Mauritanie est dans une situation de fragilité géographique
- longue frontière avec le Mali, avec l’Algérie (coté Tindouf) et frontière avec le Sahara Occidental, la Mauritanie est pratiquement cernée par des foyers de conflits
- L’opération Berkhane pour s’assurer le succès doit s’assurer un ancrage auprès des communautés locales c’est-à-dire auprès des leaders traditionnels, religieux, politiques aussi car il s’agit là de stabiliser une situation sur le long terme et pas seulement d’identifier et de neutraliser des groupes terroristes

jeudi 7 août 2014

Situation au nord du Mali après le premier round des pourparlers d'Alger : Le HCUA propage des messages de paix pour un "Mali uni et indivisible" sur la station ORTM de Kidal - maliweb.net

Situation au nord du Mali après le premier round des pourparlers d'Alger : Le HCUA propage des messages de paix pour un "Mali uni et indivisible" sur la station ORTM de Kidal - maliweb.net

Le HCUA propage des messages de paix pour un « Mali uni et indivisible » sur la station ORTM de Kidal

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algabass-ag-intalla-president-du-hcua_4528050
Alghabass Ag Intalla, président du HCUA.
© O. Yempabou pour L’Express
Après la révélation faite, il y a une semaine, par le Premier ministre Moussa Mara, selon laquelle le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), qui contrôle la station locale de l’ORTM de Kidal, passe des messages de paix sur cette radio, une source proche de ce groupe armé nous apprend que les leaders de ce mouvement oeuvrent maintenant « totalement pour la paix dans le septentrion », contrairement à des éléments du MNLA qui ne cessent de tirer sur la corde «autonomiste» et «indépendantiste».





C’est le jeudi 31 juillet 2014 au CESC que le Premier ministre Moussa Mara, lors de sa rencontre d’information avec les institutions sur les résultats des pourparlers d’Alger, a fait la révélation selon laquelle le HCUA est en train de faire passer, sur les antennes de l’ORTM locale que ledit mouvement contrôle, des messages de paix appelant les populations à la sérénité en les informant que l’administration et l’armée maliennes « seront bientôt de retour à Kidal« .



Une information qu’un proche du leader du HCUA, Alghabass Ag Intallah, vient de nous confirmer en soulignant que ce rebelle, qui a fait partie du tristement célèbre mouvement Ansar Dine, fait désormais partie des « poseurs de paix ».





Ayant renoncé à l’application de la charia dans les localités qu’il contrôle dans le septentrion, ce mouvement ferait désormais partie de ceux qui prônent le caractère républicain et laïc de la République tout en s’inscrivant derrière les principes sacro-saints de l’intégrité du territoire national et de l’unicité de la nation.



Des sources interrogées à Kidal même ont confirmé cette information relative à l’engagement personnel de ces chefs rebelles pour la paix et surtout pour l’unité du Mali et le caractère laïc de l’Etat. En tout cas, selon l’un de nos interlocuteurs que nous avons eu hier au téléphone, la « situation est très calme » à Kidal. Aucune présence de groupes armés n’est visible en ville où les populations vaquent tranquillement à leurs occupations.

Comme l’avait si bien dit le Premier ministre lors de ladite rencontre, « tous les groupes armés s’inscrivent dans un processus de paix qui garantit les grands principes » que nous venons d’énumérer.





Parlant des exactions et crimes commis par les groupes rebelles et de l’impunité qui semble déjà couvrir ces crimes, Moussa Mara avait prévenu qu’il va falloir faire des concessions quand on veut aller à la paix. Est-ce à dire, pae exemple,que le rebelle Iyad Ag Ghaly, brusquement devenu « fréquentable« , va échapper à la justice du Mali voire de la CPI?

C’est apparemment dans cette voie que nous cheminons. Qui serait le prix à payer pour la paix au nord Mali.

Mamadou FOFANA

Le chef des Touaregs islamistes est de retour

Le chef des Touaregs islamistes est de retour

Capture d'une image d'Iyad Ag Ghali, le leader d'Ansar Dine dans une vidéo mise en ligne le 29 juillet sur les réseaux jihadistes.
Capture d'une image d'Iyad Ag Ghali, le leader d'Ansar Dine dans une vidéo mise en ligne le 29 juillet sur les réseaux jihadistes. Crédits photo : capture youtube
Surnommé le «renard du désert», Iyad Ag Ghali, réapparaît 18 mois après la déroute des djihadistes face à l'armée française dans le nord du Mali pour appeler dans une vidéo à «faire face à l'agression» de Paris.





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Une kalachnikov posée à sa gauche, le drapeau d'Ansar Dine (groupe islamiste armé du Mali du Nord) à sa droite, la barbe longue et la moustache rasée: Iyad Ag Ghali, ex-leader de la rébellion touareg versé depuis son retour d'Arabie saoudite dans l'islamisme, est réapparu après plus de deux ans de silence dans une vidéo publiée fin juillet sur les réseaux djihadistes. Sa diffusion, par al-Andalus, réseau officiel d'al-Qaida, et sa scénographie, caractéristique de l'organisation terroriste, laissent penser qu'Iyad Ag Ghali et son groupe ont scellé une nouvelle alliance avec Aqmi.

Dans son message, l'émir, contrebandier emblématique de la région des Iforas dans le nord du Mali et intermédiaire de toutes les négociations, appelle, dans des éléments de langage aussi empruntés à Aqmi «tout le peuple musulman dont l'honneur a été bafoué par les Français et leurs alliés» à «faire face ensemble à l'agression des croisés contre l'Azawad». Celui qui se fait appeler Abou al-Fadl et espère «la victoire de tous les émirats islamistes dans le monde» justifie sa sortie comme une réponse à «la campagne de désinformation menée par les médias occidentaux pour décrédibiliser son groupe» et affirme «Nous n'avons pas abandonné notre but suprême: l'instauration de la loi de Dieu sur tout le territoire.»

Allié d'al-Qaida

Cette vidéo survient à un moment important des négociations entre les groupes séparatistes du nord du Mali et Bamako, décidées lors de la Déclaration d'Alger, le 9 juin dernier. Après un premier round en juillet, à l'issue duquel les parties se sont engagées à cesser les hostilités, de nouveaux pourparlers doivent se tenir du 17 août au 11 septembre, puis en octobre à Bamako, arbitrés par l'Algérie qui entend bien garder la main sur cette médiation. Un dialogue auquel n'est pas convié Iyad Ag Ghali, recherché par Interpol depuis 2013 et inscrit sur la liste noire des organisations terroristes. En janvier 2013, ce sont ses hommes qui avaient déclenché l'offensive djihadiste. La France avait réagi en entrant en guerre et en prenant le contrôle du Mali du Nord.

«Alors qu'il était très proche des Algériens, qu'il n'a revendiqué aucune attaque contre la France et ses alliés pendant l'opération “Serval”, se démarquant ainsi des autres djihadistes, il a très mal vécu d'avoir aussi été écarté des réunions informelles qu'Alger organisait avec les autres groupes armés du Mali du Nord», commente un membre des services de renseignements algériens. «Tout laisse penser que c'est ce qui l'a incité à passer une nouvelle alliance avec Aqmi» poursuit-il. Mohammed Ag Aharib, ex-bras droit d'Iyad Ag Ghali aujourd'hui porte-parole du Haut Conseil pour l'Unité de l'Azawad, estime pour sa part que «quelle que soit l'issue des négociations, il faudra compter avec lui car sa légitimité aux yeux de la population de l'Azawad est intacte.»

C'est d'ailleurs, selon un proche des mouvements islamistes, ce qui intéresse le plus al-Qaida. «L'organisation veut montrer à l'État islamique que s'il a des hommes en Syrie et en Tunisie, c'est elle qui a le plus d'hommes au Sahel. Et pour cela, elle a besoin d'Ansar Dine. Car même si “Serval” a porté un coup aux djihadistes, le groupe d'Iyad Ag Ghali compte encore près de 800 hommes contre moins de 700 pour Aqmi.»

mercredi 6 août 2014

Réunion des groupes armés à Gao en vue de la mise en application de l’accord de cessation des hostilités signé à Alger : Le MNLA refuse d'y prendre part malgré l'insistance de la communauté internationale - maliweb.net

Réunion des groupes armés à Gao en vue de la mise en application de l’accord de cessation des hostilités signé à Alger : Le MNLA refuse d'y prendre part malgré l'insistance de la communauté internationale - maliweb.net

Le MNLA refuse d’y prendre part malgré l’insistance de la communauté internationale

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L’Algérie médiateur du dialogue inter-malien ?
Mahamadou Djeri Maiga, vice-président du MNLA et sa délégation à Alger pour discuter des accords de paix, le 16 juillet 2014.
AFP PHOTO/FAROUK BATICHE
Une commission des responsables des mouvements armés est en conclave à Gao pour définir les contours de la mise en application du document relatif à la cessation des hostilités signé le jeudi 24 juillet à Alger. Les discussions doivent porter sur la question du repli des combattants du MNLA sur leurs bases initiales avec leur retrait d’Anéfis et d’autres localités du septentrion malien.



Les échanges doivent porter aussi sur l’arrêt immédiat de toutes velléités offensives sur l’ensemble des régions du nord, la libération par les groupes armés notamment le MNLA, le HCUA, le MAA de l’axe routier Gao-Anefis-Tessalit-In Hallid et l’interdiction de toutes formes d’agissement des mouvements armés.





La rencontre de Gao, qui regroupe les groupes armés du nord ayant pris part aux pourparlers inclusifs inter-Maliens d’Alger a démarré sans le mouvement national de libération de l’Azawad. Les séparatistes touaregs, qui n’ont fourni aucun motif valable pour justifier cette absence semblent ignorer les modalités de ce document.



Le mouvement arabe de l’Azawad (branche alliée au MNLA) bien que prenant part à la rencontre de Gao se montre, depuis quelques jours, de plus en plus réticent. Ses représentants donnent l’impression de ne pas être concernés par les discussions en cours. Les représentants de la communauté internationale craignent que ce mouvement ne suive les séparatistes touaregs dans leur manœuvre pour retarder le plus longtemps possible, voire compromettre la signature d’un accord de apix global et définitif.



Pour sauver le rendez-vous de Gao, une délégation de la communauté internationale s’est rendue lundi 4 août à Kidal. Objectif : tenter de convaincre les séparatistes touaregs de rejoindre les autres groupes armés à Gao et de s’inscrire dans l’esprit de l’accord obtenu à Alger le 24 juillet dernier. Lequel oblige tous les groupes armés à taire les armes.



Visiblement, le MNLA et ses alliés de la branche du MAA acquis à sa cause sécessionniste ne semblent s’inscrire dans cette logique de paix et de réconciliation. D’ailleurs, depuis la signature de ce document, ce mouvement armé, même s’il a gelé ses zones d’influence, n’entend pas céder les localités qu’il occupe et joue la montre.





Abdoulaye DIARRA