jeudi 11 décembre 2014
mercredi 10 décembre 2014
Malijet Les terroristes Mohamed Aly Ag Wadoussène et Haïba Ag Acherif font-ils partie des prisonniers échangés contre Serge Lazarevic ? Les défenseurs des droits de l’homme confirment et accusent….le ministère de la Justice dément Mali Bamako
Malijet Les terroristes Mohamed Aly Ag Wadoussène et Haïba Ag Acherif font-ils partie des prisonniers échangés contre Serge Lazarevic ? Les défenseurs des droits de l’homme confirment et accusent….le ministère de la Justice dément Mali Bamako
Mohamed Aly Ag Wadoussène et Haïba Ag Acherif font-ils partie des prisonniers échangés contre Serge Lazarevic ? Les défenseurs des droits de l’homme confirment et accusent….le ministère de la Justice dément

Mohamed Aly Ag Wadoussène et Haïba Ag Acherif font-ils partie des prisonniers échangés contre Serge Lazarevic ? Les défenseurs des droits de l’homme confirment et accusent….le ministère de la Justice dément
Par MaliJet - Date: il ya 12 heures 29 minutes 25 réactions

Serge Lazarevic, dernier otage français dans le monde, a été libéré ce mardi 9 décembre 2014 au Niger. L’homme avait été enlevé le 24 novembre 2011 à Hombori au Nord du Mali. En échange de quoi a-t-il été libéré ? Les commentaires vont bon train. Certains expliquaient il y a 48h que l’otage Français allait être libéré en échange de terroristes emprisonnés à Bamako dont les dangereux Mohamed Aly Ag Wadoussène et son complice Haïba Ag Acherif, impliqués dans l’enlèvement du même otage français en 2011. D’autres médias ont confirmé ce mardi cette information.
Des défenseurs des droits de l’homme ont même animé ce mardi soir une conférence de presse au siège de l’AMDH pour confirmer ladite information. La conférence a été animée par Me Moctar Mariko et Amadou B. Téguété de l’Association malienne des droits de l’homme (AMDH) et Mme Bintou Founé Samaké de Wildaf.
Dans un communiqué conjoint les défenseurs expliquent : « Libération de Mohamed Ali Ag Wadoussène et 3 autres : La paix et la réconciliation ne peuvent pas passer par la promotion de l’impunité ! Bamako, Paris : le 9 décembre 2014 : Les autorités maliennes viennent de libérer Mohamed Aly Ag Wadoussène, Haïba Ag Acherif présumes terroristes ainsi que Oussama Ben Gouzzi et Habib Ould Mahouloud, auteurs présumés de graves violations de droits humains au Mali, en échange de l’otage français Serge Lazarévic. Tout en saluant la libération de Serge Lazarevic, nos organisations restent indignées de la libération de 4 auteurs présumés de violations de droits humains et appellent les autorités maliennes à stopper l’hémorragie. A la veille de la journée commémorative de la déclaration universelle des droits de l’Homme et en pleine semaine des droits de l’Homme, les autorités ont procédé à leur énième libération des auteurs présumés des violations de droits humains. Mohamed Aly Ag Wadoussène, impliqué dans deux dossiers différents dont le premier est en phase de jugement et le second en instruction, est un déserteur de la garde nationale du Mali (contingent de 2009). Arrêté par la sécurité d’Etat le 10 décembre 2011 à Gao et mis sous mandat de dépôt en mars 2012, il est poursuivi pour terrorisme, association de malfaiteurs, prise d’otage et séquestration. Il est l’organisateur principal de l’enlèvement de deux français Serge Lazarévic et Philippe Verdon le 24 novembre 2011 à Hombori, dont le dernier a été assassiné en mars 2013. Le 16 juin 2014, il s’échappe de la Maison centrale d’Arrêt de Bamako avec Haïba AG Acherif. Lors de cette évasion il tue à bout portant le surveillant Adjudant Kola SOFARA dont la famille reçue par l’AMDH le 24 juin 2014 réclama l’ouverture d’une enquête afin de faire la lumière sur cet assassinat. Ainsi, une instruction a été aussitôt ouverte pour « évasion» et confiée au tribunal de première instance de la commune III. Le 24 juillet 2014, il est arrêté de nouveau par les forces de sécurité à Hamdallaye ACI. Il aurait été détenu depuis lors à la Sécurité d’Etat. Ce début de semaine, il a été libéré. Quelques jours plus tôt, le 4 décembre 2014, Haïfa Ag Achérif, Oussama Ben Gouzzi (tunisien) et Habib Ould Mahouloud (Sahara Occidental) ont été libérés par la cour d’appel. Maintenant qu'il n'y a plus d'otages, les autorités maliennes ont les mains libres pour s'engager résolument dans la lutte contre l'impunité et faire des victimes leurs priorités. Il faut arrêter de nouveau tous ces auteurs présumés de crimes de guerre et crimes contre l'humanité et les juger pour ces faits. Si nous comprenons la nécessité de trouver des moyens pour libérer les otages nous considérons que ces solutions ne doivent pas violer les droits des victimes et le principe de la séparation des pouvoirs au Mali».
Nous avons fait un recoupement auprès du ministère de la Justice pour savoir si effectivement Wadoussène et Haïba Ag Acherif font partie des prisonniers échangés. Le ministère de la Justice a démenti formellement la libération de Mohamed Aly Wadoussène et Haïba Ag Acherif. Selon notre source au ministère de la Justice, ce sont deux prisonniers qui ont été libérés. Sans nous communiquer leurs noms, notre interlocuteur explique avec certitude que Wadoussène et son complice Acherif ne font partie des prisonniers libérés. Toutefois il a précisé que Wadoussène et son complice ne sont plus détenus à la Maison centrale d’arrêt de Bamako depuis leur tentative d’évasion. Ils sont dans les mains de la Sécurité d’Etat.
Une version qui ne convainc pas les défenseurs des droits de l’homme. Pour le président de l’AMDH, Me Moctar Mariko « cela ne fait aucun doute, ce monsieur été libéré et ceux qui nous ont informés, ce sont ces mêmes qui nous avaient alertés par rapport à la libération de Houka Houka. Ce sont eux qui accompagnent les personnes jusqu’à leur libération. Le ministre de la Justice sait que le cas de Wadoussène heurte la sensibilité malienne, c’est pourquoi il tente de nier ».
Le secrétaire général de la même AMDH, Amadou B. Téguété de renchérir : « libérer Wadoussène à la veille du 10 décembre, journée internationale des droits de l’homme, c’est pour nous dire tout simplement que nous nous moquons des droits humains. Mais nous allons nous mobiliser. Avec Houka Houka, on nous avait fait croire que c’était la raison d’Etat alors qu’aucune raison d’Etat ne peut encourager l’impunité ».
Mme Bintou Founé Samaké a souligné que la libération de Wadoussène est une violation des droits de l’homme qu’on ne peut expliquer. Selon elle, les autorités devraient donner les vraies informations par rapport à cette situation sinon l’EID n’a pas sa raison d’être.
A la conférence de presse des défenseurs des droits de l’homme était présent le frère de l’une des victimes de Wadoussène, Sidi Sofara, frère ainé de Kola Sofara, garde pénitentiaire tué le 16 juin 2014 lors de l’évasion du terroriste. Il a fait part de sa déception suite à la nouvelle de cette libération. « Je suis littéralement déçu par nos autorités. En apprenant la nouvelle, j’ai été foudroyé. C’est une indignité sans précédent. Une terrible indignité. Ça veut dire qu’un français vaut mieux qu’un Malien alors qu’on est tous des humains. On libère un grand terroriste pour sauver un français alors qu’il a tué un Malien », a-t-il expliqué.
Abdoulaye Diakité
Libération de Mohamed Aly Ag Wadoussène : L’AMDH condamne la promotion de l’impunité
Libération de Mohamed Aly Ag Wadoussène : L’AMDH condamne la promotion de l’impunité
L’Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH) suite à la libération extrajudiciaire du terroriste Mohamed Aly Ag Wadoussène et ses compères en échange contre l’otage français Serge Lazarevic, est montée au créneau et a dénoncé avec vigueur la promotion de l’impunité qu’instaure le ministre de la justice Mohamed Aly Bathily.
Après Ouka Ouka un présumé terroriste qui durant l’occupation des régions du Nordn semait la terreur au sein des populations et qui avait été arrêté par les forces Serval, le gouvernement malien vient de libérer un autre présumé terroriste Mohamed Aly Ag Wadoussène. « Un acte extrajudiciaire et blâmable pour un pays qui se targue d’être un champion du respect strict des droits de l’homme » a déploré Bintou Founé Samaké, présidente de Wildaf Mali. Tout en saluant la libération de Serge Lazarevic, nos organisations restent indignées de la libération de 4 auteurs présumés de violations de droits humains et appellent les autorités maliennes à stopper l’hémorragie renforce. Avant d’ajouter que c’est juste à la veille de la journée commémorative de la déclaration universelle des droits de l’Homme et en pleine semaine des droits de l’Homme que les autorités ont procédé à leur énième libération des auteurs présumés des violations de droits humains. Elle a fait la genèse de l’incarcération de Mohamed Aly Ag Wadoussène et sa spectaculaire évasion de la prison centrale de Bamako. « Mohamed Aly Ag Wadoussène, impliqué dans deux dossiers différents dont le premier est en phase de jugement et le second en instruction, est un déserteur de la garde nationale du Mali (contingent de 2009). Arrêté par la sécurité d’Etat le 10 décembre 2011 à Gao et mis sous mandat de dépôt en mars 2012, il est poursuivi pour terrorisme, association de malfaiteurs, prise d’otage et séquestration. Il est l’organisateur principal de l’enlèvement de deux français Serge Lazarévic et Philippe Verdon le 24 novembre 2011 à Hombori, dont le dernier a été assassiné en mars 2013. Le 16 juin 2014, il s’échappe de la Maison centrale d’Arrêt de Bamako avec Haïba AG Acherif. Lors de cette évasion il tue à bout portant le surveillant Adjudant Kola SOFARA dont la famille reçue par l’AMDH le 24 juin 2014 réclama l’ouverture d’une enquête afin de faire la lumière sur cet assassinat. Ainsi, une instruction a été aussitôt ouverte pour « évasion» et confiée au tribunal de première instance de la commune III. Le 24 juillet 2014, il est arrêté de nouveau par les forces de sécurité à Hamdallaye ACI. Il aurait été détenu depuis lors à la Sécurité d’Etat. Ce début de semaine, il a été libéré avec ses complices. Quelques jours plus tôt, le 4 décembre 2014, Haïfa Ag Achérif, Oussama Ben Gouzzi (tunisien) et Habib Ould Mahouloud (Sahara Occidental) ont été libérés par la cour d’appel », a-t-elle rappellé. La présidente de Wildaf Mali Bintou Founé Samaké a affirmé qu’il n’y a plus d’otages et que les autorités maliennes ont désormais les mains libres pour s’engager résolument dans la lutte contre l’impunité et faire des victimes leurs priorités. « Il faut arrêter de nouveau tous ces auteurs présumés de crimes de guerre et crimes contre l’humanité et les juger pour ces faits » réclame-t-elle. « Si nous comprenons la nécessité de trouver des moyens pour libérer les otages nous considérons que ces solutions ne doivent pas violer les droits des victimes et le principe de la séparation des pouvoirs au Mali » a indiqué le président de l’AMDH Moctar Mariko. Sidi Sofara le grand frère du surveillant de prison Kola Sofara a indiqué que la vie de l’otage français ne vaut point mieux que celui de son défunt frère et que le gouvernement ne devrait pas du tout sacrifier la vie de Ali au profit de celle de l’otage français Serge Lazarevic. « Je suis déçu et dépité par le comportement des autorité maliennes, des autorités qui sacrifient la vie de leur propre peuple au profit des étrangers. Dieu ne dort point et voit tous les actes posés au détriment des maliens. L’assassin de mon frère doit répondre de son acte et nous ne lâcherons pas l’affaire », a-t-il lancé.
Moussa Samba Diallo
L’Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH) suite à la libération extrajudiciaire du terroriste Mohamed Aly Ag Wadoussène et ses compères en échange contre l’otage français Serge Lazarevic, est montée au créneau et a dénoncé avec vigueur la promotion de l’impunité qu’instaure le ministre de la justice Mohamed Aly Bathily.
Après Ouka Ouka un présumé terroriste qui durant l’occupation des régions du Nordn semait la terreur au sein des populations et qui avait été arrêté par les forces Serval, le gouvernement malien vient de libérer un autre présumé terroriste Mohamed Aly Ag Wadoussène. « Un acte extrajudiciaire et blâmable pour un pays qui se targue d’être un champion du respect strict des droits de l’homme » a déploré Bintou Founé Samaké, présidente de Wildaf Mali. Tout en saluant la libération de Serge Lazarevic, nos organisations restent indignées de la libération de 4 auteurs présumés de violations de droits humains et appellent les autorités maliennes à stopper l’hémorragie renforce. Avant d’ajouter que c’est juste à la veille de la journée commémorative de la déclaration universelle des droits de l’Homme et en pleine semaine des droits de l’Homme que les autorités ont procédé à leur énième libération des auteurs présumés des violations de droits humains. Elle a fait la genèse de l’incarcération de Mohamed Aly Ag Wadoussène et sa spectaculaire évasion de la prison centrale de Bamako. « Mohamed Aly Ag Wadoussène, impliqué dans deux dossiers différents dont le premier est en phase de jugement et le second en instruction, est un déserteur de la garde nationale du Mali (contingent de 2009). Arrêté par la sécurité d’Etat le 10 décembre 2011 à Gao et mis sous mandat de dépôt en mars 2012, il est poursuivi pour terrorisme, association de malfaiteurs, prise d’otage et séquestration. Il est l’organisateur principal de l’enlèvement de deux français Serge Lazarévic et Philippe Verdon le 24 novembre 2011 à Hombori, dont le dernier a été assassiné en mars 2013. Le 16 juin 2014, il s’échappe de la Maison centrale d’Arrêt de Bamako avec Haïba AG Acherif. Lors de cette évasion il tue à bout portant le surveillant Adjudant Kola SOFARA dont la famille reçue par l’AMDH le 24 juin 2014 réclama l’ouverture d’une enquête afin de faire la lumière sur cet assassinat. Ainsi, une instruction a été aussitôt ouverte pour « évasion» et confiée au tribunal de première instance de la commune III. Le 24 juillet 2014, il est arrêté de nouveau par les forces de sécurité à Hamdallaye ACI. Il aurait été détenu depuis lors à la Sécurité d’Etat. Ce début de semaine, il a été libéré avec ses complices. Quelques jours plus tôt, le 4 décembre 2014, Haïfa Ag Achérif, Oussama Ben Gouzzi (tunisien) et Habib Ould Mahouloud (Sahara Occidental) ont été libérés par la cour d’appel », a-t-elle rappellé. La présidente de Wildaf Mali Bintou Founé Samaké a affirmé qu’il n’y a plus d’otages et que les autorités maliennes ont désormais les mains libres pour s’engager résolument dans la lutte contre l’impunité et faire des victimes leurs priorités. « Il faut arrêter de nouveau tous ces auteurs présumés de crimes de guerre et crimes contre l’humanité et les juger pour ces faits » réclame-t-elle. « Si nous comprenons la nécessité de trouver des moyens pour libérer les otages nous considérons que ces solutions ne doivent pas violer les droits des victimes et le principe de la séparation des pouvoirs au Mali » a indiqué le président de l’AMDH Moctar Mariko. Sidi Sofara le grand frère du surveillant de prison Kola Sofara a indiqué que la vie de l’otage français ne vaut point mieux que celui de son défunt frère et que le gouvernement ne devrait pas du tout sacrifier la vie de Ali au profit de celle de l’otage français Serge Lazarevic. « Je suis déçu et dépité par le comportement des autorité maliennes, des autorités qui sacrifient la vie de leur propre peuple au profit des étrangers. Dieu ne dort point et voit tous les actes posés au détriment des maliens. L’assassin de mon frère doit répondre de son acte et nous ne lâcherons pas l’affaire », a-t-il lancé.
Moussa Samba Diallo
Prison centrale de Bamako : Ag Wadoussène et son demi-frère libres!
Prison centrale de Bamako : Ag Wadoussène et son demi-frère libres!
Ag Wadoussène et son demi-frère libres!
Le bruit a couru les rues de la capitale ces derniers 24h : Le gouvernement du Mali s’apprêterait à relâcher plusieurs redoutables terroristes, en échange de la libération du Français, Serge Lazarevic, détenu par AQMI depuis 2011. Parmi les prisonniers cités pour faire partir de l’échange, l’on évoquait le nom de Mohamed Aly Ag Wadoussène, auteur de l’évasion collective du 16 juin dernier à la prison centrale de Bamako. Ce qui est finalement fait
En effet, des sources dignes de foi, nous venons d’apprendre, en milieu de journée, la remise en liberté (totale) de Wadoussène et de son demi-frère Haïba Ag Achérif, qui avaient enlevé Phillipe Verdon et Serge Lazarevic.t Par ailleurs l’un d’eux à la personne de Wadoussène est l’auteur de la mort d’un gardien de prison, qu’il a abattu à bout portant lors de sa tentative d’évasion, en juin. La suite de l’histoire est connue, le terroriste après quelques jours de planque à Sébénincoro puis dans un immeuble à étage dans l’ACI, sera cueilli comme un fruit mur par la Sécurité d’Etat (SE) qui a monté une opération à cet effet.
L’élargissement de Wadoussène et Haïba Ag Achérif son demi-frère est un signal fort qui permet d’accorder du crédit à l’information sur l’imminence de la libération de l’otage Français.
C’est en 2011, le 24 novembre précisément, que Serge Lazarevic a été capturé à Hombori en même temps que son compatriote Philipe Verdon, qui, lui, a eu une fin dramatique. Car il est retrouvé mort d’une balle dans la tête, en juillet 2013.
Papa Sow
Ag Wadoussène et son demi-frère libres!
Le bruit a couru les rues de la capitale ces derniers 24h : Le gouvernement du Mali s’apprêterait à relâcher plusieurs redoutables terroristes, en échange de la libération du Français, Serge Lazarevic, détenu par AQMI depuis 2011. Parmi les prisonniers cités pour faire partir de l’échange, l’on évoquait le nom de Mohamed Aly Ag Wadoussène, auteur de l’évasion collective du 16 juin dernier à la prison centrale de Bamako. Ce qui est finalement fait
En effet, des sources dignes de foi, nous venons d’apprendre, en milieu de journée, la remise en liberté (totale) de Wadoussène et de son demi-frère Haïba Ag Achérif, qui avaient enlevé Phillipe Verdon et Serge Lazarevic.t Par ailleurs l’un d’eux à la personne de Wadoussène est l’auteur de la mort d’un gardien de prison, qu’il a abattu à bout portant lors de sa tentative d’évasion, en juin. La suite de l’histoire est connue, le terroriste après quelques jours de planque à Sébénincoro puis dans un immeuble à étage dans l’ACI, sera cueilli comme un fruit mur par la Sécurité d’Etat (SE) qui a monté une opération à cet effet.
L’élargissement de Wadoussène et Haïba Ag Achérif son demi-frère est un signal fort qui permet d’accorder du crédit à l’information sur l’imminence de la libération de l’otage Français.
C’est en 2011, le 24 novembre précisément, que Serge Lazarevic a été capturé à Hombori en même temps que son compatriote Philipe Verdon, qui, lui, a eu une fin dramatique. Car il est retrouvé mort d’une balle dans la tête, en juillet 2013.
Papa Sow
mardi 9 décembre 2014
Un sérieux revers pour les séparatistes : Onze chefs de fractions touarègues déclarent leur attachement à l'intégrité territoriale et à la laïcité du Mali
Un sérieux revers pour les séparatistes : Onze chefs de fractions touarègues déclarent leur attachement à l'intégrité territoriale et à la laïcité du Mali
Au fur et à mesure que nous nous acheminons vers l’ultime round dans les pourparlers inclusifs intermaliens, les séparatistes touarègues ne cessent d’accumuler des revers. Après le retrait de la Coordination des mouvements de l’Azawad du Front populaire de l’Azawad (FPA), les séparatistes, qui prétendent parler et agir au nom des communautés du nord, viennent d’être démentis par onze chefs de fractions et pas des moindres qui se disent rattachés au Mali et à son intégrité. C’était le dimanche 7 décembre, au cours de la signature à Bamako d’une plateforme en présence de plusieurs responsables civils et militaires des régions du nord.
Ainsi dans la plateforme, ces onze chefs de fractions responsables de communauté déclarent avoir » conclu une alliance avec les responsables de la communauté Imghade » pour unir leurs efforts et cultiver la paix et la stabilité au Mali. Gage, selon eux, de tout développement et épanouissement des populations. Ces chefs de fractions ont, en outre, déclaré leur rattachement à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale du Mali, à sa forme républicaine et à la laïcité. Ils ont, en conséquence invité chacune des parties à respecter ce pacte pour la consolidation de l’unité nationale, mais aussi pour le raffermissement des liens entre différentes communautés touarègues.
Rappelons que la communauté Imghad, qui a été longtemps brimée et a subi des exactions et dont certains membres ont même été tués par des séparatistes pour leur attachement au Mali sont, de plus en plus, confortés dans leur prise de position à travers la signature de cette plateforme avec onze chefs de fractions touarègues qui ont décidé d’évoluer dans l’Etat unitaire.
Ces chefs de fractions ont juré de défendre l’unité nationale et se sont engagés à mettre en échec tout projet de déstabilisation du nord. Il s’agit de Mohamed dit Atta Ag Houd (chef de tribu Igawadarane) Mohamed Ag Ousmane conseiller national à Hanzakoma, Waranock Ag Nock (chef de fraction Ihmed), Kagha Ag Moradis (chef de fraction Tinguérechef), Mohamed Elmedhi Ag Rhissa (maire de commune à Haribomo), Mohamed Lamine Ag Sidahmed (chef de fraction Kel Essouk), Elmedhi Ag Cheybane (chef de tribu).
Côté Imghad, Azaz Ag Loudagdag a paraphé le document en sa qualité de président de la coordination Imghade.
ABDOULAYE DIARRA

Ainsi dans la plateforme, ces onze chefs de fractions responsables de communauté déclarent avoir » conclu une alliance avec les responsables de la communauté Imghade » pour unir leurs efforts et cultiver la paix et la stabilité au Mali. Gage, selon eux, de tout développement et épanouissement des populations. Ces chefs de fractions ont, en outre, déclaré leur rattachement à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale du Mali, à sa forme républicaine et à la laïcité. Ils ont, en conséquence invité chacune des parties à respecter ce pacte pour la consolidation de l’unité nationale, mais aussi pour le raffermissement des liens entre différentes communautés touarègues.
Rappelons que la communauté Imghad, qui a été longtemps brimée et a subi des exactions et dont certains membres ont même été tués par des séparatistes pour leur attachement au Mali sont, de plus en plus, confortés dans leur prise de position à travers la signature de cette plateforme avec onze chefs de fractions touarègues qui ont décidé d’évoluer dans l’Etat unitaire.
Ces chefs de fractions ont juré de défendre l’unité nationale et se sont engagés à mettre en échec tout projet de déstabilisation du nord. Il s’agit de Mohamed dit Atta Ag Houd (chef de tribu Igawadarane) Mohamed Ag Ousmane conseiller national à Hanzakoma, Waranock Ag Nock (chef de fraction Ihmed), Kagha Ag Moradis (chef de fraction Tinguérechef), Mohamed Elmedhi Ag Rhissa (maire de commune à Haribomo), Mohamed Lamine Ag Sidahmed (chef de fraction Kel Essouk), Elmedhi Ag Cheybane (chef de tribu).
Côté Imghad, Azaz Ag Loudagdag a paraphé le document en sa qualité de président de la coordination Imghade.
ABDOULAYE DIARRA
lundi 8 décembre 2014
Mali: Le front populaire de l’Azawad en désaccord avec le Mnla : Le Colonel Hassane Ag Medhi, le « caméléon » veut discuter avec l’armée malienne
Mali: Le front populaire de l’Azawad en désaccord avec le Mnla : Le Colonel Hassane Ag Medhi, le « caméléon » veut discuter avec l’armée malienne
Le 29 novembre dernier, le Front Populaire de l’Azawad (Fpa), une des composantes de la coordination des mouvements de l’azawad, notifiait sa démission de ladite coordination. Comme raisons de cette démission, le Colonel Hasane Ag Mehdi secrétaire général du Fpa donne pour arguments les divergences de points de vue entre sa formation et les autres mouvements membres de la coordination de l’Azawad. cette prise de position de la part du Colonel Hassane Ag Mehdi n’a pas du tout surpris certains observateurs, qui reconnaissent en l’homme un comportement caméléonesque. Certains le décrivent comme un opportuniste démesurément avide d’argent et qui ne se bat que pour son propre intérêt.
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le « caméléon » veut discuter avec l’armée malienne

Le moins qu’on puisse dire de lui, c’est qu’il est incertain et n’inspire pas une grande confiance, eu égard à son parcours de 1990 à nos jours.
LE PARCOURS D’UN HOMME PEU SÉRIEUX
Au cours de la rébellion touareg de 1990, Hassane Ag Mehdi a élu domicile à Ouagadougou au Burkina Faso. C’est en 1993, à la faveur des accords dits de “Ouaga” qu’il retourne au bercail (au Mali) et fut, à l’instar de bon nombre de rebelles touaregs, intégré à l’armée malienne. Le poste de chargé de défense au Ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé du développement intégré de l’Office du Niger (Mddizon), lui fut confié.
Depuis son retour au pays et sa réintégration dans l’armée malienne, Hassane Ag Mehdi dit “Jimy le rebelle” n’a cessé d’occuper de hautes fonctions au sein de l’armée nationale, jusqu’à l’avènement d’une nouvelle rébellion touareg en 2012. On se souvient que le 20 octobre 2011, alors qu’il servait encore sous le drapeau du Mali, le Colonel Hassane Ag Mehdi déclarait au cours d’une interview qu’il a accordée à un de nos confrères que “ celui qui quitte les rangs pour semer le trouble, même s’il faut l’écraser, nous le ferons. Depuis l’inintégration jusqu’à nos jours, aucun élément n’a déserté… Pour quelle raison nous partirons aujourd’hui ? Nous n’avons aucune autre terre. Nous sommes des maliens et nous resterons maliens. Nous défendrons ce pays jusqu’à la dernière goutte de notre sang”.
Quelques mois seulement après qu’il ait tenu ces propos, “Jimy le rebelle” surprend ceux qui accordaient du crédit à ses propos en désertant l’armée malienne pour rejoindre les positions du Mouvement National de Libération de l’Azawad (Mnla). C’était le 04 fevrier 2012, quelques jours seulement après le déclenchement de la “nouvelle rebellion touareg”.
Après avoir déserté l’armée malienne, Hassane Ag Medhi rejoint les positions du Mnla à Ouagadougou et adhère à ce mouvement politico-militaire. A l’occasion de son adhesion au Mnla, le Colonel Hassane Ag Mehdi a publié une déclaration qui disait : “Je suis haut fonctionnaire de défense du Ministre délégué auprès du Premier ministre du Mali. Je retrouve de nouveau Ouagadougou que j’ai quitté il ya 19 ans suite aux accords de paix dit de “Ouaga”, malgré toute ma loyauté d’officier supérieur des forces armées et de sécurité, à la République du Mali. En outre je suis rentré au Burkina Faso à la tête d’un convoi de 60 véhicules pleins de personnes (notables, fonctionnaires, femmes, enfants) angoissés par l’attitude de Bamako. Une attitude qui a jeté sur les routes de l’exil des cadres des officiers, des diplomates, des députés avec leurs familles à cause de leur couleur et de leur appartenance ethnique. Ces agissements des populations du sud du Mali à l’endroit de la communauté touarègue ont démontré que l’unité nationale est définitivement enterrée”.
Dans ce texte plein de contre-vérités, Hassane Ah Mehdi affirme être rentré au Burkina Faso à la tête d’un convoi de 60 véhicules plein de personnes. Cela est un mensonge grotesque. Il est su de tout le monde maintenant, qu’après avoir mis sa famille à l’abri et passé deux jours à squatter son bureau à la Cité administrative, le colonel Hassane Ag Mehdi s’est enfui avec son seul véhicule de fonction, un véhicule Toyota HILUX 4×4 de couleur blanche.
Comme pour bien marquer son adhésion et signifier sa loyauté au Mouvement National de Libération de l’Azawad (Mnla), “Jimy le rebelle” prépare et dirige une attaque contre l’armée malienne dans la nuit du 06 au 07 fevrier 2012 à Tinzawaten. Son baptême de feu sous les couleurs du Mnla ne lui a pas réussi, car l’armée malienne a défait ses troupes en faisant plusieurs prisonniers. Néanmoins, il restera membre actif et influent du Mnla, mais pas pour longtemps.
IL CRÉE LE FPA EN SEPTEMBRE 2012
En effet, en septembre 2012, le versatile colonel a réussi à entrainer dans son sillage plusieurs officiers touaregs, déserteurs comme lui, pour lancer le Front Populaire de l’Azawad (Fpa). Ainsi il prit la tête de ce front et se démarque totalement du Mnla.
A la faveur des pourparlers d’Alger, certains mouvements politico-militaires du nord se sont constitués en une coordination et le Front Populaire de l’Azawad (Cpa) du Colonel Ag Mehdi faisait partie de cette coordination. Le 29 novembre dernier, nous avons appris qu’il a claqué la porte de cette autre coordination.
Pour justifier cette démission, le secrétaire général du Fpa argumente les divergences de points de vue qui opposent souvent son mouvement aux autres membres de la coordination et spécifiquement le Mnla. Le Colonel Ag Mehdi et certains de ses camarades disent ne pas apprécier les revendications maximalistes de la coordination, notamment son obstination à réclamer une “fédération” et d’appeler les régions du nord du Mali “Azawad”.
Certains observateurs se sont réjouis de ce “clash” entre la coordination des mouvements de l’Azawad et le Front Populaire de l’Azawad (Cpa), car ils estiment que cette fissure mettra à rude épreuve la cohésion au sein de cette coordination qui devient de plus en plus intransigeante, une attitude qui compromet l’aboutissement des pourparlers d’Alger à une paix définitive.
Cette démission du Fpa pourra t-elle amener les autres membres de la coordination à reviser leurs positions ? Rien n’est moins sûr. D’ailleurs, cette démission n’a t-elle pas été motivée par d’autres raisons machiavéliques ? On sait que ces temps-ci les leaders des groupes armés du nord vivent dans une impasse totale, pour diverses raisons. Ils sont devenus “persona non grata” au Burkina Faso, depuis la chute de l’ancien président Blaise Compaoré.
L’État malien et la communauté internationale sont exaspérés par les intransigeances du Mnla. Les Maliens sont résolus à n’accepter aucune réintégration des rebelles dans l’armée malienne.
Le Colonel Hassane Ag Mehdi a certainement mesuré à sa juste valeur le malheur qui se profile à l’horizon pour les membres de la coordination. En tout cas, il affirme que son mouvement a l’intention de retourner du côté du gouvernement malien et que d’ailleurs, cette semaine, il cherchera à rencontrer les autorités maliennes pour discuter ave celles-ci des conditions de leur retour au Mali.
Quoi qu’il en soit, les autorités maliennes doivent aborder ce problème avec beaucoup de tact, car le Colonel Hassane Ag Mehdi est un homme à surveiller comme du lait sur le feu.
Mamadou GABA
Soir de bamako
LE PARCOURS D’UN HOMME PEU SÉRIEUX
Au cours de la rébellion touareg de 1990, Hassane Ag Mehdi a élu domicile à Ouagadougou au Burkina Faso. C’est en 1993, à la faveur des accords dits de “Ouaga” qu’il retourne au bercail (au Mali) et fut, à l’instar de bon nombre de rebelles touaregs, intégré à l’armée malienne. Le poste de chargé de défense au Ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé du développement intégré de l’Office du Niger (Mddizon), lui fut confié.
Depuis son retour au pays et sa réintégration dans l’armée malienne, Hassane Ag Mehdi dit “Jimy le rebelle” n’a cessé d’occuper de hautes fonctions au sein de l’armée nationale, jusqu’à l’avènement d’une nouvelle rébellion touareg en 2012. On se souvient que le 20 octobre 2011, alors qu’il servait encore sous le drapeau du Mali, le Colonel Hassane Ag Mehdi déclarait au cours d’une interview qu’il a accordée à un de nos confrères que “ celui qui quitte les rangs pour semer le trouble, même s’il faut l’écraser, nous le ferons. Depuis l’inintégration jusqu’à nos jours, aucun élément n’a déserté… Pour quelle raison nous partirons aujourd’hui ? Nous n’avons aucune autre terre. Nous sommes des maliens et nous resterons maliens. Nous défendrons ce pays jusqu’à la dernière goutte de notre sang”.
Quelques mois seulement après qu’il ait tenu ces propos, “Jimy le rebelle” surprend ceux qui accordaient du crédit à ses propos en désertant l’armée malienne pour rejoindre les positions du Mouvement National de Libération de l’Azawad (Mnla). C’était le 04 fevrier 2012, quelques jours seulement après le déclenchement de la “nouvelle rebellion touareg”.
Après avoir déserté l’armée malienne, Hassane Ag Medhi rejoint les positions du Mnla à Ouagadougou et adhère à ce mouvement politico-militaire. A l’occasion de son adhesion au Mnla, le Colonel Hassane Ag Mehdi a publié une déclaration qui disait : “Je suis haut fonctionnaire de défense du Ministre délégué auprès du Premier ministre du Mali. Je retrouve de nouveau Ouagadougou que j’ai quitté il ya 19 ans suite aux accords de paix dit de “Ouaga”, malgré toute ma loyauté d’officier supérieur des forces armées et de sécurité, à la République du Mali. En outre je suis rentré au Burkina Faso à la tête d’un convoi de 60 véhicules pleins de personnes (notables, fonctionnaires, femmes, enfants) angoissés par l’attitude de Bamako. Une attitude qui a jeté sur les routes de l’exil des cadres des officiers, des diplomates, des députés avec leurs familles à cause de leur couleur et de leur appartenance ethnique. Ces agissements des populations du sud du Mali à l’endroit de la communauté touarègue ont démontré que l’unité nationale est définitivement enterrée”.
Dans ce texte plein de contre-vérités, Hassane Ah Mehdi affirme être rentré au Burkina Faso à la tête d’un convoi de 60 véhicules plein de personnes. Cela est un mensonge grotesque. Il est su de tout le monde maintenant, qu’après avoir mis sa famille à l’abri et passé deux jours à squatter son bureau à la Cité administrative, le colonel Hassane Ag Mehdi s’est enfui avec son seul véhicule de fonction, un véhicule Toyota HILUX 4×4 de couleur blanche.
Comme pour bien marquer son adhésion et signifier sa loyauté au Mouvement National de Libération de l’Azawad (Mnla), “Jimy le rebelle” prépare et dirige une attaque contre l’armée malienne dans la nuit du 06 au 07 fevrier 2012 à Tinzawaten. Son baptême de feu sous les couleurs du Mnla ne lui a pas réussi, car l’armée malienne a défait ses troupes en faisant plusieurs prisonniers. Néanmoins, il restera membre actif et influent du Mnla, mais pas pour longtemps.
IL CRÉE LE FPA EN SEPTEMBRE 2012
En effet, en septembre 2012, le versatile colonel a réussi à entrainer dans son sillage plusieurs officiers touaregs, déserteurs comme lui, pour lancer le Front Populaire de l’Azawad (Fpa). Ainsi il prit la tête de ce front et se démarque totalement du Mnla.
A la faveur des pourparlers d’Alger, certains mouvements politico-militaires du nord se sont constitués en une coordination et le Front Populaire de l’Azawad (Cpa) du Colonel Ag Mehdi faisait partie de cette coordination. Le 29 novembre dernier, nous avons appris qu’il a claqué la porte de cette autre coordination.
Pour justifier cette démission, le secrétaire général du Fpa argumente les divergences de points de vue qui opposent souvent son mouvement aux autres membres de la coordination et spécifiquement le Mnla. Le Colonel Ag Mehdi et certains de ses camarades disent ne pas apprécier les revendications maximalistes de la coordination, notamment son obstination à réclamer une “fédération” et d’appeler les régions du nord du Mali “Azawad”.
Certains observateurs se sont réjouis de ce “clash” entre la coordination des mouvements de l’Azawad et le Front Populaire de l’Azawad (Cpa), car ils estiment que cette fissure mettra à rude épreuve la cohésion au sein de cette coordination qui devient de plus en plus intransigeante, une attitude qui compromet l’aboutissement des pourparlers d’Alger à une paix définitive.
Cette démission du Fpa pourra t-elle amener les autres membres de la coordination à reviser leurs positions ? Rien n’est moins sûr. D’ailleurs, cette démission n’a t-elle pas été motivée par d’autres raisons machiavéliques ? On sait que ces temps-ci les leaders des groupes armés du nord vivent dans une impasse totale, pour diverses raisons. Ils sont devenus “persona non grata” au Burkina Faso, depuis la chute de l’ancien président Blaise Compaoré.
L’État malien et la communauté internationale sont exaspérés par les intransigeances du Mnla. Les Maliens sont résolus à n’accepter aucune réintégration des rebelles dans l’armée malienne.
Le Colonel Hassane Ag Mehdi a certainement mesuré à sa juste valeur le malheur qui se profile à l’horizon pour les membres de la coordination. En tout cas, il affirme que son mouvement a l’intention de retourner du côté du gouvernement malien et que d’ailleurs, cette semaine, il cherchera à rencontrer les autorités maliennes pour discuter ave celles-ci des conditions de leur retour au Mali.
Quoi qu’il en soit, les autorités maliennes doivent aborder ce problème avec beaucoup de tact, car le Colonel Hassane Ag Mehdi est un homme à surveiller comme du lait sur le feu.
Mamadou GABA
Soir de bamako
Échec de la phase III des négociations d’Alger : À qui profite la prolongation ?
Échec de la phase III des négociations d’Alger : À qui profite la prolongation ?
À qui profite la prolongation ?
Il n’aura visiblement pas suffi de volonté et d’intransigeance pour venir à bout des obstacles à la conclusion d’un accord définitif entre protagonistes de la crise malienne. Réunies à nouveau à Alger dans le cadre de la dernière ligne droite des pourparlers, les parties se sont quittées sans le sésame attendu, du moins dans les échéances initialement fixées. Elles ont certes convenu d’une prolongation, mais les incertitudes persistent et profite plus à l’enlisement et à l’exacerbation qu’à une solution définitive.
La guerre des lignes rouges
Rassemblés dans la capitale algérienne avec la promesse d’un schéma institutionnel acceptable par tous, les protagonistes des pourparlers du dialogue inclusif inter-malien sont une fois de plus retournés bredouilles. En cause, l’impossibilité de concilier la position des mouvements armés rebelles avec celle des deux tendances loyalistes. Les discussions ont visiblement achoppé sur le même obstacle : le refus d’un côté comme de l’autre de bouger de ses lignes, une condition pourtant sine qua non d’un triomphe de la raison sur les démons de l’hostilité. Au lieu de quoi, les à-priori et positions préconçues ont manifestement pris le dessus sur la souplesse d’esprit de part et d’autre, et probablement dans une dynamique négativement contagieuse.
Sous la houlette du ministre des Affaires Etrangères de la Coopération Internationale et de l’Intégration Africaine, Abdoulaye Diop, la partie malienne le rabâche à qui veut l’entendre que son mandat consiste à ne jamais transiger sur certains domaines hors du champ de transaction : l’intégrité territoriale, la souveraineté nationale et la laïcité de l’Etat. Il va sans dire donc ni l’autonomie ni le fédéralisme ne saurait être négociables.
Ces lignes rouges tracées au préalable ne sont en réalité que le répondant des volitions populaires sur le sujet. Elles ont connu à ce titre une extension à d’autres aspects sur lesquels les diverses sensibilités de la nation malienne se montrent beaucoup moins flexibles et conciliantes que les hautes autorités, quant au schéma proposé par les médiateurs. Pour nombre d’observateurs, par exemple, l’idée de privilèges accordés sur la base des spécificités géographiques s’assimile à un fédéralisme qui ne dit pas son nom.
Même inflexibilité du côté des mouvements armés séparatistes, qui ne semblent point se contenter du recours aux euphémismes utilisés pour contourner le concept de fédéralisme dans la rédaction du texte proposé par les médiateurs. Leurs représentants disent également à qui veut l’entendre avoir reçu pour consigne de n’accepter aucun schéma qui fasse abstraction d’un statut autre que le fédéral.
Le retour aux démons bellicistes
Cette réponse du berger à la bergère a eu un effet si négatif sur les négociations que le chef de la délégation malienne, à en croire certaines confidences, en a pris un coup de nerfs et lancé à la face de ses interlocuteurs qu’il n’y était pas pour négocier le fédéralisme.
Pour obtenir gain de cause, la médiation algérienne, dans les tractations de coulisse, a même tenté de jouer sur les enjeux de l’intransigeance de la partie rebelle, en agitant l’épouvantail d’un retrait de tout soutien en cas de rejet du schéma de sortie de crise. Mais, il nous revient qu’en réplique à cette intimidation de la partie algérienne, les mouvements rebelles ont exhibé à leur tour leur intention d’étendre leur capacité de déstabilisation jusqu’au territoire algérien.
De quoi jeter le froid sur les négociations qui n’ont pu déboucher sur autre chose que la proposition d’une nouvelle mouture soumise à nouveau à l’examen des protagonistes. Rendez-vous a été pris par la même occasion pour le mois de janvier prochain, selon nos sources, mais avec la certitude qu’aucune incertitude n’est encore levée sur les pourparlers du dialogue inclusif inter-malien.
Il s’agit visiblement d’une prolongation au lendemain peu rassurant et qui commence déjà à profiter aux démons de l’hostilité. Et pour cause, aussitôt après la suspension de la troisième phase, tout aussi infructueuse que les précédentes, les mouvements séparatistes ont choisi de se signaler par un inquiétant positionnement de leur arsenal dans le septentrion, y compris dans des localités naguère abandonnées aux loyalistes comme Djebok (Cercle de Gao). Cette avancée spectaculaire est en effet consécutive au déplacement des mouvements de la plateforme loyaliste vers la frontière nigérienne où la menace du Mujao refait surface ces derniers temps
Quoi qu’il en soit, la prolongation signifie également prolongement de la souffrance de populations qui demeurent sans état, sans administration et donc sans l’accès aux services publics y afférents comme l’école, la santé, la justice, entre autres.
À qui profite la prolongation ?

La guerre des lignes rouges
Rassemblés dans la capitale algérienne avec la promesse d’un schéma institutionnel acceptable par tous, les protagonistes des pourparlers du dialogue inclusif inter-malien sont une fois de plus retournés bredouilles. En cause, l’impossibilité de concilier la position des mouvements armés rebelles avec celle des deux tendances loyalistes. Les discussions ont visiblement achoppé sur le même obstacle : le refus d’un côté comme de l’autre de bouger de ses lignes, une condition pourtant sine qua non d’un triomphe de la raison sur les démons de l’hostilité. Au lieu de quoi, les à-priori et positions préconçues ont manifestement pris le dessus sur la souplesse d’esprit de part et d’autre, et probablement dans une dynamique négativement contagieuse.
Sous la houlette du ministre des Affaires Etrangères de la Coopération Internationale et de l’Intégration Africaine, Abdoulaye Diop, la partie malienne le rabâche à qui veut l’entendre que son mandat consiste à ne jamais transiger sur certains domaines hors du champ de transaction : l’intégrité territoriale, la souveraineté nationale et la laïcité de l’Etat. Il va sans dire donc ni l’autonomie ni le fédéralisme ne saurait être négociables.
Ces lignes rouges tracées au préalable ne sont en réalité que le répondant des volitions populaires sur le sujet. Elles ont connu à ce titre une extension à d’autres aspects sur lesquels les diverses sensibilités de la nation malienne se montrent beaucoup moins flexibles et conciliantes que les hautes autorités, quant au schéma proposé par les médiateurs. Pour nombre d’observateurs, par exemple, l’idée de privilèges accordés sur la base des spécificités géographiques s’assimile à un fédéralisme qui ne dit pas son nom.
Même inflexibilité du côté des mouvements armés séparatistes, qui ne semblent point se contenter du recours aux euphémismes utilisés pour contourner le concept de fédéralisme dans la rédaction du texte proposé par les médiateurs. Leurs représentants disent également à qui veut l’entendre avoir reçu pour consigne de n’accepter aucun schéma qui fasse abstraction d’un statut autre que le fédéral.
Le retour aux démons bellicistes
Cette réponse du berger à la bergère a eu un effet si négatif sur les négociations que le chef de la délégation malienne, à en croire certaines confidences, en a pris un coup de nerfs et lancé à la face de ses interlocuteurs qu’il n’y était pas pour négocier le fédéralisme.
Pour obtenir gain de cause, la médiation algérienne, dans les tractations de coulisse, a même tenté de jouer sur les enjeux de l’intransigeance de la partie rebelle, en agitant l’épouvantail d’un retrait de tout soutien en cas de rejet du schéma de sortie de crise. Mais, il nous revient qu’en réplique à cette intimidation de la partie algérienne, les mouvements rebelles ont exhibé à leur tour leur intention d’étendre leur capacité de déstabilisation jusqu’au territoire algérien.
De quoi jeter le froid sur les négociations qui n’ont pu déboucher sur autre chose que la proposition d’une nouvelle mouture soumise à nouveau à l’examen des protagonistes. Rendez-vous a été pris par la même occasion pour le mois de janvier prochain, selon nos sources, mais avec la certitude qu’aucune incertitude n’est encore levée sur les pourparlers du dialogue inclusif inter-malien.
Il s’agit visiblement d’une prolongation au lendemain peu rassurant et qui commence déjà à profiter aux démons de l’hostilité. Et pour cause, aussitôt après la suspension de la troisième phase, tout aussi infructueuse que les précédentes, les mouvements séparatistes ont choisi de se signaler par un inquiétant positionnement de leur arsenal dans le septentrion, y compris dans des localités naguère abandonnées aux loyalistes comme Djebok (Cercle de Gao). Cette avancée spectaculaire est en effet consécutive au déplacement des mouvements de la plateforme loyaliste vers la frontière nigérienne où la menace du Mujao refait surface ces derniers temps
Quoi qu’il en soit, la prolongation signifie également prolongement de la souffrance de populations qui demeurent sans état, sans administration et donc sans l’accès aux services publics y afférents comme l’école, la santé, la justice, entre autres.
- KEITA
Préaccord d’Alger : Le deuxième éclatement du Mali se profile à l’horizon
Préaccord d’Alger : Le deuxième éclatement du Mali se profile à l’horizon
Le deuxième éclatement du Mali se profile à l’horizon
Malgré une troisième phase non concluante, le processus d’Alger est entré dans la dernière ligne droite de son accomplissement et ne tient plus qu’à un fil : l’assentiment des mouvements armés à tendance séparatiste. Leur caution au schéma proposé par les médiateurs, à l’issue des pourparlers enclenchés depuis quelques mois, consacrerait le terme de plus d’une cinquantaine d’années d’Etat unitaire, la fin d’autant d’années de régime présidentiel et de verticalité des rapports entre le pouvoir central et les pouvoirs locaux.
Plus que les questions de développement ou les stratégies qui s’y rattachent, les aspects institutionnels se seront imposés, ont dominé les pourparlers et polarisé les attentions comme principal enjeu dans l’épreuve de nerfs entre le gouvernement malien et la coalition séparatiste.
En attendant la retrouvaille suivante, les trois mouvements rebelles continuent de se montre encore très tatillons sur la teneur des concepts et veulent évacuer la moindre confusion susceptible de rendre équivoques les acquis arrachés au bout de laborieuses négociations supervisées par la Communauté internationale.
En clair, ils ne semblent guère s’en satisfaire, sans la prise en compte de la dénomination identitaire ‘’Azawad’’, puis l’intégration de la consonance ‘’fédéralisme’’ dans la lexicologie de l’Accord. Les officiels maliens, pour leur part, insistent autant sur certaines nuances équivoques et autres ambivalences sémantiques. Par-delà ces considérations de forme, le texte du ‘’préaccord’’ soumis à l’examen des différents protagonistes ne présente rien de moins, dans ses contenances et substances, que les caractéristiques d’une organisation étatique à orientation fédérale.
Outre l’effectivité du transfert des ressources et des compétences du centre vers les périphéries, une telle lecture est par ailleurs corroborée par une large autonomie dans la gestion des ressources locales ainsi que par la détention d’une légitimité populaire pour ce faire.
Les présidents d’Assemblée régionale sont désormais élus au suffrage universel direct dans leurs territoires respectifs et disposent d’un exécutif propre pour la mise en œuvre de leurs programmes de développement. Les ressources, pour ce faire, ne proviennent pas seulement de l’affectation de quotas budgétaires conséquents issus des ressources nationales. Elles émanent aussi des prélèvements fiscaux locaux pour lesquels le pouvoir régional dispose d’un libre arbitre, dans l’esprit comme dans la lettre du préaccord, dont la signature est annoncée pour Janvier prochain. Idem pour la libre détermination des politiques locales dans les secteurs vitaux comme l’école, la culture, la santé, l’agro-pastoral, etc., parmi une palette variée de domaines relevant tous désormais de la compétence locale.
Pour autant que le schéma va au-delà des seules régions irrédentistes et s’applique à l’ensemble des entités territoriales du Mali, il en résulte logiquement l’imminence -au détriment de l’ensemble étatique unitaire en vigueur depuis le 22 Septembre 1960- de petites entités micro étatiques autonomes sur lesquels le pouvoir centrale n’a pas d’emprise même pour certains secteurs dits de souveraineté (l’armée, la sécurité, la justice, etc.) Pour l’administration de la justice, son influence est nuancée par la résurgence du système traditionnel basé sur les «cadis», tandis que le même document consacre une régionalisation du mécanisme de sécurité.
Ces concessions de souveraineté sont par ailleurs agrémentées par l’opportunité de censurer les décisions du pouvoir central à travers une forte représentation au futur sénat tel que préconisé dans la mouture finale du préaccord. Toutes choses qui doivent normalement consacrer la fin du régime présidentiel dans sa forme actuelle.
Abdrahmane KEITA
Le deuxième éclatement du Mali se profile à l’horizon

Plus que les questions de développement ou les stratégies qui s’y rattachent, les aspects institutionnels se seront imposés, ont dominé les pourparlers et polarisé les attentions comme principal enjeu dans l’épreuve de nerfs entre le gouvernement malien et la coalition séparatiste.
En attendant la retrouvaille suivante, les trois mouvements rebelles continuent de se montre encore très tatillons sur la teneur des concepts et veulent évacuer la moindre confusion susceptible de rendre équivoques les acquis arrachés au bout de laborieuses négociations supervisées par la Communauté internationale.
En clair, ils ne semblent guère s’en satisfaire, sans la prise en compte de la dénomination identitaire ‘’Azawad’’, puis l’intégration de la consonance ‘’fédéralisme’’ dans la lexicologie de l’Accord. Les officiels maliens, pour leur part, insistent autant sur certaines nuances équivoques et autres ambivalences sémantiques. Par-delà ces considérations de forme, le texte du ‘’préaccord’’ soumis à l’examen des différents protagonistes ne présente rien de moins, dans ses contenances et substances, que les caractéristiques d’une organisation étatique à orientation fédérale.
Outre l’effectivité du transfert des ressources et des compétences du centre vers les périphéries, une telle lecture est par ailleurs corroborée par une large autonomie dans la gestion des ressources locales ainsi que par la détention d’une légitimité populaire pour ce faire.
Les présidents d’Assemblée régionale sont désormais élus au suffrage universel direct dans leurs territoires respectifs et disposent d’un exécutif propre pour la mise en œuvre de leurs programmes de développement. Les ressources, pour ce faire, ne proviennent pas seulement de l’affectation de quotas budgétaires conséquents issus des ressources nationales. Elles émanent aussi des prélèvements fiscaux locaux pour lesquels le pouvoir régional dispose d’un libre arbitre, dans l’esprit comme dans la lettre du préaccord, dont la signature est annoncée pour Janvier prochain. Idem pour la libre détermination des politiques locales dans les secteurs vitaux comme l’école, la culture, la santé, l’agro-pastoral, etc., parmi une palette variée de domaines relevant tous désormais de la compétence locale.
Pour autant que le schéma va au-delà des seules régions irrédentistes et s’applique à l’ensemble des entités territoriales du Mali, il en résulte logiquement l’imminence -au détriment de l’ensemble étatique unitaire en vigueur depuis le 22 Septembre 1960- de petites entités micro étatiques autonomes sur lesquels le pouvoir centrale n’a pas d’emprise même pour certains secteurs dits de souveraineté (l’armée, la sécurité, la justice, etc.) Pour l’administration de la justice, son influence est nuancée par la résurgence du système traditionnel basé sur les «cadis», tandis que le même document consacre une régionalisation du mécanisme de sécurité.
Ces concessions de souveraineté sont par ailleurs agrémentées par l’opportunité de censurer les décisions du pouvoir central à travers une forte représentation au futur sénat tel que préconisé dans la mouture finale du préaccord. Toutes choses qui doivent normalement consacrer la fin du régime présidentiel dans sa forme actuelle.
Abdrahmane KEITA
vendredi 5 décembre 2014
Pris pour avoir fait ses valises : Le MNLA est toujours bien installé à Ouaga !
Pris pour avoir fait ses valises : Le MNLA est toujours bien installé à Ouaga !
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Considérés par la presse malienne et certaines ambassades comme ayant plié bagages de la capitale burkinabè, dès la chute du régime Compaoré, les rebelles touareg, d’origines maliennes, qui avaient obtenu l’asile dans ce pays voisin n’a connu aucune perturbation sur ce plan.
Au large du nord-ouest du Burkina Fasso en frontière avec le Mali, où sont installés les refugiés maliens, des résidus du mnla et autres groupes sécessionnistes vivent sans inquiétude, malgré le départ de celui que les autres ont teint en ennemi du Mali pour le fait que son pays ait donné asile à des civils non armés sur le sol du Faso.
A Ouagadougou, c’est en pleins secteurs huppés de la ville comme : Ouaga2000 et Azimmo que vivent toujours les leaders rebelles, sous le couvert de l’asile. Parmi lesquels leaders on a Mahamadou Djéri Maïga, l’ancien député Ibrahim Mohamed Ag Assaleh, qui fait des va et vient entre Ouaga et Alger.
Il y a aussi le chef du mnla, Bilal Ag Achérif, qui, lui, a cherché d’aller au Maroc. Sa demande d’exil a été rejetée par le gouvernement marocain. Raisons ? Paris a mis son doigt dans l’œil de son partenaire marocain. C’est aussi pour éviter la polémique avec l’ennemi Algérien, nous ont indiqué une source proche de la rébellion.
Vers les secteurs périphériques de Ouaga, plusieurs jeunes ayant combattu auprès du mujao et d’Aqmi, se sont retrouvés aux côtés de leurs vieux parents.
Les derniers événements ayant conduit au départ de Blaise Compaoré a fait que beaucoup de tarig (pas de rebelles mais refugiés), craignant pour leur sécurité, se sont émigrés vers Djibo et Mintao (vers la frontière, non loin de Hombori).
Mais, pour ce qui est des leaders de la rébellion, c’est la pluie et le beau temps. Ils vivent comme au temps de Blaise et estiment que c’est l’Etat burkinabé qui leur a donné l’asile et non Blaise.
Haby Sankoré
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Pour ceux qui doutaient que la rébellion touareg était une bande logée, nourrie et soigneusement entretenue par l’ancien président burkinabé Blaise, le moment est venu pour lever l’équivoque.
Considérés par la presse malienne et certaines ambassades comme ayant plié bagages de la capitale burkinabè, dès la chute du régime Compaoré, les rebelles touareg, d’origines maliennes, qui avaient obtenu l’asile dans ce pays voisin n’a connu aucune perturbation sur ce plan.
Au large du nord-ouest du Burkina Fasso en frontière avec le Mali, où sont installés les refugiés maliens, des résidus du mnla et autres groupes sécessionnistes vivent sans inquiétude, malgré le départ de celui que les autres ont teint en ennemi du Mali pour le fait que son pays ait donné asile à des civils non armés sur le sol du Faso.
A Ouagadougou, c’est en pleins secteurs huppés de la ville comme : Ouaga2000 et Azimmo que vivent toujours les leaders rebelles, sous le couvert de l’asile. Parmi lesquels leaders on a Mahamadou Djéri Maïga, l’ancien député Ibrahim Mohamed Ag Assaleh, qui fait des va et vient entre Ouaga et Alger.
Il y a aussi le chef du mnla, Bilal Ag Achérif, qui, lui, a cherché d’aller au Maroc. Sa demande d’exil a été rejetée par le gouvernement marocain. Raisons ? Paris a mis son doigt dans l’œil de son partenaire marocain. C’est aussi pour éviter la polémique avec l’ennemi Algérien, nous ont indiqué une source proche de la rébellion.
Vers les secteurs périphériques de Ouaga, plusieurs jeunes ayant combattu auprès du mujao et d’Aqmi, se sont retrouvés aux côtés de leurs vieux parents.
Les derniers événements ayant conduit au départ de Blaise Compaoré a fait que beaucoup de tarig (pas de rebelles mais refugiés), craignant pour leur sécurité, se sont émigrés vers Djibo et Mintao (vers la frontière, non loin de Hombori).
Mais, pour ce qui est des leaders de la rébellion, c’est la pluie et le beau temps. Ils vivent comme au temps de Blaise et estiment que c’est l’Etat burkinabé qui leur a donné l’asile et non Blaise.
Haby Sankoré
Exaspéré par l’intransigeance du MNLA et autres… Le Front Populaire de l’Azawad démissionne de la Coordination des Mouvements de l’Azawad
Exaspéré par l’intransigeance du MNLA et autres… Le Front Populaire de l’Azawad démissionne de la Coordination des Mouvements de l’Azawad
Le Front Populaire de l’Azawad démissionne de la Coordination des Mouvements de l’Azawad
C’est fait ! Les premières fissures apparaissent désormais au sein de la Coordination des Mouvements de l’Azawad regroupant les différents courants indépendantistes. Le Front Populaire de l’Azawad (FPA), à sa tête le Colonel Hassane Ag Mehdi vient de claquer la porte de la coordination non sans prendre faits et cause pour le Mali.
Dans une correspondance qui nous est parvenue et en date du 29 novembre 2014 (lire le document), le secrétaire général du Front Populaire de l’Azawad, le Colonel Hassane Ag Mehdi annonce la démission de son entité (le Front Populaire de l’Azawad) de la Coordination des Mouvements de l’Azawad et surtout, «en appelle à l’unité des uns et des autres pour sauver le Mali uni et réconcilié». Il invite en outre, «tous les belligérants à venir à la raison afin d’aider la Communauté internationale et la Médiation à travers son chef de fil, l’Algérie, à sauver notre pays en particulier, et la sous-région en général».
Signalons que le Colonel Mehdi est l’un des anciens de la Libye et a toujours œuvré aux côtés du Mali avant l’occupation par les jihadistes. Quand bien même son organisation ait rejoint la Coordination des Mouvements de l’Azawad, il a toujours gardé sa fibre patriotique malienne. Cette déclaration atteste qu’il ne l’a jamais perdue.
Mais si Mehdi lui, a les coudées franches pour s’affranchir du diktat, voire de la menace des jihadistes, les véritables maîtres du jeu sur le terrain, tel n’est pas le cas des autres mouvements membres de la Coordination. Dans la pratique en effet, ce sont les groupes narcojihadistes (Ançardine, MUJAO, etc.), qui détiennent en ce moment en otages, les membres des mouvements séparatistes, les menaçant de les abattre ou de s’en prendre aux leurs s’ils signaient un quelconque accord avec le l’Etat malien. C’est bien cette menace qui est à l’origine profonde du blocage des pourparlers d’Alger.
Mais que veulent donc les narcojihadistes, eux qui s’étaient pourtant insurgés contre toute scission du pays réclamée par les groupes séparatistes, au début de l’occupation ? Dans les faits, les groupes jihadistes restent droits dans leurs bottes. Au lieu d’un Etat indépendant et laïc voulu par les séparatistes de l’Azawad, eux veulent plutôt un Etat islamique malien et qui serait le prolongement de celui de Syrie, Irak, Libye, entre autres. Dans leur entendement, il n’existe pas de frontière terrestre sur la terre d’Allah. Le monde entier doit être islamisé.
Une lecture que la communauté internationale semble avoir finalement comprise d’où le redéploiement de la force française BARKHANE aux frontières du Niger et de la Libye, de la MINUSMA dans la zone de Kidal. Pour tout dire, les groupes islamistes au Nord du pays, préparent en ce moment le terrain à l’Etat Islamique.
Cela, le Front Populaire de l’Azawad semble avoir également compris d’où cette déclaration.
A Kidal, à proprement parler, les populations expriment désormais leur ras-le-bol face à la présence des groupes d’occupation, qu’ils soient narcojihadistes ou séparatistes et réclament la présence de l’Etat malien. Il faudra, en tout état de cause, craindre des attentats visant à éliminer d’éventuels empêcheurs de tourner en rond dans les deux camps. C’est à la guerre comme à la guerre !
En attendant, l’Etat du Mali peut et doit tirer profit de cette démission du colonel Ag Mehdi. D’autres démissions sont attendues.
B.S. Diarra
Le FPA rappelle :
Le FPA, par la présente décide de démissionner de la Coordination des Mouvements de l’Azawad en restant fidèle aux intérêts de l’AZAWAD.
Le FMP lance un appel à tous les belligérants pour venir à la raisopn afin d’aider la Communauté internationale et la Médiation à travers son chef de fil, l’Algérie, à sauver notre pays en particulier, et la sous-region en général.
Signature : Pour le FPA
Le secrétaire Général
Colonel Hassane Ag Mehdi
Le Front Populaire de l’Azawad démissionne de la Coordination des Mouvements de l’Azawad
C’est fait ! Les premières fissures apparaissent désormais au sein de la Coordination des Mouvements de l’Azawad regroupant les différents courants indépendantistes. Le Front Populaire de l’Azawad (FPA), à sa tête le Colonel Hassane Ag Mehdi vient de claquer la porte de la coordination non sans prendre faits et cause pour le Mali.
Dans une correspondance qui nous est parvenue et en date du 29 novembre 2014 (lire le document), le secrétaire général du Front Populaire de l’Azawad, le Colonel Hassane Ag Mehdi annonce la démission de son entité (le Front Populaire de l’Azawad) de la Coordination des Mouvements de l’Azawad et surtout, «en appelle à l’unité des uns et des autres pour sauver le Mali uni et réconcilié». Il invite en outre, «tous les belligérants à venir à la raison afin d’aider la Communauté internationale et la Médiation à travers son chef de fil, l’Algérie, à sauver notre pays en particulier, et la sous-région en général».
Signalons que le Colonel Mehdi est l’un des anciens de la Libye et a toujours œuvré aux côtés du Mali avant l’occupation par les jihadistes. Quand bien même son organisation ait rejoint la Coordination des Mouvements de l’Azawad, il a toujours gardé sa fibre patriotique malienne. Cette déclaration atteste qu’il ne l’a jamais perdue.
Mais si Mehdi lui, a les coudées franches pour s’affranchir du diktat, voire de la menace des jihadistes, les véritables maîtres du jeu sur le terrain, tel n’est pas le cas des autres mouvements membres de la Coordination. Dans la pratique en effet, ce sont les groupes narcojihadistes (Ançardine, MUJAO, etc.), qui détiennent en ce moment en otages, les membres des mouvements séparatistes, les menaçant de les abattre ou de s’en prendre aux leurs s’ils signaient un quelconque accord avec le l’Etat malien. C’est bien cette menace qui est à l’origine profonde du blocage des pourparlers d’Alger.
Mais que veulent donc les narcojihadistes, eux qui s’étaient pourtant insurgés contre toute scission du pays réclamée par les groupes séparatistes, au début de l’occupation ? Dans les faits, les groupes jihadistes restent droits dans leurs bottes. Au lieu d’un Etat indépendant et laïc voulu par les séparatistes de l’Azawad, eux veulent plutôt un Etat islamique malien et qui serait le prolongement de celui de Syrie, Irak, Libye, entre autres. Dans leur entendement, il n’existe pas de frontière terrestre sur la terre d’Allah. Le monde entier doit être islamisé.
Une lecture que la communauté internationale semble avoir finalement comprise d’où le redéploiement de la force française BARKHANE aux frontières du Niger et de la Libye, de la MINUSMA dans la zone de Kidal. Pour tout dire, les groupes islamistes au Nord du pays, préparent en ce moment le terrain à l’Etat Islamique.
Cela, le Front Populaire de l’Azawad semble avoir également compris d’où cette déclaration.
A Kidal, à proprement parler, les populations expriment désormais leur ras-le-bol face à la présence des groupes d’occupation, qu’ils soient narcojihadistes ou séparatistes et réclament la présence de l’Etat malien. Il faudra, en tout état de cause, craindre des attentats visant à éliminer d’éventuels empêcheurs de tourner en rond dans les deux camps. C’est à la guerre comme à la guerre !
En attendant, l’Etat du Mali peut et doit tirer profit de cette démission du colonel Ag Mehdi. D’autres démissions sont attendues.
B.S. Diarra
DECLARATION DU FRONT POPULAIRE DE L’AZAWAD
Ce jour 29 novembre 2014 à TIN TABAKATE, le Front Populaire de l’Azawad (FPA), après une analyse approfondie et constructive du conflit qui oppose l’Azawad au gouvernement du Mali à travers la coordination des Mouvements de l’AZAWAD ;Le FPA rappelle :
- Les termes de l’accord du 18 juin 2013 de Ouagadougou ;
- Le libellé de la feuille de route de juillet 2014 à Alger ;
- Les propositions faites au 1er, 2ème et 3ème round des négociations d’Alger ;
- Les divergences de points de vue avec les mouvements avec lesquels il en coordination depuis la rencontre de Ouagadougou depuis le 29 mai 2013
- Les blocages permanents et les malentendus le long des pourparlers du processus d’Alger ;
- Le risque d’une impasse aux conséquences dangereuses ;
- Les souffrances croissantes des populations sur le terrain
- L’absence d’un plan d’urgence au bénéfice des populations misérables de l’AZAWAD
Le FPA, par la présente décide de démissionner de la Coordination des Mouvements de l’Azawad en restant fidèle aux intérêts de l’AZAWAD.
Le FMP lance un appel à tous les belligérants pour venir à la raisopn afin d’aider la Communauté internationale et la Médiation à travers son chef de fil, l’Algérie, à sauver notre pays en particulier, et la sous-region en général.
Signature : Pour le FPA
Le secrétaire Général
Colonel Hassane Ag Mehdi
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