Le Temps d'Algérie - Des manifestants touareg envahissent l'aéroport de Kidal, une visite du Premier ministre annulée
Le Premier ministre malien, Oumar Tatam Ly, a été contraint jeudi d'annuler
samedi 30 novembre 2013
Des Touareg envahissent l'aéroport de Kidal - International - El Watan
Des Touareg envahissent l'aéroport de Kidal - International - El Watan
Le Premier ministre malien, Oumar Tatam Ly, a dû annuler hier une visite à Kidal, après «l'intrusion de manifestants à l'aéroport de cette ville du nord-est du Mali», selon des sources concordantes citées par l’AFP.
Le Premier ministre malien, Oumar Tatam Ly, a dû annuler hier une visite à Kidal, après «l'intrusion de manifestants à l'aéroport de cette ville du nord-est du Mali», selon des sources concordantes citées par l’AFP.
«Alors que nous nous apprêtions à recevoir le Premier ministre, quelques centaines de jeunes et de femmes soutenus par des responsables du Mouvement national de libération de l'Azawad, rébellion touareg (MNLA) se sont dirigés vers l'aérodrome de Kidal, décidés à empêcher l'avion (du Premier ministre) d'atterrir», a déclaré à l'AFP Ismael Touré, fonctionnaire au gouvernorat de Kidal. «Deux jeunes étaient armés parmi les manifestants qui criaient ''Vive l'Azawad, vive le MNLA''», a précisé une source militaire africaine de Kidal.
Les militaires maliens auraient tiré par la suite sur les protestataires, blessant trois civils, un homme et deux femmes. Dans une autre version, l'armée aurait tiré sur «trois ou quatre femmes», a précisé une source française à La Croix. Interrogé par l'AFP, un responsable de l'état-major de l'armée sur place à Kidal a démenti ces accusations. Oumar Tatam Ly devait effectuer hier sa première visite à Kidal depuis son accession au poste de Premier ministre en septembre 2013. Kidal est «le fief des rebelles du MNLA qui avait repris pied dans la localité à la faveur de l'intervention militaire française en janvier dans le nord du Mali», selon l’AFP.
Les militaires maliens auraient tiré par la suite sur les protestataires, blessant trois civils, un homme et deux femmes. Dans une autre version, l'armée aurait tiré sur «trois ou quatre femmes», a précisé une source française à La Croix. Interrogé par l'AFP, un responsable de l'état-major de l'armée sur place à Kidal a démenti ces accusations. Oumar Tatam Ly devait effectuer hier sa première visite à Kidal depuis son accession au poste de Premier ministre en septembre 2013. Kidal est «le fief des rebelles du MNLA qui avait repris pied dans la localité à la faveur de l'intervention militaire française en janvier dans le nord du Mali», selon l’AFP.
Nord-Mali: vers une reprise de la rébellion touareg?
Nord-Mali: vers une reprise de la rébellion touareg?
Après ce qu’il considère comme des "exactions" commises par l’armée malienne jeudi à l'aéroport de Kidal, le MNLA a annoncé qu'il reprenait la guerre.
Faut-il craindre une reprise de la rébellion Touareg au Nord-Mali ?
Après ce qu’il considère comme des "exactions" commises par l’armée malienne jeudi à l'aéroport de Kidal, le MNLA a annoncé qu'il reprenait la guerre contre l'armée malienne.
"Là où on trouvera l’armée malienne, on lancera l’assaut sur elle. Ce sera automatique. Les mises en garde sont terminées", a déclaré à l'AFP Mahamadou Djeri Maïga, vice-président de la rébellion touareg.
Jeudi, quelques centaines de manifestants avaient pénétré dans l'aéroport de Kidal (nord-est), au moment de l’arrivee de l’avion transportant le Premier ministre malien Oumar Tatam Ly.
Les militaires maliens ont ouvert le feu sur ces manifestants.
Selon le MNLA cité par l’AFP, les tirs "à balles réelles", "sur des femmes et des enfants qui manifestaient pacifiquement", ont fait un mort et cinq blessés.
Idrissa Seydou Dia a obtenu la réaction d'un leader du Mouvement nationale de libération de l'Azawad (MNLA).
Ces nouveaux incidents illustrent la situation sécuritaire très précaire à Kidal. De nombreux habitants vivent dans la peur, comme l'explique cet habitant de la ville qui a requis l’anonymat pour raisons de sécurité.
Après ce qu’il considère comme des "exactions" commises par l’armée malienne jeudi à l'aéroport de Kidal, le MNLA a annoncé qu'il reprenait la guerre contre l'armée malienne.
"Là où on trouvera l’armée malienne, on lancera l’assaut sur elle. Ce sera automatique. Les mises en garde sont terminées", a déclaré à l'AFP Mahamadou Djeri Maïga, vice-président de la rébellion touareg.
Jeudi, quelques centaines de manifestants avaient pénétré dans l'aéroport de Kidal (nord-est), au moment de l’arrivee de l’avion transportant le Premier ministre malien Oumar Tatam Ly.
Les militaires maliens ont ouvert le feu sur ces manifestants.
Selon le MNLA cité par l’AFP, les tirs "à balles réelles", "sur des femmes et des enfants qui manifestaient pacifiquement", ont fait un mort et cinq blessés.
Idrissa Seydou Dia a obtenu la réaction d'un leader du Mouvement nationale de libération de l'Azawad (MNLA).
Ataye Ag Mohamed, porte-parole du MNLA
Ces nouveaux incidents illustrent la situation sécuritaire très précaire à Kidal. De nombreux habitants vivent dans la peur, comme l'explique cet habitant de la ville qui a requis l’anonymat pour raisons de sécurité.
Un habitant de Kidal joint par Chérubin Dorcil
Mali: les rebelles touareg vont reprendre la guerre | L'ESSOR
Mali: les rebelles touareg vont reprendre la guerre | L'ESSOR
Mali: les rebelles touareg vont reprendre la guerre
La rébellion touareg a annoncé vendredi qu’elle reprenait la guerre contre l’armée
Mali: les rebelles touareg vont reprendre la guerre
La rébellion touareg a annoncé vendredi qu’elle reprenait la guerre contre l’armée
mercredi 27 novembre 2013
La République assassinée. | Dépêches du Mali – Le Blog
La République assassinée. | Dépêches du Mali – Le Blog
République assassinée.
République assassinée.
Le 19 septembre dernier, une manifestation « mondaine » donnait une triste mais réaliste image du Mali. Un Président de la République au mieux « mécontent » de l’organisation par
Ghislaine, Claude, j’ai tellement de chagrin | Dépêches du Mali – Le Blog
Ghislaine, Claude, j’ai tellement de chagrin | Dépêches du Mali – Le Blog
Publié le 11 novembre 2013 par Donaig Le Du
Publié le 11 novembre 2013 par Donaig Le Du
Cet article a été publié dans le journal en ligne huffingtonpost.fr.
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Je viens de voir ces images terrifiantes. Les caisses débarquées d’un avion de l’armée française. Les larmes coulent, enfin, et ça fait du bien.
Vous êtes allés trouver la mort dans ce Sahara que j’aime tant et depuis si longtemps, dans ce Sahara que je ne reconnais plus.
A Kidal en juillet dernier il y avait tous ces types un peu
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Je viens de voir ces images terrifiantes. Les caisses débarquées d’un avion de l’armée française. Les larmes coulent, enfin, et ça fait du bien.
Vous êtes allés trouver la mort dans ce Sahara que j’aime tant et depuis si longtemps, dans ce Sahara que je ne reconnais plus.
A Kidal en juillet dernier il y avait tous ces types un peu
La situation de Kidal : Des nuages entre IBK et Blaise Compaoré ? Les « relations sont cordiales et fraternelles », répond Djibril Bassolé - maliweb.net
La situation de Kidal : Des nuages entre IBK et Blaise Compaoré ? Les « relations sont cordiales et fraternelles », répond Djibril Bassolé - maliweb.net
Les relations entre le président malien IBK (Ibrahim Boubakar Keïta) et le président burkinabè seraient froides. Des divergences sur Kidal opposeraient les deux présidents, selon la presse. Mais Djibrill Bassolé, Ministre burkinabè des Affaires Étrangères, a démenti cette situation lors d’un point de presse ce 21 novembre 2013 à Ouagadougou.
“Il n’y a jamais eu de divergences de cette nature” entre

“Il n’y a jamais eu de divergences de cette nature” entre
mardi 26 novembre 2013
Adhésion de l’Azawad à l’Organisation des Etats Africains Émergents (OEAS)
Adhésion de l’Azawad à l’Organisation des Etats Africains Émergents (OEAS)
Le 18 novembre 2013, l'Azawad a été admis en tant que membre de l’Organisation des Etats Africains Émergents, l’OAES (Organization of Emerging African States), une organisation intergouvernementale qui défend les intérêts de l'autodétermination nationale en Afrique. Basée à Washington DC, l’OEAS est membre observateur de l’ONU. Elle a été créée en 2010 sur les principes de la Déclaration de Washington relative à l’autodétermination en Afrique.
L’Organisation des Etats Africains Émergents (OAES) se définit comme une organisation qui lutte pour l'autodétermination des peuples africains et la fin des frontières coloniale en Afrique, considérant celles-ci comme étant une construction artificielle du 20è siècle à l’origine de millions de victimes en Afrique.
Le destin tragique de l’Azawad depuis 1963 étant la conséquence directe du maintien forcé des frontières coloniales et du déni du droit international à l’autodétermination des peuples, pourtant reconnu et garanti par le droit international, l’Azawad a rejoint les Etats membres de l'OAES dont il devient le 13è membre. Les membres de L’OEAS, dont notamment le Biafra, le Sud Cameroun, le Cabinda, les Iles Canaries et la Kabylie, sont unis par un principe commun : ils luttent tous pour l’autodétermination de leurs peuples et croient fermement que l’autodétermination des peuples d’Afrique est inéluctable.
En vertu de son adhésion à la déclaration de Washington sur l’autodétermination en Afrique, l'Azawad a rejoint l’Organisation des Etats Africains Emergents (OEAS) et y est représentée par le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) à compter du 18 novembre 2013, pour faire et valoir ce que de droit.
Chargé de communication
Adhésion de l’Azawad à l’Organisation des Etats Africains Émergents (OEAS)
Le 18 novembre 2013, l'Azawad a été admis en tant que membre de l’Organisation des Etats Africains Émergents, l’OAES (Organization of Emerging African States), une organisation intergouvernementale qui défend les intérêts de l'autodétermination nationale en Afrique. Basée à Washington DC, l’OEAS est membre observateur de l’ONU. Elle a été créée en 2010 sur les principes de la Déclaration de Washington relative à l’autodétermination en Afrique.
L’Organisation des Etats Africains Émergents (OAES) se définit comme une organisation qui lutte pour l'autodétermination des peuples africains et la fin des frontières coloniale en Afrique, considérant celles-ci comme étant une construction artificielle du 20è siècle à l’origine de millions de victimes en Afrique.
Le destin tragique de l’Azawad depuis 1963 étant la conséquence directe du maintien forcé des frontières coloniales et du déni du droit international à l’autodétermination des peuples, pourtant reconnu et garanti par le droit international, l’Azawad a rejoint les Etats membres de l'OAES dont il devient le 13è membre. Les membres de L’OEAS, dont notamment le Biafra, le Sud Cameroun, le Cabinda, les Iles Canaries et la Kabylie, sont unis par un principe commun : ils luttent tous pour l’autodétermination de leurs peuples et croient fermement que l’autodétermination des peuples d’Afrique est inéluctable.
En vertu de son adhésion à la déclaration de Washington sur l’autodétermination en Afrique, l'Azawad a rejoint l’Organisation des Etats Africains Emergents (OEAS) et y est représentée par le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) à compter du 18 novembre 2013, pour faire et valoir ce que de droit.
Kidal, le 22 novembre 2013
Mossa Ag Attaher,Chargé de communication
lundi 25 novembre 2013
Législatives au Mali : les rebelles se recyclent dans les urnes
Législatives au Mali : les rebelles se recyclent dans les urnes

Après la présidentielle en août, des élections législatives ont lieu aujourd’hui au Mali…où la situation est loin d’être normalisée.
Sidy Keita | Publié le 24.11.2013, 08h29

Vingt mois après le coup d’Etat du 21 mars 2012, et un peu moins d’un an après l’intervention française dans le nord du pays, les élections législatives d’aujourd’hui marquent le retour à l’ordre constitutionnel au Mali. Mais la dégradation de la situation sécuritaire dans le Nord inquiète. 6,5 millions d’électeurs doivent élire les 147 députés qui les représenteront à l’Assemblée nationale, réduite ces dernières années à une chambre d’enregistrement d’un pouvoir corrompu ayant conduit le pays à sa perte.
Un premier test pour le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Elu en août dernier avec plus de 77% des voix en promettant fermeté et restauration de l’honneur bafoué, IBK est déjà critiqué. Notamment parce que, depuis son élection, l’ex-capitaine putschiste Amadou Sanogo a été promu général et refuse de comparaître devant la justice malgré les crimes dont il est soupçonné. Plusieurs importants partis politiques se disent « choqués par la complaisance que manifeste le gouvernement à l’égard du capitaine Sanogo, qui donne l’impression d’être intouchable ». Et d’anciens membres de la junte occupent toujours aujourd’hui de hautes fonctions.
Les Maliens ont par ailleurs appris avec stupéfaction que plusieurs rebelles de premier plan ont non seulement vu leurs mandats d’arrêt levés, mais qu’ils sont candidats à la députation dans la région de Kidal sous les couleurs du RPM, le parti présidentiel. A Bamako, le fils du président est lui aussi candidat du RPM. « Le moment viendra où les Maliens vont juger. Cultiver l’impunité après avoir promis la fermeté, c’est très grave », dénonce Soumaïla Cissé, arrivé second à la présidentielle. Depuis la région de Tombouctou où il fait campagne « en pataugeant dans l’eau, en dormant dans des pirogues et en mettant des heures pour faire 12 km », le candidat de Niafunké dresse un sombre tableau de la situation : « Je suis obligé de payer des militaires à mes frais pour pouvoir faire campagne en sécurité, et la zone reste complètement sous-administrée. »
Bientôt un an après la libération des trois régions du Nord par l’armée française, le ciel s’assombrit à nouveau. Meurtre des deux journalistes français de RFI à Kidal, tirs sur Gao, mines meurtrières, assassinats de familles de militaires touaregs loyalistes… le gigantesque Nord est loin d’être sécurisé malgré la présence de milliers de militaires maliens, français et de la Minusma. Les scénarios les plus pessimistes ne sont plus écartés par les connaisseurs. « La situation s’est dégradée ces derniers mois. Il n’est pas à exclure que les terroristes reviennent et que la France soit là pour longtemps », envisage une source malienne bien informée. Dans ce contexte, l’allégement prévu du dispositif français à « environ 1000 hommes » après le second tour des législatives, le 15 décembre, pourrait être repensé.
Plus de 100 observateurs électoraux sont présents pour le compte de l’Union européenne, mais seulement trois se rendront dans le Nord « pour des raisons de sécurité ». Le nord du pays est loin d’être revenu dans le giron du Mali.
Un premier test pour le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Elu en août dernier avec plus de 77% des voix en promettant fermeté et restauration de l’honneur bafoué, IBK est déjà critiqué. Notamment parce que, depuis son élection, l’ex-capitaine putschiste Amadou Sanogo a été promu général et refuse de comparaître devant la justice malgré les crimes dont il est soupçonné. Plusieurs importants partis politiques se disent « choqués par la complaisance que manifeste le gouvernement à l’égard du capitaine Sanogo, qui donne l’impression d’être intouchable ». Et d’anciens membres de la junte occupent toujours aujourd’hui de hautes fonctions.
Les Maliens ont par ailleurs appris avec stupéfaction que plusieurs rebelles de premier plan ont non seulement vu leurs mandats d’arrêt levés, mais qu’ils sont candidats à la députation dans la région de Kidal sous les couleurs du RPM, le parti présidentiel. A Bamako, le fils du président est lui aussi candidat du RPM. « Le moment viendra où les Maliens vont juger. Cultiver l’impunité après avoir promis la fermeté, c’est très grave », dénonce Soumaïla Cissé, arrivé second à la présidentielle. Depuis la région de Tombouctou où il fait campagne « en pataugeant dans l’eau, en dormant dans des pirogues et en mettant des heures pour faire 12 km », le candidat de Niafunké dresse un sombre tableau de la situation : « Je suis obligé de payer des militaires à mes frais pour pouvoir faire campagne en sécurité, et la zone reste complètement sous-administrée. »
Bientôt un an après la libération des trois régions du Nord par l’armée française, le ciel s’assombrit à nouveau. Meurtre des deux journalistes français de RFI à Kidal, tirs sur Gao, mines meurtrières, assassinats de familles de militaires touaregs loyalistes… le gigantesque Nord est loin d’être sécurisé malgré la présence de milliers de militaires maliens, français et de la Minusma. Les scénarios les plus pessimistes ne sont plus écartés par les connaisseurs. « La situation s’est dégradée ces derniers mois. Il n’est pas à exclure que les terroristes reviennent et que la France soit là pour longtemps », envisage une source malienne bien informée. Dans ce contexte, l’allégement prévu du dispositif français à « environ 1000 hommes » après le second tour des législatives, le 15 décembre, pourrait être repensé.
Plus de 100 observateurs électoraux sont présents pour le compte de l’Union européenne, mais seulement trois se rendront dans le Nord « pour des raisons de sécurité ». Le nord du pays est loin d’être revenu dans le giron du Mali.
Le Parisien
Nord-Mali | Mali : des proches du général Gamou assassinés près de Gao, un "avertissement" ? | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
Nord-Mali | Mali : des proches du général Gamou assassinés près de Gao, un "avertissement" ? | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
Vers 2h du matin, plusieurs hommes sont entrés dans la maison du chef de la tribu locale, Erzaghi Ag Bayes, un membre de la famille que le général Gamou appelle affectueusement "son vieux". Ils ont tiré plusieurs coups de feu, tuant le notable, sa petite-fille de 4 ans, et blessant grièvement sa femme et sa fille de 10 ans, toutes deux évacuées en urgence à l'hôpital de Gao. Les assassins, dont l'identité et les motivations sont encore méconnues, ont réussi à prendre la fuite. Dans un communiqué publié le 19 novembre, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) s'est empressé d'accuser le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) d'être derrière ce crime. Il pourrait également s'agir d'un règlement de compte, visant Gamou à travers ses proches, ou encore d'un acte crapuleux commis par des bandits. Selon une source locale, le chef de tribu avait une importante somme d'argent sur lui au moment des faits.
"Je ne sais pas si ce crime est liée à ma personne, l'enquête le dira, nous a confié le général Gamou, joint par téléphone. Ce sont peut-être les mêmes qui ont voulu m'assassiner au Niger." Le 2 décembre 2012, alors basé à Niamey avec ses hommes, le gradé malien avait échappé de peu à une tentative d'assassinat. Un homme à moto avait foncé sur lui, tirant plusieurs balles sans atteindre sa cible.
Ennemi juré d'Iyad Ag Ghaly
El Hadj Ag Gamou, récemment promu général par le président Ibrahim Boubacar Keïta, est une figure de l'armée malienne. Cet officier touareg, réfugié au Niger durant le second semestre 2012 après avoir feint un ralliement à la rébellion du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), a activement participé à l'intervention militaire franco-africaine contre les groupes jihadistes au Nord-Mali au début de l'année 2013. Issu du clan touareg des Imghad, il est l'ennemi juré du MNLA et surtout d'Iyad Ag Ghaly, chef du mouvement islamiste Ansar Eddine et membre de la tribu des Ifoghas, les "nobles" touaregs qui contrôlent Kidal.
Une bruit court à Bamako selon lequel le général Gamou pourrait être prochainement appelé à se déployer, avec son contingent, dans ce bastion de la rébellion touarègue. Entre 20 et 50 de ses hommes feraient déjà partie du bataillon de l'armée malienne présent sur place et informeraient leur supérieur de l'évolution de la situation. Selon une source non-gouvernementale à Bamako, l'assassinat des proches de Gamou pourrait être "une sorte d'avertissement" en vue de l'éventuelle arrivée du général touareg à Kidal
Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Nord-Mali | Mali : des proches du général Gamou assassinés près de Gao, un "avertissement" ? | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
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Deux membres de la famille du général El Hajd Ag Gamou, figure touarègue de l'armée malienne, ont été tués par des hommes armés dans la nuit de dimanche à lundi près de Gao. Les assassins et leurs motivations sont encore méconnus.
Deux proches parents du général El Hadj Ag Gamou, haut responsable touareg de l'armée malienne, ont été assassinés dans la nuit du dimanche 17 au lundi 18 novembre par des inconnus armés dans leur village d'Intakabar, à une cinquantaine de kilomètres au nord d'Ansongo.Vers 2h du matin, plusieurs hommes sont entrés dans la maison du chef de la tribu locale, Erzaghi Ag Bayes, un membre de la famille que le général Gamou appelle affectueusement "son vieux". Ils ont tiré plusieurs coups de feu, tuant le notable, sa petite-fille de 4 ans, et blessant grièvement sa femme et sa fille de 10 ans, toutes deux évacuées en urgence à l'hôpital de Gao. Les assassins, dont l'identité et les motivations sont encore méconnues, ont réussi à prendre la fuite. Dans un communiqué publié le 19 novembre, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) s'est empressé d'accuser le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) d'être derrière ce crime. Il pourrait également s'agir d'un règlement de compte, visant Gamou à travers ses proches, ou encore d'un acte crapuleux commis par des bandits. Selon une source locale, le chef de tribu avait une importante somme d'argent sur lui au moment des faits.
"Je ne sais pas si ce crime est liée à ma personne, l'enquête le dira, nous a confié le général Gamou, joint par téléphone. Ce sont peut-être les mêmes qui ont voulu m'assassiner au Niger." Le 2 décembre 2012, alors basé à Niamey avec ses hommes, le gradé malien avait échappé de peu à une tentative d'assassinat. Un homme à moto avait foncé sur lui, tirant plusieurs balles sans atteindre sa cible.
Ennemi juré d'Iyad Ag Ghaly
El Hadj Ag Gamou, récemment promu général par le président Ibrahim Boubacar Keïta, est une figure de l'armée malienne. Cet officier touareg, réfugié au Niger durant le second semestre 2012 après avoir feint un ralliement à la rébellion du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), a activement participé à l'intervention militaire franco-africaine contre les groupes jihadistes au Nord-Mali au début de l'année 2013. Issu du clan touareg des Imghad, il est l'ennemi juré du MNLA et surtout d'Iyad Ag Ghaly, chef du mouvement islamiste Ansar Eddine et membre de la tribu des Ifoghas, les "nobles" touaregs qui contrôlent Kidal.
Une bruit court à Bamako selon lequel le général Gamou pourrait être prochainement appelé à se déployer, avec son contingent, dans ce bastion de la rébellion touarègue. Entre 20 et 50 de ses hommes feraient déjà partie du bataillon de l'armée malienne présent sur place et informeraient leur supérieur de l'évolution de la situation. Selon une source non-gouvernementale à Bamako, l'assassinat des proches de Gamou pourrait être "une sorte d'avertissement" en vue de l'éventuelle arrivée du général touareg à Kidal
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