lundi 25 juin 2012

Mali : le FDR et l’ ADPS optent pour l’ organisation d’ un Congrès Extraordinaire du Peuple Malien

AfriSCOOPMali : le FDR et l’ ADPS optent pour l’ organisation d’ un Congrès Extraordinaire du Peuple Malien - L'actualité africaine en temps réel

Mali : le FDR et l’ ADPS optent pour l’ organisation d’ un Congrès Extraordinaire du Peuple Malien



(Xinhua) — Le Front uni pour la Sauvegarde de la Démocratie et de la République (FDR) et l’ Alliance des Démocrates Patriotes pour la Sortie de crise (ADPS) ont proposé samedi dernier l’ organisation d’ un Congrès Extraordinaire du Peuple Malien, en termes de propositions de sortie de crise dans ce pays.
Selon les responsables deux structures anti-putsch qui étaient face à la presse ce samedi, ledit congrès "sera préparé par une Commission Nationale de Réflexion Préparatoire et convoqué par le Président de la Transition, Son Excellence Monsieur Dioncounda Traoré".
Cette proposition à l’ image de 5 autres ont faites à travers un "mémorandum qui a été rédigé suite aux rencontres qui ont eu lieu les 13, 16 et 17 juin 2012 entre le FDR et ADPS, présidés respectivement par Siaka Diakité et Soumana Sako".
Les responsables de ces deux regroupements de partis politiques et d’ associations ont "regretté le fait que depuis mois après son installation, le gouvernement de Cheick Modibo Diarra n’ a entreprise aucune action concrète à l’ endroit du nord de notre pays".
Le FDR et l’ ADPS ont réitéré leur adhésion à la décision de prorogation du mandat de l’ Assemblée Nationale jusqu’ aux prochaines élections législatives "sous réserve de la mise en place auprès du Président de la Transition d’ un Conseil de la République comprenant les représentants de la classe politique et de la société civile".
Dans ce mémorandum, un accent particulier est mis sur la "’mise en place d’ un Gouvernement inclusif et plus représentatif bénéficiant de la caution politique et sociale la plus large possible lui permettant de relever les défis existentiels auxquels le pays est confronté".

Mali: le Premier ministre soutient la négociation lors d'une visite au médiateur | Slate Afrique

Mali: le Premier ministre soutient la négociation lors d'une visite au médiateur | Slate Afrique

Mali: le Premier ministre soutient la négociation lors d'une visite au médiateur

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Slate Afrique avec l'AFP
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Le Premier ministre malien par intérim Cheikh Modibo Diarra (g) en visite au Burkina Faso le 22 juin 2012 AFP Ahmed Ouoba La négociation est la "première option" pour résoudre la crise dans le nord du Mali, contrôlé par des groupes armés, a déclaré vendredi le Premier ministre par intérim Cheikh Modibo Diarra, reçu par le président burkinabè et médiateur Blaise Compaoré.
"Nous avons toujours dit (...) que la négociation est notre première option", a indiqué M. Diarra à l'issue d'un entretien au palais présidentiel de Ouagadougou avec M. Compaoré, médiateur de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) dans la crise au Mali.
"Nous n'avons ni peur ni honte de négocier parce que nous avons affaire à des compatriotes maliens", a-t-il poursuivi en référence aux groupes armés.
"Nous avons dit en son temps que nous ne voulions pas nécessairement la guerre" mais que, "si la négociation n'était pas possible, nous étions prêts" à une "guerre qui mettrait fin à la guerre", a-t-il souligné.
Au terme d'une tournée dans des pays concernés par la crise qui l'a conduit en Algérie, en Mauritanie et en France, le Premier ministre malien a précisé être venu chez M. Compaoré voir "les opportunités de négociation afin qu'au niveau gouvernemental le Mali décide de ses options".
Sa visite au Burkina Faso survient au moment où deux des mouvements armés qui contrôlent le Nord malien depuis fin mars ont des délégations à Ouagadougou depuis plusieurs jours: les islamistes d'Ansar Dine et la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA).
A l'issue d'une rencontre lundi avec M. Compaoré, la délégation d'Ansar Dine avait annoncé accepter la médiation du président burkinabè qui, de son côté, a appelé ce groupe à rompre avec les "terroristes" d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ses alliés avec lesquels il est en position de force dans le Nord.
Les représentants d'Ansar Dine ont poursuivi cette semaine leurs discussions avec des collaborateurs de M. Compaoré, et réitéré leur principale exigence, l'application de la charia (loi islamique) au Mali.
Dans le même temps, la Cédéao prépare l'envoi éventuel d'une force de quelque 3.300 hommes au Mali. La France a dit mardi s'attendre à une décision rapide du Conseil de sécurité de l'ONU soutenant ce projet de l'Union africaine et de la Cédéao.
A Bamako, les autorités maliennes de transition peinent par ailleurs à s'affirmer face à la junte responsable du coup d'Etat militaire du 22 mars, qui a officiellement rendu le pouvoir mais reste influente.
Frappé et blessé le 21 mai par des manifestants hostiles à son maintien au pouvoir pour un an, le président de transition Dioncounda Traoré est depuis le 24 mai en France où il a reçu des soins.
Il "poursuit sa convalescence à Paris" et "a un moral d'acier, il a envie de retourner dans son pays", a assuré vendredi à Ouagadougou le porte-parole du gouvernement malien, Hamadoun Touré.
Le Premier ministre malien et son équipe doivent quitter Ouagadougou samedi

L'Expression - Le Quotidien - «L'intervention militaire au Mali n'est pas exclue»

L'Expression - Le Quotidien - «L'intervention militaire au Mali n'est pas exclue»

ALISTAIR BURT ET ABDELKADER MESSAHEL

«L'intervention militaire au Mali n'est pas exclue»

Par
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Alistair et Messahel au cours de leur conférence de presseAlistair et Messahel au cours de leur conférence de presse
Le Ministre Délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines et le ministre britannique chargé du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord ont tenu une conférence.
L'intervention militaire au Mali sera envisagée «en dernier recours», a annoncé M.Alistair Burt en visite de trois jours en Algérie. «Le Royaume-Uni, qui favorise le règlement politique de la crise malienne, appuie la participation et les efforts algériens dans la recherche de la solution à ce conflit», a-t-il expliqué. «Le pouvoir se partage, mais pas le territoire» a déclaré de son côté le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel lors de la conférence de presse tenue conjointement avec le ministre britannique chargé du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord.
Nous sommes en discussion avec nos partenaires américains, français et britanniques sur cette question dans le cadre de la coopération bilatérale internationale et le contact permanent au niveau de la sous-région grâce aux mécanismes mis en place en Mauritanie et en Algérie, dans le cadre de la lutte antiterroriste, a-t-il indiqué. Dans ce contexte, le représentant de la Cédéao ainsi que plusieurs ministres africains seront prochainement en Algérie, a-t-il souligné.
Tout en soutenant que l'Algérie a des contacts avec toutes les parties, M.Messahel indique que l'approche algérienne sur la crise malienne s'articule autour de six points: «La première urgence est relative à la préservation de la souveraineté du Mali, la deuxième étape consiste en le renforcement de l'Etat ou de leadership à Bamako par l'appui du peuple malien et la communauté internationale.
La solution négociée, qui va satisfaire toutes les parties en conflit, constitue une autre urgence, comme la lutte antiterroriste et le crime organisé ainsi que de venir en aide à nos frères maliens sur le plan humanitaire, le pays est déja terrassé par la sécheresse», a précisé le ministre. Interrogé sur le sort des sept diplomates algériens retenus en otage au nord du Mali depuis le mois d'avril dernier, le ministre a juste affirmé qu'ils «se portent bien».
Il s'agit d'un dossier «très sensible qui requiert la discrétion». Il a précisé que «seule la discrétion dégage l'efficacité». «Tout ce que je peux dire à ce sujet, c'est qu'ils (les otages) se portent bien», s'est-il contenté d'ajouter.
Le ministre britannique, quant à lui, a indiqué que «nous avons de très bonnes relations et un partenariat très fort qui se reflètent à travers les échanges commerciaux ainsi que nos discussions sur la sécurité dans la région

Nord-Mali : L’urgence - maliweb.net

Nord-Mali : L’urgence - maliweb.net
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Dans un nord confronté aux pires difficultés socio-économiques, la donne est en train de changer pendant que le gouvernement tergiverse et se dépense dans des efforts inutiles.
Le Premier ministre vient de boucler une série de concertations avec les autorités algériennes, françaises, mauritaniennes et burkinabé. Le but évident de ce débordement d’énergie est d’agir, parallèlement à l’aile dure des Etats de la Cédéao, pour imposer des négociations plutôt que l’intervention militaire pour régler la crise sécuritaire dans le nord du Mali. N’ayant jamais fait mystère du choix de l’option négociation, le médiateur dans la crise malienne, tout autant parallèlement, a reçu succesivement le Mnla et Ansar Eddine. Même si, selon plusieurs observateurs, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh (indépendantiste) et Alghabass Ag Intallah (jihadiste) ont actionné leurs réseaux personnels pour prendre langue avec le médiateur sans avoir formellement reçu l’aval ou le mandat de leurs chefs respectifs, on peut croire qu’il y a bel et bien un double jeu mené par les occupants, d’une part, et la communauté internationale, d’autre part.
Les Etats de la Cédéao, dont beaucoup de dirigeants préfèrent faire l’économie de négociations longues et laborieuses, sont toujours en train d’étudier la meilleur stratégie acceptable par l’ONU pour intervenir militairement au Mali. Dans la région de Mopti où l’armée aurait déjà bénéficié d’importants moyens pour lancer une offensive victorieuse et n’attendrait plus que le feu vert des autorités politiques, les mouvements d’autodéfense, composés essentiellement de sédentaires, se forment. Ganda Izo et Ganda Koy se disent prêts à intervenir aux côtés des forces armées et de sécurité, même s’ils n’ont pas encore résolu la querelle de leadership qui handicape leur fusion ou union.
Mais pendant ce temps, les occupants mettent la pression et passent à la vitesse supérieure. A Gao, aprsè avoir composé, investi et installé le Comité transitoire de l’Etat de l’Azawad (CTEA) et son gouvernement, le Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla), dont le vice-président (et théoriquement le N°2) est un Songhay, ancien responsable de Gandakoy est en train de recruter des cadres locaux pour constituer les cabinets ministériels. Pour preuve, l’auteur de ces lignes a été contacté par téléphone le mercredi 20 juin, à 13h09, pour se voir offrir le poste de secrétaire général du ministère de l’éducation nationale de l’Azawad. L’offre a été déclinée.
A Tombouctou, Ansar Eddine n’est pas en reste. Ce sont des autochtones qui sont recrutés quotidiennement pour l’application de la charia qui a effectivement commencé depuis quelques temps, avec un pic dramatique enregistré au cours de la semaine dernière. De jeunes en font les frais pour des « délits » comme la consommation de tabac, le concubinage, etc.
Dans les deux régions, chaque Targui recherche à rapprocher de lui son Songhay, et à le rallier à sa cause.
Si la tactique d’Ansar Eddine pour séduire les populations passe par l’application d’une justice équitable envers les auteurs avérés de vols, viols, brigandages, etc., et par la facilitation du passage des caravanes humanitaires et la distribution gratuites de denrées alimentaires, celle du Mnla consiste à offrir du travail aux locaux. Les deux tactiques pourraient marcher.
Notamment, le Mnla, accusé à juste raison d’être à la base de toutes les brimades et dérives, a besoin d’avoir une légitimité et de se constituer un capital de sympathie. Or, c’est un secret de Polichinelle, la plupart des habitants du nord sont au chômage ou estiment mériter mieux que ce que l’administration malienne leur offrait. Ils pourraient donc facilement céder au désir pressant d’occuper des strapontins, d’autant plus que les postes proposés sont attrayants (secrétaire général, directeur de cabinet, directeur national, directeur général, etc.)
D’autant plus, également, que les activités économiques sont totalement arrêtées ou ralenties dans les villes du nord. Vivant déjà dans des conditions précaires, même avant l’occupation, les populations sont aujourd’hui confrontées aux problèmes d’approvisionnement en produits divers, surtout de nécessité. La centrale électrique de Tombouctou est arrêtée depuis avant-hier samedi, pour manque de carburant ; celle de Gao, tournant pour l’instant au ralenti, connaitra très bientôt le même sort pour la même raison.
Dans un tel contexte, ces cadres qui sont en train d’être nommés vont eux-aussi nommer d’autres cadres du nord. Jusqu’où iront-ils, tous ces cadres, pour garder leurs nouveaux postes et privilèges ? Il est sûr qu’à l’heure actuelle, ils se soucient peu de savoir s’ils sont sous gouvernement malien ou administration azawadi, l’important étant pour eux d’être en activité et d’avoir des revenus. Surtout que les indépendantistes du Mnla, pour beaucoup, ont des liens sociaux très tissés et très forts avec les communautés noires sédentaires.
C’est cette nouvelle situation que les autorités maliennes et la communauté internationale doivent désormais prendre en compte. En se posant cette question : le besoin pressant d’emploi poussera-t-il ces cadres jusqu’à prendre les armes aux côtés du Mnla contre les forces armées et de sécurité loyalistes ?
Cheick Tandina

La crise au Mali pèse sur le mental des réfugiés - maliweb.net

La crise au Mali pèse sur le mental des réfugiés - maliweb.net

Tombouctou: entre l'Azawad et la Chari'a - Le Matin DZ - Les idées et le débat

Tombouctou: entre l'Azawad et la Chari'a - Le Matin DZ - Les idées et le débat

Tombouctou: entre l'Azawad et la Chari'a

Par Le Matin DZ | 24/06/2012 02:45:00 | 1076 lecture(s) | Réactions (2)
La prise de Tombouctou sème le trouble dans les forces en présence: la rébellion Touareg pour l'indépendance de l'Azawad et le groupe terroriste Ansar Eddine se sont-ils donné la main? L'Algérie de Bouteflika, après avoir suspendu toute aide militaire au Mali a-t-elle pris langue avec ce groupe d'El Qaïda au Maghreb et à quels desseins?
Un groupe terroriste d'Ansar Eddine aux portes de Tombouctou
Avant hier, le 20h de France 2 a diffusé un reportage inédit réalisé en direct au centre de la ville mythique de Tombouctou montrant des islamistes d’Ansar Eddine fouetter sur la place publique et devant une population médusée un homme et une homme pour avoir eu des rapports sexuels hors mariages. 100 coups de fouets chacun donnés à tour de rôles par la bande d’El Qaïda au Maghreb islamique. Pour cette cité fondée par une femme gardienne d’un puits au XIIe siècle de notre ère, l’humiliation n’est pas un simple fait de torture, mais elle touche à l’histoire de cette « perle du désert » et ce corps de la femme martyrisée, secouée de douleurs, suppliant ses bourreaux, c’est la mémoire et les racines anciennes de la ville qui sont ainsi, trois mois à peine après l’arrivée de la horde islamiste, détruits, physiquement et symboliquement.
Dès leur arrivée en cette ville aux 333 saints, se pavanant dans des 4X4, lourdement armés, fiers d’être ainsi filmés par des caméras étrangères, ils s’en sont pris aux bars déjà fermés, jetant pêle-mêle des bouteilles de vin vides, écrasant des canettes de bière. Puis, d’autres, encore plus enragés, cassent des statuettes en bois, les piétinent, les démembrent dans la poussière, victorieux, la kalachnikov en bandoulière ou pointé vers le ciel, brulent le mausolée du saint musulman Sidi Mahmoud Ben Amar, menace la population de pires supplices pour ces vénérations païennes. La chari’a a pris d’assaut la ville, une ville si tant rêvée, si tant
Du jour au lendemain, Tombouctou inscrite au patrimoine mondiale, bascule dans le chaos et l’ensauvagement qui ont pour nom "la chari’a". Ville célèbre pour ses richesses en matière de manuscrits d’exégètes, précieusement gardés, il est fortement à craindre que cette mémoire écrite finisse sous le feu de l’autodafé, déclarés impies au nom de cette même chari’a. Pour tout cela, la situation désastreuse que vit Tombouctou n’est pas qu’une affaire interne au Mali. Elle intéresse l’humanité entière car cette fois, il ne s’agit pas de chasser un dictateur, mais bien d’effacer la trace d’une humanité entière, sa mémoire, ses rites, ses traditions, ses langues et, bien sûr, l’enjeu, la mort d’une des villes dont les mausolées et les demeures d’hommes et de femmes s’ouvrent sur le désert.
Mais qui est ce groupe d’Ansar Eddine. Les explications fournies par différents médias attestent d’une formation hétéroclite composée de résistants libyens qui, après la mort de Kadafi ont quitté le pays surarmés, transité par les frontières algériennes et fait jonction avec les Touaregs qui, jusque-là étaient jaloux de leur berbérité et de leur laïcité. Selon cette version, ce n’est donc pas une formation idéologiquement affiliée à El Qaïda au Maghreb islamique mais un magma de bandes organisées formé de mercenaires libyens, d’anciens terroristes du GSPC algérien et bien sûr d’éléments d’El Qaïda si fluctuants dans cette vaste région du nord du Sahel.
L’autre explication fonde ses éléments sur le fait que la prise de Tombouctou et d’autres villes de cette partie nord du pays a été facilitée par le coup d’Etat du 27 mars dernier contre le président Amadou Toumani Touré par deux forces aux intérêts apparemment divergents : Associés contre l’armée malienne, un groupe Touaregs musulman et néanmoins se proclamant laïc, et qui, depuis un demi-siècle pour l’indépendance du Nord, libéré de Bamako, le mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et ces groupes hétéroclites ont fait jonction pour s’emparer de Tombouctou, Gao et Kidal. Du coup, selon les reportages réalisés sur place depuis la prise de la ville, les Touaregs de l’Aawad semblent renier leur laïcité et disent vouloir appliquer la chari’a. Se sont-ils mis sous la coupe d’Ansar eddine ? Connus, voire même célébrés pour leur indépendance, leur berbérité, comment comprendre cette nouvelle expression bâtarde, composés de deux termes antinomiques par laquelle ils sont désormais qualifiés "Touaregs islamistes" ? Mais de toutes ces informations, pas un mot sur les populations Touaregs, ni même sur les habitants de Tombouctou. C’est à peine si, dans les reportages filmés, l’on voit des corps nouvellement voilés traverser comme des ombres les rues, comme attestant de l’implacable chari’a qui s’abat sur le pays sans qu’aucune résistance n’ait été tentée. Peu sûr. Car du côté des populations Touaregs, il y a fort à parier qu’elles ne se laisseront pas embrigader par l’idéologie d’El Qaïda du Maghreb islamistes dont les chefs sont pour la plupart étrangers au pays.
Le gouvernement malien, quant à lui, se suffit de déclarations de bonnes intentions. Il a condamné la flagellation infligée au couple prétendument "adultère" et promis aux Maliens vivant dans le Nord qu’il ne les abandonnera pas.
Mais avec la question Touareg, l’Algérie officielle semble avoir tout intérêt que la révolte pour la libération de l’Azawad ne soit pas un exemple de velléités autonomistes en Algérie, à l’exemple de la principale revendication du MAK de Ferhat Mehenni : l’autonomie de la Kabylie. D’ailleurs, selon une information rapportée par le journal électronique Siwel du MAK , une délégation d’Ansar Dine aurait été reçue officiellement en Algérie. Les buts d’Alger, écrit le journal, "est de brouiller le climat au nord malien avec l’introduction d’un groupe terroriste afin de « frapper l’élan du nouvel État Azawad." Ce qui complique la donne puisque les forces la rébellion touareg ne semble pas avoir attendu qu’Alger injecte Ansar Eddine dans leurs rangs pour faire sienne la principale revendication des éléments d’Ansar Eddine : appliquer la chari’a.
Sur le plan géopolitique, la vraie question réside dans le rôle attendu du Conseil d'état major opérationnel conjoint de Tamanrasset (CEMOC). La décision algérienne de geler son aide militaire au Mali a été prise après que le pays a mis un terme à ses opérations antiterroristes à Gao, Kidal et Tombouctou. L'Algérie a également gelé l'envoi de matériel militaire dans l'attente de la fin des combats. De plus, devant les demandes pressantes des puissances occidentales pour une intervention militaire dans la région du Sahel qui a connu une série d’enlèvements de coopérants occidentaux, l’Algérie et le Mali ont opposé un niet catégorique à toute aide occidentale.
Autant dire que, nourrie par le rush des islamistes en Tunisie, le chaos encore lourd de conséquences en Libye, la fièvre des Frères Musulmans en Egypte, les attentats terroristes accrus en Kabylie, El Qaïda au Maghreb islamiste inaugure une nouvelle stratégie : se lover dans des mouvements de résistance indépendantiste comme au Mali, ramener à son profit les révolutions arabes par la légalité constitutionnelle à l'exemple de la Tunisie et de l'Egypte.
La prise de Tombouctou participe de cette stratégie.
R.M

samedi 23 juin 2012

Soumise à de fortes pressions, l’Algérie s’oppose à l’option militaire | MaliActu

Soumise à de fortes pressions, l’Algérie s’oppose à l’option militaire | MaliActu
Alistair Burt, ministre d’État britannique aux Affaires étrangères chargé des Affaires du Moyen‑Orient et de l’Afrique du Nord, est attendu demain dimanche 24 juin à Alger pour une visite de travail. « Les deux ministres examineront les principales questions de l’actualité politique régionale et internationale, notamment la situation qui prévaut au Sahel avec un focus particulier sur la crise au Mali, la situation en Syrie, le terrorisme international ainsi qu’un large éventail de dossiers bilatéraux portant sur le renforcement des échanges et des investissements afin de densifier les relations privilégiées de coopération et de consultation qu’entretiennent les deux pays », a déclaré Amar Belani, porte‑parole du ministère des Affaires étrangères. En fait, le Mali devrait être le principal sujet de discussion entre le responsable britannique et ses interlocuteurs algériens.
À l’issue de sa visite, Alistair Burt animera une conférence de presse conjointe avec Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines. Le ministre algérien va détailler à cette occasion l’évaluation de la position algérienne sur la question malienne. Selon nos informations, la position de l’Algérie va se résumer en une phrase : donner une chance au dialogue politique et aux négociations avec les groupes rebelles à l’exclusion des groupes terroristes.
« Après son passage à Alger, le Premier ministre malien M. Diarra a accepté de donner toutes leurs chances au dialogue politique et aux négociations avec les groupes rebelles, à l’exclusion des groupes terroristes. C’est la position algérienne qui a prévalu et elle est partagée notamment par les Américains », explique à TSA une source algérienne informée qui a requis l’anonymat. Comprendre : malgré les pressions qui se font de plus en fortes, l’Algérie ne cautionnera pas une intervention militaire dans le nord du Mali.
Une position qu’Alger compte réitérer face au ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, attendu à la mi‑juillet – probablement le 16 – à Alger pour une visite qui sera en grande partie consacrée à la crise malienne. Alger veut faire une distinction nette entre les groupes terroristes armés présents au Nord Mali et les rebelles touareg. Les premiers devront, selon l’Algérie, être fermement combattus dans le cadre de la lutte antiterroriste. Les seconds posent un problème qui doit être résolu à travers le dialogue.
Source : tsa-algerie.com

L’instauration de la paix durable au Mali L’IPREPD s’engage ! - maliweb.net

L’instauration de la paix durable au Mali L’IPREPD s’engage ! - maliweb.net

L’instauration de la paix durable au Mali L’IPREPD s’engage !

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Le Mouvement  Patriotique pour le Mali (MPM)  , l’Association Malienne GROUPE  Bouctou, l’Association Malienne GLOBAL MALI 2025 et l’Association Malienne Handi-Action regroupées au sein de IPREPD ont organisé  une conférence de presse le lundi dernier à la Maison de la Presse.
Cette conférence de presse était animée par l’ancien Premier Ministre Mohamed Ag Ahmani parrain d’honneur de l’IPREPD, Mohamed Bagayogo, président de MPM et M.Wadidié, président du GROUPE- bouctou.
L’ancien PM a profité de l’occasion pour s’expliquer par rapport à la crise du Nord devant le parterre des journalistes présents. «   Effectivement, je suis parti à Dakar. Il s’agissait pour moi  d’abord de  préserver ma famille,  comme c’est le rôle des tout père de famille, contrairement à ce qui a été rapporté par une certaine presse « a laissé entendre Mohamed Ag Ahmani.
Pour lui, le Mali et Un  et indivisible, rien ne  saurait justifier ces agressions  des bandits armées, car le Mali est un pays démocratique et de dialogue. «   J’étais parmi les premiers étudiants à venir étudier à Bamako. Les touareg ont toujours été respectés, mais aujourd’hui, les gens les considèrent comme une menace pour la stabilité du pays  » a-t-il indiqué. Selon lui, aucun membre de son ethnie n’a été vu sur le terrain entrain de combattre notre pays. Par ailleurs, il a lancé un appel à l’ensemble des acteurs (Gouvernement,  Société civile et classe politique) pour  leur implication pour le retour de la paix au Mali.
Parlant des élections générales de 2012, le conférencier s’est dit optimiste quant au respect du délai électoral.
Ag Ahmani, en ce qui concerne ses relations aves les politiques a précisé: «   Je ne suis militant d’aucun parti politique, la politique n’est pas mon affaire, mais je suis prêt à tout faire pour le Mali « . Selon Mohamed Bagayogo, président de MPM, l’IPREPD vise a redonner le gout de la vie et l’espoir de lendemains heureux et prospères  à nos frères et sœurs victimes directs et indirects des conflits armés qui minent le Nord de notre pays. Leur regroupement cherche à faire renaitre l’espoir de paix et de stabilité futur et très proche dans les cœurs des personnes déplacées à l’intérieur du territoire national, ou vivant dans des camps de refugiés hors de nos frontières. Devant l’urgence et la gravité de la situation, l’IPREPD, préconise une mise en œuvre immédiate des visites des familles affectées et des  personnes déplacées à l’intérieur du territoire national.
A.TOURE

Des réfugiés maliens opposés à toute idée de force internationale dans leur pays - maliweb.net

Des réfugiés maliens opposés à toute idée de force internationale dans leur pays - maliweb.net
Des Maliens vivant dans un camp de refugiés au Burkina Faso ont exhorté vendredi leur gouvernement à privilégier le dialogue affirmant être opposés à toute idée de déploiement de force internationale aux fins d’une reconquête de la partie nord du pays tombée sous contrôle de groupes rebelles.
Attente devant un point d'eau dans le camp de Férrerio, au Burkina Faso.
Porte-parole de ces refugiés qui habitent le camp de Somgandé, à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, Aminata Walett Fatoumata Baye a engagé les autorités maliennes à plutôt s’atteler à la « création des conditions de la paix » dans le pays.
« Privilégions le dialogue car nous ne voulons pas d’une intervention étrangère sur le sol malien», a-t-elle dit alors qu’elle s’adressait à trois ministres maliens venus s’enquérir des conditions de vie à Somgandé, un des 9 camps de refugiés ouverts au Burkina Faso.
Outre Somgandé, le stade Wobi de Bobo Dioulasso et principalement les provinces d’Oudalan, du Séno et du Soum, au nord du Burkina Faso, abritent des camps de refugiés maliens dont le nombre total dans le pays n’est cependant pas connu avec précision.
Tout juste sait-on qu’ils dépassent les 24.000, selon une source officielle malienne qui a fait état de la présence de fonctionnaires qui ont, pour la plupart, opté pour des maisons de location dans de grandes villes comme Ouagadougou ou Bobo Dioulasso.
La requête de cette catégorie de réfugiés a principalement porté sur le paiement de leurs salaires ainsi que sur le règlement de leurs loyers et le problème de scolarisation de leurs enfants.
Pour le reste, les préoccupations au cours des échanges entre les trois ministres maliens et leurs compatriotes refugiés ont tourné autour de la question principale du retour définitif au pays et le problème des animaux abandonnés à eux-même au pays.
Outre le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et, dans une moindre mesure l’Algérie, abritent des populations maliennes qui ont fui les exactions des groupes rebelles devenus maîtres de la partie nord du pays en fin mars

Mali : la solution de la crise sécuritaire et institutionnelle sera malienne (UE) - maliweb.net

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