mercredi 25 juin 2014

Crise du nord : l’Union européenne demande à Blaise Compaoré de reprendre la médiation - maliweb.net

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Crise du nord : l’Union européenne demande à Blaise Compaoré de reprendre la médiation

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Crise au nord-Mali : l’Union européenne demande à Blaise Compaoré de reprendre la médiation
Le directeur Afrique des relations extérieures de l’Union européenne, Nicholas Wescott, échange avec le Président du Faso, Blaise Compaoré, sur la crise au Mali
Le directeur Afrique des relations extérieures de l’Union européenne, Nicholas Wescott, a échangé avec le Président du Faso, Blaise Compaoré, sur la crise au Mali, le vendredi 20 juin 2014 à Rabat, au Maroc.



« Le Président du Faso a été désigné, en tant que médiateur au Mali, par la CEDEAO. C’est la raison pour laquelle nous sommes venus le rencontrer, afin de voir avec lui, comment il peut reprendre la médiation entre le gouvernement malien et les groupes armées, en tenant toujours compte de l’accord de Ouagadougou, signé en 2013… », a affirmé Nicholas Wescott.
M. Wescott a laissé entendre que le chef de l’Etat burkinabè a manifesté sa volonté de jouer un rôle actif afin d’accélérer la préparation des négociations au Mali, en collaboration avec la communauté internationale.
Nicholas Wescott se dit persuadé que l’insécurité qui règne dans la zone sahélo-sahélienne affecte énormément l’économie de la région. « L’Afrique de l’ouest est exposée à un plus grand risque si on ne résout pas rapidement la situation au nord-mali, car les groupes terroristes commencent à faire peur aux investisseurs », a-t-il souligné.
La Direction de Communication de la Présidence du Faso
Source: rtb.bf

Mali: un Touareg impliqué dans l’enlèvement de deux Français arrêté, sa compagne tuée - maliweb.net

Mali: un Touareg impliqué dans l’enlèvement de deux Français arrêté, sa compagne tuée - maliweb.net





Mali: un Touareg impliqué dans l’enlèvement de deux Français arrêté, sa compagne tuée

Ag Wassouden avait bénéficié de complicités intérieures et extérieures à la prison civile de Bamako

Un Touareg impliqué dans l’enlèvement de deux Français en 2011 au Mali, qui s’était évadé récemment de prison, a été arrêté après une fusillade avec les forces de sécurité au cours de laquelle sa compagne a été tuée, a appris mercredi l’AFP de source officielle.
« Les forces spéciales des services de renseignement du Mali ont arrêté dans des conditions rocambolesques Mohamed Ali Ag Wassouden, le touareg jihadiste (…) qui s’était échappé de prison le 16 juin en tuant un gardien », a déclaré un responsable du ministère malien de l’Intérieur.
Selon ce responsable, il y a eu des jets de grenades et des échanges de coups de feu entre Ag Wassouden et les forces spéciales au moment de l’arrestation. « Sa compagne a été tuée lors de ces échanges de coup de feu », a-t-il affirmé.
L’arrestation s’est déroulée dans la nuit de mardi à mercredi dans un immeuble de Bamako, selon une source sécuritaire malienne qui a précisé que deux « complices » avaient également été arrêtés.
Ag Wassouden avait bénéficié de complicités intérieures et extérieures à la prison civile de Bamako lors de son évasion avec une dizaine d’autres prisonniers dont la plupart ont été repris, selon les services de sécurité. Outre un gardien, un détenu avait été tué lors de l’évasion.
Ce Touareg est impliqué dans l’enlèvement de deux Français, Serge Lazarevic et Philippe Verdon, en novembre 2011 à Hombori, dans le nord-est du Mali, par plusieurs hommes armés pour le compte d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Malijet La paix sur "la bonne voie" dans le nord du Mali après l’accord d’Alger (commissaire de l’UA) Mali Bamako

Malijet La paix sur "la bonne voie" dans le nord du Mali après l’accord d’Alger (commissaire de l’UA) Mali Bamako

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La paix sur "la bonne voie" dans le nord du Mali après l’accord d’Alger (commissaire de l’UA)

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La paix sur "la bonne voie" dans le nord du Mali après l’accord d’Alger (commissaire de l’UA)
Deux semaines après l'engagement pris le 10 juin à Alger par les mouvements politico-militaires touareg pour une solution définitive à la crise dans le nord du Mali, l'Union africaine (UA) juge l'initiative comme un pas important dans la bonne direction pour une paix durable dans ce pays.
"Je pense que nous devons tous nous féliciter des rencontres d'Alger des mouvements touareg qui ont pu donc signer ce qu'appelle la Déclaration d'Alger. Cela est un développement important, parce que cela va permettre la préparation et la réunion effective des mouvements du Nord avec le gouvernement du Mali au Mali même, à Bamako", a déclaré mardi à Xinhua à Malabo le commissaire pour la paix et la sécurité de l'UA, Smaïl Chergui.

Moins de trois semaines après un premier cessez-le-feu conclu le 23 mai à Ouagadougou au Burkina Faso, le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) ont accepté le 10 juin dans la capitale algérienne de mener avec les autorités de Bamako des négociations politiques et de paix franches.

Par cet acte survenu après plusieurs volte-face, les trois mouvements touareg jugés fréquentables, à contrario des groupes terroristes représentés par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) et Al-Qaïda du Maghreb islamique (AQMI) exclus du processus, ont fait part de la volonté de prendre en considération "les demandes légitimes de la population locale, dans le respect absolu de l'intégrité territoriale et de l'unité nationale du Mali".

C'est le résultat d'une médiation algérienne sollicitée lors d'une visite du président malien Ibrahim Boubacar Keïta en janvier à Alger, afin d'accélérer son initiative de dialogue et de réconciliation nationale dans le nord de son pays qu'il cherche à libérer des groupes armés qui y pris possession depuis le coup d'Etat de mars 2012 du capitaine Amadou Sanogo, promu général par la suite.

Une série de rencontres organisées à Ouagadougou sous les auspices du président burkinabè Blaise Compaoré avaient permis d'obtenir peu de résultats concrets dans ce processus.

"Cela est une avancée notable. Ce qui nous importe aussi, c'est que cela marque la réaffirmation par tout le monde de privilégier la voie du dialogue et trouver une solution à la fois pacifique et durable à ce problème, qui est d'essence économique et sociale. Cela va répondre aux attentes des populations du nord en matière de développement, en matière de prise en charge des besoins essentiels. Je pense que nous sommes sur la bonne voie", a affirmé M. Chergui.

Ce dossier sera à coup sûr l'un des sujets de discussions d'un sommet de l'UA qui se tient officiellement jeudi et vendredi dans la capitale équato-guinéenne sous le thème de l'agriculture et de la sécurité alimentaire, comme en janvier à Addis-Abeba, siège de l'organisation panafricaine.

Source: Xinhua

Crise malienne | Abdoulaye Diop : "Il n'y a pas de compétition entre les différentes médiations" au nord du Mali | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Crise malienne | Abdoulaye Diop : "Il n'y a pas de compétition entre les différentes médiations" au nord du Mali | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

25/06/2014 à 12:02
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Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop.Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop.© Koulouba.com
Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, réagit aux déclarations de Ramtane Lamara, son homologue algérien. Ce dernier a confié mardi en marge du sommet de l’Union africaine que des négociations entre le gouvernement malien et les groupes armés du nord du Mali auraient lieu à Alger la première quinzaine de juillet. Interview.
Jeune Afrique : À quelle date a été décidée la tenue d’une table ronde à Alger entre le gouvernement malien et les groupes armés du Nord ?

Abdoulaye Diop : Le président Ibrahim Boubacar Keïta a demandé en janvier à son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, de s'impliquer pour ramener la paix dans le nord du Mali. Nous avons depuis régulièrement des réunions bilatérales à Alger et à Bamako. Lors de la dernière réunion à Alger, le 15 juin, les autorités algériennes nous ont présenté les documents signés par les différents groupes armés. C'est à ce moment-là que nous avons convenu de cette table ronde.

Il s’agit de pourparlers préparatoires en vue d’engager le processus. Une fois que les discussions auront débuté, nous reviendrons signer un accord au Mali. Car d’autres communautés doivent être incluses dans les négociations.

Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et le Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) seront-ils présents ?

À Alger, deux documents ont été signés : la "déclaration d'Alger", le 9 juin, par le MNLA, le HCUA et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) ; et une plateforme, le 14 juin, par le MAA, la coalition du peuple pour l'Azawad et la Coordination des mouvements et forces patriotiques de résistance. À notre connaissance tous ces mouvements seront donc présents.

Qui représentera le gouvernement malien ? Le ministre de la Réconciliation nationale ou le représentant spécial du président IBK ?

Je peux simplement vous dire que le gouvernement du Mali sera représenté et que les modalités de désignation feront l'objet d'une décision au niveau de l'exécutif. L'important est que nous sommes engagés dans ce processus, nous sommes prêts à rencontrer nos frères maliens pour discuter de toutes ces questions qui ne sont pas faciles. Nous avons espoirs que nous pourrons arriver à un accord dans le cadre de la ligne rouge que nous avons dessiné : pas d'indépendance ni d'autonomie, le respect de l'indépendance du territoire malien. Dans ce cadre, toutes les autres considérations peuvent être discutées.

La médiation algérienne a-t-elle pris le pas sur celles du Maroc, du Burkina Faso ou de la Mauritanie ?

Pour le moment, nous bénéficions des bons offices et des efforts de facilitation de l'Algérie dans le cadre des pourparlers exploratoires. Nous n'avons pas à choisir entre les différentes médiations, il n'a pas de compétition. L'important est l'avenir du Mali.

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Propos recueillis Malabo par Vincent Duhem


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Ramtane Lamamra: «il faut aller vers le dialogue inter-malien» - RFI

Ramtane Lamamra: «il faut aller vers le dialogue inter-malien» - RFI

Ramtane Lamamra: «il faut aller vers le dialogue inter-malien»

Christophe Boisbouvier


Ramtane Lamamra: «il faut aller vers le dialogue inter-malien»
Ramtane Lamamra.(Photo : AFP)
    Une première table ronde à Alger, dans la première quinzaine de juillet, entre le gouvernement malien et les groupes armés du nord du Mali, c’est ce qu’annonce ce matin sur RFI le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra. Depuis hier, Ramtane Lamamra est à Malabo, la capitale de la Guinée équatoriale où il assiste aux travaux préparatoires du 23e sommet de l’Union africaine (UA). Il répond à Christophe Boisbouvier, l’un de nos envoyés spéciaux en Guinée équatoriale.


« Aujourd’hui, il faut aller rapidement vers le dialogue inter-malien, c’est à cela que nous nous attachons en Algérie. »

Mali: vers le renouvellement du mandat de la Minusma - afrique - RFI

Mali: vers le renouvellement du mandat de la Minusma - afrique - RFI

Mali: vers le renouvellement du mandat de la Minusma

mediaLes casques bleus de la Minusma à Bamako.Pierre René-Worms/RFI
Ce mercredi, le Conseil de sécurité des Nations unies à New York va adopter le renouvellement du mandat de la Minusma, la Mission multidimensionnelle intégrée de l’ONU pour la stabilisation au Mali. Si le pays a retrouvé une stabilité institutionnelle, le dialogue entre le gouvernement malien et les groupes rebelles demeure à l'état embryonnaire. Ce futur mandat, selon nos informations, devrait se recentrer sur le volet politique de la mission onusienne.
En juin 2013, la communauté internationale avait élaboré un mandat vaste et fourre-tout pour la Minusma qui se devait à la fois de préparer les élections générales et de faciliter le dialogue entre belligérants. Depuis, le président IBK est devenu le chef de l'Etat du Mali ; il reste le dialogue.

En la matière, Hervé Ladsous, le secrétaire général adjoint du Conseil de sécurité des Nations unies, s'est montré la semaine passée très sévère : depuis les accords de Ouagadougou en juin 2013 très peu de progrès ont été enregistrés vers un dialogue réel et substantiel. « C'est maintenant qu'il faut entamer des négociations de paix », a martelé Hervé Ladsous.

Le Mali voulait une Minusma plus offensive et plus combative contre les groupes armés du Nord. Cela n’a donc pas été retenu. Le Conseil de sécurité considère que le mandat de la force de l’ONU est déjà suffisamment robuste et que les casques bleus ne doivent pas se substituer à l’armée malienne.

Des drones déployés sur le terrain

Selon un diplomate onusien à New York, le Conseil de sécurité devrait s'engager à donner la priorité au dialogue politique : « Il faut que dans les prochains mois on puisse évaluer très concrètement les avancées sur ce terrain-là ». Cela concerne la reprise des négociations, la mise en place effective du cantonnement des groupes armés, la protection des civils et le retour de l'administration dans le Nord. L’ONU exige des deux parties des résultats rapides.

Pour le reste, le Conseil de sécurité va exhorter les Etats membres des Nations unies à fournir des ressources supplémentaires pour achever le déploiement des 12 000 hommes sur le terrain. Hervé Ladsous a confirmé le recours à des drones de surveillance au nord du Mali. Le déploiement est attendu pour la fin 2014. Le Conseil demande aussi aux casques bleus d’affirmer davantage leur présence et de se déployer au-delà des grandes agglomérations, en allant par exemple dans les communes d’Aguelhok ou de Tessalit, près de Kidal. Avec quelque 9 200 casques bleus aujourd’hui au Mali, la Minusma n’a atteint que 73% de sa capacité.


■ Le Nord échappe toujours à la justice malienne

Au Mali, environ 200 dossiers ont été soumis à la justice malienne sur les crimes commis dans le nord du pays. Un tiers de ses dossiers ont été abandonnés faute de charges suffisantes. Pour les autres, les procédures se poursuivent. Ce mardi, la Fédération internationale des droits de l’homme, la FIDH, et son antenne malienne, l’AMDH, annoncent qu’elles se portent partie civile aux côtés des victimes.

La FIDH et l’AMDH viennent de se porter partie civile aux côtés de 21 victimes dans deux affaires. Des cas jugés emblématiques des crimes commis dans le nord du Mali pendant la période d’occupation par les groupes islamistes armés.

« L’une des affaires concerne Aliou Mahamat Touré qui était commissaire islamique à Gao et l’autre concerne Houka Houka Ag Alfousseyni qui était le chef du tribunal islamique de Tombouctou. Nous nous sommes constitués, aux côtés des victimes, avec un double objectif : faire avancer les affaires et essayer de coordonner les poursuites, car il y a environ 150 dossiers, mais qui concernent des faits connexes », explique maître Patrick Baudoin, en charge du Groupe d’action judiciaire de la FIDH.

Pour une quarantaine de dossiers soumis à la justice malienne, l’instruction est close et les procès peuvent commencer. Restent une centaine de cas, pour lesquels les magistrats instructeurs peinent à enquêter. « Ils auraient besoin de se rendre dans la partie nord du pays, or les conditions sécuritaires aujourd’hui sont telles que ce n’est pas possible. Ils auraient également besoin d’entendre les témoignages soit de témoins, soit des victimes. Et pour la même raison, c’est difficile. Ils auraient besoin aussi de moyens financiers et puis peut-être d’une volonté politique accrue », ajoute Patrick Baudoin.

La FIDH appelle enfin à la création d’une commission d’enquête internationale sur tous les crimes commis dans le nord du Mali. Rappelons à ce sujet que l’enquête sur l’assassinat de nos deux collègues, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, tués par un commando jihadiste dans la région de Kidal le 2 novembre dernier, piétine toujours.

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Le MNLA perd le terrain au profit d’Aqmi

"Il cherche toujours à faire le maximum pour se rendre à Kidal aujourd'hui. Nous examinons les possibilités existantes même si la situation est tendue à Kidal en ce moment", a-t-il ajouté.

Le contexte sécuritaire continue de se dégrader au nord du Mali depuis les événements de Kidal des 17 et 21 mai qui ont vu les forces du mal (MNLA, HCUA, Aqmi) prendre le dessus sur les forces loyalistes. Mais c’est le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) qui est encore le dindon de la farce, puisqu’il vient de perdre le terrain au profit d’Aqmi.

Depuis la signature du cessez-le-feu le 23 mai 2014 sous l’égide de l’Union africaine, les Forces armées maliennes (FAMa) ont arrêté de faire des patrouilles dans certaines localités, pour éviter d’éventuels accrochages. Il s’agit de ne plus retomber dans un autre scénario de « qui a donné l’ordre ». Les FAMa ont donc concentré leurs efforts dans les centres urbains.
C’est cette situation que les forces du mal ont saisi pour investir des localités notamment Aguelhok et Tessalit. Il y a aussi la ville de Kidal où l’armée malienne a été chassée.
Mais tout comme en 2012, les jihadistes sont déjà en train de prendre le dessus sur leur allié du MNLA. Des forces du mal peuvent-elles faire bon ménage ?
En tout cas, selon de nombreux observateurs, le HCUA et autres katibas d’Aqmi sont en train de supplanter et chasser les combattants du MNLA de certaines positions à Kidal, Aguelhok et Tessalit.
C’est dire que le fameux MNLA a beau être remis en selle par ses parrains, rien à faire, il ne peut pas gérer militairement un territoire. Et si jamais on se hasardait à lui confier la sécurité d’une partie du territoire, ce serait pour le retour en force des jihadistes.
Mais les aventuriers du MNLA sont loin d’être conscients de cette réalité. Eux qui continuent de faire manifester les femmes et les enfants contre la présence de l’armée malienne à Ménaka et mènent une campagne de sensibilisation auprès des populations favorables à l’unité nationale en vue de les rallier à leur cause déjà perdue. Ils ont été vus dans ce sens au Gourma entre Tessit et Ntillit.


Aussi, le MNLA tente de faire croire aux partenaires internationaux que les groupes armés favorables à l’Etat sont du Mujao et les populations favorables au Mali à Anefis, Djébock, Tarkint, Almoustarat, etc, sont des trafiquants de drogue et des jihadistes du Mujao. Une campagne d’intoxication qui ne peut prospérer qu’auprès des parrains de cette rébellion touarègue. Sinon beaucoup se sont rendu compte de la duplicité de ce Mouvement.
Abdoulaye Diakité
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Kidal : l’indépendance avant l’heure ? | Mali Actualités - maliactu.net

Kidal : l’indépendance avant l’heure ? | Mali Actualités - maliactu.net



un-homme-mnla-drapeau-kidalLes jours se suivent et se ressemblent dans la région de Kidal. Les quelques symboles rappelant son appartenance à l’Etat malien s’amenuisent de jour en jour, et pour couronner le tout, l’armée malienne quittera bientôt les villes d’Aguelhoc et de Tessalit.

Kidal, la dernière localité érigée en région dans le cadre de la décentralisation au Mali, a connu un bien moindre essor par rapport aux autres territoires du même statut administratif. Ce retard est largement dû aux conflits récurrents qui minent la région depuis des décennies. L’aridité connue aux territoires désertiques et son corollaire d’aléas climatiques ne sont évidemment pas en reste.

Malgré les conséquences néfastes qu’elles ont causé à la fois sur l’environnement et sur les populations, les rebellions n’ont jamais cessé au nord. La dernière en date, celle déclenchée par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA), et qui a déjà engendré des dégâts irréparables, est en passe de réaliser ce qu’aucune des précédentes rebellions n’a réussi : séparer les populations du nord de leur patrie mère.

Les habitants du septentrion malien ont toujours désapprouvé les entreprises machiavéliques des différents groupes armés. Raison pour laquelle les rebelles, même étant financés par l’étranger, n’ont jamais bénéficié de soutien officiel d’Etats. Cependant, cette fois-ci la communauté internationale, faisant fi des réalités sur le terrain, ne semble plus autant intransigeante sur le principe de l’unité du Mali.

L’autonomie : une question de temps

Le mois de mai 2014 est une date qui sera gravée dans les annales d’histoire. En effet, durant le mois dernier, Kidal a été le théâtre d’évènements qui se sont révélés décisifs par rapport au sort prochain de la région. Tout est arrivé à la suite de ce qui devait être qu’une simple visite du chef de l’administration malienne à une partie de ses collaborateurs. Malheureusement, les choses ne sont pas déroulées comme elles se devaient. Et finalement, le déplacement qui devait permettre d’asseoir davantage l’administration malienne dans la région est celle qui mena à sa perdition.

Le Mali paya un lourd tribut pour cette énième tentative d’instauration de l’autorité de l’Etat à Kidal. En plus de nos martyrs tombés pour cette noble cause, nous n’avons vraisemblablement pas terminé de nous acquitter de la rançon pour la paix.

Après que notre armée ait subi la troublante défaite suite aux affrontements de Kidal, le chef de l’Etat mauritanien s’était dépêché de se rendre au nord pour négocier la cessation des hostilités. Un cessez-le-feu a été obtenu et les rencontres préliminaires aux négociations formelles entre le gouvernement et les rebelles se sont succédées comme jamais auparavant.

L’Algérie a servi de facilitateur pour réconcilier les positions des groupes armés afin d’aboutir à une harmonisation de leurs revendications. Une plateforme a été récemment signée dans ce sens.

Il est évident qu’une telle bonne volonté des groupes armés criminels cache, comme toujours, des dessous diaboliques.

Le statut administratif des régions sera la pierre angulaire des discussions à venir. Si nous avions longtemps pu résister, cette fois-ci le sort semble gelé. Le Mali se retrouve entre le marteau de la communauté internationale et l’enclume des groupes armés, alliés des sanguinaires djihadistes. Nos autorités repoussent tant qu’ils peuvent ces satanées négociations qui, ne nous voilons pas la face, naîtront d’une très probable autonomie pour Kidal à défaut de celle de l’intégralité du nord du Mali.

Tout semble n’être plus qu’une question de temps.

L’indépendance : l’objectif final

Le bien être des populations n’a jamais été le souci des différentes rebellions et elles ont toutes un point commun : la revendication d’indépendance.

Essentiellement composés de brigands, les groupes armés ont besoin de ce préalable pour que le trafic de drogue et autres crimes puissent proliférer en toute liberté dans le grand nord du Mali, sans qu’aucune entité n’ait un droit de regard et les combatte en conséquence.

La rébellion de 2012, déclenchée par le MNLA, et qui perdure de nos jours, poursuit la même finalité. Ce n’est d’ailleurs qu’après le cinglant revers affligé par les terroristes que le MNLA a reconnu l’intégrité territoriale du Mali et s’est engagé par la suite dans l’accord de Ouagadougou à la respecter. Auparavant, le mouvement avait proclamé l’indépendance du nord du Mali.

Le MNLA et les autres groupes armés ont, cependant, continué à renier l’intégrité territoriale du Mali tant dans les discours qu’à travers les faits. Mohamed Djeri Maïga, le vice-président du MNLA ne s’en est jamais caché. Voici ce qu’il affirmait en février 2014 :

« Nous avions demandé une indépendance, mais les Etats du monde ne nous ont pas compris et nous sommes revenus à la raison en proposant l’autonomie, mais cela ne veut pas dire qu’on renonce à l’indépendance. Je n’ai jamais renoncé à l’indépendance. C’est moi qui ai créé le MNA et c’était dans le but d’obtenir cette indépendance. J’ai même été plusieurs fois en prison à cause de ça. Aujourd’hui, on n’a pas la force de réaliser notre objectif parce qu’on ne peut aller seul, mais on ne renonce pas à l’indépendance. »

En attendant la concession de l’autonomie de Kidal, voie vers l’indépendance, le Mali existe de moins en moins dans cette région.

Après que l’administration et l’armée aient ramassé leurs bagages dans la ville de Kidal, c’est au tour des localités d’Aguelhoc et de Tessalit d’être privées de l’armée nationale. Cantonnés dans les camps de la MINUSMA, les soldats maliens se sont vus signifier par la mission onusienne qu’ils ne peuvent rester sur les lieux.

La MINUSMA se dit incapable « d’accueillir dans de bonnes conditions un si grand nombre de personnes. » Conséquence : nos soldats devront très prochainement quitter ces villes.
Même si leur liberté de mouvement est restreinte, leur présence constitue un symbole important pour l’affirmation de la souveraineté malienne. C’est d’ailleurs sur cette présence symbolique que le gouvernement malien se basait pour justifier que la région de Kidal reste encore sous contrôle malien.

Si nos soldats plient bagages, le Mali devra dire adieu à ces localités. En effet, cela reviendrait à accorder de facto aux rebelles un pouvoir de contrôle militaire sur la région. Et personne n’est dupe, la MINUSMA ne fera rien, en notre absence, pour empêcher l’installation des groupes armés dans l’ensemble des villes de Kidal.

Sans l’armée malienne à Kidal, l’indépendance de la région ne serait-elle pas un fait avant l’heure ?

Aliou Hasseye

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mardi 24 juin 2014

Malijet Rencontre groupes rebelles-Groupes d’autodéfense : Ce qui a été convenu à Alger Mali Bamako

Malijet Rencontre groupes rebelles-Groupes d’autodéfense : Ce qui a été convenu à Alger Mali Bamako

Rencontre groupes rebelles-Groupes d’autodéfense : Ce qui a été convenu à Alger

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Rencontre groupes rebelles-Groupes d’autodéfense : Ce qui a été convenu à Alger
A l’invitation de l’Algérie, les mouvements rebelles du nord du Mali (HCUA, MNLA et MAA) et les groupes d’autodéfense regroupés au sein de la Coordination des Mouvements et Forces Patriotiques de Résistance (CMFPR) ont été conviés, le 14 juin 2014, à des discutions exploratoires engagées en janvier 2014 à Alger.
Outre ces mouvements, il y avait là un mouvement dissident du MAA et un autre du MNLA appelé « Coalition du Peuple pour l’Azawad » (CPA) dirigé par l’ex-député de Bourem, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh. Les débats étaient dirigés par des officiels algériens dont le chef de la diplomatie et l’Ambassadeur d’Algérie au Mali. 4 points étaient inscrits à l’ordre du jour de la rencontre: l’aspect politico-institutionnel de la crise du nord, l’aspect sécuritaire, l’aspect économique et l’aspect socioculturel.

Les différents mouvements devaient proposer une solution à ces problèmes et préciser leurs revendications. L’Algérie, selon un participant, a pesé de tout son poids écarter toute partition du Mali. La CMFPR a obstinément refusé toute revendication d’autonomie d’une portion du Mali. Le document que nous publions ci-dessous constitue la synthèse des propositions et revendications des mouvements sus-nommés.

Abdoulaye Koné

Source: Procès Verbal

Affaire Michel Tomi: une série de mises en examen - L'Express

Affaire Michel Tomi: une série de mises en examen - L'Express

Par , publié le

L'homme d'affaires corse Michel Tomi est poursuivi pour une série d'infractions présumées, dont "corruption d'agent public étranger". Sa caution est fixée à 2 millions d'euros. Frédéric Gallois, un ancien du GIGN, reconverti dans la sécurité privée, est convoqué par le juge d'instruction.

Affaire Michel Tomi: une série de mises en examen
Après trois jours de garde à vue, Michel Tomi a été présenté à un juge d'instruction ce vendredi. Cet homme d'affaires corse ayant fait fortune en Afrique a désormais interdiction de quitter le territoire français.


AFP PHOTO OLIVIER LABAN-MATTEI


Après trois jours de garde à vue, l'homme d'affaires corse Michel Tomi a été présenté à un juge d'instruction parisien et mis en examen ce vendredi soir pour une série d'infractions présumées: "corruption d'agent public étranger", "complicité de faux et d'usage de faux", "abus de confiance", "complicité et recel d'abus de biens sociaux", "faux et usage de faux", "travail dissimulé" et "obtention indue d'un document administratif".






Six autres personnes ont également été mises en examen ou vont l'être, dont l'une de ses amies et deux chefs d'entreprise français.

L'un des dirigeants de société concernés par les investigations, Frédéric Gallois, est un personnage emblématique, ancien du GIGN dont il fut le commandant de 2002 à 2007. Il est désormais responsable d'une entreprise de sécurité privée, Gallice, dont il est directeur général délégué. Il se défend de toute infraction (lire son interview ici)

Le second s'occupe de fourniture de matériel militaire, notamment de confection d'uniformes. Ils ont chacun remporté des contrats au Mali, pays où Michel Tomi est fortement implanté.

Montant des saisies: "1 048 000 euros"

Au total, 14 interpellations avaient été réalisées mercredi matin dans l'entourage de Michel Tomi, un homme d'affaires ayant fait fortune dans les jeux au Gabon, au Cameroun et au Mali au cours des années 1990. Lui-même, initialement convoqué ce jour-là à 10 heures au siège de la direction centrale de la police judiciaire à Nanterre, avait en fait été interpellé au petit matin dans un appartement parisien. Selon une source judiciaire, "le total des sommes en espèces saisies à l'occasion des perquisitions atteint un montant total de 1 048 000 euros."

Au cours des interrogatoires qui se sont déroulés dans une salle de garde à vue médicalisée, les enquêteurs ont interrogé l'entrepreneur sur ses relations avec Ibrahim Boubacar Keïta, dit "IBK", le chef de l'Etat malien mais aussi sur ses liens avec des hommes politiques tchadiens, soupçonnant des faits de corruption. Ils ont décortiqué le train de vie qualifié de "pharaonique" assuré par Michel Tomi à plusieurs de ses amies, évoquant notamment le montage financier "douteux" d'une SCI, ayant servi à construire une maison en bord de mer, à Sausset-les-Pins.

"Pas un centime de chiffre d'affaires en France"

L'enquête vise aussi les conditions dans lesquelles au moins deux jeunes femmes, l'une d'origine algérienne, l'autre d'origine marocaine, ont obtenu la nationalité française. "L'une d'elles par le biais de faux papiers, l'autre grâce à une intervention", selon une source proche du dossier.

Le juge d'instruction a fixé à deux millions d'euros la caution de Michel Tomi. Une décision assortie de l'interdiction de quitter le territoire français. "Michel Tomi est Franco-gabonais : il ne réalise pas un centime de chiffre d'affaires en France", a réagi auprès de l'AFP son avocat Me Jean-Dominique Lovichi. "Les sociétés de mon client sont de droit étranger", a-t-il ajouté, contestant tout abus de bien social.

Dans un entretien accordé à L'Express, Michel Tomi estimait entretenir des liens purement amicaux avec le président malien. Il contestait, par ailleurs, être le "parrain des parrains" corses décrit par certains enquêteurs

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