maliweb.net - Editorial : Nous avons peur et nous avons froid
ous avons peur et nous avons froid
Vendredi soir, les assaillants voulaient tuer et démontrer qu’en dépit des assurances officielles, Bamako est à leur portée. Apeurer la population n’était pas le but mais une conséquence possible. Penser ou dire autre chose, c’est ajouter l’injure à la blessure. D’ailleurs, nous avons peur. Nous avons peur des arguments courts du type : « même New York et Paris n’ont pas été à l’abri de leurs assauts». Nous avons peur et nous avons froid parce que les comparaisons mal à propos et inexactes traduisent l’incurie et le mépris. Nous avons peur et nous avons froid parce que d’un côté, il y a nos vies en danger et de l’autre peu de moyens, peu capacités et trop d’égo. Or, les défis sont réels et énormes. Ils sont à la mesure d’un pays dont les deux-tiers étaient annexés, il y a juste deux ans. Et Bamako diffère de Paris et de New York parce que capitale d’un pays constituant encore un théâtre d’opérations jihadistes. Ce qui sied, c’est le plaidoyer pour des mesures continues, visibles et dissuasives de sécurité, afin de minimiser les « soft targets », au moins dans la capitale, siège de nos institutions ainsi que de notre souveraineté et résidence de civils de pays qui nous ont tendu la main en des temps sombres. Une vigilance plus accrue était possible et doit être de mise désormais même si l’insécurité zéro n’existe pas. Nous avons peur et nous avons froid enfin devant les images des jeunes Ould Tayib et Ould Sidiya, qui n’avaient pas 16 ans, qui ont été poursuivis par une foule baveuse, avant d’être attrapés, tués, brûlés et découpés le weekend dernier à Gao. Oui Gao, capitale de civilisations et de cultures qui ont rayonné dans le monde. Nous avons peur et nous avons froid parce que des témoignages qui convergent, il ressort que les deux jeunes assassinés l’ont été en raison du faciès. Ils étaient Arabes, ils étaient les neveux d’acteurs loyalistes, pro-gouvernementaux. La vérité émerge, les regrets s’expriment mais le mal est fait, renforçant nos peurs et notre froid dans ce pays qui est à nous tous, à nous toutes.
Adam Thiam
mercredi 11 mars 2015
maliweb.net - Lynchage de deux jeunes Arabes à Gao : Délit de faciès ou délit d’auto-justice ?
maliweb.net - Lynchage de deux jeunes Arabes à Gao : Délit de faciès ou délit d’auto-justice ?
Délit de faciès ou délit d’auto-justice ?
Lundi, il s’est passé quelque chose de peu ordinaire à Gao: Yero lui-même dissuadait les Arabes de cette mesure et appelait la population à dépasser le meurtre de son neveu. A ses efforts, il faut ajouter ceux du gouverneur à pied d’œuvre depuis le samedi fatidique pour prévenir l’irréparable entre les communautés. Les notables arabes et Songhoy se sont aussi rencontrés pour tenter de calmer le jeu. Les jeunes de la ville cependant, ont essayé de se mobiliser contre ce qui leur apparaît comme une tentative de dédouaner deux jeunes Arabes, Mohamed Sidiya Ould Tayib, 15 ans et Oumar Ould Sidiya 12 ans, tués Samedi par une foule en colère qui les accusa d’être les poseurs des bombes qui ont soufflé une partie de la Brigade fluviale de Gao sans faire de victimes humaines. Une source onusienne à Gao parlant de l’horreur a constaté que « personne n’a pu intervenir » face à la colère de la foule. Celle-ci a tué les deux jeunes, avant de les brûler et de diffuser des images insoutenables sur les réseaux sociaux. Ce mercredi, Gao où se trouve le Général Gamou pour une mission de bons offices, observe un timide retour à la normale . Mais quelle histoire, la Cité de Askia a vécue! Et quelles versions contrastées !
La Version des communautés arabes
Ce samedi vers 14 h, deux cousins, Mohamed Sidiya Ould Tayib, 15 ans, et Oumar Ould Sidiya étaient à la plage, côté Marché avec leurs amis Songhoy. Soudain un bruit d’explosion retentit, créant la panique dans les environs. Tout le monde chercha à se sauver de l’endroit. Les deux garçons étaient au milieu des gens qui couraient. Puis au bout d’un moment, ils étaient aux mains de la foule qui les lapidait avec de gros cailloux. Ils ont été tués puis brûlés. Personne n’est intervenu pour essayer de les sauver. Au contraire, les gens sortaient leur téléphone pour filmer. Mohamed était né à Gao, orphelin à deux ans et d’un père qui fut un grand commerçant de la place. Sa communauté a de lui le souvenir d’un garçon serviable, poli et porté sur l’amour de l’islam. Ce qui ne l’empêchait pas d’être un pratiquant du football surtout que le terrain de sport fait face à son domicile à Gao 4 ni de passer de longues heures à jouer à la Playstation. Oumar, fils de Sidiya était natif de Gao lui aussi. Il parlait apparemment plus songhoy qu’arabe. Ses amis c’étaient les Songhoy de Gao 4. Il débutait sa vie et c’était un garçon sans histoire » se lamente encore un de ses oncles depuis Niamey.
Plusieurs personnalités de la communauté arabe et non des moindres jurent sur l’innocence de ces deux garçons, neveux par ailleurs des loyalistes le député Ould Matali et de Yero, la bête noire des mouvements séparatistes.
L’autre version
Les rares sources qui prétendent savoir disent que les deux fréquentaient le restaurant du 5è quartier non loin de leurs domiciles. Ces sources précisent aussi que le samedi où ils ont été lynchés et brûlés par une foule en colère Mohamed et Oumar sont partis vers le fleuve après le restaurant.
Un journal de la capitale prend le relais : « ils ont pu avec toute la ruse requise poser une grenade à côté du poste qui a explosé quelques secondes après. L’explosion n’a pas fait de victime. Malheureusement, les deux terroristes ont été vus par les populations au moment où ils posaient leur acte. Pendant que les policiers, pris de peur, se cherchaient, les jeunes ont donc bouclé le secteur. Les deux terroristes ont été arrêtés, battus à sang avant d’être brûlés ».
Le ministre porte parole du Gouvernement interrogé sur l’affaire n’a pas repris la version de la communauté arabe pas plus que celle de la jeunesse Songhoy qui maintient ses suspicions sur les deux jeunes assassinés. Mais Choguel Maiga a prévenu contre l’auto-justice. Une condamnation subtile donc du meurtre de Mohamed et de Oumar. La communauté arabe a demandé une enquête sérieuse sur les regrettables événements du Samedi.
Adam Thiam
Délit de faciès ou délit d’auto-justice ?
Lundi, il s’est passé quelque chose de peu ordinaire à Gao: Yero lui-même dissuadait les Arabes de cette mesure et appelait la population à dépasser le meurtre de son neveu. A ses efforts, il faut ajouter ceux du gouverneur à pied d’œuvre depuis le samedi fatidique pour prévenir l’irréparable entre les communautés. Les notables arabes et Songhoy se sont aussi rencontrés pour tenter de calmer le jeu. Les jeunes de la ville cependant, ont essayé de se mobiliser contre ce qui leur apparaît comme une tentative de dédouaner deux jeunes Arabes, Mohamed Sidiya Ould Tayib, 15 ans et Oumar Ould Sidiya 12 ans, tués Samedi par une foule en colère qui les accusa d’être les poseurs des bombes qui ont soufflé une partie de la Brigade fluviale de Gao sans faire de victimes humaines. Une source onusienne à Gao parlant de l’horreur a constaté que « personne n’a pu intervenir » face à la colère de la foule. Celle-ci a tué les deux jeunes, avant de les brûler et de diffuser des images insoutenables sur les réseaux sociaux. Ce mercredi, Gao où se trouve le Général Gamou pour une mission de bons offices, observe un timide retour à la normale . Mais quelle histoire, la Cité de Askia a vécue! Et quelles versions contrastées !
La Version des communautés arabes
Ce samedi vers 14 h, deux cousins, Mohamed Sidiya Ould Tayib, 15 ans, et Oumar Ould Sidiya étaient à la plage, côté Marché avec leurs amis Songhoy. Soudain un bruit d’explosion retentit, créant la panique dans les environs. Tout le monde chercha à se sauver de l’endroit. Les deux garçons étaient au milieu des gens qui couraient. Puis au bout d’un moment, ils étaient aux mains de la foule qui les lapidait avec de gros cailloux. Ils ont été tués puis brûlés. Personne n’est intervenu pour essayer de les sauver. Au contraire, les gens sortaient leur téléphone pour filmer. Mohamed était né à Gao, orphelin à deux ans et d’un père qui fut un grand commerçant de la place. Sa communauté a de lui le souvenir d’un garçon serviable, poli et porté sur l’amour de l’islam. Ce qui ne l’empêchait pas d’être un pratiquant du football surtout que le terrain de sport fait face à son domicile à Gao 4 ni de passer de longues heures à jouer à la Playstation. Oumar, fils de Sidiya était natif de Gao lui aussi. Il parlait apparemment plus songhoy qu’arabe. Ses amis c’étaient les Songhoy de Gao 4. Il débutait sa vie et c’était un garçon sans histoire » se lamente encore un de ses oncles depuis Niamey.
Plusieurs personnalités de la communauté arabe et non des moindres jurent sur l’innocence de ces deux garçons, neveux par ailleurs des loyalistes le député Ould Matali et de Yero, la bête noire des mouvements séparatistes.
L’autre version
Les rares sources qui prétendent savoir disent que les deux fréquentaient le restaurant du 5è quartier non loin de leurs domiciles. Ces sources précisent aussi que le samedi où ils ont été lynchés et brûlés par une foule en colère Mohamed et Oumar sont partis vers le fleuve après le restaurant.
Un journal de la capitale prend le relais : « ils ont pu avec toute la ruse requise poser une grenade à côté du poste qui a explosé quelques secondes après. L’explosion n’a pas fait de victime. Malheureusement, les deux terroristes ont été vus par les populations au moment où ils posaient leur acte. Pendant que les policiers, pris de peur, se cherchaient, les jeunes ont donc bouclé le secteur. Les deux terroristes ont été arrêtés, battus à sang avant d’être brûlés ».
Le ministre porte parole du Gouvernement interrogé sur l’affaire n’a pas repris la version de la communauté arabe pas plus que celle de la jeunesse Songhoy qui maintient ses suspicions sur les deux jeunes assassinés. Mais Choguel Maiga a prévenu contre l’auto-justice. Une condamnation subtile donc du meurtre de Mohamed et de Oumar. La communauté arabe a demandé une enquête sérieuse sur les regrettables événements du Samedi.
Adam Thiam
mardi 10 mars 2015
maliweb.net - Le Général Gamou dans le collimateur des tueurs
maliweb.net - Le Général Gamou dans le collimateur des tueurs
A qui le tour ? Telle est la question que l’on se pose aujourd’hui dans les milieux avisés de notre pays. Après l’attaque armée du vendredi dernier dont les auteurs restent encore introuvables, la surveillance a été renforcée autour des principaux responsables politiques et militaires. C’est le cas notamment du Général El Hadj Gamou dont la tête serait mise à prix par Mokhtar Belmoktar, le chef du groupe Al Mourabitoune.
Peu avant les tueries du vendredi 06 mars 2015, plusieurs sources concordantes faisaient état de graves menaces sur la vie du Général Gamou. Ces tueries viennent donc confirmer d’une certaine manière les rumeurs circulant à propos. Des jours auparavant, c’est-à-dire les mardi, mercredi et jeudi, les rumeurs étaient de plus en plus persistantes. Il était question de l’infiltration à Bamako de véritables commandos, des tueurs à gages en somme. Le nom du Général Gamou revenait à chaque fois comme cible potentielle. Aujourd’hui, plus que jamais, cela est à prendre très au sérieux.
D’abord, parce que le groupe Al Mourabitoune ayant revendiqué l’attentat de la Terrasse aurait juré de faire la peau au Général Gamou depuis longtemps, et à celle du Général Mohamed Abderhamane Ould Méïdou. Ce dernier a récemment été victime d’un attentat devant son domicile, à son retour du travail et en pleine journée. Il a été rapporté que ses agresseurs étaient deux individus enturbannés, empruntant une moto. Ils n’ont jamais été retrouvés. Ensuite, il y a le fait que Belmoktar considère les deux officiers supérieurs d’avoir aidé les armées maliennes (celle de leur pays) et française (celle du pays libérateur).
Pour le terroriste algérien, Gamou et Ould Méïdou l’empêcheraient de tourner en rond dans le nord-Mali. L’ancien allié d’Abou Zeïd, un autre algérien, tué depuis, ne désespère donc pas. Il voudrait payer la mort de ses anciens compagnons, Ahmed Tilemsi, Abou Zéïd et consorts.
Cela ne devrait pas surprendre les autorités maliennes et leurs alliés. Dans sa parution du lundi 22 décembre 2014, votre fidèle serviteur titrait : » Alerte à Bamako – des jihadistes dans nos murs « .
Déjà en janvier 2011, un Tunisien se réclamant d’AQMI avait lancé une grenade sur l’Ambassade de France. En novembre 2013, c’est un gendarme français qui fut agressé. Et en novembre 2014, un Français a enfin été tué par des voleurs de voiture. Dans les différents cas, la loi du silence fut observée.
B.KONÉ
A qui le tour ? Telle est la question que l’on se pose aujourd’hui dans les milieux avisés de notre pays. Après l’attaque armée du vendredi dernier dont les auteurs restent encore introuvables, la surveillance a été renforcée autour des principaux responsables politiques et militaires. C’est le cas notamment du Général El Hadj Gamou dont la tête serait mise à prix par Mokhtar Belmoktar, le chef du groupe Al Mourabitoune.
Peu avant les tueries du vendredi 06 mars 2015, plusieurs sources concordantes faisaient état de graves menaces sur la vie du Général Gamou. Ces tueries viennent donc confirmer d’une certaine manière les rumeurs circulant à propos. Des jours auparavant, c’est-à-dire les mardi, mercredi et jeudi, les rumeurs étaient de plus en plus persistantes. Il était question de l’infiltration à Bamako de véritables commandos, des tueurs à gages en somme. Le nom du Général Gamou revenait à chaque fois comme cible potentielle. Aujourd’hui, plus que jamais, cela est à prendre très au sérieux.
D’abord, parce que le groupe Al Mourabitoune ayant revendiqué l’attentat de la Terrasse aurait juré de faire la peau au Général Gamou depuis longtemps, et à celle du Général Mohamed Abderhamane Ould Méïdou. Ce dernier a récemment été victime d’un attentat devant son domicile, à son retour du travail et en pleine journée. Il a été rapporté que ses agresseurs étaient deux individus enturbannés, empruntant une moto. Ils n’ont jamais été retrouvés. Ensuite, il y a le fait que Belmoktar considère les deux officiers supérieurs d’avoir aidé les armées maliennes (celle de leur pays) et française (celle du pays libérateur).
Pour le terroriste algérien, Gamou et Ould Méïdou l’empêcheraient de tourner en rond dans le nord-Mali. L’ancien allié d’Abou Zeïd, un autre algérien, tué depuis, ne désespère donc pas. Il voudrait payer la mort de ses anciens compagnons, Ahmed Tilemsi, Abou Zéïd et consorts.
Cela ne devrait pas surprendre les autorités maliennes et leurs alliés. Dans sa parution du lundi 22 décembre 2014, votre fidèle serviteur titrait : » Alerte à Bamako – des jihadistes dans nos murs « .
Déjà en janvier 2011, un Tunisien se réclamant d’AQMI avait lancé une grenade sur l’Ambassade de France. En novembre 2013, c’est un gendarme français qui fut agressé. Et en novembre 2014, un Français a enfin été tué par des voleurs de voiture. Dans les différents cas, la loi du silence fut observée.
B.KONÉ
Mali : L’opposition se prononce sur l’accord d’Alger : « Le document comporte des risques majeurs pour l’unité et la stabilité du Mali »
Mali : L’opposition se prononce sur l’accord d’Alger : « Le document comporte des risques majeurs pour l’unité et la stabilité du Mali »
S’interrogeant sur la portée réelle d’un Projet d’accord qui n’a pas été paraphé par la Coordination des mouvements armés, en rébellion contre le Mali dont les paisibles populations, au Nord comme au Sud, ne demandent qu’à vivre en paix dans un pays mieux gouverné, les partis politiques de l’opposition malienne ont décidé de prendre acte du paraphe par le gouvernement du Mali de « l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger » et de déclarer solennellement que cet accord n’est pas celui qu’ils auraient souhaité pour notre Peuple.
Les partis politiques de l’opposition, à savoir, AFP, PIDS, URD, PDES, PARENA, PS-YELEEN COURA, PRVM-FASOKO, FCD, PSP, ANCD-MALI, ont rendu publique une déclaration signée par le président de l’URD, l’honorable Soumaila Cissé.
Ces partis ont condamné « le fait que dans la préparation des pourparlers d’Alger, les autorités n’aient pas cru devoir procéder à de véritables concertations sur les questions de fond. Ce qui aurait sûrement conforté la position gouvernementale dans les négociations », selon la déclaration. Ils affirment n’être guère surpris que, face à ce refus injustifiable des autorités de notre pays d’associer la classe politique à la gestion de ce dossier, le document paraphé par le Gouvernement contienne des faiblesses incontestables, et comporte des risques majeurs pour l’unité et la stabilité du Mali en tant qu’il confère des droits particuliers à certaines catégories de citoyens, ce qui n’est pas de nature à rassembler la communauté nationale autour de notre destin commun, et pourrait, au contraire, porter atteinte à l’unité nationale et à la cohésion sociale.
Considérant que la mention dans l’Accord de l’Azawad comme » une réalité socio- culturelle, mémorielle et symbolique… » constitue une véritable imposture politique et est porteuse de germes réels de séparatisme qu’aucun Malien ne doit sous estimer; « Convaincus, par ailleurs, que le calendrier de mise en œuvre de l’accord serait très difficile à tenir et que cela pourrait aboutir à des frustrations, être sources de blocages et même de remise en cause », poursuit la déclaration.
L’opposition a salué le combat inlassable du peuple malien pour la liberté , la paix et la démocratie, s’incline devant la mémoire des victimes civiles et militaires, maliennes et étrangères de la crise sécuritaire, et réaffirme leur solidarité aux familles endeuillées, aux blessés, aux réfugiés et aux déplacés. Les partis se sont dit « attachés au respect de la Constitution du Mali et aux valeurs de la République, soucieux de doter les forces de Défense et de Sécurité du Mali des moyens humains et matériels adéquats, préoccupés par la dégradation inquiétante de la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire national, particulièrement dans le Nord… »
Lire la déclaration !
Source: Le Républicain
Ces partis ont condamné « le fait que dans la préparation des pourparlers d’Alger, les autorités n’aient pas cru devoir procéder à de véritables concertations sur les questions de fond. Ce qui aurait sûrement conforté la position gouvernementale dans les négociations », selon la déclaration. Ils affirment n’être guère surpris que, face à ce refus injustifiable des autorités de notre pays d’associer la classe politique à la gestion de ce dossier, le document paraphé par le Gouvernement contienne des faiblesses incontestables, et comporte des risques majeurs pour l’unité et la stabilité du Mali en tant qu’il confère des droits particuliers à certaines catégories de citoyens, ce qui n’est pas de nature à rassembler la communauté nationale autour de notre destin commun, et pourrait, au contraire, porter atteinte à l’unité nationale et à la cohésion sociale.
Considérant que la mention dans l’Accord de l’Azawad comme » une réalité socio- culturelle, mémorielle et symbolique… » constitue une véritable imposture politique et est porteuse de germes réels de séparatisme qu’aucun Malien ne doit sous estimer; « Convaincus, par ailleurs, que le calendrier de mise en œuvre de l’accord serait très difficile à tenir et que cela pourrait aboutir à des frustrations, être sources de blocages et même de remise en cause », poursuit la déclaration.
L’opposition a salué le combat inlassable du peuple malien pour la liberté , la paix et la démocratie, s’incline devant la mémoire des victimes civiles et militaires, maliennes et étrangères de la crise sécuritaire, et réaffirme leur solidarité aux familles endeuillées, aux blessés, aux réfugiés et aux déplacés. Les partis se sont dit « attachés au respect de la Constitution du Mali et aux valeurs de la République, soucieux de doter les forces de Défense et de Sécurité du Mali des moyens humains et matériels adéquats, préoccupés par la dégradation inquiétante de la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire national, particulièrement dans le Nord… »
Lire la déclaration !
Source: Le Républicain
lundi 9 mars 2015
maliweb.net - La Kabylie ou le Kidal de l’Algérie : L’Anavad veut aussi son autonomie
maliweb.net - La Kabylie ou le Kidal de l’Algérie : L’Anavad veut aussi son autonomie
veut aussi son autonomie
Dès l’indépendance de l’Algérie, la Kabylie est régulièrement le cadre de contestations contre le régime d’Alger. Mais c’est en 1985 que la lutte pour une identité kabyle prend véritablement son envol avec ce que l’on appela à l’époque, le printemps berbère. La Kabylie et les universités algéroises ont connu plusieurs mois de manifestations réclamant l’officialisation de la langue berbère. D’autres contestations vont se produire jusqu’en 1998, année de l’assassinat du chanteur populaire, Lounès Matoub et du durcissement de la politique d’arabisation de l’administration qui prônait l’usage de la langue arabe comme seule officielle dans tous les domaines. En 2001, les régions kabylophones s’embrasent au cours d’une nouvelle révolte baptisée le « printemps noir » en raison des pertes en vies humaines : 123 morts et des milliers de blessés, dont certains mutilés à vie. Toutefois, en 2002, le tamazight est reconnu en tant que langue nationale. La principale organisation kabyle est le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) qui a été dirigée par Ferhat Mehenni jusqu’au 9 décembre 2011 où il est remplacé par Bouaziz Ait Chebib. Depuis 2012, il prône l’autodétermination de la région.
Contrairement à l’Algérie qui a refusé des décennies durant de reconnaitre qu’il y a autre culture sur son territoire que celle arabe, le Mali a officiellement consacré les langues et cultures du terroir. Et parmi elles figurent celles tamashek et arabe.
Néanmoins, les raisons qui justifient la complicité entre la rébellion touareg et le MAK peuvent être de deux ordres. D’abord, le fait qu’ils ont tous deux des revendications similaires à savoir l’autonomie d’une région précise et l’autodétermination d’un « peuple ». Mais aussi, les liens de filiation qu’il y a entre touaregs et berbères, les premiers étant issus des seconds. D’ailleurs, plusieurs fois, on a vu des combattants du MNLA arborer le drapeau berbère à côté de celui de l’Azawad. Egalement, plusieurs sites d’informations kabyles font de la propagande au profit des rebelles touaregs. La ressemblance Azawad-Anavad prouve aussi la parenté culturelle entre berbère et touareg.
Pour arriver à leur fin, le MAK met comme il peut des instances étatiques. Le gouvernement provisoire de l’Anavad, par exemple, se présente comme l’émanation légitime du peuple kabyle. Par la voix de son ministre des Relations internationales et Vice-président du MAK, Lyazid Abid a écrit à John Kerry, secrétaire d’Etat américain, le mercredi dernier. C’était en réponse au rapport « Travel Warning » qui classe la Kabylie parmi les régions à risque pour les ressortissants américains. Une manière habile et audacieuse pour faire attendre leur voix au plus haut niveau.
Ahmed M. Thiam
veut aussi son autonomie
L’Algérie, chef de file de la médiation dans la crise du septentrion malien a, elle aussi, sa rébellion, et ce depuis l’indépendance. Une rébellion qui est l’alliée fidèle de celle que l’on vit au Mali. Tout comme la nôtre, elle n’hésite pas d’user de tous les moyens pour discréditer et écorner l’image de l’Etat en place. Selon les cadres de l’Anavad, l’équivalent de l’Azawad malien, « la Kabylie n’est pas soluble dans une Algérie purement arabe, islamique et dictatoriale. L’Anavad se veut amazigh, laïc et démocratique ».
Contrairement à l’Algérie qui a refusé des décennies durant de reconnaitre qu’il y a autre culture sur son territoire que celle arabe, le Mali a officiellement consacré les langues et cultures du terroir. Et parmi elles figurent celles tamashek et arabe.
Néanmoins, les raisons qui justifient la complicité entre la rébellion touareg et le MAK peuvent être de deux ordres. D’abord, le fait qu’ils ont tous deux des revendications similaires à savoir l’autonomie d’une région précise et l’autodétermination d’un « peuple ». Mais aussi, les liens de filiation qu’il y a entre touaregs et berbères, les premiers étant issus des seconds. D’ailleurs, plusieurs fois, on a vu des combattants du MNLA arborer le drapeau berbère à côté de celui de l’Azawad. Egalement, plusieurs sites d’informations kabyles font de la propagande au profit des rebelles touaregs. La ressemblance Azawad-Anavad prouve aussi la parenté culturelle entre berbère et touareg.
Pour arriver à leur fin, le MAK met comme il peut des instances étatiques. Le gouvernement provisoire de l’Anavad, par exemple, se présente comme l’émanation légitime du peuple kabyle. Par la voix de son ministre des Relations internationales et Vice-président du MAK, Lyazid Abid a écrit à John Kerry, secrétaire d’Etat américain, le mercredi dernier. C’était en réponse au rapport « Travel Warning » qui classe la Kabylie parmi les régions à risque pour les ressortissants américains. Une manière habile et audacieuse pour faire attendre leur voix au plus haut niveau.
Ahmed M. Thiam
dimanche 8 mars 2015
vendredi 6 mars 2015
maliweb.net - Le nouvel Amenokal «séparatiste» ? «Je n’ai jamais prononcé pareilles choses ni à Aguelhoc ni ailleurs» dixit le nouvel Amenokal
maliweb.net - Le nouvel Amenokal «séparatiste» ? «Je n’ai jamais prononcé pareilles choses ni à Aguelhoc ni ailleurs» dixit le nouvel Amenokal
Dans de récentes sorties médiatiques, le nouvel Amenokal de Kidal, Mohamed Ag Intallah a clairement affiché ses intentions à cultiver la paix dans le septentrion malien. Il a parlé des missions de sensibilisation qu’il organise parfois en vue de préparer les populations à la réconciliation nationale, «et contribuer au bonheur de tous les maliens.».
Le nouveau leader a fait part de son attachement à l’unité et à l’indivisibilité du Mali. Un unioniste, Bien sur ! Et il l’a plusieurs fait savoir. Joint par téléphone par un confrère, l’Homme de paix à qui des propos de séparatistes ont été attribués, déclare ceci: «Je n’ai jamais prononcé pareilles choses ni à Aguelhok ni ailleurs». («Le Témoin» N°54 du lundi 02 mars 2015).
Le nouvel Amenokal selon le confrère, reconnait s’être «rendu à Kidal sur les lieux (Aguelhok) en compagnie de diverses tendances et obédiences» parmi lesquelles, «l’irrédentiste Cheick Haoussa avec lequel il a été question de sensibiliser les autres acteurs, très hétéroclites d’Aguelhok en vue de les préparer à la réconciliation, au vivre ensemble ».
Le nouvel Amenokal, poursuit le confrère a même fait part de son «intention d’étendre la mission aux autres régions du Nord du Mali en allant à la rencontre des autres leaders communautaires de la zone pour véhiculer un message de paix et de réconciliation entre elles… ».
« Nous voulons continuer pour le bonheur de tous», a indiqué le nouvel Amenokal non sans se dire «étonné de passer pour l’auteur de propos contraires à sa bienveillante initiative».
Djibi
Après s’être s’abstenu de parapher à Alger le document de projet d’accord pour la paix au Mali, la délégation de la coordination des mouvements est de retour à Kidal pour consulter sa base. Ce, pendant que Mohamed Ag Intallah, Amenokal de Kidal, prêche la paix et se dit favorable à la République.
Le nouveau leader a fait part de son attachement à l’unité et à l’indivisibilité du Mali. Un unioniste, Bien sur ! Et il l’a plusieurs fait savoir. Joint par téléphone par un confrère, l’Homme de paix à qui des propos de séparatistes ont été attribués, déclare ceci: «Je n’ai jamais prononcé pareilles choses ni à Aguelhok ni ailleurs». («Le Témoin» N°54 du lundi 02 mars 2015).
Le nouvel Amenokal selon le confrère, reconnait s’être «rendu à Kidal sur les lieux (Aguelhok) en compagnie de diverses tendances et obédiences» parmi lesquelles, «l’irrédentiste Cheick Haoussa avec lequel il a été question de sensibiliser les autres acteurs, très hétéroclites d’Aguelhok en vue de les préparer à la réconciliation, au vivre ensemble ».
Le nouvel Amenokal, poursuit le confrère a même fait part de son «intention d’étendre la mission aux autres régions du Nord du Mali en allant à la rencontre des autres leaders communautaires de la zone pour véhiculer un message de paix et de réconciliation entre elles… ».
« Nous voulons continuer pour le bonheur de tous», a indiqué le nouvel Amenokal non sans se dire «étonné de passer pour l’auteur de propos contraires à sa bienveillante initiative».
Djibi
La fragmentation du nord du Mali mine les chances d’une paix durable
La fragmentation du nord du Mali mine les chances d’une paix durable
Atomisé en groupes armés aux allégeances mouvantes, toujours à la merci de la menace jihadiste, gangréné par le narcotrafic, le nord du Mali ne connaîtra la paix que par la réconciliation entre toutes ses composantes et un accord avec Bamako, selon des spécialistes.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a exhorté mercredi la rébellion à dominante touareg à imiter le gouvernement malien et ses alliés en paraphant l’accord de paix annoncé le 1er mars à Alger, sur lequel elle a demandé un délai pour consulter sa base.
Le vent semble avoir tourné en faveur de Bamako, qui engrange les défections au sein des groupes du nord, dont celle, en pleines négociations d’Alger, d’un commandant militaire de la branche pro-rébellion du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), frère d’un chef historique d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) tué en 2014 par les forces françaises, toujours présentes dans la région.
« La drogue a complètement gangréné cette zone », souligne-t-il, attribuant un poids essentiel dans les scissions et les fortunes guerrières des différents groupes à l’appui des narcotrafiquants qui contrôlent les routes de transit de la cocaïne, fluctuant au gré des calculs d’opportunité.
Selon lui, les récents combats meurtriers autour de Tabankort, à mi-chemin entre le fief rebelle de Kidal et Gao, contrôlé par des forces favorables à Bamako, qui ont même éclipsé les attaques jihadistes, visaient essentiellement à contrôler ce point de passage dans la vallée stratégique du Tilemsi, convoité par tous les trafiquants.
S’y ajoute une « question tribale » entre clans rivaux, le Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia) constituant le gros des troupes progouvernementales, précise Mohamed Ag Mahamoud, directeur général de l’Agence gouvernementale de développement du Nord-Mali(ADN), et ancien rebelle.
Il admet l’intérêt pour l’Etat malien de disposer de ces combattants aguerris car « il est conscient qu’il n’a pas d’armée » mais ce membre de la communauté touareg imghad déplore que les siens consentent ainsi à servir de « chair à canon » pour régler de vieux comptes.
- ‘Outil pervers des milices’ -
Le président Ibrahim Boubacar Keïta lui-même a paru assumer l’utilisation « des milices armées pour combattre le MNLA » (Mouvement national de libération de l’Azawad), reconnaissant le droit à « des populations d’hommes libres et dignes de refuser ce nouveau servage » que voudrait leur imposer la rébellion.
Un porte-parole du MNLA, Moussa Ag Acharatoumane, lui a reproché de recourir à cet « outil pervers des milices » pour laver l’humiliation subie par ses troupes en mai 2014 à Kidal.
« Les affrontements entre communautés armées ne peuvent que faire le lit du retour en force des terroristes », a-t-il écrit dans une tribune.
Le nord du Mali était tombé au printemps 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés par l’opération Serval, lancée à l’initiative de la France en janvier 2013.
Mohamed Ag Mahamoud redoute également que ces affrontements ne perdurent même après un accord de paix. « Il y a plusieurs Nord: les réalités ne sont pas les mêmes, ce n’est pas un ensemble homogène », souligne-t-il.
« Il y a une ligne qui s’est creusée entre les différents groupes du Nord qui ont des intérêts opposés, qui sont divisés à dessein très certainement par Bamako », renchérit Rinaldo Depagne responsable pour l’Afrique de l’Ouest du groupe de réflexion International Crisis Group (ICG).
« Et si on n’obtient pas une paix entre ces gens-là on pourra avoir tous les accords Nord/Sud qu’on veut, il y aura une stabilisation très fragile du Nord », prévient-il.
Le responsable de l’ICG aurait préféré « un accord plus ambitieux, plus charpenté » que celui d’Alger, mais y voit une avancée car « on ne peut pas régler un conflit aussi vieux d’un seul coup, auquel un élément contemporain est venu se greffer ».
« L’accord concerne, s’il est signé, le rapport Nord/Sud mais ne concerne pas les relations Nord/Nord et naturellement ne prend pas en compte l’élément déstabilisateur premier qui est l’élément jihadiste », remarque-t-il.
les chances d’une paix durable
Le Conseil de sécurité de l’ONU a exhorté mercredi la rébellion à dominante touareg à imiter le gouvernement malien et ses alliés en paraphant l’accord de paix annoncé le 1er mars à Alger, sur lequel elle a demandé un délai pour consulter sa base.
Le vent semble avoir tourné en faveur de Bamako, qui engrange les défections au sein des groupes du nord, dont celle, en pleines négociations d’Alger, d’un commandant militaire de la branche pro-rébellion du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), frère d’un chef historique d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) tué en 2014 par les forces françaises, toujours présentes dans la région.
« Ce sont vraiment les poupées russes. Chaque jour apporte son lot de surprises. Il y a plein d’alliances, de ré-alliances », observe un important homme d’affaires originaire du Nord sous le couvert de l’anonymat.« Aujourd’hui toutes les alliances sont possibles », explique-t-il, « parce que ce sont des questions d’intérêts ».
« La drogue a complètement gangréné cette zone », souligne-t-il, attribuant un poids essentiel dans les scissions et les fortunes guerrières des différents groupes à l’appui des narcotrafiquants qui contrôlent les routes de transit de la cocaïne, fluctuant au gré des calculs d’opportunité.
Selon lui, les récents combats meurtriers autour de Tabankort, à mi-chemin entre le fief rebelle de Kidal et Gao, contrôlé par des forces favorables à Bamako, qui ont même éclipsé les attaques jihadistes, visaient essentiellement à contrôler ce point de passage dans la vallée stratégique du Tilemsi, convoité par tous les trafiquants.
S’y ajoute une « question tribale » entre clans rivaux, le Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia) constituant le gros des troupes progouvernementales, précise Mohamed Ag Mahamoud, directeur général de l’Agence gouvernementale de développement du Nord-Mali(ADN), et ancien rebelle.
Il admet l’intérêt pour l’Etat malien de disposer de ces combattants aguerris car « il est conscient qu’il n’a pas d’armée » mais ce membre de la communauté touareg imghad déplore que les siens consentent ainsi à servir de « chair à canon » pour régler de vieux comptes.
- ‘Outil pervers des milices’ -
Le président Ibrahim Boubacar Keïta lui-même a paru assumer l’utilisation « des milices armées pour combattre le MNLA » (Mouvement national de libération de l’Azawad), reconnaissant le droit à « des populations d’hommes libres et dignes de refuser ce nouveau servage » que voudrait leur imposer la rébellion.
Un porte-parole du MNLA, Moussa Ag Acharatoumane, lui a reproché de recourir à cet « outil pervers des milices » pour laver l’humiliation subie par ses troupes en mai 2014 à Kidal.
« Les affrontements entre communautés armées ne peuvent que faire le lit du retour en force des terroristes », a-t-il écrit dans une tribune.
Le nord du Mali était tombé au printemps 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés par l’opération Serval, lancée à l’initiative de la France en janvier 2013.
Mohamed Ag Mahamoud redoute également que ces affrontements ne perdurent même après un accord de paix. « Il y a plusieurs Nord: les réalités ne sont pas les mêmes, ce n’est pas un ensemble homogène », souligne-t-il.
« Il y a une ligne qui s’est creusée entre les différents groupes du Nord qui ont des intérêts opposés, qui sont divisés à dessein très certainement par Bamako », renchérit Rinaldo Depagne responsable pour l’Afrique de l’Ouest du groupe de réflexion International Crisis Group (ICG).
« Et si on n’obtient pas une paix entre ces gens-là on pourra avoir tous les accords Nord/Sud qu’on veut, il y aura une stabilisation très fragile du Nord », prévient-il.
Le responsable de l’ICG aurait préféré « un accord plus ambitieux, plus charpenté » que celui d’Alger, mais y voit une avancée car « on ne peut pas régler un conflit aussi vieux d’un seul coup, auquel un élément contemporain est venu se greffer ».
« L’accord concerne, s’il est signé, le rapport Nord/Sud mais ne concerne pas les relations Nord/Nord et naturellement ne prend pas en compte l’élément déstabilisateur premier qui est l’élément jihadiste », remarque-t-il.
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