lundi 3 septembre 2012

Edito : Les Islamistes vers Bamako? - maliweb.net

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Edito : Les Islamistes vers Bamako?

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Au moment où le peuple du Mali attend du nouveau gouvernement de Cheick Modibo Diarra, formé le 20 août, de libérer rapidement le Nord du pays, les Islamistes du Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) renforcent leur position. Mieux, ils se dirigent vers Bamako.
En effet, les rebelles islamistes qui contrôlent le Nord du Mali ont annoncé avoir progressé vers le Sud du pays, en prenant samedi le contrôle de la ville de Douentza, située à 190 km de Mopti (Centre du pays).
Oumar Ould Hamaha, l’un des chefs du Mouvement, a déclaré que les Islamistes étaient entrés tôt samedi matin dans Douentza, contraignant à la reddition les rebelles de Ganda Izo – une milice peul et songhoï, dont le nom signifie les fils de la terre -, qui entendait libérer le Nord du pays.
Selon plusieurs sources, ils avaient fait appel à l’armée malienne, basée à Mopti, en renfort. Mais personne n’est venu les secourir. La libération du Nord du Mali n’est donc pas pour demain. Si les Islamistes ont osé quitter Gao, située à 400 km environ de Douentza, pour prendre cette ville, on ne voit pas ce qui les empêcherait, l’un de ces quatre jours, à foncer sur la Venise malienne, où sont désormais cantonnés tous les militaires qui ont abandonné les champs de bataille de Tombouctou, Gao et Kidal.
Après cette étape, la voie serait royalement ouverte pour continuer sur Bamako, via Ségou. Il n’existe actuellement aucun élément probant pour dire que l’armée se prépare pour la libération du Septentrion malien. Le gouvernement ne pose non plus aucun acte laissant croire que cette partie du pays sera bientôt libérée.
La communauté ouest africaine, qui veut nous aider, est torpillée par Bamako. Le pouvoir en place et plusieurs leaders politiques souhaitent en effet, et le proclament sur tous les tons, que la libération du Nord du Mali se fasse avec le sang des nos «vaillants militaires».
Mais l’on constate, malheureusement, que ces derniers ne sont toujours pas prêts à combattre. La situation empire, la déception grandit et la libération du Nord de notre pays devient de plus en plus un mirage. Alors, que fait le gouvernement? Que fait le Président Dioncounda Traoré? Il ne s’agit pas seulement de jouir des avantages de l’Etat, mais d’agir ou de démissionner. Aucun faux fuyant ne sera plus accepté par le peuple.
Messieurs de la Transition, soit vous libérez le pays, ce qui est la priorité des priorités, dans un délai raisonnable, soit vous cédez vos fauteuils à d’autres, plus compétents et moins bavards. Nul n’est indispensable. Libérez le Nord du Mali, quelle qu’en soit la manière (avec ou sans les forces étrangères). Ce qui compte, c’est bien le résultat: la libération totale des deux tiers de notre territoire.
Chahana Takiou     

Rébellion touarègue au Mali – Le Burkina Faso: médiateur ou prébendier? - maliweb.net

Rébellion touarègue au Mali – Le Burkina Faso: médiateur ou prébendier? - maliweb.net

Rébellion touarègue au Mali – Le Burkina Faso: médiateur ou prébendier?

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Le médiateur dans la crise que notre connaît notre pays, le Burkina Faso, joue-t-il véritablement son rôle? Est-il sincère dans sa médiation entre le Mali et ses fils égarés? Ces questions méritent d’être posées, à cause des agissements du pays des hommes intègres et de ses connexions avec le MNLA.
Djibril Bassolé
Manifestement, le médiateur dans la crise malienne est en train d’abuser de ses pouvoirs. De plus en plus il outrepasse les limites de la médiation pour prendre parti, au nom de l’assistance humanitaire, en faveur des membres apatrides du MNLA. En effet, depuis le déclenchement de la crise au Nord du Mali, le Burkina Faso est devenu une base arrière pour les séparatistes du MNLA, avec la bénédiction du médiateur Blaise Compaoré, le Président du Faso.
Le pot aux roses a été découvert avec la défaite du MNLA face au MUJAO à Gao, lors d’un affrontement entre ces deux organisations islamo-fascistes, qui a occasionné la blessure du leader du MNLA, Bilal Ag Chérif. Celui-ci a bénéficié du soutien de l’Etat burkinabé pour son transport et ses soins à Ouaga. À partir de cette déconfiture, la capitale du Faso est devenue le quartier général des rebelles touaregs  maliens.
Et, selon des sources dignes de foi, ils sont gratuitement logés dans des hôtels ouagalais et ils reçoivent tous les honneurs de l’Etat burkinabé. Cette attitude solitaire du médiateur démontre, si besoin en était, de son mépris envers notre pays. Sinon, comment un pays sérieux, de surcroit médiateur dans une crise, peut-il se permettre le luxe de loger chez lui des gens qui ont commis des crimes et des exactions graves dans leur pays d’origine?
La logique voudrait que le Burkina ramène le MNLA à la raison. Aux dernières nouvelles, il semble que ces apatrides aient pris conscience que leur aventure était sans issue. Et ils ont commencé à se faire recenser dans des camps de réfugiés, où sont regroupées de paisibles populations qui se sont déplacées à cause de leur sale besogne.
C’est pour cette raison que nous disons que nos autorités ne doivent pas se laisser distraire mais aussi ne pas faire l’amalgame entre ceux qui ont pris les armes contre leur pays et ceux qui subissent les conséquences de ces exactions. Tous ceux qui ont contribué à la perte de notre souveraineté sur les 2/3 de notre territoire doivent être poursuivis et condamnés selon la loi.
Ce comportement du médiateur se comprend, puisqu’il bénéfice des prébendes de cette rébellion. En effet, depuis le déclenchement de la crise au Nord du Mali, selon nos sources, les marchés burkinabés sont inondés d’objets volés par les membres du MNLA et vendus à des prix défiant toute concurrence. Les motos, véhicules et autres biens volés dans des boutiques au Nord Mali sont bradés aux Burkinabés au vu et au su des autorités du pays des hommes intègres.
Pire, il semble également que l’argent des banques pillées dans le Septentrion malien soit en train d’alimenter des comptes dans celles du Burkina Faso. En clair, c’est un véritable partenariat gagnant / gagnant entre le Burkina et les rebelles, sur le dos de notre pays, qui continue de fermer ses yeux sur cette mafia organisée.
A ce réseau mafieux s’ajoute la violation continuelle de notre espace aérien  par le Burkina. En effet, à cause de l’occupation des régions Nord du Mali, les autorités n’hésitent plus à faire des voyages occultes sans que celles de Bamako n’en soient informées. Une insulte à notre pays! D’où la colère de ce citoyen: «il est temps que nos autorités ouvrent enfin les yeux. Blaise n’est pas un médiateur sérieux. Il ne veut pas que cette crise prenne fin. Parce qu’il ne pourra plus faire ses affaires. » Et cet autre d’accuser les Maliens: «ce n’est pas Blaise. C’est nous-mêmes. Nous sommes allés nous livrer en spectacle devant lui en lui disant de faire ce qu’il voulait».
Comme on le voit, la médiation de Blaise a du plomb dans l’aile. Il est temps que le gouvernement d’union nationale se mette au travail et amène le médiateur à jouer pleinement son rôle ou à se démettre. Il est vrai que le Mali a perdu sa souveraineté sur une partie de son territoire. Pour autant, nous n’avons pas perdu notre dignité. Le Mali demeure un grand pays, grand par son histoire et  par son nom.
Youssouf Diallo

Nord-Mali : Quand la Copam apporte l’eau au moulin du MNLA - maliweb.net

Nord-Mali : Quand la Copam apporte l’eau au moulin du MNLA - maliweb.net

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Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) a mis en garde, dans un communiqué rendu public vendredi, contre toute tentative du gouvernement de négocier le retour de l’administration dans les trois régions occupées par les islamistes depuis mars dernier. Il se sert des arguments du regroupement pro-junte, la Coordination des organisations patriotiques (Copam) pour justifier sa revendication.
Adama Traoré (g) et Hamadoun Amion Guindo, les leaders de la Copam
Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) a condamné dans une déclaration transmise à la presse « tentatives de médiation entreprises par la partie malienne avec des organisations et des groupes non représentatives des peuples malien et azawadien constituent une réelle menace pour les efforts de cessez-le-feu unilatéralement décrété par le MNLA. Par conséquent, nous condamnons toutes les actions visant à négocier avec des groupes non azawadiens la ré installation de l’administration malienne sur le territoire de l’Azawad ».
Le MNLA a ajouté que « le peule azawadien, comme l’atteste le rapport de la Coordination des organisations patriotiques (Copam) pro-junte, (lors de sa mission du 17 au 24 août 2012) ne veut plus de la présence de l’administration malienne sur son territoire. Cette tentative constituerait une violation du cessez-le-feu au lieu de la recherche d’une solution définitive ».
Bien sûr que personne n’accorde un crédit à cette déclaration du MNLA qui n’existe plus que dans les hôtels d’Ouagadougou et les banlieues de Paris, mais c’est la Copam, une fois de plus, qui s’avère une organisation patriotique sans âme réelle.
Abdoulaye Diakité

dimanche 2 septembre 2012

Menaces de partition, rumeurs d’intervention : Effondrement du rêve démocratique au Mali

AFRICATIME -Menaces de partition, rumeurs d’intervention : Effondrement du rêve démocratique au Mali
Le rendez-vous de l'Afrique sur Internet

(Le Monde diplomatique Septembre 2012)
Naguère modèle de démocratie africaine, le Mali s’enfonce dans l’instabilité politique tandis que la rébellion au Nord, dominée par des groupes islamistes radicaux, coupe le pays en deux. Depuis le coup d’Etat du 22 mars dernier, le président de transition, M. Dioncounda Traoré, tente de concilier partisans et opposants du putsch. Cette crise révèle d’anciennes fractures.
Le Mali est-il menacé d’une généralisation de la charia ? Depuis le 27 juin, le nord du pays se trouve aux mains des groupes islamistes radicaux qui ont pris le contrôle des régions de Kidal, puis de Gao et de Tombouctou, soit au total près des deux tiers du territoire. Leur domination mêle exactions perpétrées au nom d’Allah et assistance aux populations démunies, celles du moins qui n’ont pas pris la fuite. Les salafistes installés dans les trois grandes régions septentrionales distribuent argent et secours, et n’ont pas de mal à recruter parmi les jeunes chômeurs sans perspectives d’avenir. A Gao, ils fournissent carburant et denrées à prix coûtant, équipent les centres de santé, payent leurs agents… Un élu du Nord raconte qu’il a tenté de joindre le chef du mouvement islamiste radical Ançar Dine, M. Iyad Ag Ghali, pour le rencontrer. Réponse : « Je te verrai quand tu auras démissionné de ton poste. Les députés n’ont aucune légitimité face à la loi de Dieu. »
Cependant, dans un pays grand comme deux fois et demie la France, le Nord reste loin. Loin du pays « utile », où se concentre 90 % de la population. A Bamako, sous les changements de ciel de l’hivernage, en plein ramadan, la tolérance traditionnelle reste de mise : restaurants ouverts, alcool disponible et quelques fumeurs en pleine rue. S’il implique une majorité des habitants, le mois du jeûne (achevé à la mi-août) se vit « à la malienne », avec une piété sans contrainte publique (lire « Un islam tiraillé »).
Première source d’anxiété : le travail. A cause de la crise, l’économie est en lambeaux. De nombreuses entreprises, notamment de services, ont fermé ou mis leur personnel en chômage technique. Après l’hôtellerie et la restauration, frappées d’emblée, l’ensemble des secteurs fonctionnent désormais au ralenti. De gros employeurs licencient, telle la compagnie Air Mali. Seul le secteur minier semble tirer son épingle du jeu, et l’Etat continue à payer les salaires.
Autre motif de désarroi : l’effondrement politique d’un pays jusque-là érigé en modèle démocratique. (...)
Taille de l’article complet : 2 115 mots.

Retrouvez la version intégrale de cet article dans Le Monde diplomatique de septembre 2012, actuellement en kiosques, et dans l’édition électronique.

Jacques Delcroze
Journaliste

Les sédentaires du nord du Mali s’organisent pour dire non à l’abus des minorités touareg et arabe - maliweb.net

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Mali : le Mujao prend le contrôle de Douentza au détriment d’un groupe d’auto-défense - maliweb.net

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Nord du Mali: une mosaïque hétéroclite de mouvements armés - Mali - RFI

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