Pour mieux se repositionner et se faire valoir auprès de la communauté internationale, notamment la France protectrice, le Mnla est prêt à tout, y compris à mentir sur la provenance de manuscrits trouvés à In Khalil après l’attaque des paisibles populations par les terroristes indépendantistes
Une délégation de rebelles touareg du MNLA lors d’une réunion au Burkina Faso, le 16 novembre 2012 © AFP
C’est sur les mêmes ondes de Rfi que le fin mot de l’histoire a été donné par un responsable de la communauté arabe en courroux. En fait, ces manuscrits appartiennent à des familles arabes qui les avaient apportés de Tombouctou pour les soustraire au saccage des jihadistes. Après l’attaque d’In Khalil par le Mnla, ces Arabes ont dû fuir précipitamment vers l’Algérie en laissant sur place les manuscrits. Une version des faits beaucoup plus crédible que celle des indépendantistes. D’ailleurs, ces derniers, qui ne cessent de crier sur tous les toits qu’ils seraient victimes d’exactions et de vexations, seraient eux-mêmes coupables de plusieurs actes de vexations et de brimades sur les membres des communautés arabes qui leur tombent sous la main. Ces agissements seraient sur le point de générer un conflit interethnique entre Arabes et Touareg, principalement dans la région de Kidal où la cohabitation devient de plus en plus difficile entre groupes armés, le Mnla et le Maa (Mouvement arabe de l’Azawad).
Et dans ce cas, les indépendantistes risqueraient fort de mordre encore une fois la poussière car ils auront à batailler sur deux fronts. En effet, un autre groupe armé composé comme le Mnla de Touareg, est né depuis peu et ne s’entend nullement avec Bilal Ag Acheriff et ses compagnons. Il s’agit du Mouvement islamique de l’Azawad (Mia) créé par des membres prétendument dissidents d’Ansar Eddine.
Tous n’attendent que le départ des soldats français pour en découdre entre eux. Et c’est seulement à ce moment que cette région risquerait de connaitre les exactions tant décriées par la communauté internationale et les associations de défense des droits de l’homme. En attendant, celles-ci doivent prendre les devants en demandant par exemple à la France de permettre à l’armée malienne de prendre le contrôle de la région de Kidal et de mettre hors d’état de nuire tous ceux qui sont déjà confondus d’exactions et de brimades, à savoir les assassins d’Aguel Hoc, de Tessalit, de Kidal, de Tombouctou, de Gao et d’ailleurs.
Cheick Tandina
SOURCE: Le Prétoire du 18 mar 2013.
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