jeudi 19 mars 2015
maliweb.net - Kidal : «La France doit clarifier son jeu»
maliweb.net - Kidal : «La France doit clarifier son jeu»
Nous devons revoir les règles d’engagement de l’armée malienne. L’article 71 de la Constitution qui habilite le Parlement à autoriser la guerre ne comporte aucun délai prévoyant les cas d’urgence ; ça c’est la forme, mais elle est importante parce qu’elle encadre le fond. Dans le fond justement, il nous faut avoir une armée de dissuasion.
Notre Parti la Coream a tiré la sonnette d’alarme en 2010 dans une lettre
Nous devons revoir les règles d’engagement de l’armée malienne. L’article 71 de la Constitution qui habilite le Parlement à autoriser la guerre ne comporte aucun délai prévoyant les cas d’urgence ; ça c’est la forme, mais elle est importante parce qu’elle encadre le fond. Dans le fond justement, il nous faut avoir une armée de dissuasion.
Choguel K.Maïga, président du Mpr : « Le mot ‘’Azawad…doit faire l’objet d’explication et de pédagogie. Parce que, c’est un mot qui irrite la plupart des Maliens
maliweb.net - Choguel K.Maïga, président du Mpr : « Le mot ‘’Azawad…doit faire l’objet d’explication et de pédagogie. Parce que, c’est un mot qui irrite la plupart des Maliens
Selon lui, le mot Azawad qui semble heurter certains de nos citoyens, doit faire l’objet d’explication et de pédagogie. Parce que, explique-t-il, c’est un mot qui irrite la plupart des Maliens. « Mais, il ne faut pas oublier que notre gouvernement est parti dans les négociations avec l’accompagnement de la communauté internationale. Et qui dit négociation parle de compromis. Quand on va dans une négociation, ce n’est pas pour venir avec tout ce que l’on veut », a précisé le président Maïga. A l’en croire, les uns et les autres doivent toujours avoir à l’esprit que cet accord a comme objectif essentiel de permettre à notre pays de recouvrir la totalité, l’entièreté de son intégrité territoriale, de faire exercer l’autorité de l’Etat malien sur l’ensemble du territoire national, ressouder la nation, refonder le vivre ensemble. Avant de rappeler que : le mot ‘’Azawad’’ qui gêne à juste titre d’ailleurs, était consigné dans tous les documents qui ont été signés. Du pacte national signé en avril 1992, en passant par l’accord d’Alger, sans oublier, l’accord préliminaire signé à Ouagadougou. « Tous les documents qui ont été élaborés depuis, la feuille de route de juillet-août 2014, les états généraux sur le nord, dans l’ensemble de ces documents on trouve le mot ‘’Azawad’’, avec bien sûr, des phrases qui l’encadrent… », a souligné le président du Mpr. Pour le président du Mpr, il est nécessaire de retenir que, cette fois-ci, dans le nouvel accord il est clairement dit : « que ce mot fera l’objet de discussion au niveau national. « nous pensons que nous ne pouvons pas remettre l’accord en cause uniquement à cause du mot », a-t-il expliqué.
L’attitude hésitante de la Cma décriée
Selon le président Maïga, il est incompréhensible de constater l’attitude hésitante des membres du Mnla et acolytes- regroupés au sein d’une coalition dénommée la coalition des mouvements armés de l’Azawad – à parapher le document. « On ne comprend pas pourquoi ceux de nos frères qui sont de l’autre côté ne veulent pas de l’accord, en tout cas, hésitent à le signer », indique-t-il. Avant de conclure : « Ça veut dire certainement que des personnes pensent que l’accord ne correspond pas à ce qui était prévu au départ. Car, on ne parle plus d’indépendance, ni de fédération, ni d’autonomie, ni de statut particulier ».
Aliou Touré
Le mot ’’Azawad’’ contenu dans le document d’accord issu du processus d’Alger paraphé par le gouvernement suscite émoi et colère. Pour le président du Mouvement patriotique pour le renouveau (Mpr), Choguel Kokalla Maïga, ce mot ‘’Azawad’’ doit faire l’objet d’explications et de pédagogie. Le président du Mpr se dit également étonner de l’attitude hésitante des membres de la Coalition des mouvements armés de l’Azawad (Cma) à parapher le document
En effet, le paraphe du projet d’accord par le gouvernement suscite actuellement beaucoup d’intérêts et de débats dans l’opinion publique nationale. C’est pourquoi, les héritiers de l’ex-président Moussa Traoré ont initié une journée d’information et de sensibilisation sur le texte final de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali proposé au gouvernement et aux groupes armés du Nord par la médiation internationale, samedi 14 mars 2015 au Cicb.« Cet accord préserve ce qu’il y a d’essentiel pour notre pays : l’intégrité du territoire national, la forme républicaine et laïque de l’Etat, son unité. En un mot rien de fondamental n’est remis en cause dans cet accord », a déclaré d’entrée de jeu le président du Mpr, Choguel Kokalla Maïga.Selon lui, le mot Azawad qui semble heurter certains de nos citoyens, doit faire l’objet d’explication et de pédagogie. Parce que, explique-t-il, c’est un mot qui irrite la plupart des Maliens. « Mais, il ne faut pas oublier que notre gouvernement est parti dans les négociations avec l’accompagnement de la communauté internationale. Et qui dit négociation parle de compromis. Quand on va dans une négociation, ce n’est pas pour venir avec tout ce que l’on veut », a précisé le président Maïga. A l’en croire, les uns et les autres doivent toujours avoir à l’esprit que cet accord a comme objectif essentiel de permettre à notre pays de recouvrir la totalité, l’entièreté de son intégrité territoriale, de faire exercer l’autorité de l’Etat malien sur l’ensemble du territoire national, ressouder la nation, refonder le vivre ensemble. Avant de rappeler que : le mot ‘’Azawad’’ qui gêne à juste titre d’ailleurs, était consigné dans tous les documents qui ont été signés. Du pacte national signé en avril 1992, en passant par l’accord d’Alger, sans oublier, l’accord préliminaire signé à Ouagadougou. « Tous les documents qui ont été élaborés depuis, la feuille de route de juillet-août 2014, les états généraux sur le nord, dans l’ensemble de ces documents on trouve le mot ‘’Azawad’’, avec bien sûr, des phrases qui l’encadrent… », a souligné le président du Mpr. Pour le président du Mpr, il est nécessaire de retenir que, cette fois-ci, dans le nouvel accord il est clairement dit : « que ce mot fera l’objet de discussion au niveau national. « nous pensons que nous ne pouvons pas remettre l’accord en cause uniquement à cause du mot », a-t-il expliqué.
L’attitude hésitante de la Cma décriée
Selon le président Maïga, il est incompréhensible de constater l’attitude hésitante des membres du Mnla et acolytes- regroupés au sein d’une coalition dénommée la coalition des mouvements armés de l’Azawad – à parapher le document. « On ne comprend pas pourquoi ceux de nos frères qui sont de l’autre côté ne veulent pas de l’accord, en tout cas, hésitent à le signer », indique-t-il. Avant de conclure : « Ça veut dire certainement que des personnes pensent que l’accord ne correspond pas à ce qui était prévu au départ. Car, on ne parle plus d’indépendance, ni de fédération, ni d’autonomie, ni de statut particulier ».
Aliou Touré
maliweb.net - Refus de paraphe du préaccord d’Alger : La CMA, n’a pas surpris.
maliweb.net - Refus de paraphe du préaccord d’Alger : La CMA, n’a pas surpris.
Déjà, la semaine dernière, dans l’article publié dans notre parution de vendredi dernier, nous titrions ainsi : ‘’Déjà, la manifestation de la mauvaise foi du CMA’’. En effet, le groupe de rebelles ayant souhaité rencontré sa ‘base’’ avant de parapher le document du préaccord, a finalement donné raison à votre journal. Attendu tout le week-end, il a fini par demander aux médiateurs qui se sont rendus mardi à Kidal pour les convaincre de parapher, a finalement souhaité une nouvelle rencontre. De rencontre avec la base, ce qui n’existe en réalité même pas, les chefs rebelles, sont tout simplement redescendus à Kidal, au moyen de la menace et du chantage, exigé des rares populations demeurées à Kidal, une marche de protestation contre le paraphe d’un document qui, ne prend pas en compte l’autonomie dont rêvaient les chefs. En demandant à nouveau une nouvelle rencontre avec les médiateurs, à quoi rêvent les responsables de la CMA, un retour sur ses revendications primaires ? Difficile de croire, que le Mali, notre pays et la communauté internationale marcheront cette
fois.
Kamaye Kondo
Attendu tout le week-end pour le paraphe du préaccord d’Alger, la CMA (Coordination des mouvements de l’Azaouad), n’a pas surpris, pas en notre rédaction en tout cas.
fois.
Kamaye Kondo
Pauvre Mali !
maliweb.net - Pauvre Mali !
Adam Thiam
Pauvre Mali !
La médiation est revenue de la capitale de l’Adrar, avec des espoirs. Mais elle est revenue bredouille quand même. Elle a tapé du poing sur la table mais Kidal avait tenu aussi à mettre les points sur les i. L’accord n’allait pas y être signé les yeux fermés. Or il avait reçu les ovations du monde entier. Quelle couleuvre ! Comme si l’enjeu c’est de sauver la face à la diplomatie algérienne plutôt que de sauver la paix au Mali. Quelle couleuvre parce la Cma réussit, elle, à faire rouvrir les discussions pour que soient examinées ses réserves alors que le gouvernement malien lui, passant outre ses réserves, a signé ! Quelle couleuvre parce que devant la force tranquille d’une rébellion qui, en 2012, a attaqué le Mali dans ses frontières légales, Bamako peinera à s’expliquer de cette curieuse jurisprudence du dialogue asymétrique! Les menaces et l’incantation n’y changeront rien. On ne peut, en effet, en vouloir aux rebelles de s’être hissés au rang des maîtres du monde, voire de leur tenir tête. Car les résolutions internationales engagent le gouvernement au dialogue, les mouvements de l’Azawad restés fédéralistes, cherchent pour eux le maximum. Lequel n’est pas sans conséquences pour l’intégrité nationale demain. Mais que faire ? Nous étions un pays défait. Nous ne sommes pas encore debout. Nous ne prenons pas la juste mesure de notre tragédie et de nos moyens. Nous sommes dans l’auto-validation et pas dans l’obligation de résultats lisibles, visibles et impartialement constatés. Pour toutes ces raisons hélas, il est possible que nous n’ayons pas vidé le sac des mauvaises surprises.Adam Thiam
Processus de paix: le MNLA et consorts marquent le pas
JournalDuMali.com: Processus de paix: le MNLA et consorts marquent le pas
Par Dédé F. - 18/03/2015
La médiation est revenue bredouille de Kidal, après avoir passé des heures à parlementer avec les cadres des mouvements rebelles. Pas de paraphe à l’horizon, pas de nouvelle négociation non plus.
La médiation a quitté Kidal ce mardi. Elle s’y était rendue pour tenter de faire entendre raison aux mouvements séparatistes qui refusent de signer l’accord d’Alger du 1er mars. Depuis le paraphe de l’accord de paix entre Bamako et les différents groupes armés sur le terrain au nord du pays, les regards sont tournés vers la Coordination des Mouvements de l’Azawad qui avait demandé à « consulter sa base » avant de pendre une décision. Suite à la concertation du lundi à Kidal, l’annonce est tombée : c’est non. Pour le moment. Or, c’est en principe en cette fin du mois de mars que devrait être signé officiellement l’accord de paix. Le temps presse.
Que veut la CMA ?
C’est comme une épée de Damoclès au dessus de la paix au Mali. Alors que la pression internationale s’accentue depuis l’attentat terroriste du 07 mars à Bamako, les mouvements rebelles jouent les prolongations pour le processus de négociation. Pour eux, l’accord d’Alger, du 25 février, tel que proposé et approuvé par les autres parties, ne reflète pas la satisfaction de leurs revendications. Quelles sont-elles ? Il s’agit entre autres de la reconnaissance officielle de I’Azawad comme une entité géographique, politique et juridique, de la création d’une assemblée interrégionale regroupant les régions de Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka et Taoudéni, dont les prérogatives relèvent des domaines spécifiques à l’Azawad, de la mise en place de zones de défense et de sécurité dont le commandement reviendra à des ressortissants de I’Azawad, etc…Ces éléments se retrouvent dans un document intitulé « Points essentiels à introduire dans le projet d’accord produit par la médiation » et remis à cette dernière ce mardi.
Que veut la CMA ?
C’est comme une épée de Damoclès au dessus de la paix au Mali. Alors que la pression internationale s’accentue depuis l’attentat terroriste du 07 mars à Bamako, les mouvements rebelles jouent les prolongations pour le processus de négociation. Pour eux, l’accord d’Alger, du 25 février, tel que proposé et approuvé par les autres parties, ne reflète pas la satisfaction de leurs revendications. Quelles sont-elles ? Il s’agit entre autres de la reconnaissance officielle de I’Azawad comme une entité géographique, politique et juridique, de la création d’une assemblée interrégionale regroupant les régions de Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka et Taoudéni, dont les prérogatives relèvent des domaines spécifiques à l’Azawad, de la mise en place de zones de défense et de sécurité dont le commandement reviendra à des ressortissants de I’Azawad, etc…Ces éléments se retrouvent dans un document intitulé « Points essentiels à introduire dans le projet d’accord produit par la médiation » et remis à cette dernière ce mardi.
- © Rfi.fr
Mahamadou Djeri Maiga, vice-président du MNLA, s'exprime à Alger, le 16 juillet 2014
En bref, pour la CMA, alors que les parties s’étaient entendues pour ne plus remettre en cause la souveraineté de l’Etat malien sur toute l’étendue de son territoire, leurs « exigences » qui foulent au pied tout ce qui avait été discuté des mois durant, doivent être reposées sur la table pour un nouveau round. En perte de vitesse, sans plus d’influence que sur une poignée de personnes retranchées dans la ville de Kidal, le MNLA et alliés auraient-ils été faire du tourisme à Alger ? C’est bien la question qui se pose, puisque les différents points (presqu’une quinzaine de revendications difficiles à satisfaire par un Etat souverain qui veut le rester) n’ont pas bougé d’un iota. On pourrait également se demander ce qui s’est finalement passé à Alger pour que des participants de la première heure à ces discussions ramènent ainsi le processus au point de départ…
Plus de négociations
La visite éclair des médiateurs qui mène les pourparlers « intermaliens » est en tout cas la preuve de la volonté d’avoir un accord le plus inclusif possible. La délégation a d’ailleurs été claire dan le communiqué émis à l’issue de la visite à Kidal. « La Délégation a indiqué que[ tout en prenant bonne note de ces demandes et de la position de la Coordination], elle rappelle que la procédure du paraphe engagée à Alger le 1er mars, signifie bien que la négociation est parachevée » peut-on lire dans le texte. Pas question donc de rouvrir un énième round de discussions dans les salons feutrés en Algérie ou ailleurs. Le gouvernement malien, par la voix de son porte-parole a également opposé une fin de non recevoir quand à l’ouverture d’une nouvelle négociation.
De plus, et toujours selon le communiqué, « l’Accord n’a pas la prétention de résoudre à la fois et dans l’immédiat tous les problèmes posés », « il offre un cadre évolutif de réponses aux défis auxquels est confronté le peuple malien », « certaines des observations formulées par la Coordination pourraient être valablement prises en charge dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord ». Pourvu que les cadres de la CMA puissent expliquer tout ceci « à la base » afin qu’elle comprenne et les aide à décider de privilégier le vivre-ensemble, pour aller de l’avant. Parce que le Mali n’a plus les moyens de laisser traîner cette situation de « ni paix, ni guerre ». Parce que les ennemis, ceux venus d’ailleurs, attendent le moindre signe de faiblesse pour nous frapper à nouveau.
Plus de négociations
La visite éclair des médiateurs qui mène les pourparlers « intermaliens » est en tout cas la preuve de la volonté d’avoir un accord le plus inclusif possible. La délégation a d’ailleurs été claire dan le communiqué émis à l’issue de la visite à Kidal. « La Délégation a indiqué que[ tout en prenant bonne note de ces demandes et de la position de la Coordination], elle rappelle que la procédure du paraphe engagée à Alger le 1er mars, signifie bien que la négociation est parachevée » peut-on lire dans le texte. Pas question donc de rouvrir un énième round de discussions dans les salons feutrés en Algérie ou ailleurs. Le gouvernement malien, par la voix de son porte-parole a également opposé une fin de non recevoir quand à l’ouverture d’une nouvelle négociation.
De plus, et toujours selon le communiqué, « l’Accord n’a pas la prétention de résoudre à la fois et dans l’immédiat tous les problèmes posés », « il offre un cadre évolutif de réponses aux défis auxquels est confronté le peuple malien », « certaines des observations formulées par la Coordination pourraient être valablement prises en charge dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord ». Pourvu que les cadres de la CMA puissent expliquer tout ceci « à la base » afin qu’elle comprenne et les aide à décider de privilégier le vivre-ensemble, pour aller de l’avant. Parce que le Mali n’a plus les moyens de laisser traîner cette situation de « ni paix, ni guerre ». Parce que les ennemis, ceux venus d’ailleurs, attendent le moindre signe de faiblesse pour nous frapper à nouveau.
Nord du Mali: le texte de l'accord ne changera pas, prévient la médiation - Afrique - RFI
Nord du Mali: le texte de l'accord ne changera pas, prévient la médiation - Afrique - RFI
Des combattants du Mouvement national de libération de l'Azawad, dans le voisinage de Tabankort (nord du Mali), le 15 février 2015.REUTERS/Souleymane Ag Anara
La négociation est parachavée, autrement dit terminée. C’est ce qu’a tenu à rappeler hier la médiation qui s’est rendue à Kidal mercredi pour rencontrer les mouvements du Nord, qui refusent de signer pour l'instant l'accord de paix tel qu'il a été paraphé par les autres parties le 1er mars à Alger.
Dans un communiqué rendu public hier la médiation internationale tient à rappeler que la négociation est terminée. Autrement dit, il n’est pas question de changer le texte de l’accord qui a déjà été paraphé à Alger le 1er mars par les autres parties. Ce qui est possible, précise cependant la communauté internationale, c’est que les observations faites par les mouvements du Nord soient étudiées ultérieurement.
Une étape du processus de paix
les médiateurs proposent à présent une nouvelle solution aux groupes rebelles : la déclaration interprétative. L’accord n’a pas la prétention de résoudre à la fois et dans l’immédiat tous les problèmes posés, précisent les médiateurs. Le paraphe de l’accord n’est qu’une étape du processus de paix, ajoute la médiation, en espérant que l’argument sera entendu. « Nous pensons qu'il faut qu'ils prennent leur courage à deux mains et qu'ils puissent signer cet accord, pour ouvrir enfin cette nouvelle phase qui va être longue, mais où tous les problèmes posés pourront trouver une solution », explique Pierre Buyoya, médiateur et Haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel.
L'un des médiateurs analyse par exemple qu'il ne serait pas possible, dans ce cadre, d'ajouter la mention d'un statut politique spécifique pour les régions du Nord. En revanche, les rebelles pourraient apporter des précisions sur le fonctionnement et le financement, par exemple, de la zone de développement économique prévue pour ces régions du Nord.
Une « question de bon sens »
La signature de cet accord est une « question de bon sens », assure Pierre Buyoya, mais une éventuelle signature ne résoudra pas tous les problèmes. « Le plus gros du travail sera encore à faire » reconnait un des médiateurs. « Même si la coordination venait à parapher l’accord de paix, ajoute-t-il, il faut s’attendre à des querelles d’interprétation sur de nombreux points de l’accord. »
Il s'agit donc d'une ultime proposition très subtile, voire périlleuse, qui entend jouer sur des points de détails et sur la marge de manoeuvre laissée par un texte très ouvert, et qui permet surtout de donner une nouvelle chance à l'accord de paix qui reste sur la table.
→ À (RE)LIRE : Accord d’Alger: l’interminable indécision des groupes du nord du Mali
Une étape du processus de paix
les médiateurs proposent à présent une nouvelle solution aux groupes rebelles : la déclaration interprétative. L’accord n’a pas la prétention de résoudre à la fois et dans l’immédiat tous les problèmes posés, précisent les médiateurs. Le paraphe de l’accord n’est qu’une étape du processus de paix, ajoute la médiation, en espérant que l’argument sera entendu. « Nous pensons qu'il faut qu'ils prennent leur courage à deux mains et qu'ils puissent signer cet accord, pour ouvrir enfin cette nouvelle phase qui va être longue, mais où tous les problèmes posés pourront trouver une solution », explique Pierre Buyoya, médiateur et Haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel.
L'un des médiateurs analyse par exemple qu'il ne serait pas possible, dans ce cadre, d'ajouter la mention d'un statut politique spécifique pour les régions du Nord. En revanche, les rebelles pourraient apporter des précisions sur le fonctionnement et le financement, par exemple, de la zone de développement économique prévue pour ces régions du Nord.
Une « question de bon sens »
La signature de cet accord est une « question de bon sens », assure Pierre Buyoya, mais une éventuelle signature ne résoudra pas tous les problèmes. « Le plus gros du travail sera encore à faire » reconnait un des médiateurs. « Même si la coordination venait à parapher l’accord de paix, ajoute-t-il, il faut s’attendre à des querelles d’interprétation sur de nombreux points de l’accord. »
Il s'agit donc d'une ultime proposition très subtile, voire périlleuse, qui entend jouer sur des points de détails et sur la marge de manoeuvre laissée par un texte très ouvert, et qui permet surtout de donner une nouvelle chance à l'accord de paix qui reste sur la table.
→ À (RE)LIRE : Accord d’Alger: l’interminable indécision des groupes du nord du Mali
Chronologie et chiffres clés
maliweb.net - Choguel K.Maïga, président du Mpr : « Le mot ‘’Azawad…doit faire l’objet d’explication et de pédagogie. Parce que, c’est un mot qui irrite la plupart des Maliens
maliweb.net - Choguel K.Maïga, président du Mpr : « Le mot ‘’Azawad…doit faire l’objet d’explication et de pédagogie. Parce que, c’est un mot qui irrite la plupart des Maliens
Selon lui, le mot Azawad qui semble heurter certains de nos citoyens, doit faire l’objet d’explication et de pédagogie. Parce que, explique-t-il, c’est un mot qui irrite la plupart des Maliens. « Mais, il ne faut pas oublier que notre gouvernement est parti dans les négociations avec l’accompagnement de la communauté internationale. Et qui dit négociation parle de compromis. Quand on va dans une négociation, ce n’est pas pour venir avec tout ce que l’on veut », a précisé le président Maïga. A l’en croire, les uns et les autres doivent toujours avoir à l’esprit que cet accord a comme objectif essentiel de permettre à notre pays de recouvrir la totalité, l’entièreté de son intégrité territoriale, de faire exercer l’autorité de l’Etat malien sur l’ensemble du territoire national, ressouder la nation, refonder le vivre ensemble. Avant de rappeler que : le mot ‘’Azawad’’ qui gêne à juste titre d’ailleurs, était consigné dans tous les documents qui ont été signés. Du pacte national signé en avril 1992, en passant par l’accord d’Alger, sans oublier, l’accord préliminaire signé à Ouagadougou. « Tous les documents qui ont été élaborés depuis, la feuille de route de juillet-août 2014, les états généraux sur le nord, dans l’ensemble de ces documents on trouve le mot ‘’Azawad’’, avec bien sûr, des phrases qui l’encadrent… », a souligné le président du Mpr. Pour le président du Mpr, il est nécessaire de retenir que, cette fois-ci, dans le nouvel accord il est clairement dit : « que ce mot fera l’objet de discussion au niveau national. « nous pensons que nous ne pouvons pas remettre l’accord en cause uniquement à cause du mot », a-t-il expliqué.
L’attitude hésitante de la Cma décriée
Selon le président Maïga, il est incompréhensible de constater l’attitude hésitante des membres du Mnla et acolytes- regroupés au sein d’une coalition dénommée la coalition des mouvements armés de l’Azawad – à parapher le document. « On ne comprend pas pourquoi ceux de nos frères qui sont de l’autre côté ne veulent pas de l’accord, en tout cas, hésitent à le signer », indique-t-il. Avant de conclure : « Ça veut dire certainement que des personnes pensent que l’accord ne correspond pas à ce qui était prévu au départ. Car, on ne parle plus d’indépendance, ni de fédération, ni d’autonomie, ni de statut particulier ».
Aliou Touré
Le mot ’’Azawad’’ contenu dans le document d’accord issu du processus d’Alger paraphé par le gouvernement suscite émoi et colère. Pour le président du Mouvement patriotique pour le renouveau (Mpr), Choguel Kokalla Maïga, ce mot ‘’Azawad’’ doit faire l’objet d’explications et de pédagogie. Le président du Mpr se dit également étonner de l’attitude hésitante des membres de la Coalition des mouvements armés de l’Azawad (Cma) à parapher le document
En effet, le paraphe du projet d’accord par le gouvernement suscite actuellement beaucoup d’intérêts et de débats dans l’opinion publique nationale. C’est pourquoi, les héritiers de l’ex-président Moussa Traoré ont initié une journée d’information et de sensibilisation sur le texte final de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali proposé au gouvernement et aux groupes armés du Nord par la médiation internationale, samedi 14 mars 2015 au Cicb.« Cet accord préserve ce qu’il y a d’essentiel pour notre pays : l’intégrité du territoire national, la forme républicaine et laïque de l’Etat, son unité. En un mot rien de fondamental n’est remis en cause dans cet accord », a déclaré d’entrée de jeu le président du Mpr, Choguel Kokalla Maïga.Selon lui, le mot Azawad qui semble heurter certains de nos citoyens, doit faire l’objet d’explication et de pédagogie. Parce que, explique-t-il, c’est un mot qui irrite la plupart des Maliens. « Mais, il ne faut pas oublier que notre gouvernement est parti dans les négociations avec l’accompagnement de la communauté internationale. Et qui dit négociation parle de compromis. Quand on va dans une négociation, ce n’est pas pour venir avec tout ce que l’on veut », a précisé le président Maïga. A l’en croire, les uns et les autres doivent toujours avoir à l’esprit que cet accord a comme objectif essentiel de permettre à notre pays de recouvrir la totalité, l’entièreté de son intégrité territoriale, de faire exercer l’autorité de l’Etat malien sur l’ensemble du territoire national, ressouder la nation, refonder le vivre ensemble. Avant de rappeler que : le mot ‘’Azawad’’ qui gêne à juste titre d’ailleurs, était consigné dans tous les documents qui ont été signés. Du pacte national signé en avril 1992, en passant par l’accord d’Alger, sans oublier, l’accord préliminaire signé à Ouagadougou. « Tous les documents qui ont été élaborés depuis, la feuille de route de juillet-août 2014, les états généraux sur le nord, dans l’ensemble de ces documents on trouve le mot ‘’Azawad’’, avec bien sûr, des phrases qui l’encadrent… », a souligné le président du Mpr. Pour le président du Mpr, il est nécessaire de retenir que, cette fois-ci, dans le nouvel accord il est clairement dit : « que ce mot fera l’objet de discussion au niveau national. « nous pensons que nous ne pouvons pas remettre l’accord en cause uniquement à cause du mot », a-t-il expliqué.
L’attitude hésitante de la Cma décriée
Selon le président Maïga, il est incompréhensible de constater l’attitude hésitante des membres du Mnla et acolytes- regroupés au sein d’une coalition dénommée la coalition des mouvements armés de l’Azawad – à parapher le document. « On ne comprend pas pourquoi ceux de nos frères qui sont de l’autre côté ne veulent pas de l’accord, en tout cas, hésitent à le signer », indique-t-il. Avant de conclure : « Ça veut dire certainement que des personnes pensent que l’accord ne correspond pas à ce qui était prévu au départ. Car, on ne parle plus d’indépendance, ni de fédération, ni d’autonomie, ni de statut particulier ».
Aliou Touré
Mali: le gouvernement et la médiation internationale excluent une renégociation de l’accord d’Alger
Mali: le gouvernement et la médiation internationale excluent une renégociation de l’accord d’Alger
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Lors d’une rencontre mardi avec une délégation de diplomates occidentaux et africains accrédités à Bamako dans son fief de Kidal (nord-est), la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion) leur a présenté par écrit une série de « points essentiels à introduire » dans le texte, selon ce document disponible sur maliactu.net.
Parmi les principales revendications, figurent la « reconnaissance officielle de l’Azawad comme une entité géographique, politique et juridique », en référence à l’appellation du nord du Mali par les rebelles, la création d’une assemblée interrégionale couvrant cette zone, et un quota de « 80 % de ressortissants de l’Azawad » dans les forces de sécurité.
De son côté, le gouvernement malien affirme « de manière solennelle que le paraphe du document, en attendant sa signature, exclut toute idée d’ouvrir de nouvelles négociations sur son contenu et appelle la médiation à ses responsabilités en tant que garant du processus de paix », selon une déclaration lue par son porte-parole, Choguel Maïga.
Les jihadistes ont été dispersés et partiellement chassés de cette zone par une opération militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, et toujours en cours. Mais des zones entières échappent toujours au contrôle de Bamako.
(c) maliactu.net
Le gouvernement malien et la médiation internationale ont écarté mercredi toute discussion du contenu de l’accord de paix d’Alger, appelant de nouveau la rébellion à dominante touareg du nord du Mali à le parapher en l’état.
Lors d’une rencontre mardi avec une délégation de diplomates occidentaux et africains accrédités à Bamako dans son fief de Kidal (nord-est), la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion) leur a présenté par écrit une série de « points essentiels à introduire » dans le texte, selon ce document disponible sur maliactu.net.Parmi les principales revendications, figurent la « reconnaissance officielle de l’Azawad comme une entité géographique, politique et juridique », en référence à l’appellation du nord du Mali par les rebelles, la création d’une assemblée interrégionale couvrant cette zone, et un quota de « 80 % de ressortissants de l’Azawad » dans les forces de sécurité.
Mais la médiation internationale précise, dans un communiqué publié mercredi, que « la procédure du paraphe engagée à Alger le 1er mars signifie bien que la négociation est parachevée », soulignant que « l’accord n’a pas la prétention de résoudre à la fois et dans l’immédiat tous les problèmes posés ».Disant avoir pris « bonne note » des exigences présentées lors de la rencontre de Kidal mardi, elle ajoute que certaines observations pourraient être prises en compte « dans le cadre de la mise en oeuvre de l’accord », paraphé le 1er mars à Alger par le camp gouvernemental.
De son côté, le gouvernement malien affirme « de manière solennelle que le paraphe du document, en attendant sa signature, exclut toute idée d’ouvrir de nouvelles négociations sur son contenu et appelle la médiation à ses responsabilités en tant que garant du processus de paix », selon une déclaration lue par son porte-parole, Choguel Maïga.
Il « lance un appel solennel à tous les mouvements qui ne l’ont pas encore fait pour parapher sans délai l’accord de paix », a ajouté M. Maïga, qui est également ministre de la Communication.
Le nord du Mali est tombé entre fin mars et début avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.Les jihadistes ont été dispersés et partiellement chassés de cette zone par une opération militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, et toujours en cours. Mais des zones entières échappent toujours au contrôle de Bamako.
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