vendredi 28 mars 2014

Chronique du vendredi : Jusqu’où ira le député Ouattara ? - maliweb.net

Chronique du vendredi : Jusqu’où ira le député Ouattara ? - maliweb.net

Chronique du vendredi : Jusqu’où ira le député Ouattara ?



44 réactions



[-] Texte [+] Email Imprimer



Adam Thiam
Adam Thiam


Le Professeur Kalilou Ouattara n’en est pas à sa première évocation de ce qui, à ses mots, décrit une « question sonrai ». Les seules différences avec les critiques passées de l’urologue et celles publiées hier par notre Confrère 22 Septembre sont que : premièrement, quand il critiquait il y a quelques mois, Ouattara n’était pas un député de l’Assemblée nationale ; deuxièmement ses terribles convictions ne formaient pas alors la justification du Fores (Forum des Ressortissants et Sympathisants du Sud), une association apparemment reconnue et qui ambitionne de rassembler le Sud contre le favoritisme dont bénéficieraient les « Nordistes ».  Ce qui ne saurait plus durer. Le Sud doit se réveiller et faire barrière, selon les animateurs de Fores.



PREMISSES OSEES. Pour le Professeur, le Collectif des Ressortissants du Nord (né durant la période coloniale) est le principal levier de ce qui lui paraît être la mainmise de l’ethnie Sonrai sur le pays. L’activisme de ce Collectif aurait conduit alors à la situation où les « Nordistes » sont à « 8% propriétaires des édifices de l’Aci, de la Cité du Niger, sans oublier le quartier Golfe ».  L’administration malienne serait également dominée à 80% par les mêmes nordistes : « finances, douanes, impôts, banques, armée, santé, administration territoriale, etc ».  Poursuivant son constat, le texte fondateur du Fores déclare que le label Nord « est un fonds de commerce » qui sous-entend-il, a généré des milliards de nos francs pour le développement du Nord. Au détriment du Sud qui ne serait qu’une fabrique de chômeurs. Bien, c’est parce qu’il s’est structuré en véritable parti politique que le Coren a eu tout ce résultat. Et récemment, il a remporté une autre victoire par la création d’un ministère spécialement pour le Nord.



UN GRAND CADEAU AUX SEPARATISTES. Le texte n’est pas exempt d’amalgames crées entre Coren et Sonrai, Sonrai et Touareg, Sonrai et Jihadistes. Et ce serait une redoutable erreur de penser qu’il ne s’agit ici que d’élucubrations. Des internautes  – ce n’est pas un audimat infaillible, c’est vrai- ont  rappelé à l’ordre le professeur Ouattara. Mais d’autres se sont montrés admiratifs du « courage du Professeur et de la justesse de ses propos ». Avec ses arguments et avec les fragiles équilibres du moment, Fores ne pourra pas remettre en cause l’unicité du pays. Mais il peut avoir un formidable capital de sympathie à Bamako. Surtout si son principal animateur est parlementaire national. Le Mnla ne pouvait pas mieux rêver, lui qui pas une fois n’est écorché dans le manifeste du Fores et lui qui ne cherche une chose : avoir l’oreille de la communauté sédentaire pour espérer avoir le poids démographique de ses ambitions séparatistes.

Adam Thiam

SOURCE:  du   28 mar 2014

vendredi 21 mars 2014

Malijet Nord du Mali : L’Italie accueille une réunion des groupes armés rebelles Mali Bamako

Malijet Nord du Mali : L’Italie accueille une réunion des groupes armés rebelles Mali Bamako

L’Italie accueille une réunion des groupes armés rebelles

Par 7 réactions


Taille de la police: Decrease font Enlarge font
(image utilisée juste a titre d`illustration).(image utilisée juste a titre d`illustration).
La capitale italienne, Rome abrite une réunion des groupes armés du nord du Mali à savoir le MNLA, le HCUA et le MAA. Selon l'une des délégations participantes, cette rencontre va durer trois jours à l'issue desquels, une coordination diplomatique et politique de ces mouvements sera mise en place. Un document pourra être signé dans ce sens.

Notons que c'est depuis le mardi dernier que les groupes armés se sont rendus en Italie pour participer à cette rencontre. Aucune information n'a filtré sur les raisons du choix de la capitale italienne pour l'abriter et pas non plus la position officielle de ce pays sur ce dossier.


Les autorités italiennes auraient cependant donné leur autorisation pour la tenue de cette réunion. Il nous revient que la réunion d'Italie pourrait être une initiative de Sant Egidio, une organisation basée en Italie et qui intervient dans l'humanitaire.

Sur un tout autre plan, le gouvernement nigérien avait organisé le lundi dernier, une réunion à laquelle étaient conviés 150 cadres et militaires parmi lesquels des représentants des mouvements d'autodéfense Ganda Koy et Ganda Izo et des chefs de tribus. Cette réunion aurait vu la participation de plusieurs personnes.

Précisons que cette réunion est une contribution du Niger pour soutenir les efforts de paix et rapprocher les points de vue entre ces groupes armés. On rapporte que le gouvernement malien était également représenté.


Cette rencontre n'entrerait pas dans le cadre des négociations officielles entre Bamako et les groupes armés, mais elle était destinée plutôt à trouver des solutions pour les conflits tribaux et ethniques qui opposeraient les communautés. Signalons que les tensions intercommunautaires ont récemment connu une recrudescence dans le nord du pays.

C'est le lieu de préciser que depuis quelques semaines, les groupes armés du nord deviennent de plus en plus réguliers dans plusieurs capitales africaines et occidentales. Après Alger et Rabat, ils ont été récemment à Moscou.


Cette présence dans la capitale russe avait suscité moult discussions dans les milieux diplomatiques et valu à l'ambassadeur de la Russie dans notre pays d'être convoqué par le gouvernement malien pour s'expliquer. Comme si cela ne suffisait pas, les groupes armés se tournent maintenant du côté de l'Italie.

Masslré DIOP

Dialogue inclusif : Quand le MNLA divise à Paris - maliweb.net

Dialogue inclusif : Quand le MNLA divise à Paris - maliweb.net

MNLA divise à Paris

1 réaction



[-] Texte [+]EmailImprimer

Groupe MNLA
Groupe MNLA (photo archives)
Les autorités françaises ont du mal à accorder leurs violons face à l’attitude des bandits du MNLA. Selon la presse hexagonale, relayée par nos confrères de Jeune Afrique, le ministère français de la Défense et celui des Affaires étrangères ont deux lectures diamétralement opposées de l’évolution des négociations entre le gouvernement et les mouvements armés.

Les divergences de vue se multiplient entre les militaires, dont l’influence sur la politique africaine de la France ne cesse d’accroître, et les diplomates, qui cachent difficilement leur irritation à ce sujet. Surtout sur la question du président IBK et de la rébellion touarègue.
Le cas d’Ibrahim Boubacar Kéita (IBK) est en effet particulièrement conflictuel à Paris. Depuis plusieurs semaines, l’entourage de Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, reproche au nouveau président malien de ne rien faire pour imposer la paix dans le Nord du pays et de se montrer trop intransigeant avec les groupes rebelles touaregs – qui ont toujours eu la cote auprès des militaires français.

La lecture des événements est différente au Quai d’Orsay, à l’ambassade de France à Bamako et même à l’Elysée, où les « hommes bleus » ne sont pas autant idéalisés. « Cela ne fait que six mois qu’IBK est là, il ne peut pas tout changer d’un coup, relativise un diplomate. Sur le problème touareg, il fait ce qu’il peut, mais il pâtit de la lutte d’influence que se livrent les voisins du Mali et de l’absence d’unité entre les groupes rebelles ». Même son de cloche à la cellule africaine de l’Elysée, où l’on rappelle que l’entretien du 27 février à Abuja entre François Hollande et IBK a été fort cordial. Le président français n’a paraît-il « rien à reprocher » à son homologue malien.

Y. C.

mercredi 19 mars 2014

Mali : Ibrahim Ag Mohamed Assaleh créé la Coalition du peuple pour l'Azawad (CPA) - maliweb.net

Mali : Ibrahim Ag Mohamed Assaleh créé la Coalition du peuple pour l'Azawad (CPA) - maliweb.net

Coalition du peuple pour l’Azawad (CPA)



0 réaction



[-] Texte [+] Email Imprimer



Le leader de la CPA, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh
Le leader de la CPA, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh


Après son divorce avec le MNLA, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh a créé mardi son propre mouvement rebelle, la Coalition du peuple pour l’Azawad (CPA). Il entend ainsi peser dans les complexes négociations de paix avec Bamako.

Ancien haut cadre du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), Ibrahim Ag Mohamed Assaleh a officiellement lancé mardi 18 mars son propre mouvement politico-militaire : la Coalition du peuple pour l’Azawad (CPA).



Dans une interview accordée à Jeune Afrique la semaine dernière, le rebelle touareg avait indiqué qu’il annoncerait la création de sa dissidence depuis Alger. Celle-ci a finalement été proclamée à Hassi Labyad, en plein milieu du désert, à 350 kilomètres au nord-ouest de Tombouctou. « Après concertation avec plusieurs proches, nous avons décidé de faire cette déclaration officielle à l’intérieur et non à l’extérieur des frontières de l’Azawad, afin de mieux représenter son peuple », nous explique l’autoproclamé président de la CPA, joint par téléphone.



Anciens du MNLA, du MAA et du HCUA

Actuellement à Niamey, où il « rencontre plusieurs responsables de Tombouctou, Gao et Kidal », Ibrahim Ag Mohamed Assaleh n’était pas présent hier à Hassi Labyad pour la création de la CPA. Il était représenté sur place par son lieutenant Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun, qui a annoncé le lancement du nouveau mouvement rebelle en présence de 700 personnes, dont plusieurs « chefs militaires et responsables de la société civile ».



Selon Ag Mohamed Assaleh, plusieurs anciens membres du MNLA, mais aussi du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), et du Haut conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA), étaient à Hassi Labyad et ont rallié la CPA. L’ancien député du cercle de Bourem affirme également que des représentants touaregs, arabes, songhaïs et peuls avaient fait le déplacement. Son nouveau mouvement créé, le leader de la CPA entend désormais « faire appel aux autorités de Bamako pour mettre en oeuvre le processus de Ouagadougou », bloqué depuis plusieurs mois.

___

Benjamin Roger

Mali : Ibrahim Ag Mohamed Assaleh créé la Coalition du peuple pour l'Azawad (CPA) - maliweb.net

Mali : Ibrahim Ag Mohamed Assaleh créé la Coalition du peuple pour l'Azawad (CPA) - maliweb.net

Coalition du peuple pour l’Azawad (CPA)



0 réaction



[-] Texte [+] Email Imprimer



Le leader de la CPA, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh
Le leader de la CPA, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh


Après son divorce avec le MNLA, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh a créé mardi son propre mouvement rebelle, la Coalition du peuple pour l’Azawad (CPA). Il entend ainsi peser dans les complexes négociations de paix avec Bamako.

Ancien haut cadre du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), Ibrahim Ag Mohamed Assaleh a officiellement lancé mardi 18 mars son propre mouvement politico-militaire : la Coalition du peuple pour l’Azawad (CPA).



Dans une interview accordée à Jeune Afrique la semaine dernière, le rebelle touareg avait indiqué qu’il annoncerait la création de sa dissidence depuis Alger. Celle-ci a finalement été proclamée à Hassi Labyad, en plein milieu du désert, à 350 kilomètres au nord-ouest de Tombouctou. « Après concertation avec plusieurs proches, nous avons décidé de faire cette déclaration officielle à l’intérieur et non à l’extérieur des frontières de l’Azawad, afin de mieux représenter son peuple », nous explique l’autoproclamé président de la CPA, joint par téléphone.



Anciens du MNLA, du MAA et du HCUA

Actuellement à Niamey, où il « rencontre plusieurs responsables de Tombouctou, Gao et Kidal », Ibrahim Ag Mohamed Assaleh n’était pas présent hier à Hassi Labyad pour la création de la CPA. Il était représenté sur place par son lieutenant Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun, qui a annoncé le lancement du nouveau mouvement rebelle en présence de 700 personnes, dont plusieurs « chefs militaires et responsables de la société civile ».



Selon Ag Mohamed Assaleh, plusieurs anciens membres du MNLA, mais aussi du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), et du Haut conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA), étaient à Hassi Labyad et ont rallié la CPA. L’ancien député du cercle de Bourem affirme également que des représentants touaregs, arabes, songhaïs et peuls avaient fait le déplacement. Son nouveau mouvement créé, le leader de la CPA entend désormais « faire appel aux autorités de Bamako pour mettre en oeuvre le processus de Ouagadougou », bloqué depuis plusieurs mois.

___

Benjamin Roger

Alger crée déjà son MNLA - maliweb.net

Alger crée déjà son MNLA - maliweb.net

MNLA



0 réaction



[-] Texte [+] Email Imprimer



ministre-algerienAyant échoué à faire du MNLA de Bilal Ag Achérif sa «chose», Alger instrumentalise l’ex député de Bourem, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, en le poussant à créer un mouvement concurrent au MNLA. Pour compliquer la mission de négociation que Rabat  voudrait réussir dans la crise du nord malien.

 

Nous nous interrogions dans notre livraison N° 202 du 19 février 2014 : Comment IBK arrive à fréquenter à la fois Alger et Rabat, deux frères ennemis dont l’un ne fréquente pas les amis de l’autre ? Nous nous inquiétions finalement que le pouvoir actuel de Bamako ne mette sur son dos le puissant voisin algérien qui est, à l’état actuel des choses, incontournable dans la résolution du problème des régions nord du Mali.

 L’interview d’Assaleh  chez nos confrères de Jeune Afrique annonçant la création future, à Alger, d’une dissidence du MNLA confirme nos inquiétudes. Il semble qu’IBK n’a pas su convaincre les autorités algériennes de la justesse d’associer le Roi Mohamed VI aux négociations devant s’ouvrir entre Bamako et ses groupes armés. Ça serait une bavure géostratégico-politique si IBK ne s’était pas entouré de toutes les garanties nécessaires de ne pas mettre Alger sur son dos dans la résolution de la crise du nord en s’approchant du Maroc !

 D’autre part, cette volonté d’Alger de dessaisir Rabat du  dossier malien en créant, notamment la division au sein des groupes armés pourrait jouer en faveur du Mali. Car ça met à nu le manque de sérieux des leaders des groupes armés et les discréditera, par voie de conséquence, aux yeux de la communauté internationale. Cette  dernière, en tirant toutes les leçons pourrait donner son feu vert à Bamako de neutraliser les groupes armés par la force. En attendant, c’est la confusion totale dans la conduite des négociations entre Bamako et ses groupes armés du nord et surtout l’impasse dans le pays en général. A cause de la non ouverture de ces négociations et le début réel du processus de réconciliation, Bamako reste toujours privé des sous promis à Bruxelles. Ce qui fragilise son économie et prolonge ainsi la crise surtout économique. Ainsi, les salaires des fonctionnaires maliens sont payés en retard (certaines catégories de fonctionnaires attendent jusque le 10 du mois pour voir leurs comptes approvisionnés) ; le personnel local de la MINUSMA est souvent à deux mois, voire trois mois d’arriérés de salaires ; même les députés ne sont pas étrangers à cette crise financière. Le pays tourne au ralenti et l’argent ne circule pas.

 Les Maliens, individuellement, sont-ils prêts à consentir de sacrifices au bénéfice de l’intérêt général du Mali en supportant la sécheresse financière imposée par la communauté internationale à cause des conditionnalités que le Président IBK pose pour l’ouverture des négociations ?

Sekouba KONATE                          

Le Premier ministre chinois rencontre le ministre ougandais des A.E._French.news.cn

Le Premier ministre chinois rencontre le ministre ougandais des A.E._French.news.cn