mercredi 6 août 2014

Réunion des groupes armés à Gao en vue de la mise en application de l’accord de cessation des hostilités signé à Alger : Le MNLA refuse d'y prendre part malgré l'insistance de la communauté internationale - maliweb.net

Réunion des groupes armés à Gao en vue de la mise en application de l’accord de cessation des hostilités signé à Alger : Le MNLA refuse d'y prendre part malgré l'insistance de la communauté internationale - maliweb.net

Le MNLA refuse d’y prendre part malgré l’insistance de la communauté internationale

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L’Algérie médiateur du dialogue inter-malien ?
Mahamadou Djeri Maiga, vice-président du MNLA et sa délégation à Alger pour discuter des accords de paix, le 16 juillet 2014.
AFP PHOTO/FAROUK BATICHE
Une commission des responsables des mouvements armés est en conclave à Gao pour définir les contours de la mise en application du document relatif à la cessation des hostilités signé le jeudi 24 juillet à Alger. Les discussions doivent porter sur la question du repli des combattants du MNLA sur leurs bases initiales avec leur retrait d’Anéfis et d’autres localités du septentrion malien.



Les échanges doivent porter aussi sur l’arrêt immédiat de toutes velléités offensives sur l’ensemble des régions du nord, la libération par les groupes armés notamment le MNLA, le HCUA, le MAA de l’axe routier Gao-Anefis-Tessalit-In Hallid et l’interdiction de toutes formes d’agissement des mouvements armés.





La rencontre de Gao, qui regroupe les groupes armés du nord ayant pris part aux pourparlers inclusifs inter-Maliens d’Alger a démarré sans le mouvement national de libération de l’Azawad. Les séparatistes touaregs, qui n’ont fourni aucun motif valable pour justifier cette absence semblent ignorer les modalités de ce document.



Le mouvement arabe de l’Azawad (branche alliée au MNLA) bien que prenant part à la rencontre de Gao se montre, depuis quelques jours, de plus en plus réticent. Ses représentants donnent l’impression de ne pas être concernés par les discussions en cours. Les représentants de la communauté internationale craignent que ce mouvement ne suive les séparatistes touaregs dans leur manœuvre pour retarder le plus longtemps possible, voire compromettre la signature d’un accord de apix global et définitif.



Pour sauver le rendez-vous de Gao, une délégation de la communauté internationale s’est rendue lundi 4 août à Kidal. Objectif : tenter de convaincre les séparatistes touaregs de rejoindre les autres groupes armés à Gao et de s’inscrire dans l’esprit de l’accord obtenu à Alger le 24 juillet dernier. Lequel oblige tous les groupes armés à taire les armes.



Visiblement, le MNLA et ses alliés de la branche du MAA acquis à sa cause sécessionniste ne semblent s’inscrire dans cette logique de paix et de réconciliation. D’ailleurs, depuis la signature de ce document, ce mouvement armé, même s’il a gelé ses zones d’influence, n’entend pas céder les localités qu’il occupe et joue la montre.





Abdoulaye DIARRA

mardi 5 août 2014

Les pourparlers de paix au Mali - Mali Actualités : Infos de dernières Minutes et Actualités sur le Mali – maliactu.net

Les pourparlers de paix au Mali - Mali Actualités : Infos de dernières Minutes et Actualités sur le Mali – maliactu.net
paix au Mali




rebelles-algerLes « Trois questions À… » du mensuel « Le Magazine de l’Afrique » (Aout-Septembre 2014), au sujet du Nord-Mali et les pourparlers de paix qui reprennent le 17 Août à Alger.

Le 24 juillet dernier une feuille de route était signée, entre les groupes armés du Nord et le gouvernement central de Bamako, sous médiation algérienne.

Cette feuille de route balise très clairement les thèmes des discussions à venir. Elle enterre définitivement, toute réclamation, « indépendantiste« , « fédéraliste » ou « autonomiste« , dans le cadre des pourparlers qui viennent. Ces trois points étaient pourtant la justification (le principal argument) des groupes rebelles vis à vis de certaines populations du Nord-Mali qui leur tendaient l’oreille.

Ces populations, dans leur globalité, payent encore, de nos jours, le lourd tribut de la guerre, déclenchée à partir de janvier 2012 par les groupes armés. Que ce soit durant les premiers heures du conflit; durant l’occupation jihadiste, et au retour de l’armée malienne avec le déclenchement de l’opération française « Serval » à partir de janvier 2013 !

Pourtant à en croire leurs communications et réclamations affichées, ces trois, principales revendications, (Indépendance, Fédéralisme ou Autonomie) « étaient non négociables » d’après ces groupes (particulièrement le Mnla) qui en avaient fait leur cheval de bataille.

Des revendications auxquelles ces groupes renoncèrent d’ailleurs, l’une après l’autre, dès les rencontres préparatoires à la signature de l’accord de Ouagadougou en juin 2013.

Après deux ans et demi de conflit, un « gâchis« , d’après des Touaregs, au nom desquels « la rébellion a été menée », d’après le vocabulaire des groupes armés. La frange de la jeunesse connectée aux réseaux sociaux, habituellement favorable aux groupes armés, est quant à elle révoltée par le dénouement de cette histoire. Au lendemain de la publication de la feuille de route, ces jeunes se sentaient « trahis« , « vendus » « leurrés » etc…

« Un grand chaos, avec un résultat des pourparlers qui se dessinent sans aucune avancée significative pour le Nord » s’inquiètent certaines notabilités du Nord-Mali, qui y voient « Une tromperie assassine » de la part des groupes armés. « Un recul de 30 ans en arrière pour nos régions et populations » disent d’autres Touaregs de cette région qui estiment que la rébellion de 2012 est « un non sens », et qu’elle n’aurait jamais dû voir le jour. « Ce résultat était prévisible : Nous ne nous attentions à rien de la part des groupes armés, adeptes des rebellions comme fond de commerce, pour quelques individus, comme nous ne sous attendions à rien, non plus, de la part de l’état malien, qui ne fait rien de significatif, pour nous, depuis 50 ans » analysent des observateurs locaux, septiques, quant à eux, dès le départ, en 2012.

Analyse des événements à Kidal du 17 au 21 Mai 2014; la recomposition de la cartographie politique des Touaregs; le sens que devraient avoir les pourparlers de paix en cours à Alger, dans le document ci-dessous.

« Trois questions A… » dans le PDF ci-dessous :

entretien-magazine-de-lafrique (Daté du 02 Juillet 2014, parution début Août)

Intagrist El Ansari
- See more at: http://maliactu.net/les-pourparlers-de-paix-au-mali/#sthash.4mdtAbCw.dpuf

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paix au Mali




rebelles-algerLes « Trois questions À… » du mensuel « Le Magazine de l’Afrique » (Aout-Septembre 2014), au sujet du Nord-Mali et les pourparlers de paix qui reprennent le 17 Août à Alger.

Le 24 juillet dernier une feuille de route était signée, entre les groupes armés du Nord et le gouvernement central de Bamako, sous médiation algérienne.

Cette feuille de route balise très clairement les thèmes des discussions à venir. Elle enterre définitivement, toute réclamation, « indépendantiste« , « fédéraliste » ou « autonomiste« , dans le cadre des pourparlers qui viennent. Ces trois points étaient pourtant la justification (le principal argument) des groupes rebelles vis à vis de certaines populations du Nord-Mali qui leur tendaient l’oreille.

Ces populations, dans leur globalité, payent encore, de nos jours, le lourd tribut de la guerre, déclenchée à partir de janvier 2012 par les groupes armés. Que ce soit durant les premiers heures du conflit; durant l’occupation jihadiste, et au retour de l’armée malienne avec le déclenchement de l’opération française « Serval » à partir de janvier 2013 !

Pourtant à en croire leurs communications et réclamations affichées, ces trois, principales revendications, (Indépendance, Fédéralisme ou Autonomie) « étaient non négociables » d’après ces groupes (particulièrement le Mnla) qui en avaient fait leur cheval de bataille.

Des revendications auxquelles ces groupes renoncèrent d’ailleurs, l’une après l’autre, dès les rencontres préparatoires à la signature de l’accord de Ouagadougou en juin 2013.

Après deux ans et demi de conflit, un « gâchis« , d’après des Touaregs, au nom desquels « la rébellion a été menée », d’après le vocabulaire des groupes armés. La frange de la jeunesse connectée aux réseaux sociaux, habituellement favorable aux groupes armés, est quant à elle révoltée par le dénouement de cette histoire. Au lendemain de la publication de la feuille de route, ces jeunes se sentaient « trahis« , « vendus » « leurrés » etc…

« Un grand chaos, avec un résultat des pourparlers qui se dessinent sans aucune avancée significative pour le Nord » s’inquiètent certaines notabilités du Nord-Mali, qui y voient « Une tromperie assassine » de la part des groupes armés. « Un recul de 30 ans en arrière pour nos régions et populations » disent d’autres Touaregs de cette région qui estiment que la rébellion de 2012 est « un non sens », et qu’elle n’aurait jamais dû voir le jour. « Ce résultat était prévisible : Nous ne nous attentions à rien de la part des groupes armés, adeptes des rebellions comme fond de commerce, pour quelques individus, comme nous ne sous attendions à rien, non plus, de la part de l’état malien, qui ne fait rien de significatif, pour nous, depuis 50 ans » analysent des observateurs locaux, septiques, quant à eux, dès le départ, en 2012.

Analyse des événements à Kidal du 17 au 21 Mai 2014; la recomposition de la cartographie politique des Touaregs; le sens que devraient avoir les pourparlers de paix en cours à Alger, dans le document ci-dessous.

« Trois questions A… » dans le PDF ci-dessous :

entretien-magazine-de-lafrique (Daté du 02 Juillet 2014, parution début Août)

Intagrist El Ansari
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L’Algérie opposée à la participation du Maroc au processus de paix au Mali - Mali Actualités : Infos de dernières Minutes et Actualités sur le Mali – maliactu.net

L’Algérie opposée à la participation du Maroc au processus de paix au Mali - Mali Actualités : Infos de dernières Minutes et Actualités sur le Mali – maliactu.net

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« À quel titre le Maroc aurait-il dû être ? », s’interroge M. Lamamra. « Pourquoi entretenir le cliché selon lequel l’Algérie s’emploierait à isoler le Maroc ? », s’est encore interrogé le chef de la diplomatie algérienne. Le 22 juillet, la ministre délégué aux Affaires étrangères du Royaume, Mbarka Bouaida, avait accusé l’Algérie de chercher à isoler le Maroc au plan régional.

L’Algérie s’oppose à la participation du Maroc au dialogue intermalien. Dans un entretien au magazine Jeune Afrique cette semaine, le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra n’y voit pas l’intérêt d’inviter le royaume de Mohamed VI pour prendre part au processus d’Alger visant à trouver une solution à la crise malienne.

« À quel titre le Maroc aurait-il dû être ? », s’interroge M. Lamamra. « Pourquoi entretenir le cliché selon lequel l’Algérie s’emploierait à isoler le Maroc ? », s’est encore interrogé le chef de la diplomatie algérienne. Le 22 juillet, la ministre délégué aux Affaires étrangères du Royaume, Mbarka Bouaida, avait accusé l’Algérie de chercher à isoler le Maroc au plan régional.

M. Lamamra a rappelé que l’Algérie pilote le dialogue intermalien à la demande du président malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). « Ce que je sais, c’est qu’à l’occasion de sa visite à Alger, le 19 janvier, le chef de l’État malien a solennellement demandé au président Abdelaziz Bouteflika que son pays facilite le dialogue intermalien prévu par l’accord de Ouagadougou du 18 juin », a-t-il rappelé.
Le chef de la diplomatie algérienne n’a pas commenté les déclarations attribuées à son homologue marocain, Saleheddine Mezouar, qui a qualifié, le 10 juillet, de « minable » l’attitude d’Alger sur la question du Sahara occidental. « L’Algérie œuvre à régler les différends, non à les exacerber », s’est-il contenté de souligner.

M. Lamamra, a en outre qualifié de « rumeurs » les informations de la presse faisant état de la participation de l’armée algérienne dans des combats contre les islamistes en Libye.

Sur la participation de soldats algériens au défilé au 14 juillet à Paris, qui a soulevé une polémique de part et d’autre de la Méditerranée, il a estimé que « l’Algérie avait toute sa place dans un événement ayant une telle résonance mondiale ».

Ali Idir

Source : TSA
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lundi 4 août 2014

Vol AH 5017. L’axe Ouagadougou-Paris marginalise l’axe Alger-Bamako (1/7) - leFaso.net, l'actualité au Burkina Faso

Vol AH 5017. L’axe Ouagadougou-Paris marginalise l’axe Alger-Bamako (1/7) - leFaso.net, l'actualité au Burkina Faso

dimanche 3 août 2014



Jeudi 24 juillet 2014. Très rapidement, dans la matinée, les chaînes d’information en continu ont annoncé la disparition du vol AH 5017 qui avait quitté Ouagadougou, dans la nuit, à 1 h 17, pour rejoindre Alger. Dans la capitale burkinabè, la nuit avait été difficile. Un terrible orage s’était abattu sur la ville faisant même des dégâts dans les quartiers.







Réagissez à cet article Réagissez (1)




Vol AH 5017. L’axe Ouagadougou-Paris marginalise l’axe Alger-Bamako (1/7)Aux environs de 3 h du matin, devant son intensité et la durée de l’intempérie, j’avais pris la décision de me lever et de débrancher mes deux ordinateurs craignant qu’ils ne subissent un sale coup. Ce sera le premier courriel envoyé dès mon réveil : nous avons affronté, cette nuit, un rude orage… !

Dès que l’information de la disparition du vol AH 5017 s’est répandue dans l’hôtel, c’est devant la télé du bar que le personnel et les clients qui n’étaient pas encore sortis se sont retrouvés. France 24 et i>TELE diffusaient l’information : le vol AH 5017 d’Air Algérie avait disparu des radars.

Comme toujours sur les chaînes d’info en continu, les experts tentaient d’expliquer l’inexplicable dès lors que nul ne savait si l’avion s’était écrasé ou avait tenté un atterrissage dans le désert. Ils laissaient entendre que le contact avait été perdu alors qu’il devait se trouver du côté de la frontière entre le Mali et l’Algérie. Kidal, zone de guerre, pillage des stocks d’armes antiaériennes de Kadhafi, précédent du vol MH 17 de Malaysia Airlines abattu par un missile au dessus de l’Ouest de l’Ukraine…

On ne savait rien ; on commentait ; on épiloguait sur tout. Comme d’habitude. On évoquait bien sûr l’orage qui s’était développé dans la région pendant la nuit mais, dans les salles de rédaction à Paris on imagine mal que l’Afrique sahélo-saharienne, du côté du Tropique du Cancer, puisse être touchée par des orages, des pluies torrentielles, des inondations : l’Afrique ce ne peut être que la mer, les cocotiers, le soleil…

Après tout, il n’était pas idiot de penser qu’un avion algérien reliant Ouagadougou, où avait été signé l’accord sur le Mali du 18 juin 2013, à Alger, où se tenait une conférence sur le… Mali qui devait s’achever le jeudi 24 juillet 2014, puisse être l’objet d’un attentat alors qu’il survolait le Nord-Mali. D’autant que Mokhtar Belmokhtar avait revendiqué l’attentat contre un convoi de l’armée française, le lundi 14 juillet 2014, qui avait coûté la vie à un sous-officier français, que François Hollande rentrait tout juste d’une virée en Afrique pour annoncer la mise en œuvre de l’opération « Barkhane » (à laquelle participe le Burkina Faso) et que Jean-Yves Le Drian avait été à Bamako pour y signer un accord de coopération militaire.

Alors, le AH 5017 présentait le bon profil pour une opération terroriste de grande ampleur. D’autant plus qu’avec un décollage au milieu de la nuit, l’attention des agents de sécurité serait sans doute émoussée ; et que la vigilance n’est peut être pas la même sur un vol affrété auprès de la compagnie espagnole Swiftair par Air Algérie alors que les vols Air France, Royal Air Maroc, etc. font l’objet d’un contrôle sécuritaire aussi strict que cela puisse l’être par les temps qui courent.

Un accident d’avion est toujours un événement. Plus qu’un accident routier, ou un naufrage maritime. Sans doute parce que c’est le plus récent des moyens de transport de voyageurs et qu’il ne s’est banalisé qu’à partir des années 1970. Et puis il y a cette aura de mystère qui entoure l’avion : combien de passagers sont capables d’expliquer pourquoi un avion tient en l’air alors qu’une voiture qui roule ou un bateau qui flotte cela… coule de source ?

Une voiture, un bus, un bateau, lors d’un accident ou d’un naufrage, demeurent en contact avec leur élément : la piste, la route, l’autoroute, le lac ou l’océan. Un avion tombe ! Et cette chute est toujours un mystère qu’il faut éclaircir ; ce qui fait le succès d’une série comme « Air Crash » que diffuse notamment National Geographic Channel et qui raconte de déroulement des enquêtes menées lors des accidents d’avion ; ce qui doit refroidir bien des passagers tant il est évident que les drames aériens ont généralement une cause humaine qui a, trop souvent, une motivation financière qui est toujours liée à la volonté de réaliser des « économies » (qu’il s’agisse du constructeur, de la compagnie, de la société de maintenance, du service aéroportuaire…). Les accidents d’avion frappent donc les imaginations, fascinent même et on leur recherche des explications irrationnelles. Plus encore quand il y a une série : la chute du Mc Donnell Douglas MD 83, le jeudi 24 juillet 2014, fait suite à celui de l’ATR 72 du TransAsia Airways, la veille, le mercredi 23 juillet 2014, lors de son atterrissage, et à l’affaire du MH 17 de Malaysia Airways le jeudi 17 juillet 2014 au-dessus de l’Ukraine. 464 morts en l’espace d’une semaine ! Dramatique. Mais je rappelle que le naufrage du Joola, au large de la Gambie, alors qu’il faisait la liaison maritime entre Ziguinchor et Dakar, a fait officiellement 1.863 morts et disparus de 13 nationalités (il n’y a eu que 64 survivants)*. C’était le 26 septembre 2002. Vol AH 5017 Ouagadougou-Alger. Jeudi 24 juillet 2014. Sur i>TELE, qui est en édition spéciale toute la journée, on nous expliquera d’abord que l’avion aurait disparu du côté de la frontière entre le Mali et l’Algérie, zone de guerre, et que la théorie d’un accident lié aux conditions climatiques exceptionnelles n’était pas la plus crédible. Et, à Paris, chacun échafaudera un scénario en fonction de sa vision des choses. Les pilotes rappelleront que les conditions climatiques en Afrique sont parfois délicates ; les spécialistes de l’aviation mettront le doigt sur la formation ou l’expérience aléatoire des équipages de la compagnie low cost espagnole Swiftair ; les africanistes feront référence à la situation de guerre prévalant dans le Nord-Mali. Autant de points de vue crédibles. Mais rien d’autre que des points de vue. C’est depuis Ouaga que la situation va évoluer. Pourtant, Paris est mobilisé et l’Elysée est en première ligne avec un président Hollande sur la brèche en matière de communication et d’action. Depuis N’Djamena, l’aviation française va multiplier les sorties à la recherche de l’épave. A Ouaga, c’est le SIG, le Service d’information du gouvernement, qui va être en pointe en matière d’information dès lors que la RTB n’est pas équipée pour couvrir en direct des événements exceptionnels et inattendus. Dès 16 h 36, le SIG informe les professionnels de l’information qu’une cellule de crise a été installée au Centre des opérations d’urgence (CDOU), à l’Aéroport international de Ouagadougou. Il rappelle aussi que le MD83 a décollé avec 110 passagers et 6 membres d’équipage à 1 h 17. A 1 h 38, Ouaga a passé la main à Niamey. A 1 h 47, le contrôle aérien de Niamey a été informé que l’avion se préparait à contourner l’orage avant que toute communication ne soit rompue. C’est encore le SIG qui publie la liste « provisoire » des passagers. A 23 h 01, nouveau communiqué du SIG. C’est la déclaration officielle de Luc Adolphe Tiao, le Premier ministre. Il évoque « la plus grande tragédie de son histoire aéronautique » que le Burkina Faso ait jamais connue. Il annonce également que 2 aéronefs spécialisés et 1 hélicoptère ont recherché l’épave du MD83 et qu’à 18 h 40 GMT elle avait été localisée. Il communiquait aussi les « numéros verts » mis en place et proclamait un deuil national de 48 h à compter du vendredi 25 juillet 2014 dès 6 h du matin. Alors que le vol était affrété par Air Algérie et qu’il est tombé sur le territoire malien, c’est à Ouaga que vont déferler les officiels français et la presse internationale.

* Ce drame maritime, plus important en pertes humaines que celui du Titanic, n’a jamais été élucidé. Le gouvernement sénégalais a fermé le dossier dès 2003 considérant que son responsable était le commandant du Joola, or celui-ci avait péri dans le naufrage. Il y avait à bord 22 Français. Le Parquet d’Evry a engagé une procédure et lancé neuf mandats d’arrêt internationaux. Dakar s’est fâché, diplomatiquement, avec Paris. Et le dossier est parti en cassation ; il y était toujours l’an dernier me semble-t-il. Je ne sais pas où il en est aujourd’hui…

Jean-Pierre BEJOT
La Dépêche Diplomatique

Mali : gouvernement et rebelles établissent une feuille de route

Mali : gouvernement et rebelles établissent une feuille de route

Le gouvernement malien et les rebelles séparatistes du nord du pays ont signé, jeudi 24 juillet, un accord qui établit une feuille de route destinée à parvenir à une paix durable après plusieurs décennies de violences. Les deux délégations ont apposé leur signature au terme d'un peu plus d'une semaine de pourparlers à Alger.

La feuille de route dresse la liste des prochaines étapes dans les négociations qui doivent en théorie aboutir à un accord définitif. Les groupes signataires sont : le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), le Mouvement arabe de l'Azawad-dissident (MAA-dissident), la Coordination pour le peuple de l'Azawad (CPA) et la coordination des mouvements et fronts patriotiques de résistance (CMFPR).

Les négociations d'Alger doivent reprendre le mois prochain avec la perspective d'un accord final à l'automne sur le partage du pouvoir, excluant une indépendance de la région nord du pays. Elles sont les premières à rassembler l'ensemble des parties prenantes au conflit depuis celles qui avaient abouti à un accord intérimaire le 18 juin 2013 à Ouagadougou, au Burkina Faso, ayant ouvert la voie à la tenue d'élections présidentielle et législatives.

dimanche 3 août 2014

Mohamed Djeri Maïga : « Dès l’entame des négociations, le premier point sera la reconnaissance de l’Azawad et son statut » - Mali Actualités : Infos de dernières Minutes et Actualités sur le Mali – maliactu.net

Mohamed Djeri Maïga : « Dès l’entame des négociations, le premier point sera la reconnaissance de l’Azawad et son statut » - Mali Actualités : Infos de dernières Minutes et Actualités sur le Mali – maliactu.net

l’Azawad et son statut »

« Je ne juge pas de ce qui fâche la population de Bamako, car elle veut toujours maintenir les Azawadiens dans l’obscurantisme afin de bien les exploiter. Nous pensons que chaque chose en son temps et le temps de la vérité à sonner qu’on le veuille ou pas. »
« Je ne juge pas de ce qui fâche la population de Bamako, car elle veut toujours maintenir les Azawadiens dans l’obscurantisme afin de bien les exploiter. Nous pensons que chaque chose en son temps et le temps de la vérité à sonner qu’on le veuille ou pas. »

Les pourparlers inter-maliens ont franchi une première étape avec l’adoption d’une feuille de route consensuelle. En attendant la négociation proprement dite, qui doit débuter le 17 août prochain, Mohamed Djeri Maïga, le vice-président du MNLA a accordé une interview à La Nouvelle Libération dans laquelle il revient sur la position de son mouvement sur les discussions à venir.

Comme l’on pouvait s’y attendre, Mohamed Djeri Maïga est revenu sur les objections que son mouvement avait posé pendant la première phase des pourparlers, à savoir la carence d’information sur l’agenda du dialogue et la participation d’autres groupes armés que sa délégation juge « illégitimes » car n’étant pas en « belligérance » avec le gouvernement.

Pour lui « ces groupes ont leur place dans le dialogue inclusif en tant que partie civile, mais pas dans les négociations en tant que mouvements armés. Nous disons qu’il est temps pour eux de choisir leur camp avant le 17 Août (date de la reprise des négociations) ».
Période d’accalmie oblige, le vice-président du MNLA dit avoir « beaucoup apprécié le comportement de la délégation gouvernementale et nous pensons qu’avec eux, Inch’Allah nous ferons un bon travail ». Cependant, à la lumière de ses impressions sur la feuille de route des négociation, Mohamed Djeri Maïga affirme clairement que la coordination des mouvements (MNLA-HCUA-MAA) a une lecture différente de celle du gouvernement sur la feuille de route adoptée à Alger.

« Il est clair que la feuille de route a été signée entre le gouvernement malien et la coordination des mouvements (MNLA, HCUA, MAA). Ce qui veut dire que la négociation se déroule entre les deux belligérants. »

Les négociations d’Alger promettent d’être houleuses

L’état d’esprit de Mohamed Djeri Maïga permet de se faire une idée sur ce qui pourrait être l’ambiance à Alger à la reprise des pourparlers. Rien n’a, semble-t-il, disparu du comportement arrogant des leaders des groupes rebelles à l’égard du peuple malien.

Mohamed Djeri Maïga perd tout contrôle sur sa diplomatie forcée lorsque l’épineuse question de la gestion des ressources évoquée : Comment entendez-vous que les ressources du nord soient gérées sans que ça ne constitue une source de frustration pour les autres régions maliennes, si elles s’y voient exclues ?

Le vice-président du MNLA n’y va pas par quatre chemins. Il se fout totalement de ce que penseront les autres régions. Quel bel esprit d’unité !

Dans cette optique vous comprendrez qu’il n’a rien à cirer d’autres éventuelles frustrations qui pourraient venir de Bamako.

« Je ne juge pas de ce qui fâche la population de Bamako, car elle veut toujours maintenir les Azawadiens dans l’obscurantisme afin de bien les exploiter. Nous pensons que chaque chose en son temps et le temps de la vérité à sonner qu’on le veuille ou pas. »
Enfin, malgré que les mouvements armés aient consenti à ne pas franchir les lignes rouges du gouvernement, le vice-président persiste et signe : « nous parlerons toujours de l’Azawad et du fédéralisme. Si vous prenez le document au niveau des modalités d’organisation des négociations de Paix, il est mentionné : « Des négociations spécifiques entre le Gouvernement et les mouvements belligérants ». Cela veut dire que dès le 17 août la question de l’Azawad et de son statut seront sur la table ».

© Par maliactu.net

vendredi 1 août 2014

Malijet Juste pour dire : Communiquer est un art Mali Bamako

Malijet Juste pour dire : Communiquer est un art Mali Bamako

Communiquer est un art

Par


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Makan Koné, Dirpub « Nouvelle Libération »Makan Koné, Dirpub « Nouvelle Libération »
Quelle belle leçon de communication que le Burkina Faso vient de nous donner dans le cadre de la gestion du crash de l’avion d’Air Algérie en territoire malien. Ils ont été les premiers à être informés de l’accident et sont les premiers à se rendre sur les lieux. A cause de l’absence d’autorités maliennes dans la zone (elles ont déserté depuis la désastreuse visite du Premier ministre à Kidal), le principal témoin a été obligé de se rabattre sur celles du Burkina plus proches et certainement plus accessibles.
Et c’est le chef d’Etat major particulier du président du Faso – instruit par ce dernier –qui s’est alors rendu le premier sur les lieux. D’abord avec des militaires. Il se dit que le général Diendéréa dû faire des choses sur place.
C’est lui et des proches – de très proches – qui ont découvert en premier ce qui avait eu lieu, découvert les premiers restes, le lieu du crash. Ce n’est qu’après, qu’il sont revenus avec une équipe de journalistes et fournir au monde entier les premières images. Fournissant et laissant filmer ce qu’ils veulent.
Ils ont contrôlé de bout en bout ce qui se passait. Donné le lieu exact du crash et géré directement avec la France tous les aspects de ce drame. Pendant ce temps, il se passait quoi au Mali ? Pas grand-chose. Ou pas suffisamment assez, en tout cas.Pourtant, un comité de crise composé de plusieurs départements ministériels a été mis en place pour pondre quelques communiqués.
Finalement, notre pays ne pouvait qu’exister par son absence. Le scandale fut total quand on a annoncé la visite du site du président de la République. Attendu sur les lieux de la catastrophe en même temps que son homologue burkinabé, iln’a finalement que survolé le site alors que Blaise s’y posait pour mieux communiquer au monde qu’il a un territoire presque conquis. Une fois de plus, on a raté une nouvelle occasion de retrouver un peu de crédit auprès de la communauté internationale.
Makan Koné
Source: Nouvelle Libération

Mahamadou Dieri Maiga, vice-président du MNLA - maliweb.net

Mahamadou Dieri Maiga, vice-président du MNLA - maliweb.net

MNLA

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Mahamadou Djeri Maiga
Mahamadou Djeri Maiga
Notre pays et les groupes armés ont signé le 24 juillet dernier à Alger une feuille de route consensuelle en vue des futures négociations pour un accord global et définitif dans le cadre de la crise que vit le Mali dans sa partie Nord. Il s’agissait de l’aboutissement d’un processus qui s’étalera jusqu’au mois d’octobre et qui connaître, en principe, son épilogue en territoire malien. Présent à cette rencontre, en plus mouvements armés et non armés, le gouvernement malien, les médiateurs et autres facilitateurs sous l’égide de l’Algérie. Sur ces pourparlers, nous avons échangé avec le vice-président du MNLA, Mahamadou DieriMaïga. Dans l’entretien qui suit, il évoque sans détour ses sentiments par rapport à la délégation gouvernementale, ses attentes par rapport aux négociations futures, sa compréhension du fédéralisme et du statut de l’Azawad. Sans oublier la position de son groupe par rapport à un futur remaniement…



Nouvelle Libération : Vous rentrez d’Alger où vous avez pu obtenir un accord sur la feuille de route des futures négociations pour une paix définitive au Mali. Comment s’est passée la rencontre et que retenez-vous de ce document et du comportement des différentes délégations ?

Mahamadou DjeriMaïga: Bien sur que nous avons eu un accord sur la feuille de route. Mais il faut signaler qu’en partant en Algérie nous étions pas suffisamment informés sur l’agenda des assises et nous n’avons pas manqué de le souligner. Cependant par la suite nous nous sommes organisés et dit que de toutes les façons la communauté nationale, le gouvernement du Mali et la Communauté Internationale ont cautionné la rencontre ; alors nous ne ferons pas objection à la paix. Nous avons beaucoup apprécié le comportement de la délégation gouvernementale et nous pensons qu’avec eux,Inch’Allah nous ferons un bon travail. Je profite pour souhaiter au peuple de l’Azawad, au gouvernement malien, à tout le peuple malien et à tous ceux qui sont là pour nous aider à sortir de cette crise, une bonne fête. Une bonne fête également au Gouvernement algérien et surtout à son ministre des Affaires Etrangères. Il est à noter quand même que nous avons été surpris de voir des groupes qui n’ont pas de problème avec le Mali venir compliquer la tache au médiateur et aux autres délégations. Nous pensons que ces groupes ont leur place dans le dialogue inclusif en tant que partie civile, mais pas dans les négociations en tant que mouvements armés. Nous disons qu’il est temps pour eux de choisir leur camp avant le 17 Août (date de la reprise des négociations).



N.L : Quelles sont vos attentes par rapport au document que votre délégation a signé à travers son représentant Algabass Ag Intallah du HCUA

M.D.M : Nous pensons que nous avons notre lecture de cette feuille de route et le gouvernement Malien aussi a la sienne. Il est clair que la feuille de route a été signée entre le gouvernement malien et la coordination des mouvements (MNLA, HCUA, MAA). Ce qui veut dire que la négociation se déroule entre les deux belligérants.



N.L : Dans la feuille de routes en questions, il est question de développement économique. Il s’agit surtout des richesses au Nord. Comment entendez vous qu’elles soient gérés sans que ça ne constitue une source de frustration pour les autres régions maliennes, si elles s’y voient exclues ?

M.D.M: Nous n’avons pas engagé la lutte au nom des autres régions du Mali. Donc, nous n’avons pas à juger de leur comportement après l’accord global. Nous avons des revendications pas seulement économiques. Et ces revendications seront déposées sur la table et il n’y aura pas de tabou.



N.L : Il pourrait aussi être question de réintégration de vos combattants à la suite d’accord définitif. Le Premier ministre Mara en a parlé et c’est un sujet qui fâche au sein de la population à Bamako. Comment voyez-vous ces futures réintégrations et quel est votre appel à l’endroit de la population et des autorités ?

M.D.M : Nous ne parlons pas d’intégration mais nous parlons de refondation de l’Armée. Nous verrons la forme de cette nouvelle armée après la négociation, pas avant. Je ne juge pas de ce qui fâche la population de Bamako, car elle veut toujours maintenir les Azawadiens dans l’obscurantisme afin de bien les exploiter. Nous pensons que chaque chose en son temps et le temps de la vérité à sonner qu’on le veuille ou pas.



N.L : Au départ vous parliez d’indépendance, ensuite d’autonomie, après il a été question de fédéralisme. Rien de tout ça dans le document signé. Ou est-ce cela existe sans que ce ne soit expressément mentionné ? Quelles sont nouvelles ambitions par rapport aux régions du Nord ?

M.D.M : Bien sur que nous parlerons toujours de l’Azawad et du fédéralisme. Si vous prenez le document au niveau des modalités d’organisation des négociations de Paix, il est mentionné : « Des négociations spécifiques entre le Gouvernement et les mouvements belligérants ». Cela veut dire que dés le 17août la question de l’Azawad et de son statut seront sur la table. Nous n’avons pas voulu tirer sur la corde dans la feuille de route, car nous ne sommes pas encore aux négociations. Mais,dès l’entame des négociations le premier point sera la reconnaissance de l’Azawad et son statut. Ce n’est qu’après que les groupes thématiques seront formés. Nous connaissons le Mali et les accords passés nous servent de leçons. Nous allons tout faire pour qu’il y’ait un nouveau Mali différent de celui que nous connaissons. Sans oublier que nos plateformes seront prises en compte par les groupes de négociations thématiques.



N.L : On parle officieusement de remaniement ministériel à la suite de l’accord définitif, c’est à dire en octobre, les mouvements que vous représentez accepteraient-ils de siéger dans le gouvernement ?

M.D.M : c’est sur qu’après l’Accord global définitif il y aura un gouvernement de transition pour gérer les affaires avant son application, mais nous ne sommes pas encore là. Essayons d’abord de trouver un accord, après on verra.



N.L : Pour coller à l’actualité, il s’est passé récemment un drame à Gossi avec le crash de l’avion d’Air Algérie, on a vu à peine les autorités maliennes dans ce dossier, mais plutôt le Burkina Faso, qu’en pensez-vous ?

M.D.M : Oui, ce sont ceux qui travaillent qui seront vus. Vous serez d’accord avec moi que les services de renseignements du Mali ont mal centralisé les informations et cela a induit le Président de la République en erreur. Ils l’ont fait dire que le crash a eu lieu dans la région de Kidal. Il y’a beaucoup de défaillance qu’il faut corriger dans ce pays. Enfin je dis au musulmans du monde entier bonne fête. (PS : L’entretien a été réalisé le jour de la fête de Ramadan)



Propos recueillis par Makan Koné

Accord préliminaire d’Alger : Bienvenue dans l’Azawad - maliweb.net

Accord préliminaire d’Alger : Bienvenue dans l’Azawad - maliweb.net

Le gouvernement du Mali et les groupes armés ont signé jeudi ce qu’on appelle désormais « Feuille de route des négociations dans le cadre du processus d’Alger ». Un document qui, a priori, satisfait toutes les parties, mais qui peut comporter des pièges pour le Mali. Analyse.



AzawadLe document signé et paraphé par le gouvernement malien, les groupes armés en belligérance et ceux qui ne le sont pas, les partenaires, les médiateurs, les facilitateurs, est à première vue, un document de cadrage qui semble contenter tout le monde, mais dont les écueils se révéleront au moment des négociations de substance, sur le fond. C’est-à-dire que ce n’est qu’à partir du 17 août qu’on pourra savoir réellement s’il faut s’en réjouir ou pas. Il va falloir négocier dur pour ne pas tomber dans le piège de la surenchère de ceux d’en face. Tous les points, les virgules, même les interjections seront importants et d’or pour l’avenir de ce pays.



Parce que, d’abord, la feuille de route ne semble pas défi@nir la notion des « parties », même si cela semble résolu par le profil des signataires. Les protagonistes ne sont pas très bien définis. Contrairement aux autres accords, on ne définit pas, d’entrée de jeu, ceux qui vont signer. Ce n’est qu’au bas du document que cela est clarifié. Encore que l’une des parties (ceux qui ne sont pas en belligérance avec l’Etat central) a paraphé un « papier » à part. Pourquoi ?



Quid du caractère inclusif prôné par tous les partenaires du Mali et le Mali, lui-même, si tous les signataires ne figurent pas sur le même document ?En plus de ces remarques, d’autres problèmes pourraient venir potentiellement des points suivants :



D’abord, la pléthore de médiateurs. L’Algérie à travers Ramtane Lamanra son ministre des Affaires étrangères ; la CEDEAO, représentée par un certain A. K. Traoré ; la Minusma représentée par son patron, Bert Koenders, l’Union africaine par Pierre Buyoya et l’Organisation de la coopération islamique par le Dr. Mohamed Compaoré.



Sans oublier ceux qui interviennent officieusement, dans les coulisses, comme la France, la Suisse, le Burkina Faso (en tant qu’Etat) et le Maroc dans une moindre mesure.



Le premier groupe a contresigné le document. Malheureusement, aucun n’est très crédible et les Maliens ne croient pas trop en sa bonne foi. Ceci par expérience. Iln’est pas très différent des autres signataires (les groupes armés et non armés). Ensuite, et cela est extrêmement important pour être signaler, l’Algérie s’est muée de facilitateur en chef de file des médiateurs (voir le texte de l’accord). Jusqu’à un passé récent, ce pays disait à qui voulait l’entendre qu’il sert juste de facilitateur dans la crise malienne. Et come par enchantement, il est bombardé « chef de file des médiateurs ». Une promotion difficile à expliquer aux Maliens qui ont encore en mémoire les fameux accords d’Alger.



Aussi, concernant cet accord, les documents de référence ont été trop étendus. Il y en a trop. Alors qu’on pouvait simplement se limiter au Pacte national.Un de ces documents retenu est, bien sûr, le très décrié Accord d’Alger (peut être que l’Algérie y tenait). Or c’est ce texte qui a consacré l’allégement du dispositif militaire dont on sait l’impact sur toute la sécurité du pays. Cela n’aidera pas à éviter les erreurs du passé.



Pis, dans le texte signé, contresigné et paraphé, le terme Azawad (tant honni par le président de la République lui-même) est répété trois fois. Est-ce à dire qu’il est désormais démystifié, et que les Maliens devront s’y faire ?



Il faut cependant reconnaître à la délégation gouvernementale le maintien des principes de base ; à savoir : l’unité, la souveraineté, la laïcité. Même si dans le fond les questions objet des futures négociations peuvent ne pas aller dans le sens de l’intérêt général poursuivi par le point I.



La preuve: A problème national, il faut une démarche et une solution nationales. Or tout est consigné pour singulariser la gestion future (administrative, politique, culturelle…) des régions du Nord. C’est dire que des concessions seront faites à Gao par exemple qu’on n’en ferait pas pour Kayes, s’agissant par exemple de l’exploitation des ressources minières et naturelles. Cette approche est très dangereuse.



Les richesses du sous-sol étant des richesses nationales, la répartition par l’Etat des dividendes qu’il en tire doit profiter à l’ensemble du pays. Sauf si on démontre par exemple que les subsides que l’Etat tire de l’exploitation de l’or dans les régions de Kayes ou Sikasso ne profitent pas à Tombouctou ou à Kidal en terme de financement du développement ou de paiement de salaires ou des budget de fonctionnement des structures régionales de l’Etat. Or c’est bien le cas sans que les populations de Kayes ou Sikasso aient une quelconque exclusivité sur lesdites richesses. On veut instaurer l’inverse pour les régions du Nord. C’est politiquement dangereux.



Et puis, derniers aspects, le planning des négociations semble long. On ne sait pas ce qui fonde l’idée de pourparlers de paix aussi longs. Il y est même prévu des break alors qu’il y a urgence politique, sécuritaire (terrorisme), militaire (retour administration et services publiques auprès des populations), humanitaire.D’ailleurs, après le deuxième round, le calendrier devient vague et pas précis du tout. Jusqu’à quand va-t-on continuer à négocier ?



Makan Koné