jeudi 19 septembre 2013

Bamako – Ouaga : Des brouilles persistantes, malgré les apparences | Mali Actualités

Bamako – Ouaga : Des brouilles persistantes, malgré les apparences | Mali Actualités

Bamako – Ouaga : Des brouilles persistantes, malgré les apparences


Bamako – Ouaga : Des brouilles persistantes, malgré les apparences

Le Président du Faso, Blaise Compaoré, assistera, en principe, ce jeudi 19 septembre 2013, à l’intronisation en grande pompe, du nouveau président malien élu, Ibrahim Boubacar Kéita. C’est devenu presque une tradition pour les chefs d’Etat de la sous-région de participer à l’investiture de leurs pairs. Mais, au-delà de ces salamalecs de bon voisinage, force est de reconnaître que les relations au sommet entre le Mali et le Burkina ne sont vraiment pas au beau fixe.

 

En tout cas, pas comme au temps du pouvoir du président Amadou Toumani Touré (ATT), où les chefs d’Etats malien et burkinabè se rendaient souvent visite, participaient régulièrement à des événements dans l’un ou l’autre pays.


Aujourd’hui, avec la présence attendue du président Compaoré à l’investiture d’IBK, l’on ne peut pas dire que c’est toujours le même parfait amour entre Bamako et Ouagadougou. Certes, le présent déplacement du chef de l’Etat burkinabè intervient après la visite que lui a rendue IBK le 31 août dernier afin de le remercier pour sa médiation sur la crise malienne ; toute chose qui a permis la tenue de la présidentielle du 28 juillet 2013, suite notamment à la conclusion de l’accord préliminaire de Ouagadougou du 18 juin. Mieux, le président de la transition malienne avait fait le déplacement du palais de Kossyam pour décorer le médiateur burkinabè de la CEDEAO pour les énormes services rendus à son pays.


Les apparences peuvent tromper


Mais, ce ne sont là que des apparences qui ne disent pas tout sur les relations malo-burkinabè.

La preuve, ce 17 septembre 2013, le nouvel ambassadeur de la République du Mali Drissa Coulibaly était attendue à Kossyam pour la présentation de sa lettre de créance au président Compaoré. Finalement, il ne s’est pas présenté à la cérémonie. Drissa Coulibaly a été nommé ambassadeur par le président de la transition en fin de mission, en remplacement de l’ambassadeur Mamadou Traoré qui a passé moins de deux ans en poste à Ouaga. Cette absence de l’ambassadeur Coulibaly à la cérémonie de présentation des lettres de créances ce 17 septembre à la Présidence burkinabè témoigne, si besoin en est, les persistantes brouilles diplomatiques entre le Mali et le Faso.


Crainte du nouvel ambassadeur malien


Tout se passe comme si l’ambassadeur Coulibaly craignait d’être rappelé par le nouveau président. Cela d’autant plus que l’arrivée de Coulibaly à Ouagadougou n’aurait pas été bien accueilli par son prédécesseur Traoré qui, apparemment, n’avait pas encore fini de faire ses valises pour le vol retour sur Bamako.


Ces difficultés dans les relations malo-burkinabè, remontent au putsh du 22 mars 2012. Les militaires putshistes étant foncièrement anti- ATT, ils ne pouvaient pas de prime à bord garder les mêmes rapports bilatéraux avec le Faso. Le dicton est bien connu, « l’ami de ton ennemi est ton ennemi ».


Et l’embargo sous régional imposé au pouvoir de Sanogo et auquel les autorités burkinabè ont souscrit, ne pouvait que contribuer à dégrader l’axe Bamako – Ouaga. Même avec l’entrée en fonction de Dioncoundé Traoré, les relations bilatérales n’ont pas beaucoup bougé. Le président intérimaire semblait plus proche de Paris ou de N’Djamena que de Ouaga, ne serait-ce que du fait de l’action des forces françaises et tchadiennes, qui ont permis de libérer le Mali du joug des djihadistes.


Aujourd’hui, encore, le ciel entre Bamako et Ouagadougou est loin d’être totalement dégagé. Même avec l’installation d’IBK, que l’on dit proche du Capitaine, pardon du Général Sanogo, au palais de Koulouba. En cela, l’on peut souhaiter que les retrouvailles ce 19 septembre au sommet entre Maliens et Burkinabé contribuent à renforcer davantage les liens de bon voisinage qu’ont souvent entretenus le Burkina Faso et le Mali. Grégoire B. BAZIE

Source: Lefaso 

Mali : la rébellion ne négociera que sur l’autonomie du Nord (responsable MNLA) | Mali Actualités

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mercredi 18 septembre 2013

Mali : complots et trahisons, retour sur 17 mois de chaos - maliweb.net

Mali : complots et trahisons, retour sur 17 mois de chaos - maliweb.net

Mali | Investiture d'IBK : le jour du sacre est arrivé | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

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04/09/2013 à 17:47
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Le président malien IBK, le 21 août. Le président malien IBK, le 21 août. © AFP
Le nouveau président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a prêté serment mercredi en présence de l'ancien président Moussa Traoré et des principaux candidats du premier tour. Une heure plus tôt, au Palais de Koulouba, s'était déroulée la cérémonie de passation de pouvoirs entre le président de transition, Dioncounda Traoré, et son successeur.
Depuis ce matin, le Mali a retrouvé un président élu. Le dernier en date, Amadou Toumani Touré, avait été contraint à la démission en avril 2012 suite au putsch commis un mois plus tôt par des militaires emmenés par le capitaine Amadou Haya Sanogo. Après la cérémonie de passation de pouvoirs, qui s'est déroulée au Palais de Koulouba, le président par intérim Dioncounda Traoré, qui aura assumé la délicate transition ouverte au printemps 2012, regagnait sous escorte réduite sa résidence privée, tandis qu'Ibrahim Boubacar Keïta se rendait au Centre international de conférence de Bamako (CICB) pour y prêter serment devant la Cour suprême.
>> À lire : "Dossier : qui est vraiment IBK ?"
Sur place, tout ce que la capitale malienne compte de VIP l'avait précédé dans ce palais des congrès d'un millier de places, archi-comble pour l'occasion. Représentants des corps constitués, de l'armée et des forces de sécurité, des congrégations religieuses, de la société civile, des institutions internationales ou des chancelleries étrangères au Mali se côtoyaient en ce jour particulier censé marquer le réveil du Mali au terme – comme le dira IBK dans son discours d'investiture – d'"une longue nuit noire peuplée des pires cauchemars".
Les symboles et les grands absents
De cette cérémonie relativement convenue ont tout de même émergé quelques symboles intéressants. D'abord, la présence en bonne place des principaux challengers d'IBK au premier tour, dont Soumaïla Cissé, qui a dû s'incliner au second tour face au raz-de-marée électoral (77,62 % des suffrages) qui a porté au pouvoir l'ancien premier ministre malien (1994 à 2000). Une illustration du fameux "consensus à la malienne", dans ce pays sans véritable opposition, aux clivages idéologiques introuvables, où les principaux ténors ont fait leurs armes au sein du même parti (l'Adema-Pasj) et où la transhumance perpétuelle brouille la carte des engagements partisans.
La présence de l'ancien président Moussa Traoré, assis à la place d'honneur au côté du Premier ministre de transition, Diango Cissoko et du président de l'Assemblée nationale, Younoussi Touré, pouvait également surprendre. Car dans le programme officiel de la cérémonie, au chapitre du "profil d'Ibrahim Boubacar Keïta", on pouvait lire ceci : "Dès 1986, IBK participe dans la clandestinité au mouvement démocratique malien à l'origine de la révolution de 1991, qui met fin à 23 ans de dictature". Ce mercredi 4 septembre, l'ancien dictateur était honoré par le nouveau chef de l'État, qui débuta son allocution en saluant "le grand républicain" assis au premier rang, à quelques mètres de lui.
À l'inverse, trois grands absents manquaient à cet aréopage. Les anciens présidents Alpha Oumar Konaré (AOK) et Amadou Toumani Touré (ATT), qui se sont succédé à la tête du Mali entre 1992 et 2012, et le désormais général de corps d'armée Amadou Haya Sanogo, ancien chef du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDRE). Si le Mali semble avoir tourné la page de la dictature (comme en ont témoigné les applaudissements nourris adressés par la salle à Moussa Traoré), le bilan des deux décennies AOK-ATT, dont le bilan catastrophique en termes de gouvernance a conduit une partie de l'armée, en mars 2012, à prendre les armes contre le pouvoir civil, reste manifestement un sujet sensible.
Nul n'est et ne sera au-dessus de la loi (...)
Hommage au "grand frère"
La cérémonie s'est déroulée dans une ambiance bon enfant, entrecoupée par les louanges, lancées depuis la salle par la chanteuse Bako Dagnon, une djéli (griotte) du Manden chère à IBK. Venue célébrer, drapée dans une robe à l'effigie de son mentor, le digne descendant de Soundiata Keïta, fondateur de l'empire du Mali, elle venait rappeler l'histoire millénaire de la République du Mali, demeurée un pays mosaïque dont les frontières s'étendaient autrefois de l'Atlantique à la boucle du Niger et du Sahara à la forêt équatoriale. "Je suis contente qu'un Keïta soit élu, explique-t-elle à Jeune Afrique. C'est une grande famille, ce sont des gens honnêtes, épris de justice, qui disent la vérité. "
Le discours d'investiture d'IBK a commencé par un hommage appuyé à son "grand frère", Dioncounda Traoré. Exprimant ensuite sa gratitude à la Cedeao, au président de la République française (évoquant avec lyrisme "les Rafales de François Hollande fendant le ciel depuis leur base de Saint-Dizier" pour venir défaire les djihadistes), aux forces armées tchadiennes ou encore à son rival Soumaïla Cissé, venu reconnaître sa défaite à son domicile privé au lendemain du deuxième tour, le nouveau président, visiblement ému, a réaffirmé les engagements que chacun à Bamako s'accorde à considérer comme une incontournable feuille de route : "restaurer l'autorité de l'État" ; "lutter sans répit contre la corruption" ; "veiller à la bonne gestion des deniers publics". "Nul n'est et ne sera au-dessus de la loi, martèle IBK. Je mettrai fin à l'impunité, aux passe-droits. Nul ne pourra s'enrichir de manière illicite sur le dos du peuple malien."
Plus inattendues, les réquisitions du procureur général de la Cour suprême, quelques minutes plus tôt, faisaient figure de véritable discours politique. Enjoignant le nouveau capitaine du "bateau Mali" de mettre un terme à "la gestion patrimoniale de l'État", de promouvoir "une justice réhabilitée, indépendant et crédible", de "punir les auteurs de crimes" perpétrés durant le conflit de 2012-2013, de combler les lacunes du pays en matière d'éducation, de santé, d'accès à l'eau ou à l'énergie, le haut magistrat achevait son allocution par ce conseil avisé au nouveau président : "Méfiez-vous des rats des palais présidentiels."
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Mehdi Ba, envoyé spécial à Bamako


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Mali | Mali : complots et trahisons, retour sur 17 mois de chaos | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
18/09/2013 à 11:52
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Le président de transition Dioncounda Traoré (c.), le 11 avril 2012 à Kati, la veille de son inve Le président de transition Dioncounda Traoré (c.), le 11 avril 2012 à Kati, la veille de son inve © AFP/ Habibou Kouyaté
Du putsch de mars 2012 à l'élection d'IBK, que de péripéties ! Un chef d'État a frôlé la mort, le pays est passé à deux doigts de la dictature militaire... Retour sur dix-sept mois de chaos, à la veille de l'investiture du nouveau président.
Des législatives cruciales pour l'avenir du pays doivent encore avoir lieu, mais la page qui s'est ouverte avec le coup d'État de mars 2012 semble s'être définitivement refermée avec l'élection à la présidence d'Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), le 11 août 2013. Le Mali revient de loin. Pas seulement du fait de l'agression touarègue et jihadiste dans le Nord. Le putsch lui-même aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus désastreuses sur la stabilité du pays s'il avait abouti à la mise en place d'une transition militaire dont le succès était plus qu'incertain.
Sanogo, au bon moment et au bon endroit
Selon la plupart des témoignages, le 22 mars 2012, les mutins prennent le pouvoir un peu par hasard et ne savent qu'en faire. Même si IBK apparaît déjà comme un recours tant il est populaire dans les casernes, impossible pour lui d'entamer une carrière de dictateur... "Il a toujours voulu le pouvoir, mais de manière démocratique et pacifique", explique l'un de ses proches collaborateurs. Même lorsque le capitaine Amadou Haya Sanogo, dans la nuit du 21 au 22 mars, le harcèle au téléphone, IBK tient bon et ne décroche pas. Mieux : dès le lendemain, il condamne clairement le coup d'État.
Les militaires tentent alors d'imposer leur propre style avec la proclamation d'une loi fondamentale, le 26 mars. Sanogo assume lui-même la fonction de chef de l'État, avant de reculer et de rétablir la Constitution, le 1er avril, devant les menaces d'embargo diplomatique et financier de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao). Aurait-il lâché si facilement du lest si les militaires avaient été mieux préparés ? Rien n'est moins sûr. Et la communauté internationale aurait vraisemblablement eu beaucoup plus de mal à rétablir un semblant d'ordre constitutionnel.
"Sanogo est arrivé au bon endroit au bon moment. Ce n'était ni le plus populaire ni le plus charismatique, il était juste le plus gradé. Le coup d'État était spontané, même si, après, on a appris qu'une "petite chose" avait été organisée..." confie Yamoussa Camara, nommé ministre de la Défense du ­deuxième gouvernement de Cheick Modibo Diara, en août 2012, et reconduit dans ses fonctions dans celui de Diango Cissoko, en décembre. Ce général proche des putschistes fait référence à deux sous-officiers de l'ex-junte, le major Djinama Fomba et l'adjudant-chef Seyba Diarra, qui ont été, selon plusieurs sources, les cerveaux de la révolte.
Il n'est pas interdit non plus de penser qu'on a frôlé l'instauration d'une dictature militaire avec la tentative d'assassinat du président de la transition, le 21 mai 2012. Ce jour-là, une foule de manifestants en colère se dirige sur le palais de Koulouba. Objectif : protester contre la reconduction au poste de président de Dioncounda Traoré (investi le 12 avril) au-delà des quarante jours d'intérim constitutionnel pour engager une transition d'un an, selon le souhait de la Cedeao, qui prévoit aussi l'envoi de troupes étrangères pour sécuriser les organes de la transition. Alors que le dispositif renforcé instauré par Tiéfing Konaté, le ministre de la Sécurité intérieure, a été démobilisé - vraisemblablement à la suite d'un contrordre venu du camp militaire de Kati, quartier général de la junte -, aucun policier ni gendarme n'est visible dans Bamako. Les militaires en faction au palais, dont certains sont hilares, ne tireront même pas un coup de semonce pour protéger le président. Qui est lynché et laissé pour mort.
En convalescence à l'hôtel Pullman-Montparnasse, à Paris, après avoir été évacué en France le 23 mai, Dioncounda Traoré confie à ses proches qu'il est persuadé que Sanogo (qu'il nommera pourtant plus tard général quatre étoiles) est responsable de son agression. "Il y a bien eu complot, mais mené par qui ?" fait mine de s'interroger Tiéman Hubert Coulibaly, l'ex-ministre des Affaires étrangères. Les responsables de la junte, eux, avancent tous la même explication : "Les gardes ont été débordés et n'ont pas voulu tirer sur la foule..."
>> Lire aussi : Comment Diango Cissoko a supplanté Modibo Diarra
"Rouyer a déjoué le coup d'État"
Ce n'est pas la seule fois où Dioncounda Traoré l'aura échappé belle. Le 10 janvier 2013 au soir, alors que l'armée malienne subit une lourde défaite face aux jihadistes à Konna (au centre du pays), la résidence du président à Bamako est envahie par des militaires menaçants, qui prétextent un renforcement de sa sécurité pour le mettre aux arrêts. Sentant que "c'est la fin", celui-ci passe alors des coups de fil pour appeler à l'aide. Informé de la situation, Christian Rouyer, l'ambassadeur de France à Bamako, prévient Paris. "Cette nuit-là, Rouyer a déjoué le coup d'État", assure un collaborateur de Traoré. De fait, les frappes de l'opération Serval commencent dès le lendemain, le 11 janvier.
Mais pour bien saisir le contexte et les enjeux de l'intervention française, il faut considérer en détail la chronologie des événements au tournant de l'année 2012-2013. Les 9 et 10 janvier, en pleine offensive jihadiste, des groupes proputschistes manifestent violemment à Bamako et à Kati contre Dioncounda Traoré, dont ils réclament le départ. Ils protestent en particulier contre sa récente décision d'annuler l'organisation de concertations nationales avec les différents partis et contre la résolution 2085 du Conseil de sécurité de l'ONU du 20 décembre 2012, qui autorise le déploiement de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (Misma).
Des écoutes françaises prouveraient la collusion de certains manifestants proches de la junte avec les jihadistes, dont l'offensive aurait pu fournir un prétexte à l'instauration d'un régime militaire de type comité de salut public. Des mouvements antiputsch regroupés dans le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR) vont jusqu'à accuser IBK d'être complice de ce qui est, selon eux, une évidente tentative de coup d'État. "Il est vrai que des responsables du RPM [Rassemblement pour le Mali, le parti de Keïta] faisaient partie des manifestants, mais c'était contre l'avis d'IBK qui, bien qu'il se sentît trahi par Dioncounda après l'annulation des concertations nationales, savait qu'il y aurait des infiltrations et des manipulations, témoigne Mahamadou Camara, son porte-parole de campagne. Nous avons mal communiqué, nous ne pensions pas que ces accusations pourraient se propager !" IBK ne se démarquera vraiment des manifestants que le 12 janvier. Trop tard : le mal est fait. Le nouveau chef de l'État devra redoubler d'efforts pour regagner la confiance d'opposants qui le considèrent comme "le président de la junte". 


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Mali 2 : Transition « piège à cons » (1/2) - leFaso.net, l'actualité au Burkina Faso

Mali 2 : Transition « piège à cons » (1/2) - leFaso.net, l'actualité au Burkina Faso

Mali 2 : Transition « piège à cons » (1/2)

lundi 16 septembre 2013
C’était un des slogans majeurs des « événements de mai 1968 » en France : « Elections, piège à cons ». Charles De Gaulle avait mis fin aux manifestations des étudiants et à la grève générale des travailleurs en organisant, en juin 1968, des élections législatives. Qui avaient provoqué un tsunami de la droite à l’Assemblée nationale. Après la « révolution » (avortée), la « réaction » (affirmée) ! Faudra-t-il porter le même jugement sur la transition menée au Mali par Dioncounda Traoré ? « Transition, piège à cons » !


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Mali 2 :  Transition « piège à cons » (1/2) Il y a eu cette promotion au généralat des officiers qui, le 22 mars 2013, ont dégommé le régime d’Amadou Toumani Touré (ATT). Et puis voilà que la presse malienne se fait l’écho d’une promotion anachronique de « diplomates ». A la veille du premier tour de la présidentielle, le jeudi 4 juillet 2013, Dioncounda Traoré, président de la République intérimaire, et son ministre des Affaires étrangères, Tiéman Hubert Coulibaly, auraient organisé un vaste mouvement diplomatique. « En vrac et dans la précipitation » selon la presse malienne. Une douzaine d’ambassadeurs et de consuls généraux sont rappelés, priés de « préfinancer le voyage » de retour au pays, les caisses de l’Etat étant vides, tandis que les nouveaux promus sont invités à « rallier vite les postes d’affectation pour éviter une remise en cause par le nouveau président ». C’est ce que rapporte la presse malienne.
Le 4 juillet 2013, plus de trois semaines avant le premier tour de la présidentielle, personne ne sait encore qui accédera au pouvoir. Tiéman Coulibaly a été l’homme-clé des relations internationales du Mali quand le pays allait à vau-l’eau ; ou, plus exactement, quand on avait cessé de croire qu’il était capable, par lui-même, d’aller quelque part. Cet homme d’affaires, qui est également un homme politique, a été nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement formé le 23 août 2012 par Cheick Modibo Diarra. Il prenait alors la suite de Sadio Lamine Sow, conseiller de… Blaise Compaoré à la présidence du Faso. Coulibaly restera en charge de la diplomatie malienne quand Diango Cissoko accédera à la primature en se hissant sur les épaules du capitaine Amadou Haya Sanogo à la fin de l’année 2012. Dans le premier gouvernement de Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), Tiéman Coulibaly a perdu le portefeuille des affaires étrangères mais ne quitte pas, pour autant, le gouvernement : il est désormais en charge des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières (numéro 10 du gouvernement). Drôle d’emploi pour un entrepreneur privé… ! Mais il y trouve sûrement son compte.
C’est donc lui qui aurait organisé, avec la caution de Dioncounda Traoré, ce chambardement diplomatique. Qui viserait à placer, dans un certain nombre de capitales, ses hommes (et ses femmes) liges. New York, Washington, Bruxelles, Genève, Rome, Tunis, Ouagadougou, Accra… seraient quelques unes des capitales concernées. Un chambardement qui provoque nécessairement de l’étonnement : à quelques semaines d’un changement de pouvoir, un président intérimaire et son ministre des Affaires étrangères entreprennent de bouleverser les affectations diplomatiques. Non pas pour nommer des diplomates d’expérience ; mais pour placer des copains. On dit que c’est Robert Sékou Tassé, le « bras droit » de Tiéman Coulibaly, qui a débarqué à New York, pour diriger la représentation malienne aux Nations unies. Ce serait Siragata Traoré, son chef de cabinet, qui se retrouverait à Tunis. Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Sekouba Cissé, se verrait octroyer Bruxelles. Une cousine, Mariam Coulibaly aurait été promue consule générale à Bouaké (Côte d’Ivoire), etc.
C’est encore la presse malienne qui raconte les affrontements que ce « mouvement » bien peu diplomatique provoque. Evoquant même des pugilats, ici et là. Notamment à Ouagadougou. Le mardi 3 septembre 2013, Djibrill Y. Bassolé a reçu les copies figurées des lettres de créance du nouvel ambassadeur de la République du Mali au Burkina Faso. Le diplomate malien a pour nom Drissa Coulibaly. Rien de choquant dans tout cela. En la matière, la diplomatie est de mise. Bassolé dit ce qu’il a à dire : réussite de la sortie de crise et de l’élection présidentielle ; réussite du dialogue institué par la Cédéao ; vigilance et rigueur pour éviter « toute surprise désagréable » concernant la résurgence du « terrorisme »... Coulibaly, de son côté, transmet les salutations des uns et des autres, exprime sa gratitude au peuple burkinabè qui a accueilli des milliers de réfugiés maliens, remercie les autorités burkinabè pour leur implication dans la résolution de la crise et les assure de la volonté de Bamako « de continuer à travailler avec l’ensemble de ses partenaires, dont le Burkina Faso, pour retrouver toutes ses marques ».
Tout cela est normal. Sauf, bien sûr, que l’on relèvera que le précédent ambassadeur de la République du Mali, Mamadou Traoré, n’était en fonction que depuis moins d’un an et demi. Il avait remis à Bassolé les copies figurées de ses lettres de créance le 15 mars 2012. Et devait remettre ses lettres de créance au président du Faso le… 22 mars 2013. Le jour même où le capitaine Sanogo allait renverser ATT. Autant dire que, ce jour-là, Traoré ne foulera pas le tapis rouge du palais de Kosyam. Mais il s’imposera, par la suite, comme un interlocuteur significatif dans le cadre de la médiation menée au titre de la Cédéao. C’est à Ouaga que, début décembre 2012, s’est tenu le premier « sommet » sur le Mali (cf. LDD Burkina Faso 0313/Lundi 3 décembre 2012).
Le gouvernement est alors représenté par Tiéman Coulibaly, ce qui ne manquait pas de mettre à mal la susceptibilité des uns et des autres. Et notamment de Modibo Diarra, premier ministre, partisan d’une implication militaire rapide et totale (forces spéciales, aviation, etc.) des « occidentaux ». Un discours qui tendait à l’isoler sur la scène politique et diplomatique où les « va-t-en guerre » étaient en perte de vitesse même s’ils trouvaient des échos du côté de Paris et d’Abidjan. Lors de ce sommet, Traoré va être un interlocuteur écouté. Ce n’est pas un diplomate de formation ; ingénieur et économiste, il a été le conseiller diplomatique d’ATT de 2004 à 2010. Il est surtout un parfait connaisseur de la situation qui prévaut dans le Nord-Mali pour s’être, depuis plusieurs années, mis à l’étude de la question des tribus nomades touareg des régions de Gao, Tombouctou et Kidal.
Traoré avait une réelle maîtrise des prolégomènes de la question touareg qu’il connaît bien. Et une vision quelque peu apocalyptique de la situation qui était alors celle de son pays (qui, me disait-il, tendait à devenir, en tant qu’Etat, aussi incontrôlable que l’est actuellement le Mexique, soumis à la volonté des cartels de la drogue). Il ne se voilait pas la face et ne tirait pas un trait sur les responsabilités des leaders politiques maliens au cours des dernières décennies. Il n’hésitait pas à mettre le doigt sur les contradictions qui minent non seulement le pays mais également l’Afrique de l’Ouest des rives de la mer Méditerranée aux rives de l’océan Atlantique. Il stigmatisait les comportements des uns et des autres : MNLA, Ansar Dine, AQMI, MUJAO… mais aussi d’ATT et de Paris (notamment dans le cadre de « l’affaire Pierre Camate »), de Doha aussi… On pouvait partager ou ne pas partager son point de vue ; on ne pouvait pas ne pas l’écouter alors que l’on entendait si peu les Maliens s’exprimer sur leur pays*. Ajoutons que Mamadou Traoré, peu prolixe sur son CV, est présenté parfois comme un ancien responsable de la Direction générale de la sécurité d’Etat, la DGSE.
* Je me suis entretenu longuement, le lundi 10 décembre 2012, avec l’ambassadeur Mamadou Traoré, à Ouagadougou, et j’ai eu accès aux divers textes en français et en anglais qu’il a rédigé sur la question touareg (cf. LDD Mali 054 et 055/Mercredi 12 et Jeudi 13 décembre 2012). Le mardi 11 décembre 2012, le premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra, sera arrêté puis démissionné par le capitaine Sanogo et aussitôt remplacé par Diango Cissoko, originaire de Djidian, cercle de Kita, dans l’Ouest du Mali.
Jean-Pierre BEJOT

Mali 2013 : Transition « piège à cons » (2/2) - maliweb.net

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Mali 2013 : Transition « piège à cons » (2/2)


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Ibk_Sanogo_DioncoundaLe 4 juillet 2013, un décret du président intérimaire de la République du Mali, a rappelé à Bamako une douzaine d’ambassadeurs et de consuls généraux. Parmi les rappelés, Mamadou Traoré, en poste à Ouagadougou depuis moins d’un an et demi. Un spécialiste de la question touareg (cf. LDD Mali 0105/Jeudi 12 septembre 2013).
 

Deux mois plus tard, le mardi 3 septembre 2013, dans la capitale burkinabè, Drissa Coulibaly présente à Djibrill Y. Bassolé, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, les lettres de rappel de son prédécesseur et les copies figurées de celles l’accréditant comme ambassadeur au Burkina Faso.


C’est, selon la presse malienne, l’épilogue d’une crise malo-malienne bien peu diplomatique. Coulibaly, débarqué à Ouagadougou avant que Traoré ne soit, administrativement, en capacité de quitter son poste, n’aurait pas apprécié de devoir attendre qu’on lui cède la place. Un pugilat aurait opposé les deux hommes. Le personnel de l’ambassade, débordé, aurait fait appel à la police burkinabè. Mais l’ambassade étant territoire malien, celle-ci n’était pas en mesure d’intervenir. Une anecdote, une simple anecdote ? Sûrement pas. On peut s’étonner que le président par intérim, Dioncounda Traoré, et son ministre des Affaires étrangères, Tiéman H. Coulibaly, aient entrepris, quelques semaines seulement avant l’élection d’un nouveau chef d’Etat et la mise en place d’un nouveau gouvernement, de bouleverser la carte diplomatique du Mali. On s’étonne plus encore que les nouveaux promus ne semblent pas être des diplomates de carrière mais des hommes et des femmes liges de Coulibaly. Après « l’affaire Sanogo », on ne peut que se poser des questions sur les objectifs de la « transition ».


Drissa Coulibaly, le nouvel ambassadeur du Mali à Ouagadougou, est présenté comme « diplômé de l’Ecole nationale d’administration et titulaire d’une maîtrise en sciences économiques ». Coulibaly n’est pas une tête d’affiche au Mali. Enfin, pas vraiment. Il a émergé sur la scène politique à la mi-mars 2010, lors du 5ème congrès de l’Union pour la démocratie et le développement (UDD). Ce jour-là, il était promu secrétaire général du parti prenant la succession de… Tiéman H. Coulibaly élu à sa présidence. De Drissa Coulibaly, on ne savait pas alors grand-chose. C’est un administrateur civil en poste à la présidence de la République ; il était coordinateur du parti dans le cercle de Kita (celui dont est originaire le premier ministre Diango Cissoko qui a accédé à la primature à la suite de l’éjection de Cheick Modibo Diarra par le capitaine Amadou Haya Sanogo).


L’UDD, quant à elle, a été fondée le 25 avril 1991. Son fondateur est l’ancien « patron des patrons » maliens : Moussa Balla Coulibaly*. Qui n’est autre que le papa de Tiéman H. Coulibaly. L’UDD n’a pas été dans la meilleure relation avec Alpha Omar Konaré. Mais s’est rattrapée par la suite sous le règne d’Amadou Toumani Touré (ATT), Tiéman H. Coulibaly espérant ainsi se mettre, progressivement, en orbite en vue de la présidentielle. Dans son « Manifeste pour l’avenir », publié avant les événements de 2012, il affichait ses ambitions, dénonçait un « Mali envahi par la vermine des pirates du désert et des narcotrafiquants », stigmatisait « l’environnement vicié du Nord-Est de notre pays ». Le Nord-Est du Mali c’est, bien évidemment, Kidal, le fief des Touareg. Il escomptait alors que le Mali allait devenir rapidement un pays producteur de pétrole. Mais pour y parvenir et sécuriser la zone de production, il fallait d’abord éradiquer la « vermine ».


Tiéman H. Coulibaly étant au gouvernement, c’est Drissa Coulibaly qui va devenir l’interlocuteur « politique » de la présidence du Mali. Le 25 juin 2013, il sera ainsi reçu au palais de Koulouba par le président intérimaire Dioncounda Traoré. A cette occasion, il réaffirmera le soutien de l’UDD « à l’accord de Ouagadougou qui est un accord préliminaire qui ouvre la voie au retour vers la normalité institutionnelle. Le Mali, a-t-il ajouté, a toujours été un pays de dialogue qui est quasiment institutionnalisé à travers les hommes de caste ». Le voilà ambassadeur à Ouagadougou sur cette ligne politico-diplomatique « minimaliste ».


Ouaga, c’est la capitale de « l’accord de Ouagadougou » signé le mardi 18 juin 2013 et qui fixe à « 60 jours après la formation du gouvernement » l’ouverture du dialogue entre le Sud et le Nord du Mali. C’est aussi la capitale africaine la plus proche de Gao ou de Tombouctou, dans le Nord-Mali. Plus proche encore que ne l’est Bamako ! C’est à Ouaga, et nulle part ailleurs, que ça se passe. Au lendemain de la formation du premier gouvernement IBK/Oumar Tatam Ly, le lundi 9 septembre 2013, dans la capitale du « Pays des hommes intègres », les leaders et cadres de l’Azawad se sont réunis pour « harmoniser les points de vue » des différents participants dans la perspective des « dialogues inclusifs » qui doivent conduire à un « règlement définitif du problème dit du Nord » (pour reprendre la formulation employée par IBK pour annoncer la prochaine tenu des « Assises nationales du Nord »).


Bilal Ag Charif, secrétaire général du MNLA et président du Conseil transitoire de l’Etat de l’Azawad (CTEA), a annoncé, à cette occasion, qu’un forum des leaders et cadres de l’Azawad sera organisé prochainement dans un lieu non encore déterminé. C’est que le Mali reste, pour les leaders du MNLA, une zone à risque. Tandis que les camps de réfugiés, en territoire burkinabè, demeurent des pôles d’ancrage pour les Touareg (Bilal Ag Cherif dénonce ainsi l’arrestation à Hombori – à environ 150 km au Nord-Est de Douentza – de Samba Maïga et des siens qui avaient quitté le camp de Djibo, capitale de la province du Soum dans le Nord du Burkina Faso, pour gagner le Nord-Est du Mali).


Le lundi 10 décembre 2012, commentant la situation qui était celle du Mali, l’ambassadeur Mamadou Traoré me déclarait : « C’est pathétique. Le Mali est devenu le tombeau de notre espérance ». Le Mali, me disait-il en substance, s’est fait dévorer par les trafiquants ; et tout le monde a participé au festin, l’Afrique et les autres. L’axe Niafounké/Goundam/Tombouctou a été celui de tous les trafics en provenance de Gambie, de Guinée Bissau, du Liberia, de Côte d’Ivoire (depuis le port de San Pedro), du Togo et du Nigeria.


Les mafieux montaient les trafics et, en bons gestionnaires, organisaient les approvisionnements et les débouchés, tandis que les Touareg sécurisaient les circuits, organisaient les réseaux, encaissaient les « droits de passage » et que les notables maliens arboraient leurs passeports diplomatiques, vrais ou faux, pour réclamer leurs commissions.


La problématique qui était celle d’avant les événements de 2012 reste la même. Seul le contexte a changé. Et dans ce contexte, il y a les « accords de Ouagadougou ». Qui positionnent la capitale du Burkina Faso comme un acteur essentiel dans le suivi de la résolution de la « crise malo-malienne ». Et comme un commentateur privilégié.


Les journaux du « Pays des hommes intègres » ont fait l’impasse sur le pugilat Traoré/Coulibaly. Pour « ne pas injurier l’avenir » ? Cependant, Pousdem Pickou, dans le quotidien burkinabè privé Le Pays de ce matin (vendredi 13 septembre 2013) écrit que « les nouvelles autorités maliennes ne peuvent pas passer par pertes et profits les accords de Ouagadougou qui ont l’avantage d’être un cadre de référence consensuel pour les protagonistes de la crise du Nord-Mali ». C’est donc penser que ce pourrait être une tentation du nouveau pouvoir. La veille (jeudi 12 septembre 2013), le même quotidien n’écrivait-il pas dans son éditorial, paraphrasant le théoricien de la stratégie prussienne, Karl Von Clausewitz, « que la rupture tant annoncée par IBK se révèle être une continuation de l’ancien système politique mais par d’autres moyens ».


* Moussa Balla Coulibaly a présidé l’Union pour la démocratie et le développement (UDD) de 1991 à 2003. Il a été remplacé, ensuite, dans cette fonction, par Me Hassane Barry. A la suite de la nomination de Barry comme ambassadeur en Guinée (+ Sierra Leone et Liberia), un « intérimaire » a assuré la présidence du parti jusqu’à l’élection, en 2010, de Tiéman H. Coulibaly.


Jean-Pierre BEJOT
La Dépêche Diplomatique

Les groupes armés du Nord-Mali en faveur la préservation de l’unité et l’intégrité du territoire national - maliweb.net

Les groupes armés du Nord-Mali en faveur la préservation de l’unité et l’intégrité du territoire national - maliweb.net

Les groupes armés du Nord-Mali en faveur la préservation de l’unité et l’intégrité du territoire national


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Des dirigeants touareg assistent aux négociations sur le Mali menées à Ouagadougou, le 8 juin 2013  © AFP
Des dirigeants touareg assistent aux négociations sur le Mali (photo archives)
Les représentants des groupes armés au Nord du Mali, (MNLA, HCUA, MAA et FPR) viennent de réaffirmer, une fois encore, au terme d’une rencontre de pré concertation de trois jours  à Bamako, leur volonté de mettre en commun leurs efforts pour la résolution définitive de lacrise du septentrion malien.
Ils sont tous convenus sur la préservation de l’unité nationale et l’intégrité territoriale de la République du Mali.
« Le problème récurrent entre le MNLA, HCUA et le MAA appartient au passé. C’est clos grâce aux efforts conjugués des bonnes volontés. Il reste l’application effective des contenus de l’accord que nos deux mouvements ont signé à Inhalid, le 20 août 2013 et dans lequel nous avons insisté sur l’arrêt immédiat des hostilités, la liberté de circulation en toute sécurité des personnes et leurs biens, ainsi que la création de sous-commissions locales pour gérer les problèmes  spécifiques des localités de Inhalid, Ber et autres, notamment l restitution aux propriétaires des biens saisis par les uns et les  autres », a souligné une responsable du Mouvement arabe de l’Azawad.
« Les mouvements doivent se parler et laver leurs linges sales en  famille avant  de rencontrer l’Etat malien. Il faut qu’on discute vite  de cela d’ici le 25 septembre soit à Ouagadougou ou dans un autre endroit. Car tous nos gouverneurs, juges et autres responsables administratifs locaux nous ont été imposés sans notre avis. Notre terroir a le taux le plus élevé d’analphabétisme et nous n’avons pas de routes bitumés. Nous invitons donc nos frères des mouvements armés  sédentaires, (FPR) à se joindre à nous pour qu’on se retrouve à Ouaga,  Nouakchott, sinon il n’est pas donné à chacun le courage de venir à  Bamako » a souhaité Ibrahim Ag Mohamed Assaleh du HCUA.
La vingtaine de représentants des 4 groupes armés à ce forum sont  allés plus loin au cours des débats à faire leur autocritique. « Rien  ne doit d’ ailleurs  opposer les communautés nomades et sédentaires du  nord du Mali. Les problèmes sont connus et les solutions aussi. Il  faut engager un nouveau départ . Car nous sommes responsables plus que n’importe qui de ce qui nous arrive par notre manque vision d’ensemble. Ceux qui ont pris les armes ont les mêmes objectifs que  ceux qui n’en ont pas pris. On s’agite au nom du Nord pour régler nos   problèmes personnels, il faut que le notable, le cadre ou le leader  oublie ses avantages personnels pour se mettre au service de toutes les communautés », ont-ils confessé.
L’idée généralement répandue au sein des communautés nomades était que le Front patriotique pour la résistance, (Ganda-koy, Ganda-Izo et autres) est une force civile créée, équipée et financée par l’Etat pour faire des face aux groupes armés touareg et arabes. Sur ce point aussi, les représentants du Front patriotique de résistance ont fait une mise au point claire. « Nous ne pouvions accepter que des bandits  armés viennent terroriser nos populations, en enlevant leurs bétails, en attaquant les forains sur les axes routiers et surtout en faisant de terroir commun un fonds de commerce pour  s’enrichir. Nous avions le devoir de protéger et sécuriser nos parents et leurs biens. Sinon nous n’avions rien à voir l’Etat dans ce que nous faisons, seulement nous ne faisons pas comme vous », a martelé Maitre Harouna Toureh, un responsable du FPR.
Il est également ressorti des discussions qu’il ne saurait être question de gouvernance et de développement sans justice et équité à la faveur de tous les fils du pays.

Les différents intervenants ont soutenu que compte tenu de l’ampleur et de la complexité du problème, aucun groupe pris individuellement ne  peut être à mesure de résoudre seul le problème.

La nécessité de conjuguer les efforts de tous les groupes armés reste la condition indispensable de la réussite.
Ils ont donc décidé de mettre en place une commission dont la tâche  principale sera l’élaboration d’une feuille de route qui proposera un programme de rencontres périodiques et la réflexion sur une plateforme des aspirations légitimes.
Cette commission appelée cellule de contact et de suivi est composée de 12 membres dont 3  représentants de chaque groupe armé.
Source : Maliweb.net
Liste des participants :
MNLA : Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, Med Zeini Aguissa, Abdoulaye Seydou
Dicko, Mohamed Ousmane Almohmoud.

 
HCUA : Ahmade Ag Bibi, Mossa Ag Jicod, Mohamed Ag Aharib, Redouane Ag
Mohamed Ali.

MAA : Baba Ould Sidi, Ahmed Ould Sidi Mohamed, Mohamed Mahamoud
Eloumrany, Mohamed Ould Mohamed, Mataly Ould Mohamed, Moulaye Ahmed.
FPR : Med Elmaouloud Ag Hamada, Abdourahamane Maïga, Harouna Toureh.

Modérateurs : Mamadou Bamou Touré, Alassane Cissé, Mohamed Elmoctar,
Abdouramane O. Touré, Sidi Mohamed Adiawiakoye Souedi, Daouda Maïga.
Point Focal : Commandant Oumar Maïga et Capitaine Modibo Naman Traoré
Secretariat : Mahamadou Mahamoudou, Mohamed Attaïb Sidibé, Ibrahim
Diallo, Mohomoudou Atayabou et Zeinabou Maïga

JournalDuMali.com: Dialogue tous azimuts avec les représentants du nord

JournalDuMali.com: Dialogue tous azimuts avec les représentants du nord

Pré-concertations, rencontres entre représentants du Nord et autorités, le dialogue avec le Nors en vue de préparer la réconciliation a débuté...

    © lessor Rencontre à l'hôtel Massaley
Le vœu d'Ibrahim Boubacar Keita à peine investi était d'instaurer rapidement le dialogue avec le nord. Côté diplomatique, les choses s'accélèrent, avec les différentes prises de contacts entamées dans la capitale mais aussi au nord. Le voyage à Kidal de trois ministres pour baliser le terrain est une illustration de la volonté de recréer ce lien social et nationale avec la partie septentrionale de notre pays. L'unité est en jeu mais surtout l'intégrité du territoire national et la cohésion sociale, meurtrie par des mois de crise.

A Bamako, plusieurs fronts : Une rencontre à l'hôtel Massaley depuis dimanche réunit les représentants des différents groupés arméspour discuter de façon inclusive entre eux. Il s’agit notamment des délégués du MNLA (Mouvement de national de libération de l’Azawad), dont Brahim Ag Mohamed Assaleh, du HCUA (Haut conseil unifié de l’Azawad), dont Ahmada Ag Bibi, du MAA (Mouvement arabe de l’Azawad), dont Mohamed Mahmoud El Oumrany, et du FPR, (Front patriotique de résistance), comprenant le Gandakoy et le Ganda-Izo qui sont représentés par Me Harouna Toureh et Ibrahim Maïga.
Cette pré-concertation, selon le journal Lessor, est conduite par un groupe de modérateurs dont Mamadou Bamou Touré, représentant des familles fondatrices de Bamako, l’ancien ministre de la Culture, Mohamed El Moctar, et Daouda Maïga, un des acteurs de l’Accord préliminaire de Ouagadougou signé le 18 juin 2013.

Préparation des Assises nationales du Nord

Si les négociations doivent reprendre d'ici une soixantaine de jours, il faut vite accorder les violons. A Koulouba, une rencontre réunit par ailleurs le président de la République avec différents groupes armés ce mardi. « L’une de mes priorités sera la réconciliation nationale. Je veux recoudre le tissu national abîmé, déchiré par des mois de crise. Pour réussir j’appellerai à un vaste dialogue national. C’est une urgence absolue. Je convoquerai les assises nationales du Nord avant la fin de 2013", a déclaré IBK lors de son discours d'investiture. Une plate-forme qui devra rassembler toutes les communautés du nord du pays, les forces politiques, les chefferies traditionnelles, les représentants de l’administration locale et centrale, des experts et des représentants de la société civile autour de la table, sur la base de l’existant en faisant le bilan des accords passés, les Maliens pourront discuter de façon sereine des défis du nord du pays : développement économique et social, rôle de l’Etat, lutte contre le terrorisme et le narcotrafic. Tous ensemble nous pourrons renforcer la cohésion nationale, parmi les promesses de campagne. Crever l'abcès donc, rouvrir les plaies pour mieux les panser et entame le processus de réconciliation national.

Du nouveau président, on attend beaucoup notamment sur la question sensible du développement des régions nord du Mali. L'intéressé semble l'avoir compris et pris la mesure des choses...

Tiébilé Dramé : pour stabiliser le nord du Mali, « IBK doit dialoguer, dialoguer et encore dialoguer » - maliweb.net

Tiébilé Dramé : pour stabiliser le nord du Mali, « IBK doit dialoguer, dialoguer et encore dialoguer » - maliweb.net

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Tieble_DramePour l’ex-ministre des Affaires étrangères Tiébilé Dramé, le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) n’a d’autre choix que la concertation s’il veut ramener la paix dans le Nord du Mali et en finir avec les maux qui ont poussé le Mali au bord du gouffre.


Président du Parti pour la renaissance nationale (Parena), Tiébilé Dramé a été l’un des premiers hommes politiques maliens à dénoncer le coup d’État du 22 mars 2012 et à exiger le retour des militaires dans les casernes. Depuis, son rejet épidermique de la junte, proportionnel à sa volonté de voir le pays revenir à la démocratie, l’a conduit à participer au Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR, antiputsch), à prendre la vice-présidence de la Coalition pour le Mali (CPM, un regroupement de formations politiques et de la société civile) et à s’impliquer dans les tentatives de résolution de la crise dans le Nord - une région à surveiller « comme le lait sur le feu », déclarait-il à la tribune de la CPM, lors de son lancement, fin juillet 2012. Nommé en mai 2013 conseiller spécial du président de la transition, Dioncounda Traoré, il est chargé d’engager des contacts avec les groupes armés du Nord et, à ce titre, a été le négociateur du préaccord avec la rébellion touarègue, signé le 18 juin à Ouagadougou.


Candidat à l’élection présidentielle des 28 juillet et 11 août pour le Parena, Tiébilé Dramé a finalement jeté l’éponge, le 17 juillet, après avoir - en vain - déposé une requête auprès de la Cour constitutionnelle, estimant que l’organisation du scrutin était précipitée et que les conditions d’une élection régulière n’étaient pas réunies. À 58 ans, l’ancien ministre des Affaires étrangères d’Alpha Oumar Konaré apparaît aujourd’hui comme l’une des principales figures de l’opposition, avec laquelle le nouveau chef de l’État, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), devra composer. Sans qu’il soit pour autant question de consensus.


Jeune Afrique : Jugeant le processus électoral bâclé, vous vous êtes retiré de la course à la présidentielle. A posteriori, vos craintes étaient-elles justifiées ?
Tiébilé Dramé : Un scrutin de sortie de crise requérait la participation la plus large. Le taux de participation de 47 % [49 % au premier tour et 45,8 % au second], dont tout le monde se félicite, aurait été beaucoup plus élevé si les déplacés internes, les réfugiés, les Maliens de l’extérieur, les 350 000 nouveaux majeurs et des centaines de villages à l’intérieur du pays avaient pu voter, et si des milliers de citoyens n’avaient pas erré pendant des heures à la recherche de leur nom ou de leur bureau de vote. Un délai de deux à trois mois de plus aurait permis de mieux faire, et le Nord aurait été plus stabilisé.


Vous reconnaissez cependant la victoire d’Ibrahim Boubacar Keïta ?
Je suis un républicain respectueux de la Constitution, et c’est en son nom que j’ai été en première ligne contre le coup d’État du 22 mars 2012. Notre Constitution dispose que les décisions de la Cour constitutionnelle sont sans appel et s’imposent à tous. Je m’en tiens donc à l’arrêt de la Cour, qui a validé les opérations électorales et proclamé IBK président de la République.


Vous avez reproché au ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, d’être devenu « directeur général des élections au Mali ». Pensez-vous que la France a trop interféré dans les affaires du pays ?
J’ai été parmi les premiers au Mali à applaudir la salutaire intervention française qui a libéré notre pays de la barbarie. Je le redis : les Maliens seront éternellement reconnaissants à la France du sang versé pour leur liberté. Ces liens sont et resteront plus forts que les incompréhensions d’un moment. Mais la force de ces liens n’autorise pas nos amis français à parler ou à décider à notre place.


Fin août, les habitants de Gao ont manifesté contre le retour d’exilés qu’ils accusent d’avoir été complices du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et ont évoqué la résurgence du péril islamiste. Partagez-vous cette crainte ?

Gao, ses habitants et sa région ont beaucoup souffert de l’occupation islamiste. Les forces vives de cette ville se sont dressées contre les occupants au moment où il n’y avait ni État ni armée. Elles ont raison de rester vigilantes, car le retour effectif de l’État et de ses services prendra du temps. L’éradication complète de la menace islamiste, elle aussi, sera longue. D’autant que certaines communautés de la région de Gao avaient rallié le Mujao pour se rebeller contre certaines erreurs de gouvernance commises ces dernières années. Les sympathies manifestées par certains de nos compatriotes à l’endroit du Mujao nous imposent d’élaborer une stratégie nationale autonome de lutte contre le terrorisme, laquelle doit allier dialogue, doigté et fermeté.


Faut-il s’inquiéter du rapprochement entre le Mujao et le groupe du terroriste algérien Mokhtar Belmokhtar ?
Il ne faut pas oublier que le Mujao est sorti des entrailles d’Aqmi [Al-Qaïda au Maghreb islamique] et que si le chef jihadiste Abou Zeid sévissait à Tombouctou pendant l’occupation, Gao, contrôlée par le Mujao, était le terrain de prédilection de Belmokhtar. Il y avait une très forte gémellité entre ces groupes. Leurs retrouvailles sont donc dans l’ordre des choses.


Que penser du rapprochement entre le Mouvement national de libération de l’Azawad, le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad et le Mouvement arabe de l’Azawad ?
Je souhaite que ce rapprochement soit le prélude à une véritable unité d’action positive pour réaffirmer la « malianité » des régions du Nord et leur engagement à préserver l’unité et la cohésion nationales. Si c’est le cas, ces mouvements devraient prendre des mesures urgentes pour mettre fin aux tensions ainsi qu’aux affrontements sanglants et destructeurs entre tribus arabes et touarègues le long de notre frontière avec l’Algérie.


Que devra faire IBK pour régler le problème du Nord ?
Premièrement dialoguer, deuxièmement dialoguer et troisièmement dialoguer. Le nouveau président pourrait commencer par tenir un forum des communautés du Nord afin de permettre aux populations de ces régions de discuter des conditions de leur cohabitation, de leur réconciliation, ainsi que de leurs relations avec l’État central. Ensuite, il faudra reprendre le chemin de Ouagadougou et terminer ce processus en organisant des assises nationales sur le Nord, qui valideront les points d’accord trouvés avec les groupes armés et engageront, de ce fait, toutes les forces vives de la nation.


Selon l’accord de Ouagadougou, les négociations avec les mouvements armés touaregs sont censées se tenir dans les soixante jours suivant la présidentielle. La position plutôt stricte d’IBK à l’égard de la rébellion ne risque-t-elle pas de fragiliser le processus ?
Il faut que ces pourparlers permettent de résoudre, sur une base définitive, la crise du Nord. Ils ne devraient donc pas concerner les seuls rebelles touaregs, mais tous les groupes armés du Nord. Quant à la position d’IBK, il est vrai que certains propos de campagne ont donné l’impression d’une ligne dure, allant dans le sens d’une opinion qui s’est radicalisée au fil du temps. Maintenant que la campagne électorale est terminée, il faut faire avec les réalités. Le nouveau président s’est dit ouvert au dialogue. Il me semble que c’est la voie de la raison.


Autre problème majeur : l’armée. L’ex-capitaine Amadou Haya Sanogo et les cadres de l’ex-junte ont-ils gardé de l’influence ?
Ils ont tiré toutes les ficelles tout au long de la transition qui vient de s’achever. On saura bientôt s’ils conserveront la même influence, et si le principe républicain de soumission du militaire à l’autorité politique civile sera de pure forme. La rébellion et le coup d’État ont provoqué l’effondrement de l’armée. Alors oui, aujourd’hui, il est essentiel de reconstruire celle-ci, de fonder une nouvelle armée nationale, républicaine et professionnelle. Et c’est un chantier immense. Le nouveau président s’est engagé à le faire, et je souhaite qu’il réussisse. Même si les galons distribués récemment ne sont pas des indicateurs du bon chemin qu’il faut prendre pour la refondation de l’armée.


Vous voulez parler de la promotion de Sanogo, principal artisan du coup d’État, au grade de général quatre étoiles par le gouvernement de transition, le 13 août…
Oui. Cette promotion est une prime au coup d’État. Ce n’est pas un bon exemple pour les jeunes générations de militaires. Ceux qui l’ont promu, tout comme ceux qui observent un silence assourdissant sur cette promotion, n’ont pas rendu service au Mali. Ni à la démocratie.


Comment votre parti, le Parena, se situera-t-il sur le nouvel échiquier politique ?
Le Parena appartient au camp qui s’est opposé au coup d’État et qui n’a pas gagné l’élection présidentielle. Nous souhaitons bonne chance au nouveau président dans la mise en oeuvre de son programme et l’accomplissement de ses missions. Nous l’accompagnerons de nos critiques et suggestions, s’il nous écoute.


Le fameux consensus à la malienne, tant reproché à l’ancien président Amadou Toumani Touré (ATT), est-il définitivement obsolète ?
L’immensité des défis, la fragilité de la situation et les urgences de toute nature auraient dû, a priori, conduire tous les fils du pays à vouloir « venir de leurs mains assemblées boucher les trous de la jarre percée », pour citer le roi Ghézo… Le problème est que cet unanimisme trompeur des dernières années nous a justement menés au fond de l’abîme. Sans nécessairement partager la responsabilité de l’exécutif, le président de la République pourrait en revanche, en tant que garant de la cohésion nationale, prendre l’initiative de consultations sur les questions essentielles que sont les négociations de paix, la réconciliation nationale, la refondation de l’armée, de notre système d’éducation et de formation, la reconstruction d’institutions solides, ainsi que la mise au point d’un mécanisme électoral performant et fiable.


Le gouvernement de la transition voulait accélérer l’organisation des législatives afin qu’elles se tiennent le 27 octobre et le 17 novembre. Est-ce envisageable ?
Pour bien organiser les législatives, dans un climat apaisé, on fera difficilement l’économie du temps qui nous a été refusé pour la présidentielle. Le nouveau président est un homme politique qui a gagné et perdu des élections au cours des vingt dernières années. Il connaît l’importance du dialogue comme celle d’un climat politique apaisé, surtout quand le pays est dans la situation que nous connaissons. Or, dans un dialogue fécond avec les partis politiques, il doit être possible de s’entendre sur les correctifs à apporter aux faiblesses reconnues par tous, ainsi qu’à celles qui ont été mises en évidence lors de l’élection présidentielle.


Selon vous, ATT doit-il revenir au Mali ?
Il me semble qu’il doit apporter sa contribution à la nouvelle phase qui s’ouvre et préparer son retour. Un retour qui doit, bien entendu, faire l’objet de discussions avec les nouvelles autorités.


SourceJeuneafrique.com