mercredi 18 septembre 2013

JournalDuMali.com: Dialogue tous azimuts avec les représentants du nord

JournalDuMali.com: Dialogue tous azimuts avec les représentants du nord

Pré-concertations, rencontres entre représentants du Nord et autorités, le dialogue avec le Nors en vue de préparer la réconciliation a débuté...

    © lessor Rencontre à l'hôtel Massaley
Le vœu d'Ibrahim Boubacar Keita à peine investi était d'instaurer rapidement le dialogue avec le nord. Côté diplomatique, les choses s'accélèrent, avec les différentes prises de contacts entamées dans la capitale mais aussi au nord. Le voyage à Kidal de trois ministres pour baliser le terrain est une illustration de la volonté de recréer ce lien social et nationale avec la partie septentrionale de notre pays. L'unité est en jeu mais surtout l'intégrité du territoire national et la cohésion sociale, meurtrie par des mois de crise.

A Bamako, plusieurs fronts : Une rencontre à l'hôtel Massaley depuis dimanche réunit les représentants des différents groupés arméspour discuter de façon inclusive entre eux. Il s’agit notamment des délégués du MNLA (Mouvement de national de libération de l’Azawad), dont Brahim Ag Mohamed Assaleh, du HCUA (Haut conseil unifié de l’Azawad), dont Ahmada Ag Bibi, du MAA (Mouvement arabe de l’Azawad), dont Mohamed Mahmoud El Oumrany, et du FPR, (Front patriotique de résistance), comprenant le Gandakoy et le Ganda-Izo qui sont représentés par Me Harouna Toureh et Ibrahim Maïga.
Cette pré-concertation, selon le journal Lessor, est conduite par un groupe de modérateurs dont Mamadou Bamou Touré, représentant des familles fondatrices de Bamako, l’ancien ministre de la Culture, Mohamed El Moctar, et Daouda Maïga, un des acteurs de l’Accord préliminaire de Ouagadougou signé le 18 juin 2013.

Préparation des Assises nationales du Nord

Si les négociations doivent reprendre d'ici une soixantaine de jours, il faut vite accorder les violons. A Koulouba, une rencontre réunit par ailleurs le président de la République avec différents groupes armés ce mardi. « L’une de mes priorités sera la réconciliation nationale. Je veux recoudre le tissu national abîmé, déchiré par des mois de crise. Pour réussir j’appellerai à un vaste dialogue national. C’est une urgence absolue. Je convoquerai les assises nationales du Nord avant la fin de 2013", a déclaré IBK lors de son discours d'investiture. Une plate-forme qui devra rassembler toutes les communautés du nord du pays, les forces politiques, les chefferies traditionnelles, les représentants de l’administration locale et centrale, des experts et des représentants de la société civile autour de la table, sur la base de l’existant en faisant le bilan des accords passés, les Maliens pourront discuter de façon sereine des défis du nord du pays : développement économique et social, rôle de l’Etat, lutte contre le terrorisme et le narcotrafic. Tous ensemble nous pourrons renforcer la cohésion nationale, parmi les promesses de campagne. Crever l'abcès donc, rouvrir les plaies pour mieux les panser et entame le processus de réconciliation national.

Du nouveau président, on attend beaucoup notamment sur la question sensible du développement des régions nord du Mali. L'intéressé semble l'avoir compris et pris la mesure des choses...

Tiébilé Dramé : pour stabiliser le nord du Mali, « IBK doit dialoguer, dialoguer et encore dialoguer » - maliweb.net

Tiébilé Dramé : pour stabiliser le nord du Mali, « IBK doit dialoguer, dialoguer et encore dialoguer » - maliweb.net

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Tieble_DramePour l’ex-ministre des Affaires étrangères Tiébilé Dramé, le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) n’a d’autre choix que la concertation s’il veut ramener la paix dans le Nord du Mali et en finir avec les maux qui ont poussé le Mali au bord du gouffre.


Président du Parti pour la renaissance nationale (Parena), Tiébilé Dramé a été l’un des premiers hommes politiques maliens à dénoncer le coup d’État du 22 mars 2012 et à exiger le retour des militaires dans les casernes. Depuis, son rejet épidermique de la junte, proportionnel à sa volonté de voir le pays revenir à la démocratie, l’a conduit à participer au Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR, antiputsch), à prendre la vice-présidence de la Coalition pour le Mali (CPM, un regroupement de formations politiques et de la société civile) et à s’impliquer dans les tentatives de résolution de la crise dans le Nord - une région à surveiller « comme le lait sur le feu », déclarait-il à la tribune de la CPM, lors de son lancement, fin juillet 2012. Nommé en mai 2013 conseiller spécial du président de la transition, Dioncounda Traoré, il est chargé d’engager des contacts avec les groupes armés du Nord et, à ce titre, a été le négociateur du préaccord avec la rébellion touarègue, signé le 18 juin à Ouagadougou.


Candidat à l’élection présidentielle des 28 juillet et 11 août pour le Parena, Tiébilé Dramé a finalement jeté l’éponge, le 17 juillet, après avoir - en vain - déposé une requête auprès de la Cour constitutionnelle, estimant que l’organisation du scrutin était précipitée et que les conditions d’une élection régulière n’étaient pas réunies. À 58 ans, l’ancien ministre des Affaires étrangères d’Alpha Oumar Konaré apparaît aujourd’hui comme l’une des principales figures de l’opposition, avec laquelle le nouveau chef de l’État, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), devra composer. Sans qu’il soit pour autant question de consensus.


Jeune Afrique : Jugeant le processus électoral bâclé, vous vous êtes retiré de la course à la présidentielle. A posteriori, vos craintes étaient-elles justifiées ?
Tiébilé Dramé : Un scrutin de sortie de crise requérait la participation la plus large. Le taux de participation de 47 % [49 % au premier tour et 45,8 % au second], dont tout le monde se félicite, aurait été beaucoup plus élevé si les déplacés internes, les réfugiés, les Maliens de l’extérieur, les 350 000 nouveaux majeurs et des centaines de villages à l’intérieur du pays avaient pu voter, et si des milliers de citoyens n’avaient pas erré pendant des heures à la recherche de leur nom ou de leur bureau de vote. Un délai de deux à trois mois de plus aurait permis de mieux faire, et le Nord aurait été plus stabilisé.


Vous reconnaissez cependant la victoire d’Ibrahim Boubacar Keïta ?
Je suis un républicain respectueux de la Constitution, et c’est en son nom que j’ai été en première ligne contre le coup d’État du 22 mars 2012. Notre Constitution dispose que les décisions de la Cour constitutionnelle sont sans appel et s’imposent à tous. Je m’en tiens donc à l’arrêt de la Cour, qui a validé les opérations électorales et proclamé IBK président de la République.


Vous avez reproché au ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, d’être devenu « directeur général des élections au Mali ». Pensez-vous que la France a trop interféré dans les affaires du pays ?
J’ai été parmi les premiers au Mali à applaudir la salutaire intervention française qui a libéré notre pays de la barbarie. Je le redis : les Maliens seront éternellement reconnaissants à la France du sang versé pour leur liberté. Ces liens sont et resteront plus forts que les incompréhensions d’un moment. Mais la force de ces liens n’autorise pas nos amis français à parler ou à décider à notre place.


Fin août, les habitants de Gao ont manifesté contre le retour d’exilés qu’ils accusent d’avoir été complices du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et ont évoqué la résurgence du péril islamiste. Partagez-vous cette crainte ?

Gao, ses habitants et sa région ont beaucoup souffert de l’occupation islamiste. Les forces vives de cette ville se sont dressées contre les occupants au moment où il n’y avait ni État ni armée. Elles ont raison de rester vigilantes, car le retour effectif de l’État et de ses services prendra du temps. L’éradication complète de la menace islamiste, elle aussi, sera longue. D’autant que certaines communautés de la région de Gao avaient rallié le Mujao pour se rebeller contre certaines erreurs de gouvernance commises ces dernières années. Les sympathies manifestées par certains de nos compatriotes à l’endroit du Mujao nous imposent d’élaborer une stratégie nationale autonome de lutte contre le terrorisme, laquelle doit allier dialogue, doigté et fermeté.


Faut-il s’inquiéter du rapprochement entre le Mujao et le groupe du terroriste algérien Mokhtar Belmokhtar ?
Il ne faut pas oublier que le Mujao est sorti des entrailles d’Aqmi [Al-Qaïda au Maghreb islamique] et que si le chef jihadiste Abou Zeid sévissait à Tombouctou pendant l’occupation, Gao, contrôlée par le Mujao, était le terrain de prédilection de Belmokhtar. Il y avait une très forte gémellité entre ces groupes. Leurs retrouvailles sont donc dans l’ordre des choses.


Que penser du rapprochement entre le Mouvement national de libération de l’Azawad, le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad et le Mouvement arabe de l’Azawad ?
Je souhaite que ce rapprochement soit le prélude à une véritable unité d’action positive pour réaffirmer la « malianité » des régions du Nord et leur engagement à préserver l’unité et la cohésion nationales. Si c’est le cas, ces mouvements devraient prendre des mesures urgentes pour mettre fin aux tensions ainsi qu’aux affrontements sanglants et destructeurs entre tribus arabes et touarègues le long de notre frontière avec l’Algérie.


Que devra faire IBK pour régler le problème du Nord ?
Premièrement dialoguer, deuxièmement dialoguer et troisièmement dialoguer. Le nouveau président pourrait commencer par tenir un forum des communautés du Nord afin de permettre aux populations de ces régions de discuter des conditions de leur cohabitation, de leur réconciliation, ainsi que de leurs relations avec l’État central. Ensuite, il faudra reprendre le chemin de Ouagadougou et terminer ce processus en organisant des assises nationales sur le Nord, qui valideront les points d’accord trouvés avec les groupes armés et engageront, de ce fait, toutes les forces vives de la nation.


Selon l’accord de Ouagadougou, les négociations avec les mouvements armés touaregs sont censées se tenir dans les soixante jours suivant la présidentielle. La position plutôt stricte d’IBK à l’égard de la rébellion ne risque-t-elle pas de fragiliser le processus ?
Il faut que ces pourparlers permettent de résoudre, sur une base définitive, la crise du Nord. Ils ne devraient donc pas concerner les seuls rebelles touaregs, mais tous les groupes armés du Nord. Quant à la position d’IBK, il est vrai que certains propos de campagne ont donné l’impression d’une ligne dure, allant dans le sens d’une opinion qui s’est radicalisée au fil du temps. Maintenant que la campagne électorale est terminée, il faut faire avec les réalités. Le nouveau président s’est dit ouvert au dialogue. Il me semble que c’est la voie de la raison.


Autre problème majeur : l’armée. L’ex-capitaine Amadou Haya Sanogo et les cadres de l’ex-junte ont-ils gardé de l’influence ?
Ils ont tiré toutes les ficelles tout au long de la transition qui vient de s’achever. On saura bientôt s’ils conserveront la même influence, et si le principe républicain de soumission du militaire à l’autorité politique civile sera de pure forme. La rébellion et le coup d’État ont provoqué l’effondrement de l’armée. Alors oui, aujourd’hui, il est essentiel de reconstruire celle-ci, de fonder une nouvelle armée nationale, républicaine et professionnelle. Et c’est un chantier immense. Le nouveau président s’est engagé à le faire, et je souhaite qu’il réussisse. Même si les galons distribués récemment ne sont pas des indicateurs du bon chemin qu’il faut prendre pour la refondation de l’armée.


Vous voulez parler de la promotion de Sanogo, principal artisan du coup d’État, au grade de général quatre étoiles par le gouvernement de transition, le 13 août…
Oui. Cette promotion est une prime au coup d’État. Ce n’est pas un bon exemple pour les jeunes générations de militaires. Ceux qui l’ont promu, tout comme ceux qui observent un silence assourdissant sur cette promotion, n’ont pas rendu service au Mali. Ni à la démocratie.


Comment votre parti, le Parena, se situera-t-il sur le nouvel échiquier politique ?
Le Parena appartient au camp qui s’est opposé au coup d’État et qui n’a pas gagné l’élection présidentielle. Nous souhaitons bonne chance au nouveau président dans la mise en oeuvre de son programme et l’accomplissement de ses missions. Nous l’accompagnerons de nos critiques et suggestions, s’il nous écoute.


Le fameux consensus à la malienne, tant reproché à l’ancien président Amadou Toumani Touré (ATT), est-il définitivement obsolète ?
L’immensité des défis, la fragilité de la situation et les urgences de toute nature auraient dû, a priori, conduire tous les fils du pays à vouloir « venir de leurs mains assemblées boucher les trous de la jarre percée », pour citer le roi Ghézo… Le problème est que cet unanimisme trompeur des dernières années nous a justement menés au fond de l’abîme. Sans nécessairement partager la responsabilité de l’exécutif, le président de la République pourrait en revanche, en tant que garant de la cohésion nationale, prendre l’initiative de consultations sur les questions essentielles que sont les négociations de paix, la réconciliation nationale, la refondation de l’armée, de notre système d’éducation et de formation, la reconstruction d’institutions solides, ainsi que la mise au point d’un mécanisme électoral performant et fiable.


Le gouvernement de la transition voulait accélérer l’organisation des législatives afin qu’elles se tiennent le 27 octobre et le 17 novembre. Est-ce envisageable ?
Pour bien organiser les législatives, dans un climat apaisé, on fera difficilement l’économie du temps qui nous a été refusé pour la présidentielle. Le nouveau président est un homme politique qui a gagné et perdu des élections au cours des vingt dernières années. Il connaît l’importance du dialogue comme celle d’un climat politique apaisé, surtout quand le pays est dans la situation que nous connaissons. Or, dans un dialogue fécond avec les partis politiques, il doit être possible de s’entendre sur les correctifs à apporter aux faiblesses reconnues par tous, ainsi qu’à celles qui ont été mises en évidence lors de l’élection présidentielle.


Selon vous, ATT doit-il revenir au Mali ?
Il me semble qu’il doit apporter sa contribution à la nouvelle phase qui s’ouvre et préparer son retour. Un retour qui doit, bien entendu, faire l’objet de discussions avec les nouvelles autorités.


Source: Jeuneafrique.com

Pour un règlement définitif de la rébellion touareg : IBK propose les assises nationales du Nord - maliweb.net

Pour un règlement définitif de la rébellion touareg : IBK propose les assises nationales du Nord - maliweb.net
Avec, à sa tête Dr Cheick Oumar Diarrah, le ministère de la Réconciliation nationale et du Développement des Régions du Nord entend organiser, dans un délai de deux mois, les assises nationales du Nord ; mais aussi, les Etats généraux de la décentralisation.
 
IBK_FasoObjectif : régler, définitivement, la rébellion touareg, qui ne finit pas de finir
L’annonce a été faite, lundi, à la faveur du premier conseil des ministres du gouvernement Tatam Ly. Après avoir félicité les membres du gouvernement pour le choix porté sur eux, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta propose, dans un délai de deux mois, l’organisation des assises nationales du Nord. Il sera couplé au Etats généraux de la décentralisation.
Au cours de ces rencontres, précise le Chef de l’Etat, aucune question ne sera éludée.
« Nous discuterons avec tout le monde, sans complexe. Mais, discussion ne veut pas dire amnistie », indique Dr Cheick Oumar Diarrah, ministre de la Réconciliation Nationale et du Développement des Régions du Nord. Avant de préciser : « Il n’y aura pas d’impunité. La paix ne sera possible que si elle va de pair avec la vérité et la justice ».
Dr Cheick Oumar Diarrah fait, entre autres, allusion aux « massacres d’Aguelhoc ».
En janvier 2012, une centaine de soldats maliens désarmés ont été, soit égorgés ; soit achevés d’une balle dans la tête. S’y ajoutent la destruction des biens publics, le viol des femmes etc…
Les assises nationales sur le Nord et les Etats généraux de la décentralisation se tiendront dans deux mois. Et dans le cadre de leur préparation, le ministre de la Réconciliation Nationale et du Développement des Régions du Nord se rendra, bientôt, dans le septentrion malien.
Oumar Babi
SOURCE:  du   12 sept 2013.

IBK l’a déclaré hier à Koulouba au cours d’une rencontre avec les groupes armés du nord : « Il n’y aura ni indépendance, ni Fédéralisme encore moins une quelconque autonomie » - maliweb.net

IBK l’a déclaré hier à Koulouba au cours d’une rencontre avec les groupes armés du nord : « Il n’y aura ni indépendance, ni Fédéralisme encore moins une quelconque autonomie » - maliweb.net
A l’issue de sa rencontre hier mardi à Koulouba avec les groupes armés du nord du Mali (MNLA, HCUA, MAA, forces patriotiques pour la résistance), le président de la République Ibrahim Boubacar  Kéïta a déclaré qu’il n’y aura ni indépendance, ni fédéralisme encore moins une autonomie pour une quelconque région du pays insistant sur le fait que ces trois points ne sont pas à négocier. Il a toutefois exprimé sa volonté de s’engager à trouver une paix entre l’ensemble des Maliens afin de conforter l’unité nationale.


ibk discours1Auparavant, dans le communiqué final issu des concertations entre groupes armés du nord à l’hôtel Massaley sous la conduite du ministre Cheick Oumar Diarra, les participants  ont réaffirmé leur attachement au principe de l’intangibilité des frontières et se sont engagés à préserver l’unité nationale, à assurer le développement de toutes les régions du Mali.
En outre, les groupes armés ont jugé opportun de créer  une cellule de contact et de suivi de douze membres, soit trois représentants par groupe armé, chargés de baliser le terrain aux futures négociations avec le gouvernement.


En effet, les préconcertations entre les responsables du MNLA, du HCUA, du MAA, des forces patriotiques pour la résistance ont débuté dimanche dernier à l’initiative des services de sécurité du Mali. Les discussions ont porté sur la « gouvernance et le développement », la « sécurité » et le « vivre ensemble ». A travers ces thèmes, il s’agissait pour les participants de discuter sur la politique que l’Etat  devrait mener pour sortir le nord du mal développement et du sous développement, la stratégie que l’Etat doit mettre en place pour les besoins de la sécurité nationale et trouver les voies et moyens permettant à chacun de vivre harmonieusement.


Ces groupes armés rivaux  qui se sont retrouvés pour la première fois autour de la table pour un dialogue inclusif entre maliens, ont réaffirmé leur volonté d’inscrire désormais leurs actions dans l’unité nationale et de ne rien entreprendre qui puisse à nouveau mettre à mal la cohésion sociale.

Ibrahim Mohamed Ag Assaleh, un des responsables du MNLA, intervenant au nom des groupes armés s’est dit engagé à trouver une solution définitive à la crise du nord. Il s’est dit déterminé à la réalisation d’un grand Mali à travers la franchise, l’honnêteté. « Qu’on se dise les tristes vérités » a –t-il lancé.
Le ministre de la réconciliation nationale et du développement des régions du nord, Cheick Oumar Diarra s’est dit particulièrement touché par l’acte posé par les groupes armés. « C’est une étape qui va nous permettre d’aller vers une plus grande cohésion. Le développement  du pays, la stabilité passent par la réconciliation nationale. Ce sont les Maliens réconciliés entre eux qui peuvent assurer le développement de leur pays, écrire une nouvelle page de l’histoire du pays, établir la justice » a déclaré le ministre. Avant de convier l’assistance à Koulouba pour un compte rendu complet des conclusions auxquelles, ils ont abouti.

Les anciens ministres Mohamed El Moctar, Abdouramane Oumarou Touré, le coordinateur des chefs de quartier de Bamako,  Bamou Touré pour ne citer  que ceux-là assuraient la police des débats. L’organisation était assurée par le capitaine Modibo Nama Traoré, le point focal.
 
Abdoulaye DIARRA
SOURCE:  du   18 sept 2013.    

Mali: accord inédit entre les groupes armés du Nord - Mali - RFI

Mali: accord inédit entre les groupes armés du Nord - Mali - RFI
Mali: accord inédit entre les groupes armés du Nord
Un combattant du groupe séparatiste MNLA monte la garde devant l'assemblée régionale de Kidal, le 23 juin 2013.
Un combattant du groupe séparatiste MNLA monte la garde devant l'assemblée régionale de Kidal, le 23 juin 2013.
REUTERS/Adama Diarra

Par RFI
Au Mali, un accord inédit vient d’être signé, mardi 17 septembre, entre les groupes armés présents dans le nord du pays. Après deux jours de discussion, sur l’initiative des autorités maliennes, ces groupes ont signé une déclaration conjointe. Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil de l’unité de l’Azawad (HCUA), la Coordination des mouvements et fronts patriotiques de résistance (CM-FPR, composé notamment des milices gandakoyes et gandaïzo), ainsi que le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) promettent de « mettre en commun leurs efforts » pour résoudre la crise. Ils créent une cellule de contact afin de dégager des positions communes, avant d’entamer les négociations avec l’Etat malien.


Une vingtaine de représentants des quatre mouvements armés présents dans le nord du Mali se sont réunis pendant deux jours, dans la même pièce, pour tenter de régler les différends qui les opposent. « Le MNLA n’a jamais déclaré aucun conflit avec aucun mouvement, déclare Ibrahim Ag Assaleh, porte-parole du groupe rebelle touareg. Le MNLA a déclaré un conflit avec un Etat pour essayer d’apporter des solutions à des problèmes politiques, sociaux, économiques, culturels, qui ont existé de l’indépendance jusqu’à nos jours. Donc nous nous réjouissons d’être rejoints dans ce combat par les autres mouvements armés et par le nouveau gouvernement dont nous saluons l’esprit d’ouverture. »
Assis juste à côté du représentant du MNLA, Harouna Toureh, président des milices d’auto-défense gandakoye et de la Coordination des mouvements et fronts patriotiques de résistance. Les deux hommes discutent, se serrent la main, une scène qui semble presque improbable.
« Entre fils du Mali »
« Je peux vous assurer qu’il y a encore 72 heures, ce n’était pas facile, confie Harouna Toureh. Mais nous avons chacun pris conscience du fait que nous étions obligés de passer par ce moment, de se regarder face à face et de se parler. On a évoqué la gouvernance, on a évoqué les conditions de sécurité, comment vivre ensemble. Ce sont des choses qui étaient difficiles à aborder pour nous avant, maintenant je pense que le mur qui nous a séparé pendant un certain temps est tombé et que l’on peut commencer à parler entre nous, entre fils du Mali. »
Les représentants des groupes armés n’ont pas encore trouvé de position commune, mais ils ont décidé de se revoir dans les semaines à venir. L’objectif est de préparer ensemble les négociations qui seront ensuite menées avec l’Etat malien sur le statut et le développement des régions du Nord.
Un accord déjà remis en cause au Nord
Cependant de hauts cadres du MAA et du MNLA disent ne pas reconnaître l'accord signé à Bamako. Mohamed Ramadane, chargé des relations extérieures du bureau exécutif du MAA indique que son mouvement n'est pas contre des négociations avec les autres groupes armés mais que les signataires de l'accord n'ayant pas été mandatés par le MAA, leur signature n'engage qu'eux-mêmes.
Même constat d'Attaye Ag Mohamed, chargé de communication à la présidence du MNLA, qui précise que les signataires sont bien des membres du mouvement mais envoyés à Bamako pour une rencontre avec la Minusma. Ils n'ont pas été mandatés pour négocier un quelconque accord. Les populations du nord du Mali dénoncent le manque de représentativité des signataires mais aussi leur déconnexion avec la réalité du terrain.
« Les populations ne se reconnaissent pas dans ces personnes qui sont allées à Bamako et qui de surcroît semblent échapper à leur propre hierarchie, explique notamment Attaye Ag Mohamed, le président de la coordination des cadres de l'Azawad. Donc nous alertons la communauté internationale, le médiateur, afin d’éviter que de nouveaux accords biaisés, qui ne correspondent pas aux attentes des populations, soient signés pour retomber dans les mêmes travers que les rébellions précédentes. »
Satisfaction des autorités maliennes
Le ministre malien de la Réconciliation nationale, Cheick Oumar Diarrah, a estimé que cette déclaration posait « un jalon important vers la résolution de la crise ». Il n’a pas participé aux rencontres, mais il est venu féliciter les participants. Il en a profité pour annoncer un reformatage de la Commission dialogue et réconciliation, créée en mars dernier par les autorités de transition. Elle devient une Commission dialogue, vérité et réconciliation.
Dans le même temps, le nouveau ministre de la Défense, Soumeyou Boubeye Maïga, achevait mardi sa première visite dans le nord du pays, à Sévaré, Gao et Tombouctou. Il en a profité pour annoncer que l'armée nationale va renforcer sa présence dans le Nord, une décision qui ne remet pas en cause, selon lui, le processus de réconciliation

Le nord du Mali, la grande supercherie - maliweb.net

Le nord du Mali, la grande supercherie - maliweb.net

lundi 16 septembre 2013

L'Expression - Le Quotidien - La rébellion touareg menace d' «anéantir » l'armée malienne en cas de nouvelle

L'Expression - Le Quotidien - La rébellion touareg menace d' «anéantir » l'armée malienne en cas de nouvelle
Par
La rébellion touareg a annoncé que ses troupes se défendront « vigoureusement » et menace d' « anéantir » l'armée malienne, en cas de nouvelle attaque, dans un communiqué.
Le communiqué de Mossa Ag Attaher, le porte-parole du MNLA (le Mouvement national de libération de l'Azawad) et du CTEA, l'autorité transitoire mise en place en juin 2012 par le MNLA pour administrer les territoires du nord du Mali qu'il contrôle, fait suite aux violents affrontements entre rebelles et militaires maliens mercredi dans le nord-ouest du pays; Ces affrontements, qui ont fait plusieurs morts, étaient les premiers depuis la signature d'un accord de paix mi-juin.
Bamako a minimisé l'incident jeudi, évoquant un simple accrochage avec des « bandits » armés pendant une opération de « sécurisation », au moment où le pays se remet lentement de l'occupation de la moitié nord de son territoire par les rebelles touareg et des groupes jihadistes armés.
« Son commandement militaire (du MNLA) vient de donner ordre à toutes ses  troupes se trouvant dans le territoire de l'Azawad de riposter et de se défendre vigoureusement en cas d'agressions menées contre elles », souligne Mossa Ag Attaher. « Les unités militaires du MNLA ne ménageront aucun effort pour anéantir leurs agresseurs », affirme-t-il dans ce texte daté de samedi.
Le porte-parole du MNLA a par ailleurs condamné l'attaque de mercredi, la qualifiant de « violation unilatérale du cessez-le-feu » par Bamako, « qui n'a honoré aucun de ses engagements » et « continue ses inacceptables exactions » contre les touaregs.
« Nous attendons des nouvelles autorités maliennes qu'elles donnent les signes clairs et positifs d'une réelle volonté d'engager des négociations concrètes sur le statut juridique et politique de l'Azawad, au minimum dans les délais prévus par les accords cadre de Ouagadougou », lance Mossa Ag Attaher.
« Faute de quoi, Le MNLA n'aura d'autres choix que de prendre ses responsabilités et de défendre par tous les moyens les intérêts supérieurs du peuple de l'Azawad ».
Le MNLA et le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), un autre mouvement rebelle touareg, ont signé le 18 juin à Ouagadougou un accord avec Bamako visant à permettre l'organisation de la présidentielle du 28 juillet à Kidal, ville située dans le nord-est sous contrôle des groupes armés touareg, après l'intervention française qui a chassé les groupes djihadistes alliés à Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
L'accord prévoit un cessez-le-feu, un retour progressif des forces de défense et de sécurité maliennes à Kidal et un cantonnement des combattants rebelles sur des sites de regroupement.
Ibrahim Boubacar Keïta a remporté la présidentielle rendue possible par l'accord de Ouagadougou. Lorsqu'il a prêté serment le 4 septembre, le nouveau président malien a fait de la réconciliation nationale sa priorité «la plus pressante ».

L'Expression - Le Quotidien - La rébellion touareg menace d' «anéantir » l'armée malienne en cas de nouvelle

L'Expression - Le Quotidien - La rébellion touareg menace d' «anéantir » l'armée malienne en cas de nouvelle
Par
La rébellion touareg a annoncé que ses troupes se défendront « vigoureusement » et menace d' « anéantir » l'armée malienne, en cas de nouvelle attaque, dans un communiqué.
Le communiqué de Mossa Ag Attaher, le porte-parole du MNLA (le Mouvement national de libération de l'Azawad) et du CTEA, l'autorité transitoire mise en place en juin 2012 par le MNLA pour administrer les territoires du nord du Mali qu'il contrôle, fait suite aux violents affrontements entre rebelles et militaires maliens mercredi dans le nord-ouest du pays; Ces affrontements, qui ont fait plusieurs morts, étaient les premiers depuis la signature d'un accord de paix mi-juin.
Bamako a minimisé l'incident jeudi, évoquant un simple accrochage avec des « bandits » armés pendant une opération de « sécurisation », au moment où le pays se remet lentement de l'occupation de la moitié nord de son territoire par les rebelles touareg et des groupes jihadistes armés.
« Son commandement militaire (du MNLA) vient de donner ordre à toutes ses  troupes se trouvant dans le territoire de l'Azawad de riposter et de se défendre vigoureusement en cas d'agressions menées contre elles », souligne Mossa Ag Attaher. « Les unités militaires du MNLA ne ménageront aucun effort pour anéantir leurs agresseurs », affirme-t-il dans ce texte daté de samedi.
Le porte-parole du MNLA a par ailleurs condamné l'attaque de mercredi, la qualifiant de « violation unilatérale du cessez-le-feu » par Bamako, « qui n'a honoré aucun de ses engagements » et « continue ses inacceptables exactions » contre les touaregs.
« Nous attendons des nouvelles autorités maliennes qu'elles donnent les signes clairs et positifs d'une réelle volonté d'engager des négociations concrètes sur le statut juridique et politique de l'Azawad, au minimum dans les délais prévus par les accords cadre de Ouagadougou », lance Mossa Ag Attaher.
« Faute de quoi, Le MNLA n'aura d'autres choix que de prendre ses responsabilités et de défendre par tous les moyens les intérêts supérieurs du peuple de l'Azawad ».
Le MNLA et le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), un autre mouvement rebelle touareg, ont signé le 18 juin à Ouagadougou un accord avec Bamako visant à permettre l'organisation de la présidentielle du 28 juillet à Kidal, ville située dans le nord-est sous contrôle des groupes armés touareg, après l'intervention française qui a chassé les groupes djihadistes alliés à Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
L'accord prévoit un cessez-le-feu, un retour progressif des forces de défense et de sécurité maliennes à Kidal et un cantonnement des combattants rebelles sur des sites de regroupement.
Ibrahim Boubacar Keïta a remporté la présidentielle rendue possible par l'accord de Ouagadougou. Lorsqu'il a prêté serment le 4 septembre, le nouveau président malien a fait de la réconciliation nationale sa priorité «la plus pressante ».

mardi 10 septembre 2013

[touaregs] Fwd: Tr : Fwd: Mali : Le Gouvernement du sabordage politique - hassanet@gmail.com - Gmail

[touaregs] Fwd: Tr : Fwd: Mali : Le Gouvernement du sabordage politique - hassanet@gmail.com - Gmail
capital de sympathie politique. Mais, il a réussi à tout dilapider par ses maladresses… », disait-on d’IBK quand il était encore Premier Ministre sous Alpha O Konaré ! Et c’est au Palais présidentiel même que se faisaient ces confidences !
Comme pour donner raison à ses détracteurs, IBK vient encore de précipiter sa mort politique en installant un Gouvernement de compromis (pour ne pas dire de « compromission »)! Un acte vivement ressenti par une partie de l’opinion publique malienne, dont son électorat, comme une trahison, vu le discours d’espoir et de renouveau qu’IBK n’a cessé de tenir le long de sa campagne !

Des flots de protestations venant de partout

L’annonce de la liste du Gouvernement fut comme un coup de foudre qui vint calciner les espoirs fondés sur « l’homme-providence », surnommé Kankelen Tigui ou Celui-qui-n’a-qu’une-parole. La déception est à son comble ! Dans les « grins » (groupes de rencontre), les récriminations se font de plus en plus vives. Des flots de protestations se poursuivent très vite sur le site d’informations et de débats Maliweb qui, dans la nuit d’hier, recensait 175 réactions dont 99% étaient contre le choix de ce Gouvernement.
L’enthousiasme de la veille, suite à la nomination du jeune Premier Ministre Oumar Tatam Ly, s’est vite mué en cauchemar, donnant des envies de « suicide » ou de « vomir » à certains internautes se demandant ce qu’IBK a fait de sa promesse de mobiliser les ressources humaines de ce pays, sans partisannerie aucune!
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La trahison

Suite à son élection, IBK avait martelé « Il n’y aura pas de partage de gâteau ! » Un animateur radio de la place avait déjà pressenti dans ces propos du Président fraîchement élu un aveu ! En parlant de « gâteau », IBK sous-entendait qu’il y en avait un ! Et dès lors qu’il existe un gâteau, avait renchéri l’animateur, il sera forcément mangé par quelques uns ! Et c’est cela qui est arrivé avec la reconduction de certains caciques comme Soumeylou Boubèye Maïga (Défense), le Colonel Sada Samaké (Sécurité), Dr Bocary Téréta (Développement rural), des anciennes têtes du temps de l’ADEMA quand IBK était Premier Ministre.
Du coup, celui qui se présentait naguère comme un « homme de rassemblement et de renouveau », se révèle brusquement un classique homme de clan, affilié à de vieux roublards opiniâtrement accrochés au pouvoir depuis une vingtaine d’années ! Ainsi, d’un revers de la main, IBK balayait le grand espoir suscité par la nomination de son tout jeune Premier Ministre Oumar Tatam Ly !
A cela s’ajoute la reconduction de Moustapha Dicko (auMinistère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique), perçu comme étant l’auteur de la déliquescence du système éducatif malien ! Plus grave encore pour l’opinion publique, est la nomination de Zaraby Sidi Ould Mohamed (aux Affaires étrangères), connu pour être la tête pensante d’une rébellion touareg des années 90, ayant eu son lot de massacres !
On n’hésite donc pas à évoquer un pacte entre IBK et des parrains occidentaux, ayant favorisé son élection pour qu’il trahisse le Mali au profit du MNLA ! On lui impute aussi un élan affectif, du fait de l’appartenance de son épouse (une Maiga comme Boubèye) au Nord du pays !

Un amalgame incomestible

Les griefs sont aussi dirigés contre la reconduction de certains ministres de la Transition, dont des éléments de l’ex junte militaire comme le Général Moussa Sinko Coulibaly, maintenu à son poste de Ministre de l’administration territoriale. Un signe qu’IBK continue de se reposer sur le soutien des militaires !
Le maintien de Tiéman Hubert Coulibaly, qualifié de « tonneau vide » (pour de multiples raisons) et très proche du cacique Boubèye Maiga, est aussi très mal accueilli ! De même que le remplacement par Mohamed Aly Bathily au poste de Garde des Sceaux du Jeune Malick Coulibaly, très apprécié pour son travail et son intransigeance !

C’est la taille même du Gouvernement, 34 ministres et délégués au lieu de 20 à 25, qui révolte l’opinion, y voyant un artifice pour justement aboutir à ce « partage de gâteau » dont se défendait le Président-pirouette !
En résumé, on reproche à IBK, en lieu et place du changement promis, d’avoir remis le Mali dans l’impasse en conciliant les tares de 3 règnes successifs, à savoir celui d’Alpha Oumar Konaré, d’ATT et de la Transition. Les nouveaux venus n’étant là que pour faire diversion ! A commencer par son jeune Premier Ministre qui, en aucun cas, ne saurait en imposer à des caciques comme Boubèye Maiga !
Est-il besoin d’être prophète pour augurer de la fin politique d’IBK ? Est-il excessif de dire qu'il vient de se saborder politiquement, par son manque d'inspiration et d'imagination? Le temps nous le dira !
 
Mountaga Fané Kantéka

Mali: des assises nationales du Nord bientôt

Mali: des assises nationales du Nord bientôt
Le Mali organisera bientôt des assises nationales du Nord, discussions destinées à permettre le règlement définitif des rébellions récurrentes dans cette partie du pays depuis son indépendance, a annoncé lundi le président Ibrahim Boubacar Keïta, sans fournir de date.

Il nous appartient de régler définitivement la question du Nord en forgeant une paix durable fondée sur la confiance entre toute les composantes de la Nation malienne, a déclaré le président Keïta lors de la première réunion avec son Premier ministre Oumar Tatam Ly et son gouvernement, lundi matin à la présidence à Koulouba (près de Bamako).

Sa déclaration a été diffusée dans la soirée par la télévision publique malienne ORTM.

Dans les jours à venir, nous engagerons sans tarder des actions en vue d'organiser les assises nationales du Nord, qui permettront (...) de forger un consensus national favorisant le règlement définitif du problème dit du Nord, a-t-il ajouté.

Depuis son indépendance, en 1960, le Mali a connu plusieurs rébellions touareg, dont la dernière en date, déclenchée entre fin 2011 et début 2012 par le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), a ouvert la voie à la crise la plus grave de l'histoire du pays.

Vivant essentiellement dans le Nord, la communauté touareg - quelques centaines de milliers de personnes sur une population totale d'environ 15 millions d'habitants - s'estime mise à l'écart du développement du reste du pays.

Le MNLA, allié à divers groupes armés dont des jihadistes, a lancé en janvier 2012 des attaques contre l'armée dans le nord du Mali, qui ont servi de prétexte à des militaires pour renverser le 22 mars 2012 le président Amadou Toumani Touré en l'accusant d'incurie dans la gestion de cette offensive.

Le putsch a précipité la chute du nord du Mali aux mains des groupes armés. Les jihadistes ont fini par évincer du terrain leurs ex-alliés touareg et ont occupé ces régions pendant plusieurs mois en 2012, avant d'être chassés à partir de janvier 2013 par une intervention militaire franco-africaine.

La rébellion touareg et l'occupation jihadiste ont exacerbé les tensions entre les différentes communautés, Touareg et Arabes étant souvent assimilés par certains à des rebelles et jihadistes.

Elu le 11 août pour un mandat de cinq ans, le président Ibrahim Boubacar Keïta a fixé comme priorité la plus pressante de son quinquennat la réconciliation nationale lors de sa prestation de serment, le 4 septembre.

Lundi, M. Keïta a invité ses Premier ministre et ministres à se préparer pour une tâche ardue. Il ne s'agit pas d'une sinécure car nous avons l'exigence de satisfaire exclusivement les exigences fondamentales de notre peuple qui a subi au cours des mois écoulés un traumatisme profond. (...) Il nous faut rebâtir de nouvelles institutions, a-t-il estimé.

Parmi les autres priorités de son régime, il a aussi évoqué une justice saine, qui soit égale pour tous, et une lutte conséquente contre la corruption.

La réhabilitation de la justice sera au coeur du projet de refondation de nos institutions, d'où la place éminente accordée à ce département, a-t-il dit.

Le nouveau ministre de la Justice est un avocat, Mohamed Ali Bathily Justice et, fait inédit au Mali, il est le premier dans l'ordre de préséance après le chef du gouvernement.

Lundi à Paris, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Philippe Lalliot, a salué la formation du gouvernement malien.

Nous notons avec satisfaction que, conformément aux déclarations du président Keïta, la justice et la réconciliation constituent une priorité pour les nouvelles autorités maliennes, a déclaré M. Lalliot.

Il a réaffirmé que Paris restera aux côtés du Mali pour relever les grands défis que seront notamment la restauration de l'Etat, l'amélioration de la gouvernance, de la sécurité et le développement du pays.


(©AFP / 10 septembre 2013 00h41)