jeudi 7 mars 2013

MALI. Sarkozy : « Que fait-on là-bas ? » - maliweb.net

MALI. Sarkozy : « Que fait-on là-bas ? » - maliweb.net
131 réactions [-] Texte [+]EmailImprimer
Nicolas Sarkozy critique l'opération militaire française au Mali. (Natalia Kolesnikova/AP/SIPA)
Nicolas Sarkozy critique l’opération militaire française au Mali. (Natalia Kolesnikova/AP/SIPA)
L’ex-chef de l’Etat s’interroge sur la présence militaire de la France au Mali. Selon lui, François Hollande soutient des « putschistes » dans un pays « qui n’a pas de gouvernement ».
Nicolas Sarkozy brise le consensus national sur l’intervention militaire française au Mali. L’ancien président de la République critique l’opération décidée par François Hollande, affirmant qu’ »on ne va jamais dans un pays qui n’a pas de gouvernement », selon des propos rapportés par l’hebdomadaire « Valeurs actuelles », à paraître ce jeudi 7 mars.
Que fait-on là-bas ? » au Mali, « sinon soutenir des putschistes et tenter de contrôler un territoire trois fois grand comme la France avec 4.000 hommes », lance l’ancien chef de l’Etat.
« La règle, c’est qu’on ne va jamais dans un pays qui n’a pas de gouvernement », ajoute Nicolas Sarkozy.
Le président malien par intérim Dioncounda Traoré a exprimé le 29 janvier à Addis Abeba sa « détermination à organiser le plus rapidement possible, en tout cas, [c'est] notre souhait, avant le 31 juillet 2013, des élections propres, c’est-à-dire transparentes et crédibles ».
tempsreel.nouvelobs.com/

SOURCE: du 6 mar 2013. 

Mohamed Mahmoud El Oumrany à propos des exactions : «Il y a tous les ingrédients pour une confrontation intercommunautaire et c’est la faute du Mnla» - maliweb.net

Mohamed Mahmoud El Oumrany à propos des exactions : «Il y a tous les ingrédients pour une confrontation intercommunautaire et c’est la faute du Mnla» - maliweb.net
Arabes, Touareg… Au nord du Mali, les équilibres ethniques sont fragiles, comme en témoignent les violents affrontements entre les deux communautés, le week-end dernier dans l’extrême nord du pays. L’ancien ambassadeur Mohamed Mahmoud El Oumrany est le président de la communauté arabe du Mali. Nous l’avons rencontré.
oumarou xEst-ce qu’il y a des exactions contre des populations civiles du Nord Mali de la part l’armée malienne ?
À la libération de Tombouctou, il y a eu des exactions contre la communauté arabe en particulier. Ces exactions ont touché les pillages des magasins et des domiciles, et il y a eu des pertes humaines. Nous avons poussé des grands cris et le Mali est en train de réagir ; des sous-officiers et soldats qui sont responsables de certaines de ces exactions sont en route pour Bamako.
En effet, un porte-parole de l’armée malienne a annoncé à la télévision que des militaires fautifs étaient rappelés à Bamako. Mais, est-ce que vous avez les nouvelles de quatre commerçants qui ont été enlevés à Tombouctou à leur domicile le 14 février dernier ?
Non. Nous n’avons aucune indication et c’est la raison pour laquelle ces militaires sont acheminés actuellement vers Bamako.
Ce qui veut dire que vous êtes très inquiet, non ?
Bien sûr, nous sommes inquiets et nous considérons qu’ils n’existent plus. Ils ont été liquidés et les militaires en question vont répondre pour ces exactions. La justice est en marche et l’autorité de l’Etat est en marche. Nous considérons que ces exactions ne se renouvèleront plus.
Samedi dernier, à Khalil dans l’extrême Nord, il y a eu un combat meurtrier entre des Touareg du Mnla et des Arabes du MAA et 22 morts. Est ce qu’il y a un risque de grave affrontement intercommunautaire ?
Je vais vous dire une chose, il y a tous les ingrédients pour une confrontation intercommunautaire et c’est la faute du Mnla. Le Mnla a attaqué des commerçants paisibles à Khalil, il a attaqué des véhicules isolés sur l’ancienne route vers le Niger qui relie l’Algérie à Gao et Tombouctou. Il a pillé des véhicules, des boutiques, des maisons et marchandises à Khalil. Il y a actuellement 16 à 20 personnes entre ses mains. Toute la communauté arabe qui réside à Khalil a été obligée d’évacuer la ville. C’est la première fois qu’il y a un nettoyage ethnique d’une communauté vis -vis d’une autre. Je dis que la région de Kidal est considérée aujourd’hui comme un chantier pour le Mnla. Il n’y a pas l’armée malienne pour rétablir l’équilibre, pour rétablir la loi. Il n’y a que le Mnla. Il vous dit que si vous protestez, il fera recours à l’armée française en vous désignant comme islamistes et terroristes. C’est une situation qui n’est pas acceptable et elle va conduire à un affrontement certain entre la communauté arabe et la communauté touarègue.
Vous voulez dire que le Mnla profite de son alliance tactique avec l’armée française dans la région de Kidal pour perpétrer des exactions contre la population civile ?
Exactement, et je dois dire que cette alliance n’est d’aucune utilité pour l’armée française. Le Mnla ne peut rendre aucun service concernant les intérêts français, à savoir la libération des otages et la lutte contre les islamistes. Ils ne peuvent pas protéger les intérêts français au Niger.
Vous pointez du doigt les Touareg du Mnla et derrière les Arabes MAA on parle d’Oumar Ould Hamaha, l’ex-porte parole d’AQMI. Est-ce que ce mouvement ne risque pas d’être infiltré par les jihadistes ?
Je vais vous dire une chose, au moment de ces événements, Oumar Ould Hamaha n’était pas dans la région ; les services français peuvent vérifier. Mais, vous savez, quand un homme se noie dans un fleuve, il s’accrochera sur un serpent de passage.
Vous voulez dire que des éléments, des combattants du MAA sont entrain de s’agripper aux jihadistes ?
À présent ils ne sont pas accrochés aux jihadistes, mais si l’armée française ne brise pas l’action du Mnla, cela se produira, parce que des jihadistes viendront. Le prétexte sera la protection de la communauté arabe. Alors que nous, nous nous plaçons la protection de la communauté arabe. On n’ouvre pas la porte à toutes les aventures.
Mais, franchement, est-ce que le MAA n’est pas une entreprise de blanchiment pour les anciens éléments d’Aqmi et du Mujao ?
Mais absolument pas. Le MAA n’a jamais fait un coup de feu contre l’armée et n’a jamais fait un coup de feu contre une autre communauté. Mais aujourd’hui que les Arabes sont attaqués, le MAA va sortir. C’est pourquoi je voudrais attirer l’attention de l’armée française et celle du Mali. Si la pression continue, elle va conduire à une situation de conflit avec les communautés touarègue et arabe.
Et quand vous disiez cela à l’Ambassadeur français au Mali, qu’est-ce qu’il vous a répondu ?
Il comprend. Il pense que c’est une situation mauvaise, une incompréhension qu’il faut lever rapidement. Et c’est pourquoi je suis encouragé pour dire à l’armée française que ceux qui peuvent servir la libération des otages et le maintien de la sécurité dans la région, c’est d’abord la communauté des Ifoghas. C’est la famille Intalla. La famille Intalla est la mémoire, la confiance des communautés de l’Adrar.
Donc, vous faites confiance au nouveau Mouvement touareg MIA dissident d’Ançardine ?
Oui. La famille d’Antalla doit être au-dessus de tout cela. Elle n’a pas besoin d’organisation militaire ou politique. Avec nous, avec cette famille, nous pouvons retrouver les otages français.
Propos transcrits par Seyni Touré
Source : RFI

Edito : “Le jour où les langues se délieront“ - maliweb.net

Edito : “Le jour où les langues se délieront“ - maliweb.net
“Le jour où les langues se délieront“
Le où les Maliens entendront,
Le jour où les Maliens verront,
Le jour où les Maliens comprendront,
Le jour où les Maliens seront courageux,
Ce jour là, les langues se délieront et les Maliens parleront. Les fossoyeurs du Mali seront démasqués, ceux qui par leur faute font qu’aujourd’hui le Mali est divisé, vilipendé, meurtri et humilié. Le temps est le meilleur juge. Ce temps viendra à coup sûr et tous ceux qui par leur comportement et leur langage ont fait que notre patrie est aujourd’hui menacée dans son unité doivent rendre des comptes.
Ce jour là dis-je, les langues se délieront et les Maliens parleront. Ce jour là, des masques tomberont. Il sera su que le vrai ennemi du Mali, ce n’est pas seulement ce combattant du MUJAO venu de je ne sais où, que ce n’est pas seulement ce salafiste d’Ansaar Eddine se pavanant entre les dunes de sable, que ce n’est point seulement ce combattant du MNLA désarmé et sans identité mais que c’est aussi ce complice ou ces complices disséminés dans les quartiers de Bamako.
Quel paradoxe de voir, d’entendre le voleur crier au voleur. C’est de la face. Le complice, l’ennemi de la patrie, c’est cet autre qui drapé dans boubou blanc harangue contre les islamistes et pourtant il est un soutien camouflé de ceux-ci. Quelle honte !
L’ennemi du Mali encore, c’est cet autre qui par des propos incendiaires et mensongers sème la confusion parmi les Maliens. L’ennemi du Mali, c’est toi, toi qui insolemment détourne les dons destinés aux réfugiés de l’intérieur et de l’extérieur.
Cet autre est le vrai ennemi du Mali, lui qui appelle à l’inaction, à l’immobilisme, à la passivité et fait que les Soundiata, Kankou Moussa, Askia Mohamed, Sonni Ali Ber, Samory Touré et autres se retournent dans leur tombe.
Et, le pire ennemi, c’est ceux du dehors ou au-dedans qui font semblant de nous aider mais au fait, ils pactisent avec le Diable pour nous poignarder dans le dos. Le Mali notre beau pays est malade et exsangue. Levons les yeux vers le ciel et d’où nous viendra le secours. Le où les Maliens entendront,
Le jour où les Maliens verront,
Le jour où les Maliens comprendront,
Les masques tomberont, les démons de la division fuiront et l’union sacrée sera faite pour libérer notre beau pays qui est sur le chemin de l’être avec l’aide de nos vrais amis.
M.M. DEMBELE
SOURCE: du 5 mar 2013.

Editorial : Le changement n’est pas malien - maliweb.net

Editorial : Le changement n’est pas malien - maliweb.net
Chassés du pouvoir après le discours de la Baule, les cadres de l’Union démocratique du peuple malien (Udpm), l’ex-parti unique fossoyeurs de notre économie nationale, sont revenus au galop vingt ans après reprendre les commandes comme si rien ne s’était passé. Un régime pourtant voué aux gémonies par tout un peuple en 1991 vient d’être remis sur selle et de la plus belle manière à la suite d’un coup d’Etat, qui en valait bien la peine. Qui l’aurait cru qu’après 20 ans, Tiénan Coulibaly serait nommé ministre de l’Economie et des Finances? Qui aurait cru que l’architecte de ce système tant décrié serait nommé Premier ministre dans un pays qui veut le changement ?
Impossible de changer de système de gouvernance avec ceux-là mêmes qui ont mis sous le boisseau notre économie. Comment en est-on arrivé là ? Le premier président démocratiquement élu en 1992 est un ancien ministre d’un des nombreux gouvernements du putschiste Moussa Traoré. Tous deux sont ressortissants de la première région (Kayes). Donc un changement de mode de gouvernance n’était pas possible avec Alpha Oumar Konaré. Dix ans plus tard, un militaire recruté dans l’armée par un ancien membre du Comité militaire de libération nationale (Cmln) est élu président en 2002.
La corruption est érigée en un système de gouvernance. Du coup son virus attaque l’Etat et le détruit. Des jeunes soldats de la première promotion du prytanée militaire de Kati en colère contre les pertes en vies humaines subies dans leurs rangs chassent le général ATT. Ils prennent le pouvoir et s’installent à Kati. Des politiciens mécontents crient à la confiscation de la démocratie et font appel à la communauté internationale qui met le Mali sous sa tutelle.
Depuis le 22 mars 2012, le Mali traverse une période des plus difficiles de son histoire. En bonne place des exigences de cette crise «le CHANGEMENT». Il n’est pas surprenant que certains «démocrates» qui se sont bougrement enrichis ne veulent pas entendre ce mot. Or dans le cas, qui nous concerne, le coup d’Etat signifie arrêt de régime. Si des interrogations sont à poser quant au pourquoi du refus du changement, les raisons sont simples à trouver.
Les vingt trois (23) ans du régime Moussa Traoré ont transformé le Soudanais ou l’homme malien tout court. Pendant ses vingt trois ans, il a bâillonné l’intelligentsia malienne. Les travailleurs ont connu les retards de salaires sans que la centrale syndicale ne lève le petit doigt. L’Union nationale des travailleurs du Mali (Untm) a même soutenu Moussa Traoré par le biais d’un des leurs qui était dans le gouvernement à liquider les Sociétés et Entreprises d’Etat à travers le Programme d’Ajustement Structurel (Pas).
Certains chefs de famille incapables de subvenir aux dépenses sortaient à 5 heures du matin pour ne revenir qu’à 19 h. Une crise sans pareille qui tend vers une guerre civile. Elle prend sa source depuis le 26 mars 1991. Conséquences ? On a vu pour la première fois au Mali, des femmes mères des enfants et chefs de famille.
Du point de vue de l’évolution qu’a subi notre société le général Moussa Traoré a une grande part de responsabilité dans sa déconfiture. Les membres du Cmln n’ont pas été de bons responsables pour les maliens d’aujourd’hui. Lors du jugement de la bande des trois (Tiékoro Bagayogo, Kissima Doukara et Karim Dembélé), certaines vérités sur la vie de la nation ont été assénées, entre autres les fonds publics trouvés au Trésor après le coup d’Etat du 19 novembre 1968. Ces fonds d’un montant de cent cinquante millions (150) de francs maliens destinés à l’organisation de la Coupe d’Afrique en 1969 auraient servis de magot au Cmln.
Selon Tiékoro Bagayogo et Kissima Doukara ces fonds ont été partagés entre les quatorze (14) membres. Un des membres influents du Cmln aurait volé dans le Palais à Koulouba, les bijoux en or de Mme Keita Mariam Traoré. Dès lors notre pays semblait mal parti, il se trouvait dans les mains de militaires kleptocrates.
La suite : la vie économique de notre grand pays est ponctuée de gigantesques détournements financiers sur lesquels la lumière est rarement faite. Ces militaires de connivence avec le Bureau exécutif central (Bec) Udpm (Union démocratique du Peuple Malien) ont mis le Mali sous leur coupe réglée qui aboutit à la dérive militaro-économique et socioculturelle.
Le régime du lieutenant Moussa est celui qui a avili notre société voire altérée toute la couche sociologique. On entend très souvent dire que le malien est issu d’un peuple pacifique. Derrière cette tranquillité se cacherait la peur, la honte et l’humiliation.
Les 23 ans de Moussa Traoré, les 10 ans d’Alpha Oumar Konaré et les 10 ans d’ATT ont été bénéfiques à certaines couches socio- économiques qui ont tiré les ficelles des finances publiques et du secteur commercial. Ces gens là se sont tapés un trésor de guerre et n’entendent pas se faire dévaluer par un quelconque processus de changement.
De 1968 à nos jours, ce sont les familles des présidents Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré, alliés et amis qui sont au pouvoir. En 1991, le changement tant prôné par le Congrès national d’initiative démocratique (Cnid) à travers le «Kokadjè» a été battu en brèche par l’Adema qui voulait l’émergence des anciens de l’Union démocratique du peuple malien dans l’arène politique.
Et à quelques encablures de la fin de leurs mandats les présidents sortants Alpha et ATT se disputaient pour la libération de Moussa Traoré en juin 2002.Pourquoi les maliens n’aiment pas le changement ? Plus la classe politique est corrompue, plus elle perd tout crédit auprès du peuple et plus le pays devient la proie des puissances extérieures.
Il y a un lien dialectique entre d’une part, le degré de corruption de la classe politique et ; d’autre part, le niveau du rejet de celle-ci par le peuple et ; enfin l’amplitude de la faiblesse diplomatique du pays. Ce qui se passe actuellement est le résultat de plusieurs décennies de mal gouvernance structurelle.
En effet, à partir de 1968, on a assisté à l’effondrement de quatre institutions fondamentales qui sont au cœur du devenir de toute nation. Il s’agit de la Famille, de l’Etat, de l’Ecole, de l’Armée. Elire un candidat de l’Adema ou de l’Urd serait le naufrage du bateau Mali.
Amy SANOGO
SOURCE: du 6 mar 2013.

Nord-Mali : Un apprenti sorcier nommé MNLA - maliweb.net

Nord-Mali : Un apprenti sorcier nommé MNLA - maliweb.net
Le MNLA (Mouvement National pour la Libération de l’Azawad) aura véritablement joué à l’apprenti sorcier dans la grave crise que traverse le Mali depuis plus d’un an.
Les officiers du Mnla (photo L'Essor)
Les officiers du Mnla (photo L’Essor)
Il aura notamment servi de Cheval de Troie aux différents groupes armés qui avaient mis le Nord-Mali, soit les 2/3 du territoire national, en coupe réglée. A l’époque, habité uniquement par la haine de l’Etat central malien et l’esprit de vengeance à cause de ce que certains de ses éléments considéraient comme les exactions commises depuis le régime de Modibo Kéïta en 1963, obnubilé par son désir quasi-maladif de disposer d’un immense no man’s land, à défaut d’une hypothétique République de l’Azawad, où il pourrait se livrer, en toute tranquillité, à ses activités criminelles de prédilection – trafic de drogues, d’armes, de véhicules, de cigarettes et d’être humains – comme au bon vieux temps des razzias, le MNLA n’a pas hésité à nouer des alliances tactiques avec les jihadistes, notamment d’AQMI(Al Qaeda au Maghreb Islamique), du MUJAO et d’Ançar Dine qui est, au demeurant sortie de ses flancs.
En fait d’alliance, il s’agissait en réalité, d’un marché de dupes dans le Sahara malien, dont le MNLA sortira perdant. Faute d’avoir atteint son but final, le mouvement aura été comblé au-delà de ses espérances quant à son dessein funeste de nuire à la nation malienne. En effet, sur le plan sécuritaire, grâce notamment à l’entrée en scène de ses compères narco-jihadistes, tout le Septentrion sera conquis et occupé pendant presque une année. Les islamistes radicaux doublés de trafiquants de drogues y feront régner un ordre moyenâgeux, avec à a clé une application anti-islamique de la charia: mutilation des mains et des pieds, lapidation à mort, viols collectifs de femmes et de jeunes filles souvent mineures.
S’y ajouteront la destruction d’édifices publics, y compris les hôpitaux, le pillage des banques – le président de l’APBEF fait état d’un manque à gagner de 17,5 milliards de FCFA – engendré par la crise sécuritaire, au détriment du secteur bancaire du Mali. Il faut préciser que les éléments du MNLA se sont autant, sinon plus, illustrés dans ces crimes que leurs anciens alliés.
Après le coup d’Etat du 22 mars 2012, qui est l’une des conséquences de la crise globale, les partenaires techniques et financiers ont suspendu leur coopération avec le Mali, avec pour résultat la détérioration des finances publiques qui a failli amener l’Etat au bord de la cessation de paiement. Par ailleurs, de nombreux projets de développement, y compris dans le domaine des infrastructures routières, ont pris un coup d’arrêt, avec pour conséquences le chômage technique pour des milliers de chefs de familles et les drames sociaux subséquents.
Justement, sur le plan social, la crise a jeté sur les chemins escarpés de l’exode des centaines de milliers de paisibles citoyens et entrainé le déchirement du tissu social. Des citoyens, qui vivaient en bonne intelligence jusque-là, se regardent désormais en chiens de faïence, dans une atmosphère délétère de suspicion et de méfiance.
Dernier méfait du MNLA, et non le moindre, c’est la part active que ses éléments ont pris dans les tragiques événements de Aguelhok, qui se sont soldés par la mort d’une centaine de soldats désarmés – car ils étaient à court de munitions – froidement exécutés. Certaines des victimes, au nombre desquelles figuraient des éléments Touaregs de l’armée régulière, ont été égorgées ou éventrées.
Mais ceux par qui la crise malienne est survenue, les éléments du MNLA, n’ont pas tardé à comprendre qu’on ne trahit pas impunément sa patrie et à réaliser qu’au Mali, en dehors d’un Etat central fort, réunissant sous sa bannière toutes les composantes de la nation, point de salut, nulle part ailleurs. Inéluctablement, l’aventure du Nord-Mali enclenchée par les éléments du MNLA ne tardera pas, selon la loi des chocs en retour, à se transformer en une véritable descente aux enfers pour ses initiateurs. L’alliance tactique qu’ils avaient scellée avec les narco-jihadistes d’AQMI, d’Ançar Dine et du MUJAO a tôt fait de voler en éclats.
Le MUJAO deviendra même son ennemi juré. Dans un combat inégal, les éléments du MNLA seront boutés de la Cité des Askia, où ils avaient établi «leur gouvernement provisoire» au siège du Gouvernorat, par leurs ex-alliés de circonstance. A l’issue de combats rudes, le MNLA a perdu plus de 30 hommes, y compris un Colonel. Le Secrétaire général dudit mouvement fut blessé. Il sera évacué in-extremis sur Ouagadougou.
Les combats de Ménaka seront encore plus meurtriers. On peut même parler de massacre pour le MNLA, qui y laissera plus de 100 hommes. Ses ex-alliés étaient vraiment décidés à le chasser de tout le territoire national et ils ont prouvé qu’ils en avaient largement les moyens. Mettant ainsi à nu l’indigence militaire du Mouvement, dont les éléments apparaissaient ainsi comme des bandits de grand chemin.
Un malheur ne venant jamais, sur le plan diplomatique, la République de l’Azawad, qui n’existait que dans le cerveau malade des responsables du MNLA, n’a jamais été reconnue par un seul pays de la planète, encore moins par une instance internationale. Bien au contraire, le principe de la création d’un tel Etat a été clairement et vigoureusement condamné par la communauté internationale. De l’ONU à l’Union Européenne, en passant par l’Union Africaine et la CEDEAO, aucune institution ne voulait demeurer en reste dans ce concert de condamnations.
Rejeté de tous les côtés, combattu violemment par ses alliés d’hier – faut-il rappeler les opérations kamikaze entreprises contre lui à Kidal par le MUJAO? – réprouvé par la communauté internationale, le MNLA ne sait plus sur quel pied danser. A dire vrai, le MNLA n’a même plus de pied pour danser. Et les pitoyables rodomontades de l’un de ses innombrables porte-paroles, Moussa Ag Assarid, sur les antennes de certaines TV ressemblent plutôt à de l’auto-suggestion, pour se donner une contenance devant l’adversité. On en oublierait même certaines initiatives elles aussi contraires au MNLA, tant la pluie de malheurs qui tombe sur le mouvement est drue. L’une des dernières en date est cette pétition signée par des centaines, voire des milliers de Touaregs, qui désavouent le MNLA comme représentant légitime de leur communauté. On peut bien comprendre les signataires d’une telle pétition, car les méfaits des éléments du MNLA ne se limitent au seul Etat du Mali, ni aux communautés non Touareg. Les actions du MNLA pénalisent également la communauté qu’il est d’après lui en train de défendre, les Touaregs.
Non seulement elles influent négativement sur son image, mais il ne faut jamais oublier que, parmi les centaines de milliers d’habitants du Nord-Mali qui ont été contraints à l’exil ou au déplacement intérieur, il y a une bonne partie qui est constituée de Touaregs qui ont fui, entre autres, eux aussi les exactions des narco-jihadistes, ces narco-jihadistes auxquels le MNLA a servi de porte-avion.
Last but not least, sur la liste des 28 personnes suspectées de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ou de trafics de drogues, dressée par le Procureur général, les noms de certains responsables du MNLA occupent une place de choix.
Contrés de toutes parts, les éléments du MNLA, tels des chiens errants, n’hésitent plus à se livrer à ce qu’ils savent le mieux faire, le banditisme, en s’attaquant notamment à de paisibles commerçants arabes dans la localité d’Inhalit, dans la région de Kidal. Ce qui n’a pas manqué de dresser contre eux les représentants armés de cette communauté.
Leur dernière trouvaille? Tisser un partenariat avec la France, dans le cadre de l’Opération Serval, en se posant en alliés indispensables pour la partie française dans la recherche de ses otages, détenus par les narco-jihadistes, en surfant sur leur supposée connaissance du terrain. Mais il est à parier que les Français ne tarderont pas à se rendre compte de la supercherie et de l’inefficacité de leurs encombrants alliés de circonstance, car les massifs de l’Adrar ont beau porter le nom des Ifoghas, les plaisantins du MNLA ne tarderont à y démontrer leur inefficacité, comme ils l’ont jadis fait avec l’ancien Président Nicolas Sarkozy.
Yaya Sidibé
SOURCE: du 7 mar 2013.

JournalDuMali.com: Nord Mali: Le Sadi contre « la gestion extra malienne de la guerre »

JournalDuMali.com: Nord Mali: Le Sadi contre « la gestion extra malienne de la guerre »
Par Moussa CAMARA/ CD - 05/03/2013

Le parti Sadi rompt le silence. Dans un communiqué qui nous est parvenu, le bureau politique livre son appréciation de la situation actuelle du pays. Morceaux choisis.

Dans une lettre datée du lundi 4 mars 2013, le bureau politique du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance(SADI) donne son point de vue sur la situation politique du Mali.

Sur la guerre au nord Mali, il s’insurge contre ce qu’il appelle la relégation de l’armée malienne par la France qui dirige la guerre dans notre pays. « Qui a donné à l’Armée française les« pleins pouvoirs » sur notre sol et délimiter ainsi la progression de notre armée sur son territoire ? », s’interroge avec indignation le bureau politique avant de proposer « que soit mise en place une Commission nationale chargée de coordonner cette guerre et de préparer la paix et la reconstruction politique, sociale et économique de notre pays. Cette Commission sera informée régulièrement sur le niveau d’avancement vers la reconquête nationale. Nous ne pouvons pas laisser des puissances étrangères, fussent-elles nos « libérateurs », planifier seules ou avec leurs «amis » séparatistes cette guerre qui se déroule sur notre territoire».

Non à l'état d'urgence

L’instauration de l’état d’urgence n’est pas du goût du parti et le fait savoir sans fard. « Le Parti SADI s’insurge contre l’imposition de l’état d’urgence comme moyen de museler ceux qui pensent autrement et de bloquer le débat politique contradictoire. Cet état d’urgence est une censure générale, qui selon ses concepteurs, permettra aux forces rétrogrades au pouvoir (ADEMA, le PDES, PARENA et l’URD) de s’approprier les médias d’état pour améliorer leur image et imposer leur vision de la crise malienne et de la guerre actuelle ». Et de renchérir : « Ils passent par ce moyen pour inonder les moyens de communication (radios, télévisions, journaux, sites internet) d’informations inexactes, de diffamations et de contre-vérités afin d’améliorer leur image ternie par leurs accointances, leur voracité financière et politique et leur soutien au régime défunt de Amadou Toumani Touré. Ils continuent à croire que le Peuple est dupe ».

Comme on pouvait s’y attendre, le parti n’a pas manqué de dénoncer l’arrestation de son secrétaire général, Oumar Mariko avant d’appeler le gouvernement malien à mettre les soldats au front dans les conditions idoines de combat.

Mali : la réconciliation n'est pas en vue

Mali : la réconciliation n'est pas en vue

La rébellion du MNLA demande une enquête de la CPI Accusant l’armée malienne de crimes - Liberté Algérie , Quotidien national d'information

La rébellion du MNLA demande une enquête de la CPI Accusant l’armée malienne de crimes - Liberté Algérie , Quotidien national d'information

Les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) ont annoncé hier qu'ils avaient demandé au procureur de la Cour pénale internationale (CPI) d'ouvrir une enquête sur “les crimes qui auraient été commis par l'armée malienne”. “Les avocats du MNLA ont demandé au procureur de la CPI d'enquêter sur les crimes qui auraient été commis par l'armée malienne à l'encontre des membres des groupes ethniques peuls, touareg, arabes, et songhaïs dans les environs de Tombouctou, Douentza, Gao, Sévaré, Boni, et Konna”, a indiqué le mouvement dans un communiqué reçu à Paris. “Les soldats (maliens) se sont livrés à des actes de torture, des exécutions sommaires et des disparitions forcées” dans ces villes, a affirmé le MNLA.
Les rebelles touareg dénoncent aussi les “appels à la haine raciale relayés par les sites Internet maliens et la presse pro-gouvernementale”, citant notamment le journal l'Express de Bamako, qui avait publié le 4 février une liste de 31 membres de la direction du MNLA, qualifiés de “traîtres à abattre pour la république”.
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), la Gambienne Fatou Bensouda, a mis en garde le 28 janvier le Mali en raison d'allégations concernant des exactions qui auraient été commises par son armée dans le cadre du conflit qui déchire ce pays et elle a demandé une enquête des autorités maliennes sur le sujet. Selon des organisations de défense des droits de l'Homme, des soldats maliens ont commis des exactions contre des personnes accusées d'avoir collaboré avec les islamistes armés, particulièrement au sein de communautés de Maliens à la peau claire, dont les Touareg et les Arabes.
Le procureur de la CPI avait annoncé le 16 janvier avoir ouvert une enquête sur des crimes de guerre présumés commis par divers “groupes armés” depuis janvier 2012 au Mali. Le Mali, qui avait ratifié le Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI, dès août 2000, avait déféré à la cour la situation sur son territoire “depuis le mois de janvier 2012”. La justice malienne a émis début février des mandats d'arrêt contre les chefs du MNLA, notamment accusés de “terrorisme” et de “sédition”. La rébellion touareg du MNLA avait lancé l'offensive dans le nord du Mali en janvier 2012, avant d'en être ensuite totalement évincée par ses anciens alliés islamistes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Lors de cette offensive, des exactions avaient été commises, en particulier à Aguelhok, où une centaine de soldats et de civils maliens sont exécutés : certains sont égorgés, d'autres abattus d'une balle dans la tête. Bamako a alors accusé le MNLA et Aqmi, qui ont pris ensemble la localité le 26 janvier.
Le MNLA, qui contrôle en partie la ville de Kidal, dans l'extrême nord-est malien, où il affirme travailler avec l'armée française, a officiellement renoncé à sa revendication d'indépendance et se dit prêt à négocier avec Bamako.

R. I./Agences

vendredi 1 mars 2013

L'armée française ne confirme pas la mort d'Abou Zeid

L'armée française ne confirme pas la mort d'Abou Zeid

CEDEAO: Deby déclare aux militaires maliens que leur place est au front - maliweb.net

CEDEAO: Deby déclare aux militaires maliens que leur place est au front - maliweb.net

Idriss Déby
Idriss Déby
Yamoussoukro, 27 fév (AIP) – Le chef de l’Etat tchadien, Idriss Deby Itno, invité spécial à la cérémonie d’ouverture de la 42ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a interpellé les soldats maliens à être au front plutôt que de se mêler de politique.

« La place des soldats maliens est sur le terrain des hostilités dans le nord du Mali, auprès des troupes françaises et tchadiennes au lieu de se mêler de politique en dehors des champs de bataille », a martelé le Président du Tchad. Cependant, il a réaffirmé la détermination de son Etat à accompagner le Mali dans l’éradication du terrorisme dans la région sahélo-sahélienne.
Idriss Déby a suggéré l’envoi, par ailleurs, de troupes dans les zones libérées au Mali afin de consolider les acquis sur le front; la France devant se retirer bientôt, estimant que cela permettra de neutraliser le terrorisme et le narco trafic. « Je demande aux autorités dirigeantes, politiques et la société civile malienne de taire les divergences pour parer le péril en la demeure », a-t-il indiqué en outre.
« Le Tchad a perdu à ce jour 25 soldats et a eu une cinquantaine de blessés au front malien », a rappelé l’invité spécial de la 42ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement. M. Déby a plaidé pour une union totale autour des crises maliennes et Bissau-guinéenne, tout en insistant sur celle du Mali.
Outre le président tchadien, ses homologues du Burundi, de la Mauritanie, et le Premier ministre du royaume du Maroc étaient les invités de ce 42ème sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, indique-t-on.
(AIP)
zgrp/cmas
(AIP)
SOURCE