lundi 3 septembre 2012

HAMMA AG SID' AHMED, PORTE-PAROLE DU CONSEIL TRANSITOIRE DE L'ETAT DE L' AZAWAD (CTEA) AU TEMPS D'ALGÉRIE - Temoust.org

HAMMA AG SID' AHMED, PORTE-PAROLE DU CONSEIL TRANSITOIRE DE L'ETAT DE L' AZAWAD (CTEA) AU TEMPS D'ALGÉRIE - Temoust.org
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Le Temps d’Algérie
dimanche 2 septembre 2012
Le porte-parole du Conseil Transitoire de l’Etat de l’Azawad (CTEA), Hamma Ag Sid’Ahmed, évoque, dans cet entretien accordé à notre journal, les perspectives de dialogue pour le règlement de la crise au nord du Mali, la menace exprimée par le MUJAO d’exécuter un des diplomates algériens pris en otages et le rôle de l’Algérie dans la recherche d’une solution pacifique. Il évoque également les dangers qu’engendrerait une intervention militaire étrangère au Sahel.
Le Temps d’Algérie : Que devient sur le terrain et militairement le Mouvement national de libération de l’azawad (MNLA), au nord du Mali, après les affrontements qui l’ont opposé au MUJAO ?
Hamma Ag Sid’ Ahmed : Depuis près de trois semaines, les officiers et cadres militaires du Mouvement qui composent l’état-major sont en discussions restreintes pour corriger les erreurs passées et la mise en œuvre de la meilleure stratégie opérationnelle sur le terrain. Il y a en ce moment le regroupement de tous les hommes de rang et des chefs des groupes opérationnels. Des divergences seront dépassées pour mieux répondre aux exigences et aux réalités du territoire.
Les terroristes du MUJAO menacent d’exécuter un des quatre diplomates algériens si l’Algérie ne libère pas les 3 terroristes de l’AQMI arrêtés à Berriane, dans la wilaya de Ghardaïa. Qu’en pensez-vous ?
Je ne pense que ce groupe terroriste mettra à exécution sa menace. Ils savent qu’il n’y aura pas élargissement de ceux qui ont été arrêtés à Berriane par les services de sécurité algériens. Ils savent mieux que quiconque que s’ils mettaient à exécution leur menace, cela changerait radicalement la position politique algérienne dans la région.
Il ne faut pas perdre de vue que les militaires algériens auront du mal à contenir leur colère si une poignée de 70 trafiquants qui sont près de la frontière et dont certains ont des biens immobiliers dans le Sud algérien dictent à Alger la conduite à tenir. C’est un pari que certains membres influents du MUJAO n’aimeraient pas prendre. Par ailleurs, il faut retenir que ces groupes agissent souvent sans tenir compte des conséquences immédiates de leurs actes.
Vous avez annoncé dans un précédent entretien accordé à notre journal l’arrivée prochaine d’une délégation du MNLA en Algérie. La délégation est-elle venue ?
Effectivement, nous avons parlé de l’arrivée d’une délégation du Mouvement en Algérie. Des contacts sont pris et on pourrait même dire qu’il y avait eu une rencontre informelle. Les responsables du mouvement depuis quelques semaines lors d’une importante réunion ont fait part de la nécessité d’organiser une rencontre avec les officiels algériens pour évoquer avec ces derniers tous les sujets, y compris ceux qui fâchent.
D’autres contacts plus concrets sont au rendez-vous. La venue d’une délégation du Mouvement à Alger, même si elle ne se fera pas en fanfare, est prévue et elle s’organise dans les toutes prochaines semaines. Alger est une autre pièce de la solution de la crise au Sahel.
Où en est le dialogue qui se déroule sous l’égide du Burkina Faso pour trouver une solution pacifique à la situation au nord du Mali ?
Nous n’en sommes pas encore aux propositions de solution de sortie de crise. Il y a des concertations, une écoute réciproque. Des échanges d’information sur la situation présente. Cela n’a pas empêché le MNLA de réfléchir aux futures négociations et d’aiguiser ses arguments.
Pour parler concrètement du début de la sortie de crise, il faut qu’il y ait réellement une médiation concertée. Il faut que tous les acteurs impliqués dans le conflit mettent en place une stratégie commune de médiation et un agenda commun par rapport à la gestion de ce conflit. Il faut aller très vite.
L’Algérie prône une solution pacifique et rejette une intervention militaire étrangère au nord du Mali. Partagez-vous ce choix ?
C’est un choix qui tient compte des réalités de la région, un choix que nous partageons. Il est vrai que la solution politique de l’Azawad se complique par la présence de groupes terroristes qui gagnent chaque jour du terrain. Alger qui voit chaque jour grossir à ses frontières une vraie menace pour sa sécurité nationale et l’Occident qui voit une menace directe pour sa sécurité nationale et celle de ses ressortissants prendre corps dans la région ne resteront pas dans l’expectative.
Pour dire que si les acteurs impliqués dans le conflit au niveau régional et extra-régional n’apportent pas de propositions de sortie de crise dans un proche avenir, puisque le MNLA ne cesse pas de manifester sa volonté,
son souhait d’entamer des négociations avec des acteurs légitimes de Bamako avec la médiation internationale, alors il y aura un pourrissement plus important qui donnerait une opportunité et des arguments à ceux qui prônent une intervention militaire pour rétablir la sécurité et lutter contre les groupes terroristes. Alors, c’est toute la région qui risque de sombrer dans le chaos.
Entretien réalisé par Mounir Abi

Otages algériens au Mali : le fil des événements - Le Matin DZ - Les idées et le débat

Otages algériens au Mali : le fil des événements - Le Matin DZ - Les idées et le débat
Du 5 avril au 2 septembre 2012, soit durant une période de six mois, alors que les ultimatums du Mouvement pour l'unicité et le Jihad en Afrique de l'ouest, qui retient d'abord 7 puis 4 fonctionnaires consulaires algériens en otage, pleuvent sur l'Algérie, le ministère algérien des Affaires étrangères s'est englué dans le cafouillage des informations.
Mourad Medelci surpris par le communiqué du Mujao sur l'éxécution d'un otage algérien?
5 Avril 2012: enlèvement du consul d'Algérie à Gao, Boualem Sias, dans le nord-est du Mali, ainsi que six autres membres du consulat des sept diplomates algériens à Gao, au nord du Mali.
Le 8 avril: le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) revendique leur enlèvement et exige une rançon   exige 15 millions et la libération d'islamistes en contrepartie de la liberté des otages algériens.
23 avril:,déclaration du ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci aui affirme  que le consul d'Algérie à Gao, au Mali  et ses six collaborateurs "se portent bien". "Les informations que nous avons reçues démontrent que les otages algériens se portent bien", a déclaré Mourad Medelci, cité par l'agence APS. Les autorités compétentes en Algérie "suivent en permanence (leur) état de santé (et) les contacts sont toujours en cours et nous nous attendons à ce qu'ils portent leurs fruits dans les plus brefs délais."
2 mai: Adnan Abu Walid Sahraoui, porte-parole du Mouvement pour l’unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) menace l’Algérie d’un attentat si les revendications de son mouvement n’étaient pas satisfaites: “Vraiment, nous pensons à attaquer l’Algérie, comme l’attentat de Tamanrasset qui a été exécuté par deux jeunes, un Sahraoui et un Malien d’origine arabe”, avait-il déclaré à l’AFP.
8 - 9 mai:Nous lançons un ultimatum de moins de trente jours au gouvernement algérien pour satisfaire à nos revendications, sinon la vie des otages sera en grand danger”, a encore déclaré dans un texte écrit adressé à l’AFP, Adnan Abu Walid Sahraoui, porte-parole du Mouvement pour l’unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). “Les otages sont encore vivants. Le gouvernement algérien connaît nos revendications (…) Il est encore temps de se parler. Après, il sera tard”, poursuit le porte parole du Mujao, dans son court message.
Fin juin: Abdelaziz Bouteflika reçoit à Alger le groupe terroriste "Ansar Eddine" pour des consultations sur la crise malienne.
25 avril: le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), fait savoir à une agence de presse française, qu'il a "donné (son) accord", pour leur libération. "Nous avons donné notre accord pour la libération de sept personnes arrêtées sur le territoire algérien à Gao", a déclaré sans précision de date un membre du Mujao qui a joint un journaliste de cette agence à Bamako  en précisant que cet accord a été donné au groupe terroriste Ansar Dine.
29 juin: Le Mouvement Unicité et Jihad en Afrique de l`ouest (MUJAO) revendique l’attaque suicide qui a ciblé le siège du commandement régional de la gendarmerie à Ouargla.
5 au 10 juillet: Cafouillage dans l'information de la libération des 7 otages. Le ministre des Affaires étrangères algérien a laissé entendre  que tous les otages ont été libérés. L'information est reprise par plusieurs médias nationaux et étrangers.
12 juillet: M. Medelci a confirmé la libération de seulement  trois otages algériens, et non sept comme annoncé par l’agence Reuters
15 aout: Arrestation à Berriane, dans la wilaya de Ghardaia de trois terroristes dont un responsable d'Al Qaïda au Maghreb islamique. Il s'agit du chef de la Commission juridique d’Aqmi, Necib Tayeb, alias Abderrahmane Abou Ishak Essoufi.
26 aout: Ultimatum du Mujao à Alger.  Un délai de cinq jours est accordé à Alger pour libérer les trois terroristes d’Al Qaîda au Maghreb islamique. Le  Mujao menace d’exécuter un des quatre diplomates algériens, qu’il détient en otages au Mali, au cas où les autorités algériennes refuseraient de libérer les trois terroristes arrêtés à Ghardaïa
27 aout: l'un des otages, Tahar Touati, dans une vidéo visionnée  par l'AFP demande aux autorités algériennes de lui "sauver la vie". "Je demande aux autorités algériennes de trouver une solution pour me sauver la vie." Il affirme dans la vidéo que "des pays comme la Mauritanie (et) la France ont négocié dans le passé pour libérer leurs otages et que l'Algérie n'a qu'à faire la même chose."
29 aout: l’ultimatum lancé par le Mujao aux autorités algériennes touche à sa fin. Mais Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) l'a prolongé de 48 heures.
Dans la nuit du Samedi 1er septembre: Des sites mauritanien et malien, dont "Sahara Media" annoncent: "L’exécution du diplomate algérien Tahar Touati est intervenue après l’expiration de l’ultimatum fixé au gouvernement algérien", reprenant le communiqué du Mujao publié en arabe. L'information n'a pas été encore officiellement confirmée par l'Algérie.
Dimanche 2 septembre: communiqué de l'APS. Le ministère des Affaires étrangères doute du communiqué du Mujao annonçant la veille l’exécution du fonctionnaire consulaire algérien. Le ministère a ajouté que la cellule de crise "est en session ouverte et le ministère ne manquera pas d’informer les familles concernées et l’opinion publique nationale de tout nouveau développement".
LM/ sources diverses

Les islamistes ne s'arrêteront pas au Nord-Mali | Slate Afrique

Les islamistes ne s'arrêteront pas au Nord-Mali | Slate Afrique

Les «fous d'Allah» qui ont envahi le nord du Mali ont, en réalité, des visées expansionnistes dans toute la région sahélienne. Mais pourquoi personne ne fait rien pour stopper leur avancée?

Convoi du médiateur burkinabè, Dijibril Bassolé, dans la crise malienne, lors d'une visite à Gao, 7 août 2012. ©Reuters/ String
l'auteur
«L’objet de la guerre, c’est la victoire; et l’objet de la victoire, c’est la conquête.»
Ainsi indiquait l’écrivain français Charles-Louis de Secondat, plus connu sous le nom de Montesquieu.
Cette maxime, pour ceux qui doutaient encore de sa pertinence, trouve son sens dans l’attitude et le comportement des islamistes du Nord-Mali.
Car, après avoir traqué et chassé les membres du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), ces fondamentalistes qui, visiblement, n’avaient aucune vision indépendantiste, s’étaient claquemurés dans le septentrion du Mali, où ils ont étendu leurs tentacules.
Leur vision, disaient-ils à qui voulait les entendre, était d’imposer la charia (loi islamique) dans toute l’Afrique de l’Ouest.
Avait-on besoin d’être spécialiste en herméneutique pour comprendre qu’on ne peut pas prétendre imposer la charia à toute l’Afrique de l’Ouest sans être animé de velléités expansionnistes?

Le Nord-Mali, mais pas seulement

En tout cas, la preuve que les nouveaux maîtres du Nord-Mali n’entendent pas se limiter à Gao, Tombouctou et Kidal est désormais là. La localité de Douentza (à 170 km de Mopti) est tombée dans leurs mains.
Telle une araignée qui tisse sa voile, les islamistes avancent lentement, mais sûrement, si bien que l’on se demande si Bamako ne finira pas un jour par tomber dans leur giron, tant les autorités restent muettes comme des carpes et inertes comme des téléspectateurs devant un crime abominable.
Jusqu’à quand donc durera cet attentisme qui dénote d’une faiblesse vis-à-vis de l’ennemi envahisseur? D’autant qu’après avoir conquis Douentza, personne ne peut prévoir la trajectoire de ces fous d’Allah.

Mais pourquoi personne ne fait rien?

Pauvre Mali! Jadis un havre de paix, aujourd’hui une pègre où la liberté d’expression fait partie des interdits sociaux les plus élémentaires.
Au fait, on a parfois envie de dire que ceux qui soutiennent qu’il faut négocier avec les islamistes et qui clament que ces derniers sont ouverts aux négociations, ressemblent à des otages malheureux qui jubilent dans les bras de leurs ravisseurs, dans l’espoir de les émouvoir.
Et, au final, on ne sait plus finalement qui de ces partisans du dialogue ou des islamistes fardent souvent la vérité.
Car, on se rappelle que pas plus tard que la semaine dernière, des émissaires d’une coalition formée de partis politiques et d’organisations de la société civile claironnaient que les nouveaux maîtres du Nord-Mali avaient accepté le redéploiement de l’administration.
A peine a-t-on eu le temps de réfléchir à cette donne qu’on parle de conquête de Mopti. Comment peut-on concéder le retour des fonctionnaires, signe d’ouverture au dialogue, tout en allant à la conquête de nouveaux territoires?
Il y a une sorte de contradiction, à moins que les vis-à-vis des islamistes n’aient choisi de se chatouiller pour rire.
Boundi Ouoba (Le Pays)
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Retrouvez aussi notre dossier Mali: un pays coupé en deux

L'Expression - Le Quotidien - Le Maroc derrière la création du Mujao

L'Expression - Le Quotidien - Le Maroc derrière la création du Mujao
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Les provocations de Rabat à l'encontre d'Alger ont franchi un cap dangereux avec son appui au Mujao.
Le Maroc a-t-il trouvé un stratagème pour empêcher l'Algérie de poursuivre le soutien d'une solution juste au conflit du Sahara occidental? C'est ce que semble indiquer l'implication de ce pays dans la création du groupe terroriste du Mujao lequel se spécialise dans la prise d'otages. Selon une source informée, les accointances du royaume avec ce groupe ne souffrent plus d'aucun doute.
Il est ajouté que c'est le seul outil sorti tout droit des services secrets du royaume pour conduire l'Algérie à s'embourber dans le conflit sahélien, délaissant de ce fait un autre conflit qui se déroule à ses frontières Ouest.
D'ailleurs, l'annonce de l'exécution d'un otage algérien intervient suite au revers subi par le Maroc à propos de la question du Sahara occidental. Il est donc certain que le chef du Mujao se présentant comme étant un certain Hamada Ould Mohamed Kheirou, alias Abu Qumqum, n'est qu'un agent inféodé aux services de renseignements marocains et qu'il fagote sous leurs ordres.
Le groupe n'a-t-il pas kidnappé des humanitaires occidentaux dans le camp de Tindouf dans le but de tenter, en vain, d'impliquer le Polisario dans sa stratégie? s'interroge notre source.
Tous ces agissements sont pour le royaume un bon moyen de détourner aussi l'attention sur les problèmes intérieurs qui ne cessent de remonter à la surface.
Le groupe terroriste fait justement parler de lui au moment où la crise économique et la lutte entre le parti islamiste au pouvoir et le Palais ont atteint leur paroxysme. Le Maroc ne serait pas loin, non plus, de penser que la création du Mujao est une façon de se venger de sa non-intégration au sein du Comité des chefs d'Etats-majors des pays du Sahel. Pourtant, une raison simple préside à ce choix: le Maroc ne fait pas partie du Sahel.
En tout, il ne s'agit là que d'une énième provocation du palais à l'encontre de l'Algérie. N'a-t-il pas agi de même en 1994 lorsqu'il a accusé le pays d'être derrière les attentats de Marrakech?
Depuis, l'Algérie ne consent plus à ouvrir ses frontières avec le Maroc. Ce qui s'ajoute à la longue liste de griefs que le Palais ressasse régulièrement.
Personne n'avait pensé que ce procès d'intention allait contribuer à provoquer la mort de diplomates.

L'Expression - Le Quotidien - Le terrorisme au service de Sa Majesté

L'Expression - Le Quotidien - Le terrorisme au service de Sa Majesté
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Le terrorisme au service de Sa Majesté
Le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), qui a signé son acte de naissance au mois de novembre dernier, se distingue des autres organisations terroristes faisant de l'Algérie, et rien que de l'Algérie, sa cible principale. Il en tire vraiment sa réputation. Les attentats (à Tamanrasset, Tindouf et Ouargla), les sorties et attaques médiatiques visant l'Algérie et dont le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) a fait son cheval de bataille, éclairent suffisamment sur cette réalité.
Une réalité qui cache mal le rôle des services secrets marocains qui disposent et dirigent ce groupe terroriste, faisant de l'Algérie son seul et unique ennemi.
Des preuves! Il y en a. Dans un entretien accordé à L'Expression, le chef de la diplomatie de la Rasd, Mohamed Salem Ould Salek, a soutenu que des éléments du groupe Mujao, qui ont été arrêtés par les services de sécurité sahraouis à la suite de l'enlèvement des trois humanitaires européens à Tindouf, n'ont pas nié le fait qu'ils ont été recrutés par des services marocains pour enlever les trois humanitaires à Tindouf. «Les autorités sahraouies détiennent des preuves concrètes quant à l'implication des services marocains dans les activités du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest», a révélé le diplomate, ajoutant que même les partenaires traditionnels du Maroc ne sont pas innocents quant aux agissements et au choix des cibles visées par le Mujao. Drôle de solidarité!
Certes, la situation géopolitique au Mali est complexe. Néanmoins, il est à signaler qu'il y a des indices qui ne trompent pas. Pourquoi le nom des Sahraouis est évoqué à chaque fois par le Mujao, répercuté largement par l'AFP? «Qui, hormis le Maroc, s'interroge le chef de la diplomatie sahraouie, Mohamed Salem Ould Salek, tente, depuis des années, de souiller la réputation sahraouie et par ricochet l'Algérie qui soutient l'indépendance du Sahara occidental selon la volonté onusienne?» Néanmoins, le Maroc est protégé au niveau du Conseil de sécurité par une puissance mondiale, qui a des grands intérêts au Mali, comme au Maroc d'ailleurs.
Cette même puissance est, depuis l'épisode libyen, l'allié du Qatar et est hostile à l'égard de l'Algérie qui constitue un véritable écueil dans sa stratégie néocolonialiste.
Signalons par ailleurs, que des informations publiées par Le Canard enchaîné ont fait état d'un possible financement du Mujao par le Qatar.

Le MUJAO : Mouvement islamiste ou sous-traitant terroriste - Actualité - El Watan

Le MUJAO : Mouvement islamiste ou sous-traitant terroriste - Actualité - El Watan

A  l’origine des mouvements «islamistes», c’était Al Qaîda, soutenue et assistée essentiellement par les USA à travers leur service de renseignements, la CIA, et l’Arabie Saoudite, dans son soutien armé des moudjahidine afghans contre le régime communiste protégé par l’ex-URSS (27 décembre 1979-15 février 1989).

Son leader Oussama Ben Laden, représentant du prince Turki Al Fayçal, alors chef des services de renseignements saoudiens, avait pour mission de ventiler les sommes allouées à la résistance afghane.
Un de ses lieutenants, un certain Abdullah Azzam, ancien professeur à l’université de Djeddah, en Arabie Saoudite, s’installa à Peshawar en 1984, près de la frontière afghane, pour fonder «Maktab Al Khadamat» qui fait fonction de bureau de recrutement, chargé de recevoir et d’organiser le flux des volontaires arabes voulant participer à la guerre contre le régime communiste. Dans son livre Défendre la terre des musulmans est le plus important devoir de chacun, Abdullah Azzam écrivait que l’Afghanistan n’était qu’un début :
«Ce devoir ne prendra pas fin avec la victoire en Afghanistan ; le jihad restera une obligation individuelle jusqu’à ce que toutes les autres terres, jadis musulmanes, nous reviennent afin que l’islam règne de nouveau. Nous attendent, ainsi, la Palestine, Boukhara, le Liban, le Tchad, l’Erythrée, la Somalie, les Philippines, la Birmanie, le Sud-Yémen, Tachkent et l’Andalousie. Cette guerre afghane avait fait des émules en Algérie, telles que le MIA, le GIA et le GSPC… et Al Qaîda des petits : Al Qaîda au Yémen, Al Qaîda au Maghreb… Certains observateurs des événements arabes, au vu des agitations dans l’espace sahélien, prédisaient l’apparition d’Al Qaîda du Sahel ou de l’Afrique subsaharienne. On a eu un mystérieux Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).
D’aucuns ont remarqué que les opérations terroristes menées par ce sinistre groupe ne ciblaient que l’Algérie : attaques contre des unités de la Gendarmerie nationale à Tamanrasset et à Ouargla, enlèvement d’étrangers à Tindouf, attaque et enlèvement des diplomates algériens à Gao (Mali), exigeant des rançons pour leur libération, et la toute dernière menace dont, curieusement, la presse marocaine a fait état : l’enlèvement planifié de l’héritière de la dynastie des Kennedy, Kerry, au moment de sa visite dans les camps de réfugiés sahraouis.
En l’absence d’une fetwa justifiant la mise à prix d’innocents pour leur libération par des organisations qui se prévalent de l’islam et de leur assassinat, il est légitime de s’interroger sur l’impact recherché ou le but non déclaré de tels agissements méprisables. A qui profite le crime ou le discrédit éventuel de l’Algérie ? Donnerait-il argument à une intervention étrangère ? Qui a intérêt à s’attaquer aux camps de réfugiés sahraouis à Tindouf ? Qui a intérêt à semer la peur et le doute au sein des ONG occidentales, donnant ainsi raison à l’abandon de leurs missions humanitaires et à leurs soutiens à la cause sahraouie à travers leurs témoignages ?
N’est-ce pas le Premier ministre marocain qui a déclaré formelle la réunion des ministres maghrébins des Affaires étrangères tenue à Alger pour traiter des questions de sécurité, tant que les frontières entre l’Algérie et son pays restent fermées ? La sécurité à nos frontières ouest serait-elle tributaire du trafic de carburant et du vol de cheptel avec la complicité des services marocains ? Durant les années 1990, le groupe terroriste qui sévissait à Béchar trouvait refuge au Maroc. Sollicité pour interdire l’utilisation de son territoire par les GIA, le roi Hassen II, protégé par cette éternelle Minurso, répondit : «A chacun son Polisario.»
Réponse qui a au moins le mérite de la clarté. Ces attentats cités plus haut ne seraient-ils pas la continuation de cette guerre sournoise par Mujao interposé ? Invité à identifier le Mujao, le professeur à l’Ecole de maintien de la paix de Bamako, Modibo Goïta, répond sur les colonnes d’El Watan : «Le Mujao a émergé comme groupe terroriste, en 2012, par sa prise d’otages dans le Sahara (...) Il opère à travers un vaste réseau ayant des ramifications et des connexions avec le milieu du trafic de drogue, d’armes et des kidnappings et disposerait de solides complicités dans les milieux politique et militaire de certains Etats de la région…»
En tout état de cause, AQMI, le Mujao et les trafiquants s’inscrivent dans le terrorisme international ou dans le crime transfrontalier. Seule la lutte concertée entre les pays du champ et la Cédéao pour ce qu’elle peut apporter en matière opérationnelle serait à même de nettoyer les espaces frontaliers, d’autant plus que les différends sur le plan de la stratégie globale semblent s’aplanir.
Mohamed Khalfaoui. Ancien officier de l’ANP

L'Expression - Le Quotidien - «Qui nous cherche, nous trouve»

L'Expression - Le Quotidien - «Qui nous cherche, nous trouve»
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L'Algérie a toujours refusé d'assumer le rôle ingrat de gendarme du Sahel.
L'exécution de l'attaché militaire algérien, Tahar Touati, est une autre provocation de la part d'une organisation terroriste qui sort droitement des laboratoires du Makhzen, fabriquée de toutes pièces pour faire plier l'Algérie sur des principes immuables. L'Algérie prend sérieusement acte de cette énième attaque du Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). «Que ceux qui ont créé et soutenu cette organisation terroriste comprennent qu'ils se sont lourdement trompés aussi bien de démarche que de cible», a déclaré un haut responsable militaire algérien joint hier par téléphone. «Il n' y aura pas d'impunité et l'Algérie réagira de la manière la plus ferme qui soit quand c'est à ses valeureux enfants que l'on s'attaque», a ajouté le même responsable qui a refusé de se prononcer sur la nature de la réplique que compte donner l'Algérie. S'agira-t-il d'un raid sur les positions du Mujao? Deux lectures se dégagent à la suite de cette exécution. La première est d'amener l'Algérie à s'impliquer davantage dans la crise du Sahel par une intervention militaire directe en tant que force militaire incontournable dans la région. L'Algérie qui a toujours défendu le sacro-saint principe de la non- intervention militaire étrangère dans un pays souverain tombera-t-elle dans ce piège? Il n'y a pas à espérer dans ce sens puisqu'elle a toujours privilégié la solution politique dans le règlement de la crise du Mali. Aussi, elle refusera d'assumer le rôle ingrat de gendarme du Sahel. La deuxième lecture est que le Mujao tente d'accentuer la pression sur l'Algérie en vue d'obtenir le paiement des rançons comme l'ont fait les Espagnols à deux reprises. Or, à ce niveau aussi, il n'y a rien à gratter. Du moins officiellement, car l'Algérie a été l'un des pays pionniers, défenseur du principe de non-paiement des rançons. Elle a toujours dénoncé ce procédé estimant que c'est un moyen de financement alternatif pour les groupes terroristes. Cela d'une part, de l'autre, c'est l'Algérie qui a été à l'origine de la résolution onusienne criminalisant le paiement de rançon aux groupes terroristes. Il est donc tout à fait naturel que l'Algérie veille au strict respect de cette résolution qui est la sienne. Mais le Mujao, qui détient encore trois autres otages algériens, maintient la pression. Inconnu, il y a un an, il défraie la chronique aujourd'hui. Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest a encore une fois fait parler de lui d'une manière retentissante. Sa cible privilégiée? L'Algérie. Il s'est attaqué d'abord, au siège du commandement régional de la Gendarmerie nationale situé au centre-ville de Ouargla, à la même institution à Tamanrasset, il a kidnappé des humanitaires, dans les camps des réfugiés de Tindouf avant de prendre en otage les sept diplomates algériens à Gao au Mali. Pourquoi spécialement et uniquement l'Algérie?

Situation humanitaire au Mali : Valérie Amos appelle à mobiliser 213 millions de dollars - maliweb.net

Situation humanitaire au Mali : Valérie Amos appelle à mobiliser 213 millions de dollars - maliweb.net

USA: Barack Obama n'incarnera plus l'"espoir" à Charlotte - Le Nouvel Observateur

USA: Barack Obama n'incarnera plus l'"espoir" à Charlotte - Le Nouvel Observateur
Elu en 2008 après avoir fait campagne sur les thèmes du "changement" et de l'"espoir", le président américain Barack Obama se trouvera jeudi dans une position inverse lorsqu'il défendra son bilan dans son discours d'investiture comme candidat démocrate, en clôture de la convention de son parti à Charlotte, en Caroline du Nord.
Non seulement Barack Obama prononcera son discours dans un stade de 74.000 places, que l'équipe démocrate compte bien remplir, mais il sera surtout regardé par des millions de téléspectateurs, comme l'a été jeudi son adversaire Mitt Romney, à Tampa, en Floride, lorsqu'il a officiellement accepté l'investiture républicaine.
Barack Obama ne sera pas même concurrencé par Mitt Romney, qui ne fera aucun déplacement durant la convention démocrate, et consacrera les journées de mardi, mercredi et jeudi à préparer les débats télévisés prévus les 3, 16 et 22 octobre.
L'équipe de campagne de Barack Obama et plusieurs analystes indépendants prévoient que le président, au coude à coude avec Mitt Romney dans les sondages en vue du vote du 6 novembre, profitera de son passage à la tribune pour présenter une compilation de ses précédents discours de campagne, et mettre en avant ses réalisations, d'un vaste de plan de soutien à l'industrie automobile à la mort d'Oussama ben Laden.
"Jeudi soir, je vous présenterai ce que je considère comme la meilleure voie à suivre - une voie qui fait croître notre économie, qui crée des emplois, qui renforce la classe moyenne", a annoncé ce week-end Barack Obama, lors d'un discours prononcé dans l'Iowa, un état généralement très disputé entre démocrates et républicains.
CROISSANCE MÉDIOCRE
L'équipe démocrate mise sur un contraste avec le discours de Mitt Romney qu'ils présentent comme une erreur stratégique, la biographie du candidat républicain et ses attaques contre Barack Obama ayant pris le pas sur la présentation d'un véritable programme économique.
David Axelrod, stratège en chef de la campagne de Barack Obama, a notamment accusé le discours du candidat républicain de "sarcasmes" et de "réminiscences vaporeuses", et annoncé que le président démocrate présenterait jeudi le visage bien différent d'un "dirigeant qui a une grande confiance en son pays".
Confronté à un taux de chômage de 8,3% et une croissance médiocre, Barack Obama fait cependant face à des difficultés d'une nature différente de celle de Mitt Romney, qui devait surtout se défaire de l'image distante et déconnectée des réalités sociales que ses adversaires démocrates veulent lui accoler.
"Il ne faut absolument pas que (Barack Obama) propose un tout nouveau message, une toute nouvelle vision de son image, de ses origines, de ses actions, et de son programme pour son prochain mandat", a estimé Jeff Shesol, qui a rédigé des discours pour Bill Clinton, et a travaillé sur les conventions démocrates de 2000, 2004, 2008.
L'ancien président démocrate, au pouvoir entre 1993 et 2001, sera lui-même l'un des principaux intervenants de la convention démocrate, ainsi que Michelle, l'épouse de Barack Obama, et Joe Biden, son vice-président.
Le camp républicain juge toutefois que le principal point faible de Barack Obama est le souvenir de sa campagne de 2008, marquée par la thématique du changement après les huit ans de présidence républicaine de George W. Bush.
"Le problème, en jouant trop sur ce terrain, c'est qu'il doit ensuite expliquer ses échecs", a souligné Clark Judge, qui fut rédacteur de discours pour le président républicain Ronald Reagan, et s'attend à ce que Barack Obama multiplie jeudi les attaques contre la volonté des ses adversaires, en particulier, Paul Ryan, colistier de Mitt Romney, de réformer les programmes d'assurance maladie Medicare et Medicaid.
Julien Dury pour le service français

Les islamistes étendent leur territoire au Mali - Monde - TF1 News

Les islamistes étendent leur territoire au Mali - Monde - TF1 News
Mis en ligne le 02 septembre 2012 à 10h41, mis à jour le 02 septembre 2012 à 10h43
Des rebelles au Nord-Mali, en mai 2012
Des rebelles au Nord-Mali, en mai 2012 / Crédits : TF1/LCI

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Des islamistes armés ont pris le contrôle samedi de la ville de Douentza, située à la limite entre le Nord du Mali, sous occupation islamiste, et le sud du pays contrôlé par le gouvernement.
Destruction de monuments, violences contre des couples non mariés : depuis plusieurs mois, tout le nord du Mali est passé sous le contrôle de groupes islamistes qui commettent des exactions en prétendant appliquer la charia, la loi islamique. A l'origine, ils s'étaient associés à la rébellion touareg pour progresser dans le pays, profitant du coup d'Etat militaire mené le 22 mars contre le président Amadou Toumani Touré, qui avait plongé le pays dans le chaos et laissé l'armée en situation de faiblesse. Mais depuis lors, les islamistes ont évincé leurs anciens alliés touareg et les trois régions administratives de Tombouctou, Gao et Kidal, dans le nord, sont occupées par le Mouvement pour l'unicité du jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) et Ansar Dine (Défenseurs de l'Islam).
Face à l'incapacité persistante des autorités maliennes à reconquérir du terrain, ou même à défendre les zones qu'elles sont censées contrôler, ces deux groupes islamistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamiste (Aqmi) étendent leur sphère d'influence. Divers témoignages parvenus samedi du Mali signalent la prise de contrôle par des islamistes de la ville de Douentza, située à la limite entre le Nord du Mali, sous occupation islamiste, et le sud du pays contrôlé par le gouvernement. Cette ville stratégique, située sur la route de Tombouctou, avait déjà été prise début avril par le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), composante de la rébellion séparatiste touareg. Peu après, le MNLA avait proclamé "l'indépendance de l'Azawad", le nord du Mali.
Selon un instituteur de Douentza, ce sont des membres du Mujao qui auraient pénétré dans la ville samedi matin. "Ce matin entre 7 heures et 8 heures, les gens de Mujao sont arrivés à bord de neuf véhicules 4x4. Ils ont désarmé les gens de Ganda Iso", une milice locale, a-t-il expliqué. "Ils ont pris toutes les armes, ensuite ils les ont chassés", a-t-il ajouté, précisant que les islamistes avaient ensuite tenu "une réunion" avec les notables de la ville au cours de laquelle ils avaient expliqué que les miliciens de Ganda Iso - qui avaient promis de travailler avec eux - étaient des "traîtres". "Au moment où je vous parle ils ont pris les différentes entrées et sorties de la ville", a-t-il encore signalé. Un autre habitant de Douentza, un agriculteur, a confirmé ces propos. "Ce matin quand je me suis réveillé, j'ai vu les véhicules de Mujao se diriger vers le camp (militaire). Quelques instants après, on m'a dit que tout les gens de Ganda Iso avaient été désarmés".