dimanche 2 septembre 2012
vendredi 31 août 2012
Ansongo : La mort d’Alhader Ag Almahmoud démentie - maliweb.net
Ansongo : La mort d’Alhader Ag Almahmoud démentie - maliweb.net
31 août 2012 Rubrique: Nord-Mali
Alhader Ag Almahmoud, la victime dont la main a été coupée par les islamistes le jeudi 9 août 2012 dernier est bel et bien vivant. L’information a été donnée par Ahmadou Ag Issa en marge de la conférence du Syndicat national des enseignants et de la culture, le mardi dernier. M. Ag Issa est membre du Comité de sage des ressortissants de la Commune de Tina Hamma.
Le jeune homme, âgé d’une trentaine d’années, originaire du village de Tina Hamma, Alhader Ag Almahmoud, a été amputé d’une main par le Mujao qui l’accusait d’avoir volé du bétail. Des accusations rejetées en bloc par les proches parents de la victime, notamment Ahmadou Ag Issa, membre du Comité des sages des ressortissants de la Commune de Tina Hamma.
Les rumeurs de la mort de la victime de cette amputation ont été démenties par Ahmadou Ag Issa. Il a affirmé en marge de la conférence de presse du Snec, mardi dernier, qu’Alhader Ag Almahmoud est même attendu dans la capitale dans les jours qui suivent pour une prise de contact avec une organisation internationale sur place pour sa prise en charge par cette organisation.
A Ansongo, cette amputation avait provoqué la colère et la consternation des populations. Malgré leur colère, un des leaders du Mujao a affirmé que cette sentence est la loi de Dieu. Et de promettre que dans quelques jours, allaient faire la même chose à Gao. Et que personne ne pourrait les empêcher commettre leurs actes ignobles.
Ousmane Daou
Alhader Ag Almahmoud, la victime dont la main a été coupée par les islamistes le jeudi 9 août 2012 dernier est bel et bien vivant. L’information a été donnée par Ahmadou Ag Issa en marge de la conférence du Syndicat national des enseignants et de la culture, le mardi dernier. M. Ag Issa est membre du Comité de sage des ressortissants de la Commune de Tina Hamma.
Le jeune homme, âgé d’une trentaine d’années, originaire du village de Tina Hamma, Alhader Ag Almahmoud, a été amputé d’une main par le Mujao qui l’accusait d’avoir volé du bétail. Des accusations rejetées en bloc par les proches parents de la victime, notamment Ahmadou Ag Issa, membre du Comité des sages des ressortissants de la Commune de Tina Hamma.
Les rumeurs de la mort de la victime de cette amputation ont été démenties par Ahmadou Ag Issa. Il a affirmé en marge de la conférence de presse du Snec, mardi dernier, qu’Alhader Ag Almahmoud est même attendu dans la capitale dans les jours qui suivent pour une prise de contact avec une organisation internationale sur place pour sa prise en charge par cette organisation.
A Ansongo, cette amputation avait provoqué la colère et la consternation des populations. Malgré leur colère, un des leaders du Mujao a affirmé que cette sentence est la loi de Dieu. Et de promettre que dans quelques jours, allaient faire la même chose à Gao. Et que personne ne pourrait les empêcher commettre leurs actes ignobles.
Ousmane Daou
Offensive contre les bandits armés au nord du mali: Dans quelles conditions et quelles mesures à prendre ? - maliweb.net
Offensive contre les bandits armés au nord du mali: Dans quelles conditions et quelles mesures à prendre ? - maliweb.net
30 août 2012 Rubrique: Insécurité,Nord-Mali
L’histoire nous enseigne que opportunité du lancement d’un offensive militaire par l’un des belligérants détermine en général l’issue d’une guerre.
Le conflit malien n’échappera pas à cette sage leçon. Ce conflit se caractérise spécifiquement par la volonté de groupes islamistes radicaux tels Ansar Eddhine et MUJAO en liaison avec AQMI, Boko Haram d’imposer la Charia sur l’ensemble de la population vivant sous leur occupation, et les restes du mouvement rebelle sécessionniste MNLA cherchant à se replacer dans le jeu.
A la question de savoir : A qui du pouvoir politique ou du haut commandement militaire reviendra l’opportunité du lancement d’une offensive pour la reconquête des régions occupées ?
D’abord il est prudent rappeler car la conduite des opérations militaires obéit à des principes.
Aussi, sans avoir la prétention de dominer le sujet, je pense utile, en raison de mon profil, d’apporter mon humble vision sur un sujet aussi épineux.
Il s’agira de savoir : Dans quelles conditions et dans quelles mesures les forces armées seraient en mesure de déclencher une offensive avec toutes les garanties de succès ? Paraphrasant Georges Clemenceau cet homme politique français qui disait que « la guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires « . Cette citation souligne à souhait la nécessité que chacun se cantonnant dans son rôle : les politiciens devraient se cantonner leur rôle de fixation des grandes orientations stratégiques en évitant d’interférer dans l’opérationnel, qui revient aux militaires rien qu’aux militaires. Toute volonté d’ignorer cette séparation stricte pourrait mener inexorablement au pire désastre pouvant remettre en cause l’existence même de l’Etat. Je pense que le haut Commandement militaire saura sagement évaluer de l’opportunité du lancement l’offensive en ayant tenu compte du rapport de force. Cette dernière devrait intervenir à leur calendrier comme l’avait si bien dit en son temps le Général Colin Powell à Saddam Hussein qui voudrait attirer les forces de la coalition dans la mêlée très couteuses en pertes militaire.
Au préalable tenir compte des dommages collatéraux. C’est dire qu’il ne pourrait être fait usage de certains types d’armes : les blindés, l’artillerie lourde, l’artillerie légère, même de grenades et d’explosifs à cause de l’architecture des habitations. Il faudra s’attendre que ces radicaux ne tiendront compte aucun compte du respect du droit international humanitaire. Ainsi il faudra prévoir le recours de boucliers humains et l’emploi d’engins explosifs improvisés. La guerre de la guerre requiert l’observance à des principes, s’en écarter conduit indubitablement à une défaite.
Dans le scénario d’une offensive contre une ville comme Tombouctou, avec des sites inscrits au patrimoine mondial, il serait nécessaire d’aligner un rapport de force supérieur de 5 hommes contre 1 ennemi au minimum. Par exemple il faudra aligner 5000 hommes en estimant qu’Ansar Eddine compterait 1000 combattants à Tombouctou. Il faudra s’attendre à de violents combats de rue débouchant au corps à corps, scenario dont sont hostiles tous les états-majors car très couteux en vies humaines. On donnera raison au Premier Ministre qui a avertit que cette guerre fera des orphelins, et des veufs. C’est pour éviter une plausible défaite que les systèmes chinois ou russe élèvent leur ratio jusqu’à atteindre 6 ou 7 hommes contre 1 ennemi afin d’assurer une victoire totale.
Il est impératif que l’ensemble des maliens accorde une confiance totale à l’armée, à son commandement qui doit jauger sa logistique définie comme tout ce qui permet à une armée de combattre et survivre. Or à entendre le point de vue de cet éminent expert, député de l’Assemblée nationale qui suggéra que: » l’armée malienne doit être en première ligne pour la libération des territoires occupés. Elle doit attaquer sans délai avec les moyens de bord. Les renforts en hommes et en équipements suivront « . Un tel appel donne froid dans le dos, et l’on ne saurait mieux rétorquer que de dire prudence et lui rappeler deux exemples historiques pour démontrer jusqu’ à quel point la logistique constitue le nerf de toute guerre.
- Le premier, il y’a de cela 200 ans l’empereur Napoléon entama sa campagne contre la Russie avec une armée plus de 690 000 hommes. Invaincue jusqu’alors mais avec une logistique 24 jours, en quelques il réussit grâce à son génie de tacticien à ramener à peine 10 000 hommes à Paris.
- Le deuxième fait référence à la guerre du Golfe en aout 1990, les premières forces américaines déployées en Arabie Saoudite les élites la 82e et la 101e divisions, qui furent rejointes par les forces de 34 Etats constituant la coalition ( qui obtint autorisation du Conseil de sécurité à faire usage de la force si le Koweït n’était évacué avant 15 janvier 1991)
Malgré un rapport de force au détriment des irakiens cependant le force coalisée va durant 6 mois se livrer à des exercices et manœuvres. L’offensive aérienne fut lancée 16 janvier 1991, suivie d’une offensive terrestre de 100 heures entrainant une débâche de l’armée irakienne. Pour ce qui concerne les pertes militaires parmi les belligérants majeurs (100 000 irakiens morts selon l’estimation de la coalition 20 000 selon les irakiens, les Etats-Unis 148 morts, Royaume Uni (6 morts), Arabie Saoudite (18 morts) la France (3 morts).
Ne conviendrait- il pas que les Députés de l’Assemblée Nationale en premier lieu chaque membre de la Commission de Défense et de la Sécurité Intérieure soient assisté d’un officier supérieur comme conseiller militaire, expert des questions militaires ou d’avoir un staff devant les briefer sur le notions essentielles en matière de défense. En ce qui concerne l’apport de la force d’intervention de la CEDEAO, il faudra savoir raison garder comme aime à le dire un homme politique car estimée à 3 500 hommes ce qui correspond en fait à une force de combat de 850 militaires combattants en calculant sur la base du ratio de 3 ou 4 hommes pour 1 combattant i.e. (antenne médicale, transport, transmission, staff d’état-major, pour un militaire combattant). On sait que seule l’armée américaine élève ce ratio jusqu’ à 6 hommes pour 1 combattant ce qui reviendrait à une force de combat de 583 hommes. Voila ce qui pourrait donc expliquer les réserves soulevées par les américains sur la force d’intervention de la CEDEAO.
Il est fort regrettable de n’avoir pas pu conserver l’armée de l’air à son niveau des années 1980, car il est inconcevable d’imaginer un conflit moderne sans aviation d’appui au sol, dans le désert actuel elle est l’arme décisive pour assurer une victoire.On rappellera que l’issue des conflits armés récents été décidée par des campagnes aériennes (Golfe 1991,2003, Kosovo 1999, en 2011, 26 000 sorties de l’OTAN ont anéanti l’armée libyenne).
Il s’impose d’adopter la terminologie officielle et d’abandonner l’emploi pléthorique et hétéroclite de termes : bandits armés, terroristes, narco trafiquants, rebelles, assaillants, envahisseurs, occupants, extrémistes islamiques, djihadistes, salafistes. Quid ?
En effet on notera que l’emploi du terme bandits armés reviendrait à dire que les opérations contre de un tel phénomène sont du ressort des forces de 2e degré c’est-à-dire la Police et la Gendarmerie nationales mais pas l’armée. Pour ce est du terme envahisseurs et occupants étrangers il s’apparenterait aux éléments du groupe terroriste AQMI (Al Qaeda dans le Maghreb islamique), Le Boko Haram, (groupe terroriste au Nigeria), MUJAO ( Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest ) mais écarterait le MNLA (Mouvement nationale de libération l’Azawad) , sécessionniste qui avait proclamé l’indépendance des régions occupées pour se faire ensuite déloger par Ansar Eddine et le MUJAO. Quant aux termes d’extrémiste islamique, islamistes radicaux, djihadistes, salafistes , ils colleraient aux groupes d’Ansar Eddine, Boko Haram, MUJAO dont l’objectif recherché est l’imposition de la Sharia sur le territoire occupé.
Pour ce qui est du terme de terroriste il désignerait principalement AQMI et les narco trafiquants font allusion aussi à AQMI, Boko Haram, Ansar Eddine et MUJAO même si ces deux derniers mènent principalement des actes terroristes. Au gouvernant d’adopter le terme officiel consacré. Il importerait de mettre sur pied une stratégie de communications concertée de coordonnée des ministères clés afin d’afficher une même déclaration officielle, évitant ainsi les déclarations officielles contradictoires. Plus que jamais Il est temps de décréter l’état de mobilisation générale si non au moins l’état de mise en garde pour être dans une posture légale qui est le prélude à un engagement dans des opérations militaires de grande envergure. Mieux la mise en branle de L’état de mobilisation permettra d’enrôler les volontaires impatients d’en découdre avec les islamistes.Aussi il reviendra aux leaders religieux, chefs traditionnels, des chasseurs, griots et communicateurs traditionnels, associations de jeunes, associations féminines de jouer un rôle de premier plan pour une mobilisation générale et le réarmement moral l’armée.
Car un conflit de ce genre ne pourra être gagné sans le soutien du peuple tout entier.
Professeur
Modibo GOITA*
*Ecole de maintien de la Paix Alioune Blondin Beye
Le danger menace nos frontières du Sud
Le conflit malien n’échappera pas à cette sage leçon. Ce conflit se caractérise spécifiquement par la volonté de groupes islamistes radicaux tels Ansar Eddhine et MUJAO en liaison avec AQMI, Boko Haram d’imposer la Charia sur l’ensemble de la population vivant sous leur occupation, et les restes du mouvement rebelle sécessionniste MNLA cherchant à se replacer dans le jeu.
A la question de savoir : A qui du pouvoir politique ou du haut commandement militaire reviendra l’opportunité du lancement d’une offensive pour la reconquête des régions occupées ?
D’abord il est prudent rappeler car la conduite des opérations militaires obéit à des principes.
Aussi, sans avoir la prétention de dominer le sujet, je pense utile, en raison de mon profil, d’apporter mon humble vision sur un sujet aussi épineux.
Il s’agira de savoir : Dans quelles conditions et dans quelles mesures les forces armées seraient en mesure de déclencher une offensive avec toutes les garanties de succès ? Paraphrasant Georges Clemenceau cet homme politique français qui disait que « la guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires « . Cette citation souligne à souhait la nécessité que chacun se cantonnant dans son rôle : les politiciens devraient se cantonner leur rôle de fixation des grandes orientations stratégiques en évitant d’interférer dans l’opérationnel, qui revient aux militaires rien qu’aux militaires. Toute volonté d’ignorer cette séparation stricte pourrait mener inexorablement au pire désastre pouvant remettre en cause l’existence même de l’Etat. Je pense que le haut Commandement militaire saura sagement évaluer de l’opportunité du lancement l’offensive en ayant tenu compte du rapport de force. Cette dernière devrait intervenir à leur calendrier comme l’avait si bien dit en son temps le Général Colin Powell à Saddam Hussein qui voudrait attirer les forces de la coalition dans la mêlée très couteuses en pertes militaire.
Au préalable tenir compte des dommages collatéraux. C’est dire qu’il ne pourrait être fait usage de certains types d’armes : les blindés, l’artillerie lourde, l’artillerie légère, même de grenades et d’explosifs à cause de l’architecture des habitations. Il faudra s’attendre que ces radicaux ne tiendront compte aucun compte du respect du droit international humanitaire. Ainsi il faudra prévoir le recours de boucliers humains et l’emploi d’engins explosifs improvisés. La guerre de la guerre requiert l’observance à des principes, s’en écarter conduit indubitablement à une défaite.
Dans le scénario d’une offensive contre une ville comme Tombouctou, avec des sites inscrits au patrimoine mondial, il serait nécessaire d’aligner un rapport de force supérieur de 5 hommes contre 1 ennemi au minimum. Par exemple il faudra aligner 5000 hommes en estimant qu’Ansar Eddine compterait 1000 combattants à Tombouctou. Il faudra s’attendre à de violents combats de rue débouchant au corps à corps, scenario dont sont hostiles tous les états-majors car très couteux en vies humaines. On donnera raison au Premier Ministre qui a avertit que cette guerre fera des orphelins, et des veufs. C’est pour éviter une plausible défaite que les systèmes chinois ou russe élèvent leur ratio jusqu’à atteindre 6 ou 7 hommes contre 1 ennemi afin d’assurer une victoire totale.
Il est impératif que l’ensemble des maliens accorde une confiance totale à l’armée, à son commandement qui doit jauger sa logistique définie comme tout ce qui permet à une armée de combattre et survivre. Or à entendre le point de vue de cet éminent expert, député de l’Assemblée nationale qui suggéra que: » l’armée malienne doit être en première ligne pour la libération des territoires occupés. Elle doit attaquer sans délai avec les moyens de bord. Les renforts en hommes et en équipements suivront « . Un tel appel donne froid dans le dos, et l’on ne saurait mieux rétorquer que de dire prudence et lui rappeler deux exemples historiques pour démontrer jusqu’ à quel point la logistique constitue le nerf de toute guerre.
- Le premier, il y’a de cela 200 ans l’empereur Napoléon entama sa campagne contre la Russie avec une armée plus de 690 000 hommes. Invaincue jusqu’alors mais avec une logistique 24 jours, en quelques il réussit grâce à son génie de tacticien à ramener à peine 10 000 hommes à Paris.
- Le deuxième fait référence à la guerre du Golfe en aout 1990, les premières forces américaines déployées en Arabie Saoudite les élites la 82e et la 101e divisions, qui furent rejointes par les forces de 34 Etats constituant la coalition ( qui obtint autorisation du Conseil de sécurité à faire usage de la force si le Koweït n’était évacué avant 15 janvier 1991)
Malgré un rapport de force au détriment des irakiens cependant le force coalisée va durant 6 mois se livrer à des exercices et manœuvres. L’offensive aérienne fut lancée 16 janvier 1991, suivie d’une offensive terrestre de 100 heures entrainant une débâche de l’armée irakienne. Pour ce qui concerne les pertes militaires parmi les belligérants majeurs (100 000 irakiens morts selon l’estimation de la coalition 20 000 selon les irakiens, les Etats-Unis 148 morts, Royaume Uni (6 morts), Arabie Saoudite (18 morts) la France (3 morts).
Ne conviendrait- il pas que les Députés de l’Assemblée Nationale en premier lieu chaque membre de la Commission de Défense et de la Sécurité Intérieure soient assisté d’un officier supérieur comme conseiller militaire, expert des questions militaires ou d’avoir un staff devant les briefer sur le notions essentielles en matière de défense. En ce qui concerne l’apport de la force d’intervention de la CEDEAO, il faudra savoir raison garder comme aime à le dire un homme politique car estimée à 3 500 hommes ce qui correspond en fait à une force de combat de 850 militaires combattants en calculant sur la base du ratio de 3 ou 4 hommes pour 1 combattant i.e. (antenne médicale, transport, transmission, staff d’état-major, pour un militaire combattant). On sait que seule l’armée américaine élève ce ratio jusqu’ à 6 hommes pour 1 combattant ce qui reviendrait à une force de combat de 583 hommes. Voila ce qui pourrait donc expliquer les réserves soulevées par les américains sur la force d’intervention de la CEDEAO.
Il est fort regrettable de n’avoir pas pu conserver l’armée de l’air à son niveau des années 1980, car il est inconcevable d’imaginer un conflit moderne sans aviation d’appui au sol, dans le désert actuel elle est l’arme décisive pour assurer une victoire.On rappellera que l’issue des conflits armés récents été décidée par des campagnes aériennes (Golfe 1991,2003, Kosovo 1999, en 2011, 26 000 sorties de l’OTAN ont anéanti l’armée libyenne).
Il s’impose d’adopter la terminologie officielle et d’abandonner l’emploi pléthorique et hétéroclite de termes : bandits armés, terroristes, narco trafiquants, rebelles, assaillants, envahisseurs, occupants, extrémistes islamiques, djihadistes, salafistes. Quid ?
En effet on notera que l’emploi du terme bandits armés reviendrait à dire que les opérations contre de un tel phénomène sont du ressort des forces de 2e degré c’est-à-dire la Police et la Gendarmerie nationales mais pas l’armée. Pour ce est du terme envahisseurs et occupants étrangers il s’apparenterait aux éléments du groupe terroriste AQMI (Al Qaeda dans le Maghreb islamique), Le Boko Haram, (groupe terroriste au Nigeria), MUJAO ( Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest ) mais écarterait le MNLA (Mouvement nationale de libération l’Azawad) , sécessionniste qui avait proclamé l’indépendance des régions occupées pour se faire ensuite déloger par Ansar Eddine et le MUJAO. Quant aux termes d’extrémiste islamique, islamistes radicaux, djihadistes, salafistes , ils colleraient aux groupes d’Ansar Eddine, Boko Haram, MUJAO dont l’objectif recherché est l’imposition de la Sharia sur le territoire occupé.
Pour ce qui est du terme de terroriste il désignerait principalement AQMI et les narco trafiquants font allusion aussi à AQMI, Boko Haram, Ansar Eddine et MUJAO même si ces deux derniers mènent principalement des actes terroristes. Au gouvernant d’adopter le terme officiel consacré. Il importerait de mettre sur pied une stratégie de communications concertée de coordonnée des ministères clés afin d’afficher une même déclaration officielle, évitant ainsi les déclarations officielles contradictoires. Plus que jamais Il est temps de décréter l’état de mobilisation générale si non au moins l’état de mise en garde pour être dans une posture légale qui est le prélude à un engagement dans des opérations militaires de grande envergure. Mieux la mise en branle de L’état de mobilisation permettra d’enrôler les volontaires impatients d’en découdre avec les islamistes.Aussi il reviendra aux leaders religieux, chefs traditionnels, des chasseurs, griots et communicateurs traditionnels, associations de jeunes, associations féminines de jouer un rôle de premier plan pour une mobilisation générale et le réarmement moral l’armée.
Car un conflit de ce genre ne pourra être gagné sans le soutien du peuple tout entier.
Professeur
Modibo GOITA*
*Ecole de maintien de la Paix Alioune Blondin Beye
CRIMES DE GUERRE : Le Mali saisit la Cour pénale internationale
CRIMES DE GUERRE : Le Mali saisit la Cour pénale internationale

FÉDÉRATION INTERNATIONALE DES LIGUES DES DROITS DE L'HOMME (FIDH)
ASSOCIATION MALIENNE DES DROITS DE L'HOMME (AMDH)
Communiqué
Le Mali saisit le Procureur de la Cour pénale internationale sur les crimes commis au Nord
Bamako, Paris, Nairobi, le 18 juillet 2012 – La FIDH et son organisation membre au Mali, l'AMDH se félicitent de la saisine ce jour par le gouvernement malien du Procureur de la Cour pénale internationale pour enquêter sur les crimes internationaux commis au Mali depuis 6 mois et poursuivre les plus hauts responsables. Nos organisations appellent le Bureau du Procureur à ouvrir dans les meilleurs délais une enquête sur les crimes internationaux restés impunis. Nous appelons les autorités maliennes de transition et la communauté internationale à pleinement collaborer avec la CPI.
En tant qu'État partie à la CPI depuis le 16 août 2000, le Mali est fondé à requérir l'intervention de la CPI, notamment en raison du manque de capacité de sa justice nationale à poursuivre les principaux responsables de ces crimes. « La saisine de la CPI par le Mali est un acte important adressé tant aux auteurs des crimes les plus graves qu'aux victimes de ces crimes pour leur signifier que les exactions doivent cesser immédiatement et que ces crimes ne resteront pas impunis», a déclaré Souhayr Belhassen présidente de la FIDH.
Le 30 mai 2012, à l'issu du Conseil des ministres, le gouvernement malien avait annoncé son intention de saisir la CPI, ce qui devait être confirmé par une saisine officielle de l’État qui intervient aujourd'hui.
«Nous avons la conviction que le gouvernement malien a pris la bonne décision en ayant recours à la CPI », a déclaré Me Moctar Mariko, président de l'AMDH. « Les crimes sur lesquels nous avons enquêté sont d'une telle gravité que la justice malienne, en l'état actuel de la situation, n'a pas la capacité de s'en saisir. La CPI a été prévue pour ce type de situation et les populations du Nord savent désormais que les auteurs de crimes seront comptables de leurs actes », a-t-il ajouté.
Le 12 juillet 2012, la FIDH et l'AMDH avaient publié un rapport intitulé « Crimes de guerre au Nord Mali » (http://www.fidh.org/Crimes-de-guerre-au-Nord-Mali), détaillant les crimes commis par les groupes armés dans le Nord depuis six mois et dans lequel elles appelaient à la saisine de la CPI, compte-tenu de la nature des crimes perpétrés et de l'impossibilité actuelle pour la justice malienne d'enquêter et de poursuivre leurs auteurs.
«Les informations que nous possédons, transmises à la CPI, attestent clairement que des crimes de guerre ont été perpétrés au nord du Mali et possiblement des crimes contre l'humanité », a déclaré Me Patrick Baudouin, coordinateur du Groupe d'action judiciaire de la FIDH. « Dans ces conditions, la saisine de la CPI est logique et était même souhaitable au regard de la complexité des crimes visés : exécutions sommaires, viols et autres crimes sexuels, recrutement d'enfants soldats, attaques de lieux de culte et de biens culturels protégés, pour ne citer que ceux-là », a-t-il ajouté.
Contexte
Mi-janvier 2012, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), un groupe rebelle touareg, lance une offensive d'envergure contre l'armée malienne dans le nord du pays avec l'aide de groupe armés islamistes djihadistes dont notamment d'Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), Ansar Dine (Défenseur de l'Islam) et du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). Au cours de leur avancée et de la prise des grandes villes du Nord, les rebelles ont perpétrés des crimes de guerre et possiblement des crimes contre l'humanité.
L'AMDH et la FIDH ont publié un rapport d'enquête sur ces crimes internationaux perpétrés dans le nord du Mali par les groupes armés islamistes et du MNLA depuis le début de leur offensive mi-janvier 2012. La FIDH et l'AMDH se sont vivement inquiétées de la poursuite des exactions et ont appelé la communauté internationale à intensifier ses actions pour rétablir des institutions légitimes à Bamako et accélérer la transition politique, seule façon d'être en mesure de faire cesser les crimes internationaux perpétrés en tout impunité sur les populations civiles du Nord-Mali.
Le rapport présente des témoignages et des informations vérifiées sur la campagne de viols perpétrée à Gao et à Tomboctou dès la prise de ces villes par les membres du MNLA. Ainsi, l'enquête a permis d'identifier environ 50 cas de viols et autres crimes sexuels contre des femmes, dont de nombreux cas de filles mineures. Les groupes islamistes eux aussi ciblent les enfants pour les recruter en tant qu'enfants-soldats. Des dizaines de cas ont été documentés par nos organisations qui s'inquiètent de la vague de recrutement menée en ce moment par Ançar Dine alors que des enfants de 12 à 15 ans seraient actuellement dans leurs camps d'entraînement à quelques kilomètres de Gao. L'enquête revient aussi sur l'exécution sommaire de 153 militaires Maliens faits prisonniers et exécutés, y compris à l'arme blanche, par les rebelles touaregs et islamistes à Aguelock le 24 janvier 2012.
L'AMDH et la FIDH ont recensé des dizaines d'exécutions de prisonniers de guerre, exécutions sommaires et extra-judiciaires, de viols et autres crimes sexuels, des recrutements d'enfants-soldats, des prises d'otages, des détentions arbitraires, des pillages et des destruction de biens, en particulier des biens culturels et des lieux de cultes de valeur inestimable. Toutes ces exactions ont été perpétrées au cours des six mois de conquête du Nord-Mali par les forces conjuguées touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), et islamistes d'Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), Ansar Dine (Défenseur de l'islam) et du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), et dans une moindre mesure par les groupes d'auto-défense et les militaires de l'armée malienne.
A la veille du sommet des chefs d’État de l'Union africaine (UA) à Addis Abeba, la FIDH et l'AMDH ont proposé une série de recommandations, au gouvernement malien de transition et à la communauté internationale pour qu'ils soutiennent activement la feuille de route de la CEDEAO visant à mettre en place au Mali, un gouvernement d'union nationale et au plan international, une force africaine de sécurisation.
«Pour stopper les crimes de guerre au Nord-Mali, il faut non seulement un gouvernement plus légitime à Bamako mais aussi un soutien du reste de la communauté internationale aux États africains de la région qui tentent de trouver la solution au problème malien », a déclaré Me Sidiki Kaba, président d'honneur de la FIDH. « Sans une normalisation du régime au sud, pas de solution rapide pour le Nord. Dans cette perspective, les décisions prises par l'UA et le Conseil de sécurité des Nations unies seront décisives. Pendant ce temps les populations civiles du Nord sont sous l'emprise des groupes islamistes armés radicaux et rétrogrades » a-t-il ajouté
ALIOU MOHAMED TOURE, RESPONSABLE DE LA SECURITE INTERIEURE DU MUJAO
ALIOU MOHAMED TOURE, RESPONSABLE DE LA SECURITE INTERIEURE DU MUJAO
La CEDEAO réussira-t-elle à chasser, par une intervention militaire, les groupes islamistes qui occupent le Nord du Mali ? Cette question, lourde de sens, n’a aucune importance aux yeux du Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest. Le Responsable de la sécurité intérieure du MUJAO, Aliou Mohamed Touré, tape aussitôt du poing sur la table: «La CEDEAO et ses alliés sont trop petits devant nous. Nous allons les neutraliser», dit-il d’un ton ferme. Et le voici qui assène un coup de poignard à la Cour pénale internationale: «La CPI n’est rien, absolument rien ! Nous avons la charia et la charia est plus puissante que la CPI».
«Dialogue ? A condition que Blaise soit d’accord avec la charia»
Le Mali après le coup d'Etat - un pays en chaos — interportal.ch
Le Mali après le coup d'Etat - un pays en chaos — interportal.ch
Le Mali après le coup d'Etat - un pays en chaos
Kadiatou Keita
IAMANEH Suisse est une organisation de coopération au développement, engagée pour la promotion de la santé infantile et maternelle en Afrique de l'Ouest et dans les Balkans Occidentaux. La Dr Kadiatou Keita est coordinatrice de projet de IAMANEH pour le Mali et le Burkina Faso depuis maintenant plus de dix ans. La mère d'une petite fille de 9 ans et travaille à partir de sa base à Bamako. Dans une interview, elle dépeint ses impressions personelles d'un pays traversant trois crises en même temps: l'occupation du Nord par des rebelles, un coup d'Etat et une famine catastrophique.
Comment le coup d’État vous a-t-il atteint, vous et votre famille?
Je me trouvais à Mopti à ce moment, où un nouvel hôpital devait être inauguré. J’ai entendu là-bas que l’armée avait réalisé un putsch et que la télévision d’État avait cessé d’émettre. Mes collègues et moi nous sommes ensuite rendus à Ségou, où la situation était encore relativement sûre. Ma fille se trouvait auprès de la famille à Bamako. Nous avons pu maintenir un contact téléphonique, mais je me faisais beaucoup de soucis. De nombreuses personnes ont été tuées à Bamako dans leur maison par des balles perdues. La situation était très chaotique. Je suis restée à Ségou jusqu’au 24 mars et je suis ensuite retournée à Bamako, où j’ai heureusement pu retrouver ma famille saine et sauve.
Comment votre quotidien s’est-il modifié avec le putsch?
La ville de Bamako était comme morte après les événements. On ne voyait plus de voitures dans les rues, aussi parce que les soldats les confisquaient souvent. Tout le monde restait autant que possible à la maison. Il n’y avait plus de courant électrique durant la journée jusqu’au milieu du mois de mai et on était constamment contrôlé par des putschistes dans la rue. Nous vivons dans une grande incertitude concernant notre futur. Comment la CEDEAO (Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest, Ndlr) souhaite-t-elle donner suite aux événements? Comment tenir des élections régulières dans une telle situation? Qui sera au pouvoir à long terme? Une guerre contre les rebelles dans le Nord aura lieu, ça nous pouvons en être sûrs, mais quand? Les Maliens ont toujours été très pacifiques, et personne n'était prêt à vivre cette situation.
La crise alimentaire influe-t-elle sur votre vie?
Cette crise est déjà présente depuis longtemps, pas seulement au Mali, mais aussi dans les pays voisins, et à Bamako également. Les gens ne vivent plus, ils survivent seulement. Les prix ont énormément augmenté. Un sac de riz coûtait environ 30'000 francs CFA (55 CHF, Ndlr) avant la crise, et il se vend actuellement autour des 45'000 francs CFA.
La crise politique et économique a-t-elle une influence sur nos projets?
Notre partenaire Ya-g-tu, basé à Bandiagara près de Mopti, proche de la région contrôlée par les rebelles, a dû cesser ses activités durant une période car toutes les banques ont fermé. Ces dernières sont heureusement à nouveau ouvertes et Ya-g-tu a pu reprendre ses activités. Tous les autres projets ont continué de fonctionner normalement.
En raison de l’explosion des prix des aliments, les femmes liées au projet de notre partenaire GAD (Groupe Action Développement) à Kangaba n’ont plus les moyens de préparer elles-mêmes les trois repas journaliers pour leurs enfants. Avec l’aide de IAMANEH Suisse, le GAD fournit actuellement un supplément d’aliments à ces familles.
Informations concernantes le travail de IAMANEH Suisse au Mali.. plus
Apportez vous aussi votre aide! CCP 40-637178-8
Vous pouvez faire un don online.
Source: IAMANEH Suisse Comment le coup d’État vous a-t-il atteint, vous et votre famille?
Je me trouvais à Mopti à ce moment, où un nouvel hôpital devait être inauguré. J’ai entendu là-bas que l’armée avait réalisé un putsch et que la télévision d’État avait cessé d’émettre. Mes collègues et moi nous sommes ensuite rendus à Ségou, où la situation était encore relativement sûre. Ma fille se trouvait auprès de la famille à Bamako. Nous avons pu maintenir un contact téléphonique, mais je me faisais beaucoup de soucis. De nombreuses personnes ont été tuées à Bamako dans leur maison par des balles perdues. La situation était très chaotique. Je suis restée à Ségou jusqu’au 24 mars et je suis ensuite retournée à Bamako, où j’ai heureusement pu retrouver ma famille saine et sauve.
Comment votre quotidien s’est-il modifié avec le putsch?
La ville de Bamako était comme morte après les événements. On ne voyait plus de voitures dans les rues, aussi parce que les soldats les confisquaient souvent. Tout le monde restait autant que possible à la maison. Il n’y avait plus de courant électrique durant la journée jusqu’au milieu du mois de mai et on était constamment contrôlé par des putschistes dans la rue. Nous vivons dans une grande incertitude concernant notre futur. Comment la CEDEAO (Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest, Ndlr) souhaite-t-elle donner suite aux événements? Comment tenir des élections régulières dans une telle situation? Qui sera au pouvoir à long terme? Une guerre contre les rebelles dans le Nord aura lieu, ça nous pouvons en être sûrs, mais quand? Les Maliens ont toujours été très pacifiques, et personne n'était prêt à vivre cette situation.
La crise alimentaire influe-t-elle sur votre vie?
Cette crise est déjà présente depuis longtemps, pas seulement au Mali, mais aussi dans les pays voisins, et à Bamako également. Les gens ne vivent plus, ils survivent seulement. Les prix ont énormément augmenté. Un sac de riz coûtait environ 30'000 francs CFA (55 CHF, Ndlr) avant la crise, et il se vend actuellement autour des 45'000 francs CFA.
La crise politique et économique a-t-elle une influence sur nos projets?
Notre partenaire Ya-g-tu, basé à Bandiagara près de Mopti, proche de la région contrôlée par les rebelles, a dû cesser ses activités durant une période car toutes les banques ont fermé. Ces dernières sont heureusement à nouveau ouvertes et Ya-g-tu a pu reprendre ses activités. Tous les autres projets ont continué de fonctionner normalement.
En raison de l’explosion des prix des aliments, les femmes liées au projet de notre partenaire GAD (Groupe Action Développement) à Kangaba n’ont plus les moyens de préparer elles-mêmes les trois repas journaliers pour leurs enfants. Avec l’aide de IAMANEH Suisse, le GAD fournit actuellement un supplément d’aliments à ces familles.
Informations concernantes le travail de IAMANEH Suisse au Mali.. plus
Apportez vous aussi votre aide! CCP 40-637178-8
Vous pouvez faire un don online.
Crise du Nord : Pourquoi l’armée a démantelé le camp « Bouyan Ba Hawi » ? - maliweb.net
Crise du Nord : Pourquoi l’armée a démantelé le camp « Bouyan Ba Hawi » ? - maliweb.net
« Il faut tout mettre en œuvre pour éviter que des milices ne foisonnent dans le pays à la faveur de la crise au Nord du Mali », nous disait récemment un officier de l’armée malienne à la retraite, qui a souhaité garder l’anonymat. Ce jour-la, il craignait la récupération des éléments de ces milices, pendant ou après la crise par des organisations politiques. Aujourd’hui, le démantèlement du camp d’entrainement d’une milice a Magnambougou-Sokorodji, vient relancer toute la problématique de la sécurité au Mali avec le foisonnement des milices.
Sous le prétexte de se mobiliser pour le nord, nombreux sont les jeunes maliens de bonne foi qui n’ont pas hésité à se mettre à la disposition de milices à travers le pays. A côté des forces armées et de sécurité basées à Mopti, il y a deux ou trois milices qui se partagent le camp de Soufroulaye. Bien qu’ils soient à côté des militaires sur la ligne de front, la présence des milices dans la région de Mopti est au centre de plusieurs interrogations.
Au moment où des réponses claires ne sont pas encore trouvées à ces interrogations, l’on apprend que des jeunes maliens choqués, frustrés et humiliés par ce qui s’est passé et continue de se passer au Nord se sont constitués en milice, à Bamako du côté de Magnambougou-Sokorodji. Ils y faisaient leurs entrainements, dans une certaine tolérance, que nous estimons incompréhensible. Bien que le pays soit occupé dans sa partie septentrionale, seuls les éléments des forces armées et de sécurité doivent se trouver en possession des armes. Pour notre sécurité collective, les Maliens doivent souffrir de cette contrainte et accepter que la circulation ou la détention des armes de guerre par des milices soit prohibé avec la plus forte énergie.
Et, c’est sûrement cette quête de notre sécurité individuelle et collective qui a poussé les forces de sécurité à mettre fin aux entrainements de la milice. Des informations ont tenté de faire croire que les entrainements militaires de Sokorodji se faisaient avec la bénédiction, voire même sous le couvert de l’armée nationale. Notre source bien introduite dans les services de défense et de sécurité soutient le contraire. Selon elle, le camp d’entrainement à Sokorodji constituait une menace grave pour la sécurité intérieure de la capitale malienne.
Mieux, il a indiqué que c’est au cours d’une opération de sécurisation de Bamako et ses environs, effectuée dans la nuit du 24 au 25 aout 2012, que les forces de sécurité ont découvert l’existence d’un centre de formation militaire illégalement implanté à Sokorodji. Selon lui, au cours de cette investigation, il a été procédé aux interpellations de Mahamadou Diouara et Youssouf Ndaou, deux responsables trouvés sur place. L’officier des affaires publiques des forces de sécurité maliennes est formel : « Ils ont été appréhendés pour des besoins d’enquête ». Selon lui, l’existence d’un tel centre devrait faire l’objet d’une autorisation officielle. « A priori, on nous fait croire que ce sont des volontaires qui ont été recrutés pour aller combattre au Nord. Même dans ce cas de figure, les promoteurs auraient du informer les autorités », a-t-il indiqué.
Et d’ajouter : « l’armée malienne ne saurait tolérer de telles initiatives unilatérales, fut-il pour un élan patriotique de reconquête des localités du septentrion ». Selon notre interlocuteur, les seules brigades d’autodéfense qui vaillent aujourd’hui sont celles basées à Soufroulaye et à Sevaré. Estimant qu’elles sont mieux structurées avec des encadrements cohérents, il a conseillé aux miliciens de Sokorodji de rejoindre Sevaré ou Soufroulaye, si leurs intentions réelles se résument à la conquête du Nord, au lieu de disperser les forces. « Nous avons décidé du démantèlement de ce centre en plein cœur de Bamako. Les enquêtes sont en cours pour cerner les contours de cette initiative », a ajouté l’officier des affaires publiques des forces de sécurité maliennes.
Le Camp d’entrainement de Sokorodji, baptisé « Bouyan Ba Hawi » ou « plutôt la mort que la honte » encadrait 400 recrues dont une dizaine de femmes. Aujourd’hui, les éléments des forces de sécurité maliennes ont la preuve que ce groupe armé procédait à des exercices de tir à balles réelles au plateau de Sokorodji, sans se soucier des mesures de sécurité dans ce genre d’activités. Pire, l’officier des affaires publiques de l’armée malienne dit que cette milice comporte des déserteurs et des militaires en abandon de postes qui font office d’encadreurs. Aussi, compte tenu de son lieu d’implantation et de l’arsenal militaire composé de fusils de guerre, des grenades et des munitions, l’Etat malien ne pouvait pas cautionner pendant longtemps cette situation. « Aucune structure autre que les forces armées et de sécurité n’est encline à disposer d’un arsenal de guerre, sans une autorisation officielle. Elle constitue plus un danger qu’une solution à nos problèmes de sécurité », a-t-il conclu.
Assane Koné
« Il faut tout mettre en œuvre pour éviter que des milices ne foisonnent dans le pays à la faveur de la crise au Nord du Mali », nous disait récemment un officier de l’armée malienne à la retraite, qui a souhaité garder l’anonymat. Ce jour-la, il craignait la récupération des éléments de ces milices, pendant ou après la crise par des organisations politiques. Aujourd’hui, le démantèlement du camp d’entrainement d’une milice a Magnambougou-Sokorodji, vient relancer toute la problématique de la sécurité au Mali avec le foisonnement des milices.
Un groupe d’autodéfense au Nord
Au moment où des réponses claires ne sont pas encore trouvées à ces interrogations, l’on apprend que des jeunes maliens choqués, frustrés et humiliés par ce qui s’est passé et continue de se passer au Nord se sont constitués en milice, à Bamako du côté de Magnambougou-Sokorodji. Ils y faisaient leurs entrainements, dans une certaine tolérance, que nous estimons incompréhensible. Bien que le pays soit occupé dans sa partie septentrionale, seuls les éléments des forces armées et de sécurité doivent se trouver en possession des armes. Pour notre sécurité collective, les Maliens doivent souffrir de cette contrainte et accepter que la circulation ou la détention des armes de guerre par des milices soit prohibé avec la plus forte énergie.
Et, c’est sûrement cette quête de notre sécurité individuelle et collective qui a poussé les forces de sécurité à mettre fin aux entrainements de la milice. Des informations ont tenté de faire croire que les entrainements militaires de Sokorodji se faisaient avec la bénédiction, voire même sous le couvert de l’armée nationale. Notre source bien introduite dans les services de défense et de sécurité soutient le contraire. Selon elle, le camp d’entrainement à Sokorodji constituait une menace grave pour la sécurité intérieure de la capitale malienne.
Mieux, il a indiqué que c’est au cours d’une opération de sécurisation de Bamako et ses environs, effectuée dans la nuit du 24 au 25 aout 2012, que les forces de sécurité ont découvert l’existence d’un centre de formation militaire illégalement implanté à Sokorodji. Selon lui, au cours de cette investigation, il a été procédé aux interpellations de Mahamadou Diouara et Youssouf Ndaou, deux responsables trouvés sur place. L’officier des affaires publiques des forces de sécurité maliennes est formel : « Ils ont été appréhendés pour des besoins d’enquête ». Selon lui, l’existence d’un tel centre devrait faire l’objet d’une autorisation officielle. « A priori, on nous fait croire que ce sont des volontaires qui ont été recrutés pour aller combattre au Nord. Même dans ce cas de figure, les promoteurs auraient du informer les autorités », a-t-il indiqué.
Et d’ajouter : « l’armée malienne ne saurait tolérer de telles initiatives unilatérales, fut-il pour un élan patriotique de reconquête des localités du septentrion ». Selon notre interlocuteur, les seules brigades d’autodéfense qui vaillent aujourd’hui sont celles basées à Soufroulaye et à Sevaré. Estimant qu’elles sont mieux structurées avec des encadrements cohérents, il a conseillé aux miliciens de Sokorodji de rejoindre Sevaré ou Soufroulaye, si leurs intentions réelles se résument à la conquête du Nord, au lieu de disperser les forces. « Nous avons décidé du démantèlement de ce centre en plein cœur de Bamako. Les enquêtes sont en cours pour cerner les contours de cette initiative », a ajouté l’officier des affaires publiques des forces de sécurité maliennes.
Le Camp d’entrainement de Sokorodji, baptisé « Bouyan Ba Hawi » ou « plutôt la mort que la honte » encadrait 400 recrues dont une dizaine de femmes. Aujourd’hui, les éléments des forces de sécurité maliennes ont la preuve que ce groupe armé procédait à des exercices de tir à balles réelles au plateau de Sokorodji, sans se soucier des mesures de sécurité dans ce genre d’activités. Pire, l’officier des affaires publiques de l’armée malienne dit que cette milice comporte des déserteurs et des militaires en abandon de postes qui font office d’encadreurs. Aussi, compte tenu de son lieu d’implantation et de l’arsenal militaire composé de fusils de guerre, des grenades et des munitions, l’Etat malien ne pouvait pas cautionner pendant longtemps cette situation. « Aucune structure autre que les forces armées et de sécurité n’est encline à disposer d’un arsenal de guerre, sans une autorisation officielle. Elle constitue plus un danger qu’une solution à nos problèmes de sécurité », a-t-il conclu.
Assane Koné
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