jeudi 30 août 2012

Crise du Nord : Honorable Abdoul Malick Diallo, Député d’Ansongo : «Ils sont ouverts au dialogue, mais pas avec l’Etat» - maliweb.net

Crise du Nord : Honorable Abdoul Malick Diallo, Député d’Ansongo : «Ils sont ouverts au dialogue, mais pas avec l’Etat» - maliweb.net






Honorable Abdoul Malick Diallo, Député d’Ansongo
Le Républicain : Avez-vous eu l’impression qu’ils sont ouverts  au dialogue ?
Honorable Abdoul Malick Diallo : Je faisais partie de la délégation qui a visité Gao et Ansongo.  A Gao et à Ansongo, il n’y a pas d’Ançardine. Il n’y a que le MUJAO. Je pense qu’ils sont ouverts au dialogue. Mais pas à un dialogue avec l’Etat. Ils sont ouverts à un dialogue avec les populations. C’est ce qui m’a inquiété d’ailleurs. Donc, ils veulent parler avec les populations, mais pas avec l’Etat en tant que tel.
Quelle est, selon vous, leur mentalité ? Qu’est ce qu’ils veulent ?
Je ne peux pas comprendre leur mentalité. Pour eux, ils sont venus pour répandre la religion sur la terre de Dieu. Je leur ai dit ceci : si vous êtes venus pour rependre la religion de Dieu, commencez par sensibiliser les populations d’abord, avant d’aller à des tragédies comme vous êtes en train de le faire. Lapider, couper les mains, donner des coups de fouets, tout ça, ce sont des atrocités. Le Prophète lui-même, n’est pas allé très vite à ça. Vous vous êtes venus,  en quelque temps, vous avez fait toutes ces exactions.
Sont-ils prêts à dialoguer directement avec l’Etat ?
A Gao et à Ansongo, ils ont dit qu’ils sont prêts à parler avec moi en tant que citoyen, même avec quelqu’un d’autre. Mais, peut être, pas avec l’Etat directement. Pas avec un représentant de l’Etat.
Est-ce que vous gardez espoir, après ces différentes rencontres que vous avez eues  avec les occupants ?
Je garde espoir, mais j’ai des inquiétudes. En réalité, si je regarde parmi ces occupants qui sont dans la région de Gao, je constate que ceux qui ne sont pas de nationalité malienne ne sont pas très nombreux.  Mais, mon n’inquiétude est qu’ils ne contaminent pas la population locale. S’ils contaminent la population locale, même si demain, on décide d’employer la force, ça serai contre des Maliens. Et c’est regrettable.
Quelle a été la réaction des populations locales face à votre mission ?
Disons que les populations étaient très contentes de notre arrivée. Elles ont pensé, au départ qu’on les avait abandonnées. Donc, quand elles nous ont vus, elles n’ont pas manqué de nous dire toute leur joie.
Vous avez souhaité que les cours reprennent dans les zones occupées en acceptant des compromis avec les occupants. Est-ce que vous pensez que c’est à l’Etat de prendre cette initiative ?
L’Etat doit prendre le relais pour trouver la solution de faire  partir le MUJAO de la zone. Mais, je pense que le redéploiement de l’Etat central n’est pas chose facile. Certaines actions pourraient être mises en œuvre par une organisation comme la Coalition pour le Mali. Nous pouvons aujourd’hui aller négocier la faisabilité de certaines actions avec eux, puisqu’ils nous acceptent.  Nous pouvons, par exemple, aller négocier la rentrée scolaire au nom du ministère de l’éducation. Leur dire par exemple que la religion n’interdit pas l’éducation, permettez que les élèves soient en classe. La religion n’interdit pas que la santé marche. Aujourd’hui, il y a le choléra à Gao, il y a le choléra à Ansongo, permettez que l’Etat arrive pour soigner les gens, pour éduquer les enfants.
Donc, en  un mot, vous souhaitez le retour de l’Etat dans certains domaines ?
Oui, le retour de l’administration dans certains domaines. Notamment les services  essentiels. Mais, si vous amenez un préfet, un gendarme ou un juge,  ils ne vont pas accepter. D’ailleurs, ils ont une information insidieuse. Ils soutiennent  que le pays a été foutu  en l’air,  parce qu’on a des douaniers corrompus, des agents des impôts corrompus, des juges corrompus  etc.  Selon eux, avec l’argent on peut tout acheter au Mali. Donc, ils sont en train de faire une campagne d’information insidieuse très grave au sein d’une population analphabète,  incapable de faire la différence entre le bien et le mal. Et on leur dit que c’est Dieu qui a dit.
Au regard de tout ça, qu’est ce que vous préconisez ?  
Je préconise  que la coalition entre rapidement en rapport avec le ministère de l’éducation et qu’on aille négocier avec le MUJAO en place à Ansongo et à Gao pour permettre  l’ouverture des classes. Et que  les enseignants retournent  sur place pour donner des cours. Quitte à ce qu’ils disent aux filles de se voiler, quitte à ce qu’ils disent aux filles de ne pas s’asseoir à côté des garçons. De se mettre sur une rangée, ou de se mettre derrière les garçons vice-versa. Mais, en tout cas, ce sont des solutions provisoires  en attendant que l’Etat central se mette en marche pour les chasser.
Qu’est ce qui vous fait croire que les occupants vont accepter vos propositions ?
Je pense qu’ils sont prêts à accepter aujourd’hui les services essentiels de l’Etat. J’ai discuté pendant deux heures avec eux à Gao et encore une heure avec eux à Ansongo. Ils nous ont dit vouloir le bien de la population. C’est quand même ça le bien de la population. Le bien de la population, c’est l’éducation, la santé. Ils vont accepter. On peut entrer en contact avec eux sur ces questions.
Propos recueillis par Abdoulaye OUATTARA

Lettre Ouverte de Yahia Ould Zarawana au Président intérimaire et au PM: «Notre caution ne saurait s’assimiler à un blanc seing» - maliweb.net

Lettre Ouverte de Yahia Ould Zarawana au Président intérimaire et au PM: «Notre caution ne saurait s’assimiler à un blanc seing» - maliweb.net

Lettre Ouverte de Yahia Ould Zarawana au Président intérimaire et au PM: «Notre caution ne saurait s’assimiler à un blanc seing»

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L’accouchement a été difficile, presque au forceps, mais il a eu lieu. Nous avons un gouvernement d’union nationale, ou si l’on préfère d’ouverture, c’est selon.
Le Président Dioncounda Traoré et le gouvernement, dirigé par le Premier ministre Cheick Modibo Diarra, vont devoir s’atteler à la tâche que leur a confiée le peuple malien. Ils doivent bénéficier de notre accompagnement et notre soutien sans faille.
Mais notre caution ne saurait s’assimiler à un blanc seing. Ils ont une double obligation de résultat: libérer le Nord d’abord et organiser des élections libres et transparentes ensuite.
C’est l’évidence même que, sans la liberté du Septentrion, une élection, quelle que soit la forme qu’elle prendra, serait vide de sens.
En d’autres termes, les hautes autorités précitées ne peuvent tirer leur raison d’être que dans l’accomplissement de ces deux missions inséparables.
Le peuple malien a trop attendu et trop souffert dans son honneur, sa fierté et sa dignité pour tolérer d’autres atermoiements ou d’autres faux fuyants.
Il est inutile, aujourd’hui, de revenir sur la série d’événements ayant conduit à cette tragédie nationale.
L’armée nationale du Mali est une grande armée, de même que l’ensemble de nos forces de sécurité. Par le passé, elle a toujours réussi à relever les défis auxquels notre chère patrie a été confrontée, avec honneur et vaillance.
Mais, depuis vingt ans, elle n’a jamais été mise en mesure de remplir les missions régaliennes que lui confère son statut de gardien de l’intégrité territoriale et de la sécurité des personnes et des biens.
Cette situation est la conséquence de plusieurs facteurs, dont on peut citer quelques uns. Il s’agit  notamment du sous équipement chronique, et ce à tous les niveaux de l’armement aussi bien que de la logistique et du traitement des hommes, qui est largement inférieur à tout ce qui se pratique dans la sous région.
Il s’agit enfin de la formation des hommes, qui n’a connu que quelques rares avancées, souvent réservées à une minorité.
Nous partageons avec les autorités le souci de faire de la résolution de cette question une urgence, et ce pour des raisons évidentes. Car comment combattre un ennemi avec une armée dont le moral est sapé, pour les raisons déjà évoquées, de surcroit avec un arsenal réduit au minimum.
Contre l’ennemi, sans être expert, nous pensons qu’il faut un bon chef. Ce dernier fait un bon soldat, gage de combativité et d’efficacité. Il faut aussi du bon matériel, bien maîtrisé, pouvant inspirer confiance à celui qui l’utilise.
Ces quelques conditions réunies, parmi d’autres, nous ne doutons pas un seul instant de vaincre un ennemi qui, dans l’ensemble, est un usurpateur et un étranger.
La mafia du crime qui sème la terreur au Nord n’a en réalité aucun idéal, ni politique ni même religieux.
Il s’agit de groupements d’individus dont les noms sont connus de tous. Leur  unique but est de tirer profit du crime, dont ils sont devenus des professionnels sans frontières.
Comment justifier, au nom de l’Islam, dont ils ne connaissent même pas les rudiments, les atrocités auxquelles ils se livrent, dont le vol, le viol, l’assassinat d’innocents, les milliers de refugiés, qu’ils ont chassé de leurs foyers et de leur passé?
Le seul langage qu’ils connaissent, croyez-moi  c’est celui de la force. La négociation est un mot qui leur est totalement étranger.
Cet appel est un signe de ralliement à l’union et au combat de tous ceux qui pensent qu’il est temps, grand temps, de retrouver notre honneur, notre fierté et notre dignité, pour qu’enfin nous retrouvions la fierté d’être de notre patrie, plus que millénaire.
Notre armée nationale et nos forces de sécurité peuvent compter sur l’appui sans condition de tous les patriotes, prêts à se tenir à leur disposition pour l’accomplissement de cette mission sacrée pour notre grand Mali.
Enfin, de nos amis Africains et Occidentaux, nous espérons vivement leur appui en logistique et en renseignements. Il serait souhaitable qu’il soit rapide et concret. La Nation saura vous manifester sa reconnaissance.
Nous apprécions votre offre généreuse de vos valeureux contingents. Mais comprenez! C’est avec du sang malien que nous voulons voir germer les fleurs de la liberté et de l’honneur.
Et nous y arriverons, Inchallah. Vive la liberté, Vive le Mali unifié et en paix!
Zarawana Yahia Ould,
Ancien Secrétaire Général de l’AEEM,
Juriste, Bamako

Tiébilé Dramé, Vice-Président de la Coalition pour le Mali: «La voie est ouverte, le gouvernement doit bouger» - maliweb.net

Tiébilé Dramé, Vice-Président de la Coalition pour le Mali: «La voie est ouverte, le gouvernement doit bouger» - maliweb.net

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Après plus d’une semaine de mission à travers les régions de Tombouctou, Gao et Kidal, la Coalition pour le Mali (CPM) a rendu public ce qu’elle a constaté sur le terrain. C’était, hier, mercredi 29 août 2012, à la Maison de la presse.

Tiébilé Dramé
Depuis plusieurs mois, l’administration a déserté le Nord du Mali, suite aux attaques rebelles du Mouvement national de l’Azawad (MNLA) et à l’occupation actuelle des trois régions par les islamistes d’Ançardine, du MUJAO, etc…
C’est forte de cela que la Coalition du Mali a jugé nécessaire d’envoyer, du 17 au 24 août dernier, une forte délégation à Gao, Kidal et Tombouctou. Objectif: témoigner de la solidarité de la Coalition avec les populations des territoires occupés et prendre contact avec les acteurs locaux et, surtout, avec les occupants.
Ainsi, les représentants des populations (notables, chefs religieux, élus, leaders de jeunes et de la société civile), qui animent la résistance intérieure, dans le cadre des comités de crise ou des cadres de concertation, et les dirigeants des forces qui occupent et contrôlent les régions du Nord ont été rencontrés.
Selon le 1er Vice-président de la CPM, Tiebilé Dramé, cinq mois après le retrait forcé de l’Administration, de tous les services étatiques, des ONGs et des partenaires, il existe dans les régions occupées un fort besoin d’Etat. Les maîtres des lieux se rendent d’ailleurs compte, par eux-mêmes, qu’ils ne peuvent pas le remplacer. Chacun ressent l’impérieuse nécessité de combler le vide créé et de satisfaire les besoins fondamentaux des populations (Santé, Education, Approvisionnement en eau et électricité, etc….).
Des échanges avec les islamistes d’Ançardine (à Kidal et à Tombouctou), et avec ceux du MUJAO à Gao, il ressort que «les voies du dialogue peuvent et doivent être explorées. Il est apparu aux émissaires de la Coalition que lyad Ag Ghali, Chef d’Ançardine, est l’un des principaux responsables des groupes armés au Nord et, à ce titre, l’un des principaux interlocuteurs pour toute négociation». De plus, selon Tiebilé Dramé, autant les émissaires de la Coalition ont perçu à tous les niveaux un besoin irrépressible de la patrie malienne, autant ils ont perçu que les populations ne regrettent guère les préfets, les juges, les gendarmes, les policiers et tous ceux qui incarnent les services de l’Etat, tels que les Affaires économiques, les Impôts, les Douanes, les Eaux et forêts, etc…
Par ailleurs, les islamistes, même s’ils ne remettent pas en cause l’intégrité du territoire national, ne font aucun mystère de leur volonté d’instaurer et de faire respecter la «Loi de Dieu, la Sunna du Prophète» (PSL). Le Vice-président de la Coalition a d’ailleurs révélé que les islamistes sont prêts à accueillir l’administration. A la question des journalistes de savoir à quelles conditions? Tiebilé Dramé a répondu: «c’est au gouvernement de voir dans quelle mesure cela est possible. Nous ne voulons pas nous substituer à l’administration, nous ne voulons pas non plus prendre sa place. Nous voulons l’aider, car nous sommes les fils de ce pays».
Mais, a-t-il martelé: «c’est possible d’y aller. Il faut y aller. Soyons concrets, soyons pragmatiques. Les occupants tendent la main à l’Etat malien. C’est à l’Etat malien d’en prendre conscience et d’en profiter. Il faut bouger, il faut que les choses bougent, car, depuis cinq mois, la situation perdure et nos concitoyens souffrent». M. Dramé d’ajouter: «sans attendre, l’Etat doit prendre le relais, en relation avec la société civile qui, sur le terrain, oppose une résistance multiforme à l’occupation, et explorer toutes les possibilités de restaurer la stabilité et la paix, pourt mettre fin aux souffrances de notre peuple. Celui-ci attend beaucoup de la solidarité des autres régions du pays, des autres composantes de la Nation. Il attend beaucoup de l’Etat pour restaurer l’intégrité du territoire et la dignité de la Nation».
Concernant les limites du territoire d’application de la Charia, Tiebilé Dramé a souligné «qu’elles varient d’une ville à l’autre: dans les strictes limites de la région à Kidal, sans limite territoriale pour le MUJAO».
Le porte-parole d’Ançardine à Tombouctou a informé la délégation de la Coalition que «son organisation a présenté des excuses à la population pour les exactions commises au nom de la Charia. Il a informé la délégation que des sanctions avaient été prises à l’encontre des nouveaux membres d’Ançardine qui se sont rendus coupables d’abus».
Tièbile Dramé a noté qu’à aucun moment, dans aucune des capitales régionales, les représentants de la Coalition n’ont eu de contact avec AI Qaïda, même si la délégation, à Tombouctou, a été informée de la présence en ville des émirs Moctar Belmoktar et Abdelhamid Abouzeïd. Très prochainement, la Coalition projette de rencontrer le MNLA.
Il sied de retenir que la Coalition pour le Mali, à la fin de sa mission dans le Septentrion, a formulé certaines recommandations. Il s’agit, entre autres, d’envoyer de nouvelles délégations dans les régions du Nord, de poursuivre le dialogue ainsi entamé avec les acteurs locaux desdites régions, de prendre un rendez-vous ferme, en un lieu à convenir, avec lyad Ag Ghaly, pour entamer le dialogue en vue du retour de l’Etat dans les régions du Nord, de rencontrer les responsables des groupes de résistance et d’autodéfense, de prendre des dispositions appropriées pour la remise en état des équipements sociaux de base (eau, électricité, téléphone, services de santé)…
Espérons que ces recommandations ne dormiront pas dans les tiroirs de l’administration et, surtout, que celle-ci «bougera» réellement.
Paul Mben

Le Temps d'Algérie - La Suisse, atout financier du MNLA

Le Temps d'Algérie - La Suisse, atout financier du MNLA
Réputée pour être un pays neutre, la Suisse vient de fouler l'une de ses traditions les plus ancrées en s'immisçant dans le conflit malien. En effet, le département fédéral des Affaires étrangère (DFAE) vient d'assister financièrement les rebelles du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) à se restructurer suite à la déroute que leur ont infligée les groupes islamistes armés du nord du Mali, a rapporté hier le journal français «Le Courrier international» en s'appuyant sur des informations  publiées vendredi dernier par le quotidien suisse le Temps.
Des informations selon lesquelles le département suisse des AE a aidé  au financement d'une réunion politique des rebelles touaregs indépendantistes du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) tenue les 25, 26 et 27 juillet à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso.

Essentiellement, l'objectif de cette réunion organisée, indique-t-on, dans le  cadre de la  médiation de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedao) a porté sur la nécessité de tirer au clair les revendications du bureau  politique du  MNLA en vue d'accélérer le règlement de la crise qui secoue le  Mali.

Ceci dit et même si aucun détail n'a été révélé au sujet du  montant accordé par les autorités suisses au mouvement MNLA, il semble surprendre à plus d'un titre certains responsables en poste à Paris qui sont aussi qualifiés de spécialistes de la zone sahélo-saharienne et des populations touaregs.

André Bourgeot, directeur de  recherches au  Cnrs du Paris est l'un d'eux.  Il a  soutenu hier dans les colonnes du Courrier international que «le MNLA revendique comme objectif principal une partition territoriale non reconnue internationalement et dont une immense majorité des populations du septentrion malien ne veut pas. J'ai moi-même tenu ces discussions afin d'y parvenir. Je suis surpris par l'implication politique du DFAE, les autorités suisses étant officiellement neutres.

 Cela équivaut à une caution politique». Selon la  même source, le gouvernement fédéral suisse s'implique depuis plusieurs années déjà dans le règlement de la crise du nord du Mali, notamment par le biais d'un programme de  politique de paix en Afrique de l'Ouest.

Des observateurs très au fait de l'évolution de la  crise malienne,  entre autres certains journalistes proches des touaregs indépendantistes, estiment quant à eux que la Suisse est l'un des rares soutiens dont  peut se prévaloir le mouvement MNLA. Pour  Carole Wälti, porte-parole au département  DFAE, «la Suisse  n'a pas financé autre chose que la réunion  du MNLA tenue fin juillet dernier à Ouagadougou, réunion qui  s'inscrit dans le cadre du processus de médiation du Burkina Faso auquel la Suisse apporte un soutien, à la demande des parties en conflit.» 

Karim Aoudia

Des Maliens critiquent l'aide suisse pour une réunion touareg | L'Hebdo

Des Maliens critiquent l'aide suisse pour une réunion touareg | L'Hebdo

Par ats - Mis en ligne le 22.08.2012 à 07:42


Des ressortissants du nord du Mali, groupés au sein d'un collectif, ont critiqué l'aide suisse à l'organisation en juillet d'une réunion des rebelles séparatistes touareg du MNLA. Ils ont vu une "caution politique" de Berne "qui piétine sa légendaire neutralité".
"Sous le couvert d'une clarification de ses revendications en vue d'un règlement politique de la crise que connaît le Mali par sa faute (celle de la rébellion touareg, NDLR), la Suisse a permis au MNLA d'adopter des dispositions urgentes pour l'atteinte des objectifs" du mouvement. "En clair, le MNLA n'a pas renoncé à la partition du Mali", indique dans un communiqué le Collectif des ressortissants du Nord (COREN).
Le COREN regroupe plusieurs associations de Maliens originaires de Tombouctou, Gao et Kidal, les trois régions administratives du nord du pays tombées il y a près de cinq mois entre les mains du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), qui menait depuis mi-janvier une offensive contre l'armée malienne avec l'appui de groupes islamistes armés.
Les islamistes ont évincé leurs anciens alliés rebelles touareg des principales villes du Nord et contrôlent désormais totalement ces régions où ils commettent des exactions en prétendant appliquer la charia (loi islamique). "Relations particulières"
Le collectif "condamne avec la dernière rigueur cette tentative de remettre en selle un mouvement armé qui a été défait sur le terrain et visiblement rejeté par les populations". Il affirme connaître "l'intérêt général que la Confédération suisse porte à la crise du Nord-Mali" et évoque, sans plus de précisions, "des relations particulières pour ne pas dire intimes existant entre certains responsables du DFAE et des leaders du MNLA".
La réunion, qui a eu lieu fin juillet à Ouagadougou, "a été co-organisée et co-financée par la Suisse et la médiation de la CEDEAO", la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest, avait déclaré vendredi soir une porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), Carole Wälti.
La Confédération s'engage dans cette région "avec l'approche de neutralité et d'impartialité qui caractérise sa traditionnelle politique de promotion de la paix", ajoutait-elle.

Par ats - Mis en ligne le 22.08.2012 à 07:42

Des ressortissants du nord du Mali, groupés au sein d'un collectif, ont critiqué l'aide suisse à l'organisation en juillet d'une réunion des rebelles séparatistes touareg du MNLA. Ils ont vu une "caution politique" de Berne "qui piétine sa légendaire neutralité".
"Sous le couvert d'une clarification de ses revendications en vue d'un règlement politique de la crise que connaît le Mali par sa faute (celle de la rébellion touareg, NDLR), la Suisse a permis au MNLA d'adopter des dispositions urgentes pour l'atteinte des objectifs" du mouvement. "En clair, le MNLA n'a pas renoncé à la partition du Mali", indique dans un communiqué le Collectif des ressortissants du Nord (COREN).
Le COREN regroupe plusieurs associations de Maliens originaires de Tombouctou, Gao et Kidal, les trois régions administratives du nord du pays tombées il y a près de cinq mois entre les mains du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), qui menait depuis mi-janvier une offensive contre l'armée malienne avec l'appui de groupes islamistes armés.
Les islamistes ont évincé leurs anciens alliés rebelles touareg des principales villes du Nord et contrôlent désormais totalement ces régions où ils commettent des exactions en prétendant appliquer la charia (loi islamique). "Relations particulières"
Le collectif "condamne avec la dernière rigueur cette tentative de remettre en selle un mouvement armé qui a été défait sur le terrain et visiblement rejeté par les populations". Il affirme connaître "l'intérêt général que la Confédération suisse porte à la crise du Nord-Mali" et évoque, sans plus de précisions, "des relations particulières pour ne pas dire intimes existant entre certains responsables du DFAE et des leaders du MNLA".
La réunion, qui a eu lieu fin juillet à Ouagadougou, "a été co-organisée et co-financée par la Suisse et la médiation de la CEDEAO", la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest, avait déclaré vendredi soir une porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), Carole Wälti.
La Confédération s'engage dans cette région "avec l'approche de neutralité et d'impartialité qui caractérise sa traditionnelle politique de promotion de la paix", ajoutait-elle.

L'Expression - Le Quotidien - La Suisse finance la rébellion touarègue

L'Expression - Le Quotidien - La Suisse finance la rébellion touarègue
Les rebelles du Mouvement national de libération de l'Azawad (Mnla), mis en déroute par les groupes islamistes du nord du Mali, se restructurent avec le soutien de la Suisse, pays pourtant connu pour sa longue tradition de neutralité.
Le département fédéral des Affaires étrangères a participé à l'organisation et au financement d'une réunion politique des rebelles touareg indépendantistes du Mouvement national de libération de l'Azawad les 25, 26 et 27 juillet à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, a appris Le Temps auprès de sources concordantes. Organisée dans le cadre de la médiation de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, cette rencontre devait permettre au bureau politique du Mnla de clarifier ses revendications en vue d'un règlement politique de la crise dans le nord du Mali.

mercredi 29 août 2012

Afrique de l’Ouest : radioscopie d’une sous région en crise - maliweb.net

Afrique de l’Ouest : radioscopie d’une sous région en crise - maliweb.net

Afrique de l’Ouest : radioscopie d’une sous région en crise

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Au plan de la sécurité et de la stabilité, l’Afrique de l’Ouest craignait, il y a peu, l’embrasement de la zone Mano et ses retombées sur les pays voisins. Elle a des raisons de soupirer  car depuis les volcans sierra léonais et libérien se sont calmés, peut- être éteints, du moins on l’espère. Et si elle a été quelques fois, elle a été à l’origine de frictions entre le Sénégal et la Gambie, la Casamance n’est  jamais restée qu’une épine au pied de Dakar et l’épicentre intermittent d’un inconfort localisé. La Côte d’Ivoire n’est plus la poudrière redoutée pour l’espace Uemoa dont elle est la plus forte économie et les pays anglophones et francophones de la Cedeao dont elle l’une des passerelles. Mais, l’Afrique de l’Ouest n’a jamais été durablement dans le cercle vertueux qui permet à ses citoyens et à ses partenaires de dire que les conflits fratricides de l’époque sont à jamais révolus.
C’est plutôt à un cycle de périodes de crises et d’accalmie qu’elle nous a habitués. Ses seuls ilots de stabilité sont pour l’instant le Sénégal, le Ghana, le Bénin et  le Cap-Vert. Le Mali est en grand danger d’implosion, lui hier la vitrine adulée  de néo-démocraties africaines dont  la qualité du dialogue national  permit en 1992 de régler la question nomade autour d’une table. Au vingtième anniversaire du célèbre pacte national, il a démontré qu’il n’était au fond qu’un Etat failli qui pouvait perdre son président en deux heures et les deux-tiers de son territoire en quatre mois.  La Côte d’Ivoire dont le président, au nom de la Cedeao dépêché au chevet de Bamako nargué par les salafistes, n’est plus en réanimation. Elle a peut-être derrière elle les sinistres charniers d’antan ainsi que le risque d’une scission du pays sur les lignes de fracture régionale et ethnique connues. Mais elle vit beaucoup moins le baroud résiduel d’une crise qui a duré deux décennies, et beaucoup plus le spectre de la vengeance du clan Gbagbo.
La Guinée, autre pays très vocal sur la crise malienne a pu elle aussi conjurer le scénario cauchemar jusque-là. Elle est gouvernée par un président élu et à l’élection acceptée par son opposition. Mais, elle est encore loin d’être le havre de paix qu’elle aurait dû, elle dont les potentialités naturelles lui permettent d’être un pays émergent dans les délais les plus brefs. Et les éruptions de violence qui sont son lot depuis un an sont le signe que le pays d’Alpha Condé n’est pas encore au bout du tunnel. Le Burkina Faso, qui à défaut d’être sans problèmes, dispose d’un Etat fort qui a pu contenir les risques de débordement. Mais son problème ce sera l’après-Compaoré dans quelques petites années. Et son plus grand problème pourrait bien être que Compaoré force un autre mandat. Ce qui se passera du côté de Lomé ne sera pas sans influence pour lui. Rien ne dit, c’est vrai, que le fils Eyadema  arrivé au forceps tentera le forcing pour rester au pouvoir malgré les limites constitutionnelles. Mais son opposition en ébullition le pense et le dit. Tout porte à croire qu’il aura contre lui la fatwa du président normal qui, avant même l’Elysée avait annoncé les couleurs contre le tripatouillage des élections et de la constitution. Paris est loin cependant et le grand frère nigérian de plus en plus audible sur la bonne gouvernance mais un peu trop défié en ses propres frontières pour espérer être le père fouettard des mauvais démocrates. L’Afrique de l’Ouest est donc au creux de la vague. Seuls surfent sur ses peurs, les réseaux mafieux, le terrorisme religieux, les pirates de mer et les requins de palais.
Adam Thiam

mardi 28 août 2012

Le Sahel au coeur de la conférence internationale de Tunis | Le Griot

Le Sahel au coeur de la conférence internationale de Tunis | Le Griot

L’honorable Lanceni Balla Kéita à propos du gouvernement : « En s’effaçant devant le PM, Dioncounda finira par affaiblir la classe politique » - maliweb.net

L’honorable Lanceni Balla Kéita à propos du gouvernement : « En s’effaçant devant le PM, Dioncounda finira par affaiblir la classe politique » - maliweb.net

L’honorable Lanceni Balla Kéita à propos du gouvernement : « En s’effaçant devant le PM, Dioncounda finira par affaiblir la classe politique »

 
 
Il est connu comme ne mâchant pas ses mots. L’honorable député Adéma élu dans le cercle de Kati, Lanceni Balla Kéita ne se fait pas prier pour cracher ses quatre vérités à qui veut l’entendre. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, il ne va pas du dos de la cuiller pour fustiger la prééminence du Premier ministre dans la formation du gouvernement, l’effacement du président de la République par intérim. Ce qui a eu pour conséquence de réserver «une portion congruë» de l’équipe gouvernementale à la classe politique. Concernant le ministère des Affaires religieuses, Lanceni Balla Kéita estime qu’il s’agit de formaliser institutionnellement les rapports entre les religieux et l’Etat.
L’honorable Lanceni Balla Keita
Que pensez-vous du nouveau gouvernement formé le 20 août dernier?
Lanceni Balla Kéita: Je trouve que ce gouvernement n’est pas d’union nationale, du fait de ses conditions de mise en place.
D’abord, les regroupements politiques ont été laissés comme on pouvait s’y attendre depuis le  »one man show » du Premier ministre à l’occasion de ses 100 jours. Il a laissé entendre qu’il avait le meilleur gouvernement depuis l’indépendance du Mali. Nous avons interprété cela comme sa ferme détermination à  ne pas changer « une équipe qui gagne ».
Ceci explique sa prédominance dans les rapports de force quant à la mise en place du gouvernement d’union nationale. En effet, il a conservé les 2/3 de ses ministres et a donné la portion congrue aux partis politiques accusés de tous les péchés d’Israël.
Pour moi, face au président de la République par intérim,  le chef du Gouvernement a fini par s’imposer. C’est ce que je ne suis pas arrivé à comprendre jusque-là. Une architecture a été annoncée à la classe politique et à la société civile, mais dans la pratique, elle n’a pas été respectée. La faute à qui ? Je ne saurai le dire. Mais notons que le président Dioncounda doit se mettre à hauteur de la mission à lui confiée par les forces vives de la nation, qui se sont mobilisées au prix de leur vie, pour qu’il soit dans cette position.
L’espoir que la communauté internationale a placé en lui, s’effrite de jour en jour, à travers un manque d’autorité face à son Premier ministre, qui a annoncé dès le départ qu’il ne démissionnera pas, et il n’a pas démissionné, en tout cas par rapport à l’information reçue. Aucun communiqué annonçant la démission du Premier ministre n’a été lu sur les ondes nationales.
Pour quelles raisons Dioncounda Traoré l’a-t-il reconduit sans qu’il ne démissionne. A quel jeu le président a-t-il joué contre les principes républicains et contre la classe politique ?
Quelle appréciation faites-vous de la place du président de la transition, Pr Dioncounda Traoré ?
Personnellement, je crois qu’il lui manque la fermeté qu’impose le contexte. Par exemple, tous les principes républicains dans la gestion d’un Gouvernement sont en train d’être violés par le Premier ministre, sans qu’on ne le sente dans les actions du chef de l’Etat.
Il doit être un homme de principe et de courage. Des qualités pour lesquelles l’ADEMA l’a choisi pour être le président de l’Assemblée nationale pour la législature 2007-2012, puis candidat à l’élection présidentielle d’Avril 2012, ensuite, suite aux évènements du 22 Mars, et avec la lutte du Front anti-putsch, président de la transition. Un pouvoir servi sur un plateau d’argent à lui et jusque-là, il n’arrive pas à l’exercer efficacement…
Nous avons noté des nominations successives en catimini de nouveaux -anciens membres du Gouvernement, après la publication de la liste normale du Gouvernement de large ouverture. L’objectif visé est de doubler les postes affectés aux partis politiques et de les empêcher de travailler efficacement. Le constat de tous ces actes et combines a fini par amener les politiques et les observateurs à se poser la question de savoir si Dioncounda est réellement l’homme de la situation.
En se mettant dans cette posture qui accepte tout du Premier ministre, au détriment de la classe politique et des forces vives, le président de la République par intérim finira par affaiblir la classe politique pendant cette période de transition. Il a l’obligation de s’expliquer face à la classe politique malienne par rapport à son manque de réactions.
La politique est avant tout un art d’anticipation. « L’antilope, qui quitte sa mère, a sa peau qui finit toujours sur un tam-tam », disait un proverbe malinké. Et là, la mère antilope, c’est le FDR.
Que pensez-vous de la création d’un ministère des Affaires religieuses et du culte. Est-ce  une bonne initiative ?    
Vous savez, d’après les chroniqueurs arabes, l’islam est entré dans notre zone géographique depuis 794. C’est pourquoi, nous avons tous des noms musulmans. Les noms authentiques ont presque disparu dans notre pays.
Le roi Kankou Moussa a apporté à la Mecque, au XV ème siècle, plus de 7 tonnes d’or lors de son pèlerinage. Tout cela témoigne de l’enracinement de l’islam dans notre pays. Il s’agit d’un islam tolérant, auquel se juxtaposent quelques formes de croyances locales, telles que l’adoration des tombeaux, le culte des saints, le maraboutisme, qui sont des pratiques très courantes en Afrique de l’ouest.
L’islam a joué de tout temps un rôle capital dans la société. Il régit encore de nos jours la morale, la justice et l’administration générale. A ce titre, il faudra saluer les rôles joués par les responsables religieux de notre pays (islamistes, catholiques, protestants, etc….) dans l’intermédiation avant l’arrivée des rebelles islamistes en Janvier 2012, et en ce moment précis, ou le pays est occupé au 2/3 de son territoire par AQMI et le MUJAO tous islamistes intégristes. Il s’agit de formaliser institutionnellement les rapports entre les religieux et l’Etat. C’est en cela que je comprends le sens de la création d’un tel ministère. C’est un bon créneau de négociations avec les nouveaux occupants des régions du nord.
Le Dr Soumana Sako s’insurge contre cela, en pensant que les pouvoirs publics ont cédé devant l’intégrisme religieux. Non,  je ne le crois pas ! C’est ce Ministère qui permet d’éviter cela justement.
                                Bruno D SEGBEDJI

Le Président de Gandakoye face à la presse: «Nous n’irons pas sur le terrain sans l’armée malienne» - maliweb.net

Le Président de Gandakoye face à la presse: «Nous n’irons pas sur le terrain sans l’armée malienne» - maliweb.net

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Pour la libération des régions Nord du Mali du joug de divers groupes terroristes et djihadistes, le Cadre de concertation, de réflexion et d’action Gandakoye, qui dispose également d’une branche armée, entend rester républicain. Le Mouvement a en effet affirmé qu’il ne se lancera jamais dans cette bataille sans l’armée malienne.
C’est ce qu’a déclaré son Président au cours d’une conférence de presse tenue le 14 août 2012 au Centre International de conférences de Bamako. Mahamane Alassane Maïga a aussi retracé, au cours de cette sortie médiatique, le contexte de la naissance de l’actuelle crise que traverse le Mali, crise dont ATT est entièrement responsable selon lui.
Le Cadre de concertation Gandakoye est la toute première association du genre ayant vu le jour, quelques heures après le 17 janvier 2012, date de la première attaque rebelle sur Ménaka. Elle a été mise en place par des anciens combattants  de Gandakoye, rejoints par des cadres patriotes décidés à repousser l’invasion des bandes armées. Elle s’est dotée d’un bureau de coordination de 49 membres, dont 6 femmes.
Le Mouvement Gandakoye, contrairement à d’autres milices d’auto-défense, restera sous l’autorité de l’armée malienne pour la libération des régions Nord du pays occupées par divers groupes armés. Ses combattants se battront aux côtés des soldats maliens. C’est l’annonce faite par son Président. «La reconquête des régions Nord du Mali ne se fera qu’avec l’armée malienne. Gandakoye ira avec l’armée. Nous n’irons pas sur le terrain sans elle, car nous sommes républicain» a précisé le Président de Gandakoye.
Mahamane Alassane Maïga a par ailleurs invité le gouvernement et toutes les bonnes volontés à porter une attention soutenue aux jeunes volontaires en formation, dans des conditions pénibles, à Sévaré. Abordant le contexte de la naissance de la crise actuelle, le Président de Gandakoye pointera un doigt accusateur sur l’ancien Président Amadou Toumani Touré. «La gestion de la question du Nord dépendait directement d’Amadou Toumani Touré. Il l’exerçait de façon monarchique et solitaire, au gré de ses intérêts et de ceux avec lesquels il partageait les dividendes du narcotrafic et la libération des otages. Dans le contexte du moment, 95% des populations du Nord étaient exclues des négociations, des recherches de pistes de solutions. D’où l’impasse actuelle. La gouvernance calamiteuse qui consistait à privilégier les uns et à humilier les autres a fini par diviser profondément les communautés du Nord, qui fut alors miné par les  frustrations des unes par rapport aux autres».
Et Mahamane Alassane Maiga d’ajouter «cela s’est produit même parmi les communautés privilégiées. J’en veux pour preuve l’opposition entre les Ifoghas et les Inranes à Kidal. Autant, en partant, ATT a laissé le Nord de notre pays aux narcotrafics et aux connexions mafieuses criminelles, autant il a brisé la colonne vertébrale de notre nation qu’est l’armée, autant il a laissé notre pays sans justice crédible, sans contre pouvoir effectif, sans jeu institutionnel normatif réel. Car, dans tous les secteurs d’activités de la vie nationale, à quelques exceptions près, c’était le règne pervers de la médiocrité et de la servilité».
Yaya Samaké