>International|Philippe Martinat| 30 avril 2018, 14h52 | MAJ : 30 avril 2018, 15h03 |1
En novembre, des soldats maliens collaboraient avec les militaires français de l’opération Barkhane. AFP/Daphné Benoit
Cinq ans après l’intervention française, qui avait chassé les djihadistes du nord du Mali, les attaques terroristes se multiplient et des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes et
L’attaque djihadiste du 14 avril contre une base onusienne de la Minusma, à Tombouctou, marque une escalade dans la guerre sahélienne. Un moment afghan? Une chronique de Michel Galy
Sur les faits, l’attaque est d’une forme et d’une ampleur inattendues, qui n’est pas sans rappeler d’autres théâtres de conflits, tels l’Afghanistan ou le Moyen Orient. L’objectif, selon les mots même du communiqué français est de « prendre le contrôle du camp », dans cette ville qui a été un des fiefs de la rébellion
Malgré toutes les tentatives de maintenir ce que l’Élysée continue de considérer comme son «pré carré», les événements en cours confirment l’hypothèse d’une perte d’influence de l’Occident sur le continent africain.
C’est par des élections locales et de vraies négociations que l’Etat central peut avoir une chance d’être rebâti, plaide un collectif de chercheurs et d’acteurs du développement.
Un soldat français de l’opération Barkhane, accompagné d’un militaire malien, échangeant avec une famille touarègue à Timbamogoye, le 10 mars 2016 .Crédits : PASCAL GUYOT / AFP
Le 17 janvier 2012, le Mali était attaqué par des groupes armés organisés sous la bannière du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), avec des appuis extérieurs islamistes, jusqu’à ce que les deux tiers du pays soient occupés. Cela accompli, le MNLA était chassé par les groupes islamistes qui imposèrent leur loi. Début 2013, alors que ces groupes avançaient vers Mopti, l’opération « Serval » les repoussait et les pourchassait, sauvant à
L’hélicoptère de l’armée française a volé très bas pendant une trentaine de minutes au-dessus du désert malien. Parti de Ménaka, il se dirige vers Gao, où est stationné le gros des forces. A mi-chemin, le lourd NH90 se pose brièvement. Sans couper le moteur, ses occupants vident les cartons d’eau et
C’est par des élections locales et de vraies négociations que l’Etat central peut avoir une chance d’être rebâti, plaide un collectif de chercheurs et d’acteurs du développement.
Par Collectif
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Un soldat français de l’opération Barkhane, accompagné d’un militaire malien, échangeant avec une famille touarègue à Timbamogoye, le 10 mars 2016 .Crédits : PASCAL GUYOT / AFP
Le 17 janvier 2012, le Mali était attaqué par des groupes armés organisés sous la bannière du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), avec des appuis extérieurs islamistes, jusqu’à ce que les deux tiers du pays soient occupés. Cela accompli, le MNLA était
Le 4 octobre 1984, Sankara s’adresse à la Trente-neuvième session de l’Assemblée générale des Nations Unies. La source de son discours ci-après est une brochure distribuée par la représentation du Burkina Faso auprès des Nations Unies. Vous trouverez une version audio du discours à www.thomassankara.net/?p=1217.
Monsieur le Président, Monsieur le secrétaire Général,
Honorables représentants de la Communauté internationale
Je viens en ces lieux vous apporter le salut fraternel d’un pays de 274000 km², où sept millions d’enfants, de femmes et d’hommes, refusent désormais de mourir d’ignorance, de faim, de soif, tout
Peuple de Haute-Volta, Camarades militantes et militants de la révolution: Notre pays au cours de cette année 1983 a connu des moments d’une intensité particulière qui laisse encore des empreintes indélébiles dans l’esprit de bien des concitoyens. La lutte du peuple voltaïque a connu durant cette période des flux et des reflux. Notre peuple a subi l’épreuve de luttes héroïques et a enfin remporté la victoire dans la nuit devenue désormais historique du 4 août 1983. Cela fera bientôt deux mois que la révolution est en marche irréversible dans notre pays. Deux mois que le peuple combattant de Haute-Volta s’est mobilisé comme un seul homme derrière le Conseil national de la révolution (CNR) pour l’édification d’une société voltaïque nouvelle, libre, indépendante et prospère ; une société nouvelle débarrassée de l’injustice sociale, débarrassée de la domination et de l’exploitation séculaires de l’impérialisme international. A l’issue de ce bref chemin parcouru, je vous invite, avec moi, à jeter un regard rétrospectif afin de tirer les enseignements nécessaires pour déterminer correctement les tâches révolutionnaires qui se posent à l’heure actuelle et dans le prochain avenir. En nous dotant d’une claire perception de la marche des événements, nous nous fortifions davantage dans notre lutte contre l’impérialisme et les forces sociales réactionnaires. En somme : d’où sommes-nous venus ? Et où allons-nous ? Ce sont là les questions de l’heure qui exigent de nous une réponse claire et résolue, sans équivoque aucune, si nous voulons marcher hardiment vers de plus grandes et de plus éclatantes victoires. La révolution d’août est l’aboutissement de la lutte du peuple voltaïque Le triomphe de la révolution d’août n’est pas seulement le résultat du coup de force révolutionnaire imposé à l’alliance sacro-sainte réactionnaire du 17 mai 1983. Il est l’aboutissement de la lutte du
La rébellion Touareg à laquelle le Mali est confronté depuis les premières années de son accession à l’indépendance trouve sans nul doute sa source dans la convention de Bourem du 15 septembre 1907.
Cette convention signée par le chef de Bataillon Laverdure, Commandant la région de Tombouctou indiquait que « l’Adrar sera laissé aux Ifoghas et à ceux qu’il plaira aux Français d’y installer ». L’Amenokal Firhoun refusant de se soumettre à la cause du colonisateur voulant se servir de lui
La rébellion Touareg à laquelle le Mali est confronté depuis les premières années de son accession à l’indépendance trouve sans nul doute sa source dans la convention de Bourem du 15 septembre 1907.
Cette convention signée par le chef de Bataillon Laverdure, Commandant la région de Tombouctou
Commentaires fermés sur Mali : Convention de Bourem du 15 septembre 1907 : Les germes de la crise actuelle
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