(traduit à partir de la transcription d’un document sonore)
Ceci n’est pas un exercice. C’est une urgence. La vie de mon fils, le journaliste Julian Assange, est en danger imminent et grave. Je vous remercie tous d’entendre l’appel d’une mère qui vous demande de l’aider à le sauver.
Bien que Julian soit un journaliste primé à maintes reprises, très aimé et respecté pour avoir courageusement dénoncé, dans l’intérêt du public, des crimes graves et la corruption à haut niveau, il est actuellement seul, malade, souffrant et réduit au silence et à l’isolement, coupé de tout contact et torturé au cœur de Londres. La prison moderne des prisonniers politiques n’est plus la Tour de Londres mais l’Ambassade de l’Equateur.
Voici les faits : Julian est détenu depuis près de huit ans sans inculpation. Vous avez bien lu : sans
« Contrairement à la guerre, la paix n’est pas une activité rentable »
T. J. Coles
Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre magistral « Britain’s Secret wars » , vous démontrez la face cachée de la politique britannique et son implication directe dans des conflits majeurs via ses services de renseignement. Ne pensez-vous pas que la Grande Bretagne est responsable, comme son allié les USA, du chaos qui règne dans des zones comme le Moyen Orient et le Sahel ?
Le Dr. T. J. Coles : Oui. La Grande-Bretagne a des responsabilités à la fois historiques et contemporaines dans une grande partie du carnage au Moyen-Orient, en Asie centrale et ailleurs. Il y a différents degrés de responsabilité. Lorsqu’un gang commet un crime, par exemple un meurtre et un vol à main armée, chaque membre du gang est condamné par un tribunal en fonction de son degré de participation au crime. La personne qui a appuyé sur la gâchette est le meurtrier, son associé est le complice, etc. Le même principe s’applique ou, si nous nous soucions de moralité, devrait s’appliquer aux affaires internationales. À l’heure actuelle, les États-Unis sont la superpuissance mondiale. Ils assument donc l’essentiel de la responsabilité pour envahir l’Afghanistan, lancer des drones sur des Pakistanais, des Somaliens et des Yéménites, envahir l’Irak et utiliser des terroristes par procuration en Syrie et en Libye.
Nations unies (Etats-Unis), 20 déc 2018 (AFP) - Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté jeudi ses premières sanctions contre des Maliens contrevenant à l'accord de paix de 2015, selon des sources diplomatiques qui ont souligné que de nouvelles mesures coercitives pourraient être encore prises à l'avenir.
Certes la grave crise que vit le Mali est liée à l’action de la France en Lybie et à l’insécurité en Algérie mais est-ce que cet environnement explique à lui seul que la moitié du Mali soit désormais contrôlé par des jihadistes ?
Dans son article, Tor A. Benjaminsen, au delà des effets collatéraux de la Lybie et de l’Algérie,
Avec des cadres politiques et militaires de la Base de Taikarène dans le Cercle de Ménaka (Région de Gao), j’ai engagé le Front Populaire de Libération de l’Azawad (FPLA) sur la voie de la négociation et du dialogue politiques avec d’une part les Mouvements et Fronts Unifiés de l'Azawad, le Gouvernement malien, les Médiateurs indépendants et le Médiateur officiel à savoir la République Algérienne Démocratique et
«J'en appelle aux Peuls où qu'ils se trouvent: au Sénégal, au Mali, au Niger, en Côte d'Ivoire, au Burkina Faso, au Nigeria, au Ghana et au Cameroun», a dit dans une vidéo le prédicateur Amadou Koufa.
Trois importants chefs terroristes au Mali, l'ex-chef rebelle touareg malien Iyad Ag Ghaly, l'Algérien Djamel Okacha et le prédicateur radical peul Amadou Koufa, apparaissent dans une vidéo diffusée
[INFO L'EXPRESS] L'avocate de leurs proches a déposé chez les juges une demande d'audition de François Hollande.
Cinq ans après l'assassinat au Mali des deux journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, la vérité se fraie un chemin à pas comptés. Selon un document signé des juges en décembre 2017, les investigations ont déjà permis de cibler six suspects : quatre membres du commando ayant enlevé et exécuté les deux Français en reportage à Kidal, et deux possibles commanditaires, dont Abdelkrim le Touareg, un émir lié à Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), "neutralisé" depuis par la DGSE. Ainsi que 27 autres individus liés à la mouvance djihadiste éventuellement impliqués - dont le chef d'Ansar Dine, Iyad ag-Ghali, supérieur du "Touareg", aujourd'hui donné pour mort sans que cela soit
Publié le 31.05.2018 à 09h51 par Boubacar Sidiki Haidara
Crise dans le Centre du Mali, ruche bourdonnante et situation actuelle du pays. Fidèle à ses principes et sans langue de bois, l’ancien Président de l’Assemblée nationale, figure tutélaire du mouvement démocratique et de la communauté peule, le Pr Ali Nouhoum Diallo, dit tout.
Quelle analyse faites-vous de la crise qui sévit au Centre du Mali ?
Je me suis toujours posé la question de savoir ce qu’est le Centre du Mali ? À quelles fins a-t-il été
Comment organiser des élections transparentes au Mali, lorsque le régime du Président IBK n’a que peu d’égard pour la légalité et surtout lorsque la Cour constitutionnelle, l’institution chargée d’en assurer la régularité, n’a qu’une compréhension très approximative de la législation électorale ? C’est toute l’ambiguïté du discours ambiant actuel qui prétend vendre la promesse de
Mali 2018 : les enjeux électoraux du changement de leadership
21 mai 2018
Paratgez
A quelques intervalles des élections présidentielles du 29 Juillet 208, le Peuple Malien semble très embarrassé pour le choix de son futur président de la république. Le bilan très controversé du Président sortant, Ibrahim Boubacar Keita reste néanmoins sans appel. Les observateurs
Quand il a été élu président en 2013, Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK, a fait deux promesses au peuple malien : résoudre la crise sécuritaire et s’attaquer énergiquement au fléau de la corruption. Cinq ans plus tard, la guerre civile se poursuit et, loin d’avoir lutté contre la corruption, la présidence IBK est marquée par les scandales politico-financiers. Retour sur les 10 plus gros scandales de corruption de la présidence IBK.
1) Ce très cher avion présidentiel
Alors que la présidence malienne disposait déjà d’un avion, IBK a fait acheter en 2014 un Boeing 737
>International|Philippe Martinat| 30 avril 2018, 14h52 | MAJ : 30 avril 2018, 15h03 |1
En novembre, des soldats maliens collaboraient avec les militaires français de l’opération Barkhane. AFP/Daphné Benoit
Cinq ans après l’intervention française, qui avait chassé les djihadistes du nord du Mali, les attaques terroristes se multiplient et des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes et
L’attaque djihadiste du 14 avril contre une base onusienne de la Minusma, à Tombouctou, marque une escalade dans la guerre sahélienne. Un moment afghan? Une chronique de Michel Galy
Sur les faits, l’attaque est d’une forme et d’une ampleur inattendues, qui n’est pas sans rappeler d’autres théâtres de conflits, tels l’Afghanistan ou le Moyen Orient. L’objectif, selon les mots même du communiqué français est de « prendre le contrôle du camp », dans cette ville qui a été un des fiefs de la rébellion
Malgré toutes les tentatives de maintenir ce que l’Élysée continue de considérer comme son «pré carré», les événements en cours confirment l’hypothèse d’une perte d’influence de l’Occident sur le continent africain.
C’est par des élections locales et de vraies négociations que l’Etat central peut avoir une chance d’être rebâti, plaide un collectif de chercheurs et d’acteurs du développement.
Un soldat français de l’opération Barkhane, accompagné d’un militaire malien, échangeant avec une famille touarègue à Timbamogoye, le 10 mars 2016 .Crédits : PASCAL GUYOT / AFP
Le 17 janvier 2012, le Mali était attaqué par des groupes armés organisés sous la bannière du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), avec des appuis extérieurs islamistes, jusqu’à ce que les deux tiers du pays soient occupés. Cela accompli, le MNLA était chassé par les groupes islamistes qui imposèrent leur loi. Début 2013, alors que ces groupes avançaient vers Mopti, l’opération « Serval » les repoussait et les pourchassait, sauvant à
L’hélicoptère de l’armée française a volé très bas pendant une trentaine de minutes au-dessus du désert malien. Parti de Ménaka, il se dirige vers Gao, où est stationné le gros des forces. A mi-chemin, le lourd NH90 se pose brièvement. Sans couper le moteur, ses occupants vident les cartons d’eau et
C’est par des élections locales et de vraies négociations que l’Etat central peut avoir une chance d’être rebâti, plaide un collectif de chercheurs et d’acteurs du développement.
Par Collectif
LE MONDE
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Un soldat français de l’opération Barkhane, accompagné d’un militaire malien, échangeant avec une famille touarègue à Timbamogoye, le 10 mars 2016 .Crédits : PASCAL GUYOT / AFP
Le 17 janvier 2012, le Mali était attaqué par des groupes armés organisés sous la bannière du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), avec des appuis extérieurs islamistes, jusqu’à ce que les deux tiers du pays soient occupés. Cela accompli, le MNLA était
Le 4 octobre 1984, Sankara s’adresse à la Trente-neuvième session de l’Assemblée générale des Nations Unies. La source de son discours ci-après est une brochure distribuée par la représentation du Burkina Faso auprès des Nations Unies. Vous trouverez une version audio du discours à www.thomassankara.net/?p=1217.
Monsieur le Président, Monsieur le secrétaire Général,
Honorables représentants de la Communauté internationale
Je viens en ces lieux vous apporter le salut fraternel d’un pays de 274000 km², où sept millions d’enfants, de femmes et d’hommes, refusent désormais de mourir d’ignorance, de faim, de soif, tout
Peuple de Haute-Volta, Camarades militantes et militants de la révolution: Notre pays au cours de cette année 1983 a connu des moments d’une intensité particulière qui laisse encore des empreintes indélébiles dans l’esprit de bien des concitoyens. La lutte du peuple voltaïque a connu durant cette période des flux et des reflux. Notre peuple a subi l’épreuve de luttes héroïques et a enfin remporté la victoire dans la nuit devenue désormais historique du 4 août 1983. Cela fera bientôt deux mois que la révolution est en marche irréversible dans notre pays. Deux mois que le peuple combattant de Haute-Volta s’est mobilisé comme un seul homme derrière le Conseil national de la révolution (CNR) pour l’édification d’une société voltaïque nouvelle, libre, indépendante et prospère ; une société nouvelle débarrassée de l’injustice sociale, débarrassée de la domination et de l’exploitation séculaires de l’impérialisme international. A l’issue de ce bref chemin parcouru, je vous invite, avec moi, à jeter un regard rétrospectif afin de tirer les enseignements nécessaires pour déterminer correctement les tâches révolutionnaires qui se posent à l’heure actuelle et dans le prochain avenir. En nous dotant d’une claire perception de la marche des événements, nous nous fortifions davantage dans notre lutte contre l’impérialisme et les forces sociales réactionnaires. En somme : d’où sommes-nous venus ? Et où allons-nous ? Ce sont là les questions de l’heure qui exigent de nous une réponse claire et résolue, sans équivoque aucune, si nous voulons marcher hardiment vers de plus grandes et de plus éclatantes victoires. La révolution d’août est l’aboutissement de la lutte du peuple voltaïque Le triomphe de la révolution d’août n’est pas seulement le résultat du coup de force révolutionnaire imposé à l’alliance sacro-sainte réactionnaire du 17 mai 1983. Il est l’aboutissement de la lutte du
La rébellion Touareg à laquelle le Mali est confronté depuis les premières années de son accession à l’indépendance trouve sans nul doute sa source dans la convention de Bourem du 15 septembre 1907.
Cette convention signée par le chef de Bataillon Laverdure, Commandant la région de Tombouctou indiquait que « l’Adrar sera laissé aux Ifoghas et à ceux qu’il plaira aux Français d’y installer ». L’Amenokal Firhoun refusant de se soumettre à la cause du colonisateur voulant se servir de lui
La rébellion Touareg à laquelle le Mali est confronté depuis les premières années de son accession à l’indépendance trouve sans nul doute sa source dans la convention de Bourem du 15 septembre 1907.
Cette convention signée par le chef de Bataillon Laverdure, Commandant la région de Tombouctou
Commentaires fermés sur Mali : Convention de Bourem du 15 septembre 1907 : Les germes de la crise actuelle
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La rébellion Touareg à laquelle le Mali est confronté depuis les premières années de son accession à l’indépendance trouve sans nul doute sa source dans la convention de Bourem du 15
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » David Bohm, 1977
Préambule
Si un boucher nous empoisonnait en nous vendant de la viande avariée, les consommateurs que nous
Un collectif de chercheurs estime qu’il faut mettre balle à terre dans la lutte contre le terrorisme. Ils s’adressent notamment à l’Etat français, car estiment-ils, la rhétorique martiale qui prévaut au Sahel où la France est engagée dans les opérations de lutte anti-terrorismes, a montré ses limites. L’un des signataires de la tribune a expliqué cette position sur les mondes de RFI. Il s’agit de Mathieu Pellerin, chercheur au Centre Afrique de
Iyad Ag-Ghali, chef du mouvement djihadiste Ansar Eddine, à Kidal, au Mali, en août 2012.Crédits : ROMARIC OLLO HIEN/AFP
C’est un geste de courtoisie diplomatique et militaire dont on se souviendra longtemps au ministère français de la défense. En 2014, alors qu’elle avait Iyad Ag-Ghali, chef du mouvement
François Fillon, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. D. R.
Par Houari Achouri – Ce sont des révélations explosives que fait MarocLeaks, site électronique destiné au décryptage de l’actualité politique et économique du Maroc.Un article, extrêmement bien sourcé, écrit par Julie Amadis, rapporte les affirmations du capitaine Sékou Traoré, présenté
Le Sahel sera le prochain terrain de l’insurrection islamique.
Depuis les années 1970, avec l’apparition soudaine d’al-Qaeda en Afghanistan, la résurrection de l’Islam politique militant, le « djihadisme », n’a de cesse de rebondir à travers le Monde arabo-musulman.
Alors que s’achève à peine l’aventure de l’État islamique, dont les capitales irakienne et
Les présidents tchadien, malien, nigérien, mauritanien, français et burkinabé, lors du sommet du G5 Sahel, à Bamako, le 2 juillet 2017.Crédits : CHRISTOPHE ARCHAMBAULT/AFP
Lorsque les médias parlent du Sahel, c’est pour évoquer la menace terroriste sous toutes ses formes – une menace bien réelle, comme l’ont récemment montré l’attentat à Ouagadougou,
«La première, tant pour son antériorité que sa gravité, remonte aux dernières années de la présence coloniale au Soudan français», nous explique Diatrou Diakité, consultant indépendant. Diakité nous
renvoie ainsi au projet de création de l’Organisation Commune des Régions Sahariennes (OCRS). Celle-ci avait l’ambition de détacher des espaces territoriaux de l’Algérie, du Soudan français